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Notice nécrologique

PRETOT Alfred Charles

M. PRÉTOT

MISSIONNAIRE APOSTOLIQUE DE LA BIRMANIE SEPTENTRIONALE

Né le 7 janvier 1886
Parti le 14 mai 1913
Mort le 6 juillet 1915


Alfred-Charles Prétot naquit à Amance (Besançon, Haute-Saône), le 7 janvier 1886. Entré laïque au Séminaire des Missions-Etrangères le 15 janvier 1910, il fut ordonné prêtre le 8 mars 1913 et partit pour la Birmanie septentrionale le 14 mai suivant.
« Dès son arrivée à Mandalay, écrit M. Hervy, M. Prétot se mit à l’étude de l’anglais ; et six mois après, on parlait avec éloge de son zèle et de son savoir-faire, surtout auprès des élèves de l’école des Frères. Il aimait beaucoup à entendre les confessions, et il était on ne peut plus heureux quand il voyait un grand nombre d’enfants s’approcher de la sainte table.
« A l’issue de la retraite annuelle de 1913, il fut envoyé chez les Shans. Les prémices de son sacerdoce et de sa vie de missionnaire avaient été pour les enfants, cette portion choisie du troupeau, et il avait goûté les plus douces consolations dans son ministère auprès d’eux ; il allait maintenant travailler à l’évangélisation des païens.
« La mission shane offre un vaste champ au zèle apostolique ; mais elle n’est encore riche que d’espérances. Elle n’était pas à point pour le zèle de M. Prétot ; et le jeune missionnaire y éprouva des déceptions. Il souffrit beaucoup des difficultés qu’il rencontra dans l’étude de la langue, et aussi de la lenteur désespérante avec laquelle ses néophytes apprenaient la doctrine. C’est que, jusqu’ici, les Shans n’ont que leurs oreilles pour s’instruire : il n’a pas de livres chez eux. D’un autre côté, si les Shans sont de bien braves gens, ils n’ont reçu aucune éducation et leurs mœurs laissent beaucoup à désirer. Leurs manières rudes déplurent à M. Prétot, qui était d’une sensibilité excessive. Il imputait à la malice ce qui, chez ces pauvres gens, n’est que de la simplicité de l’insouciance. Il trouvait que les enfants ne lui rendaient pas l’affection qu’il leur témoignait. Leurs progrès dans la piété, dans l’étude de la religion, dans l’exécution du chant, etc., étaient trop lents à son gré, et cette lenteur l’exaspérait.
« La fièvre, qui, d’ordinaire, n’épargne personne dans le district de Bhamo, sembla avoir certains égards pour M. Prétot, en ce sens qu’elle ne lui fit sa première visite qu’au bout de six mois ; encore fut-elle assez bénigne. Selon le conseil que lui avait donné Mgr Foulquier, notre confrère se rendit immédiatement à Mandalay. Quelques semaines après, il retournait à Bhamo, et continuait de rendre à son curé, M. Roche, les plus grands services. A la retraite de 1914, il fut chargé du poste de Nang-bouing et de la ville de Bhamo. Malgré les courses incessantes que cette double charge lui imposait, M. Prétot se réjouit de son changement. Il se traça alors un règlement de vie qui témoigne du zèle ardent dont il était animé pour sa sanctification personnelle, l’instruction des chrétiens, la conversion des païens, l’étude des langues et des sciences ecclésiastiques. »
Hélas ! quelques mois plus tard, ce jeune missionnaire si dévoué, si zélé, tombait gravement malade, et, le 6 juillet 1915, rendait le dernier soupir à l’hôpital général de Mandalay, après avoir reçu tous les secours de notre sainte religion. R. I. P.




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