| Année: |
1925 |
| Pays: |
Birmanie |
| Mission: |
Birmanie Méridionale |
| Rédacteur: | Mgr Perroy |
III. — Birmanie Méridionale
Population catholique 61.133
Baptêmes d’adultes 777
Baptêmes d’enfants de païens 52
Conversions d’hérétiques 51
Mgr Perroy nous écrit : « Après avoir fait le relevé des chiffres des comptes rendus de nos trente-deux postes pour le dernier exercice, je rends d’abord grâces à Dieu, l’Auteur de tout bien, et je remercie ensuite nos zélés missionnaires pour les résultats obtenus. Par les temps difficiles que nous traversons, il serait déjà beau, semble-t-il, de maintenir nos positions ; or ces chiffres affirment une avance sur toute la ligne, même du côté des baptêmes de païens dont le nombre est le plus élevé que nous ayons obtenu depuis bon nombre d’années.
Je me propose, dans ce compte rendu, de donner une description succincte des divers champs que nous cultivons et dans lesquels nous ayons recueilli ces fruits.
Les Missionnaires de la Birmanie Méridionale ont à exercer leur ministère parmi les Européens, les Eurasiens, les Birmans, les Carians, les Tamouls, les Chins et les Chinois.
Européens. — Les Européens sont peu nombreux, et je n’en dirai rien, sinon qu’ils donnent généralement le bon exemple. Parmi les Européens protestants, les confrères des villes, et particulièrement à Rangoon obtiennent chaque année un bon nombre de conversions à l’occasion de mariage ou autrement.
Eurasiens. — Les Eurasiens sont aux environs de 5.000 dans notre Mission. Les paroisses dans lesquelles on les trouve en plus forts groupes sont la Cathédrale, Saint-Jean à Rangoon ; Saint-Pierre à Bassein ; Saint-Patrick et Sainte-Mary à Moulmein,
On a dit que les gens de cette race avaient tous les défauts des éléments qui la composent. C’est peut-être une exagération ; en tout cas les exceptions sont nombreuses. Cependant, il faut bien avouer que l’orgueil, la paresse ou nonchalance et la mondanité sont l’apanage d’un trop grand nombre, défauts qui rendent le travail du prêtre parmi eux bien difficile et bien ingrat. M. Provost écrivit : « La population eurasienne de Bassein, groupée autour de l’église, quoique foncièrement bonne, est trop mondaine pour être fervente. Elle est animée de bonnes intentions, mais le passage de l’intention à l’acte est trop pénible pour ces volontés déprimées par le climat. » Cette nonchalance rend parmi eux impossible toute œuvre paroissiale durable. Des ligues catholiques ont été commencées et ont disparu après une courte existence. On trouve encore des Associations d’Enfants de Marie, mais elles végètent, et M. Saint Guily, curé de la Cathédrale, se plaint que pour une paroisse de 4.000 âmes il n’a guère que soixante-dix membres et seulement la moitié assistent aux réunions. » Sa Société de Saint-Vincent de Paul, fondée depuis quarante ans, n’est aujourd’hui pratiquement représentée que par un secrétaire et un trésorier.
Cependant, pour être juste, il faut reconnaître aux Eurasiens leur foi et leur fidélité aux pratiques essentielles de leur religion.
Birmans. — La partie de la Birmanie confiée à nos soins compte environ 3.831.000 Birmans dont 700 animistes, 3.500 mahométans, 8.000 chrétiens de différentes sectes, et le reste, soit 3.817.000 bouddhistes.
Il semblerait que la grande majorité de nos conversions dussent être obtenues parmi cette race, la vraie race du pays, et de beaucoup la plus nombreuse. Hélas ! il n’en est rien. L’heure de la Grâce n’a pas encore sonné pour le Birman. Caractère léger, grand amateur de fêtes et de réjouissances, sectateur d’une religion qui nie l’existence d’un Dieu et de l’âme, par conséquent qui supprime une vie future, le Birman demeure indifférent aux grands problèmes religieux. Il fait profession de foi bouddhique mais ne connaît rien du système et ne pratique de ses préceptes que ce qui lui plaît et quand il lui plaît. Il écoute assez facilement parler de notre sainte Religion ; il aime les discussions sur le terrain religieux. Il est bien peu de réunions publiques, surtout à l’occasion de funérailles, où le catéchiste, catholique ou protestant, ne soit invité à une joute religieuse ; mais ce n’est là qu’une espèce de passe-temps d’usage qui dégénère souvent en dispute, ne laisse aucune impression durable dans l’esprit des auditeurs et n’engendre aucune méditation sérieuse. Si l’on va prêcher le Birman chez lui, il reçoit poliment, écoute avec un semblant d’intérêt l’exposition de la doctrine et enfin vous congédie avec le compliment flatteur que votre religion n’est pas mauvaise et ressemble à la sienne ; aussi ne voit-il pas la nécessité de changer l’une pour l’autre.
Dans ce champ-là, nous ne glanons donc que de rares épis. Si notre population catholique birmane est de deux à trois mille, c’est grâce à quelques familles de descendance d’anciens prisonniers portugais qui sont venus chercher fortune du nord au sud, à des conversions à l’occasion de mariages et à nos orphelinats. Peut-être un clergé indigène très instruit sera-t-il l’instrument réservé par la Providence pour faire entrer au bercail ces pauvres ouailles d’ailleurs si intéressantes.
Carians. — Les Carians sont après les Birmans la race la plus nombreuse de la Birmanie Méridionale ; leur nombre y est, d’après le dernier recensement officiel, de 925.000 dont 765.000 bouddhistes, 29.000 animistes et le reste chrétien ; nous en réclamons environ 20.000 comme catholiques. Les Carians, animistes ou bouddhistes sans conviction, sont la race de la Birmanie la plus facile à évangéliser ; aussi sont-ils attaqués de tous côtés. Les Méthodistes, les Adventistes, l’Eglise d’Angleterre, et surtout les Baptistes d’Amérique recrutent parmi eux de nombreux adeptes. Les Baptistes sont une véritable armée de missionnaires, hommes et femmes, qui reçoivent de Boston des subsides considérables. Grâce à cela et aussi au zèle qu’on ne peut leur nier avec une excellente méthode, ils ont recruté un grand nombre d’adeptes, environ deux tiers de plus que nous. Ils ont enveloppé comme dans un filet tous les territoires occupés par les Carians, établissant partout, même dans les plus petits villages, des écoles d’une valeur éducative très inférieure sans doute, mais qui n’en rassemble pas moins entre leurs mains la jeunesse carianne d’abord, et plus tard les parents. Bientôt le maître d’école est suivi du catéchiste, la salle de classe devient salle de doctrine et chapelle, et le village est enregistré comme chrétien baptiste.
Le prédicant baptiste est le seul antagoniste sérieux du missionnaire catholique qu’il combat et poursuit en ennemi acharné, ne se faisant pas scrupule d’employer les armes déshonnêtes de la calomnie. Hélas ! leurs efforts réussissent quelquefois : « Nous n’enregistrons cette année que dix-sept conversions, chiffre inférieur à celui des années précédentes, écrit M Provost. Le quartier de Loiket, si riche en espérances, est demeuré complètement stérile, par suite de deux défections qui nous ont causé une grande tristesse Le catéchiste qui depuis quatorze ans poursuivait avec tant de zèle la conversion des baptistes, ses anciens coreligionnaires, a consenti à l’immersion de sa propre fille et à son mariage avec l’un de ces hérétiques. De ce fait, il est devenu la risée des catholiques et des baptistes et je me suis vu dans l’obligation de lui enlever sa charge. Une jeune fille, placée par nous comme maîtresse d’école dans un village qui semblait bien disposé à s’instruire, est devenue baptiste pour se marier avec son séducteur. Ce sont là des tristesses auxquelles il faut s’attendre dans ces milieux où les catholiques sont en minorité, mais ces défections n’en sont pas moins douloureuses au cœur du pasteur.
Il ne faudrait pas cependant croire que ces victoires des baptistes dans les rangs catholiques soient bien nombreuses. Même dans la chrétienté naissante de M. Loizeau « nos néophytes, écrit ce confrère, ont tous pour le prêtre une grande vénération. Nous sommes pour eux la Loi, les Prophètes et tout l’Evangile. Et où sont vos prêtres à vous, disent-ils aux Baptistes, et qui vous a donné autorité pour interpréter la parole de Dieu ? »
C’est encore dans le champ carian que nous avons le plus de succès sous le rapport des conversions de païens. Tous les missionnaires qui évangélisent cette race rapportent des gains et des espérances sérieuses. C’est surtout au nord-est, que l’avenir apparaît le plus beau. A peine un an après son installation à Papun, M. Loizeau a formé une congrégation de 252 catholiques. « Nous avons, écrit-il, un bon nombre de catéchumènes inscrits pour l’année prochaine, mais il est impossible de prévoir quel sera le nombre de baptêmes. J’ai la conviction que notre sainte patronne, sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, qui nous a déjà fait obtenir des résultats précieux continuera de nous protéger. Nous n’avons encore travaillé que dans une petite partie du district et nous n’avons pas même pu visiter tous les endroits où nous avons été appelés. »
Dans les anciens postes, les conversions de païens sont moins nombreuses, mais de partout on signale une efflorescence de la vie chrétienne : les confessions de dévotion augmentent considérablement ; la dévotion au Sacré Cœur sous toutes ses formes, apostolat de la prière, communion du premier vendredi du mois, consécration des familles, s’établit dans tous les villages. De sorte que c’est bien parmi les Carians que nous obtenons les succès les plus beaux et les plus consolants. C’est aussi parmi eux surtout que nous recrutons notre clergé indigène et nos vocations religieuses.
Chins. — Les 20.000 Chins de notre Mission descendent du nord de la Birmanie, le long des montagnes de l’Arrakan. Cette tribu, presque exclusivement animiste dans son pays d’origine, devient ou du moins se donne surtout comme bouddhiste au fur et à mesure qu’elle descend vers le sud et se mélange davantage aux Birmans. « Les Chins sont essentiellement nomades, écrit M. Ravoire ; ils ne restent dans un endroit que le temps que durent les éléments qui constituent leur demeure éphémère. Fidèles à leurs montagnes, ils les longent, les cotoyent de vallées en vallées, de ramifications en ramifications. Ils s’appliquent au défrichement, jusqu’au jour où, par défaut de prévoyance, une petite dette impayable les oblige à céder aux Birmans leurs vallées si péniblement défrichées ; et ils vont chercher fortune ailleurs. » Les Chins de nos parages comprennent et parlent tous le birman, de sorte que n’importe quel missionnaire chargé des districts où ils s’établissent peut les évangéliser et s’occuper d’eux.
Nous avons cependant ouvert une mission spéciale pour eux dans la région où on les trouve en plus grand nombre. Cette mission, comme la race à laquelle elle s’adresse, est aussi passablement nomade : Ouverte par M. Saint-Guily à Yenandaung, elle fut transportée par M. Faisandier à Kyangin, et aujourd’hui, M. Maisonnabe qui en est chargé établit ses quartiers à Tombo. « Mon petit poste, écrit ce dernier, s’étend lentement mais régulièrement ; et bientôt il aura un millier de chrétiens. Cette année j’enregistre 27 conversions seulement, lorsque je pensais prendre dans les filets de saint Pierre un village entier. Ce n’est que partie remise. »
M. Ravoire qui, plus au sud, a trois villages chins englobés dans Sa Mission cariane, consacre cette année presque tout son rapport à cette partie de son troupeau : « Il y a, dit-il, chez les Chins, de l’étoffe pour faire de bons chrétiens, mais les circonstances ne leur sont pas favorables. Leur éloignement, le manque de voies de communication pendant six mois de l’année, l’insalubrité des vallées ne permettent pas au missionnaire de les visiter souvent. »
Une fois baptisés, ils font preuve de bonne volonté, et si on peut placer un catéchiste au milieu d’eux, ils demeurent bons catholiques ; témoin le village de Thondaung dont nous parle encore M. Ravoire : « Dans ce village, les gens ont élevé une petite chapelle sur le flanc du coteau, à proximité de leurs demeures. Ce n’est pas riche ; le bambou en constitue tout aussi bien les pièces principales de résistance que les accessoires. Elle n’est pas confortable, non loin de là ; tout y entre, soleil, vent, pluie, tout ce qui est indésirable ; l’échelle qui y donne accès est sur le modèle de celles qu’on voit dans les poulaillers. Quoi qu’il en soit, une chapelle ne se construit pas toute seule ; malgré sa simplicité, elle a exigé des efforts communs, elle est une preuve de la bonne volonté des pauvres gens qui l’ont construite. Tous les dimanches ils s’y réunissent fidèlement, aussi nombreux qu’ils le peuvent, sous la direction du catéchiste. Celui-ci porte sur sa poitrine avec élégance et en sautoir l’étoile civique de chef de village et l’étoile de catéchiste ; double fonction, double autorité. C’est grâce à lui que le village, sur le point d’expirer semble renaître à la vie sociale et à la vie religieuse. Les enfants Chins, d’abord si sauvages et réfractaires à toute éducation commencent à se laisser approcher par le missionnaire et à se familiariser avec l’école. On trouve même déjà de jeunes Chins au petit Séminaire, à l’école de catéchistes et à l’école normale. Il n’est donc pas téméraire de fonder de grandes espérances sur la Mission chin. »
Tamouls. — Toutes les races indiennes ont envahi la Birmanie, principalement le sud, au nombre d’environ 900.000. Les Tamouls sont honorablement représentés dans notre Mission par 140.000 personnes, dont environ 18.000 catholiques. L’administration de ce groupe important de nos chrétiens, représente une somme de travail déjà trop forte pour les quelques missionnaires qui en sont chargés ; aussi ne trouvent-ils que très peu de temps à donner aux païens. M. J.-B. Mourlanne, à Rangoon même, a cependant enregistré cette année 52 conversions. Sa paroisse de Saint-Antoine possède deux magnifiques écoles supérieures, l’une de garçons, sous la direction de M. Sellos, qui peut être qualifiée d’école modèle ; l’autre de filles, un véritable palais scolaire qui n’a qu’un défaut, celui d’être couvert... d’hypothèques. Celle-ci est confiée aux Sœurs de Saint-Joseph de l’Apparition ; son rapide développement donne droit d’espérer qu’elle deviendra bientôt aussi florissante que celle des garçons.
Outre la paroisse Saint-Antoine de Rangoon, nous avons deux autres-postes Tamouls : l’un à Kyauktan où travaillent MM. Chave et Philippe, et l’autre à Kyaiklat confié à M. Meyrieux.
Les chrétiens de ces postes sont à peu près tous des cultivateurs ou de riches propriétaires de superbes rizières. Ce sont des gens de caste — car nos bons Tamouls ne laissent pas de l’autre côté du golfe ni leur caste, ni leur esprit de chicane — tandis qu’à Rangoon les parias sont en grande majorité. M. Chave, qui a enfin réussi à avoir une école à son poste principal, est enchanté du bon travail qui s’y fait. Ses Religieuses indigènes sont des auxiliaires très dévouées qui, non seulement enseignent bien les enfants et les préparent soigneusement à la première communion, mais ont même déjà obtenu plusieurs conversions de païens. Il a fallu cette année ériger de nouveaux bâtiments plus vastes que les premiers et c’est la meilleure preuve que cet établissement prospère.
M. Meyrieux, missionnaire « errant », ne peut encore commencer aucune œuvre d’éducation dans son poste principal de Kyaiklat, mais il en rêve. Il bâtit actuellement une église qui promet d’être un petit chef-d’œuvre.
Afin de pourvoir convenablement aux besoins spirituels de nos chrétiens tamouls, il faudrait augmenter le nombre des missionnaires qui s’occupent d’eux et fonder de nouveaux postes. On a commencé parmi eux l’œuvre du clergé indigène, mais nous ne pouvons espérer notre premier prêtre tamoul que dans cinq ou six ans.
Chinois. — Est-il un coin sur le globe terrestre où l’on ne trouve pas de fils du Céleste Empire ? En tout cas, la Birmanie en possède sa bonne part. Nous en comptons 67.000 dans notre Mission seule. Un tel nombre et les magnifiques succès obtenus parmi les Chinois par nos confrères voisins de Malacca, nous ont engagés à ouvrir ainsi une Mission chinoise. Elle est confiée à MM. Allard et Roy. « Quel pauvre rapport que celui de 1924 ! m’écrit M. Allard. Mes difficultés au sujet de l’acquisition du terrain de la Mission, sans cesse surmontées et renaissant sans cesse et sans répit, ne me laissent pas une minute ; tant qu’elles subsistent, tout est faussé, le matériel prédominant sur le spirituel. Que le divin Maître nous délivre de ces luttes matérielles afin que nous puissions distribuer le pain de la Vérité divine. C’est encore la nuit de l’épreuve, attendons l’heure de Dieu. Scio Cui credidi et certus sum. »
La confiance de M. Allard n’a pas été vaine. Depuis qu’il a écrit ces lignes, il a vu luire l’aube de meilleurs jours. Devenu enfin possesseur d’un vaste et magnifique terrain à Rangoon même, il peut dès maintenant commencer à y établir ses œuvres. Le point noir qu’il reste encore à dissiper est la question des Religieux et Religieuses, auxiliaires aujourd’hui si difficiles à trouver et cependant nécessaires dans un poste. M. Allard a la joie de noter que son école, devenue déjà supérieure, a obtenu cette année des succès qui lui ont valu les félicitations du Département de l’Education. On n’en sera pas surpris quand on saura que cette école est sous la direction de M. Roy. Des vocations ecclésiastiques surgissent parmi ses enfants ; malgré le peu de temps qu’il a pu donner aux païens, il a conféré le baptême à 11 d’entre eux. Le groupe de chinois catholiques est aujourd’hui de 600 seulement, mais tout fait augurer qu’il va désormais augmenter rapidement.
Je termine ce compte rendu par une petite revue de nos établissements communs.
Petit Séminaire. — M. J. Mourlanne, Supérieur de la maison, voudrait voir les élèves plus nombreux. Les études renforcées que l’on a imposées semblent décourager nos jeunes Carians, au caractère si peu énergique. Nous n’avons présentement que 16 élèves.
Ecole de Catéchistes. — Ouverte en 1923, elle compte 15 élèves en 1925. Le cours étant de trois ans, nous allons donc avoir nos premiers ouvriers l’année prochaine. Quelques-uns de ces jeunes gens semblent zélés et promettent, mais on ne connaîtra l’œuvre qu’à ses fruits.
Ecoles normales. — Nos écoles normales de filles et de garçons sont plus fréquentées que jamais, mais les résultats obtenus aux derniers examens n’ont pas été aussi bons que de coutume. Certains projets à l’étude nous donnent lieu de craindre que le Gouvernement ne prenne bientôt le monopole de la formation des Instituteurs et Institutrices, ce qui serait pour nous un malheur, surtout en ce qui concerne nos Religieuses indigènes institutrices.
Mgr de Médéa nous donne à la fin de ce compte rendu des nouvelles rassurantes sur la santé du Vénéré Mgr Cardot ; les docteurs gardaient encore l’espoir de lui rendre partiellement la vue. Depuis, un télégramme nous a annoncé la mort du grand Prélat Missionnaire. C’est au Ciel que Mgr Alexandre Cardot est allé recouvrer la vue, non plus partielle mais totale, voir Dieu face à face et recevoir de Lui, nous en avons confiance, la récompense de ses longs travaux.
~~~~~~~
<< Retour page précédente
|