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Rapport annuel des évêques

Année: 1951
Pays: Birmanie
Mission: Birmanie Méridionale
Rédacteur:Mgr Provost

CHAPITRE VIII
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MISSIONS DE BIRMANIE

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I. — Birmanie Méridionale

Population catholique 70.000
Baptêmes d’adultes 494


« Depuis l’année dernière, relate S. Exc. Mgr Provost, la situation générale en Birmanie est stationnaire. Après avoir, grâce à ses moyens supérieurs de transport, à ses chaloupes et à ses chars blindés, dégage les voies ferrées, les rivières et les très rares routes carrossables, l’armée régulière reste sur ses positions. Elle n’ose pas se lancer dans le maquis qui commence à quelques kilomètres des voies de communication. L’avance lui coûterait trop cher et il lui serait impossible de maintenir ses conquêtes. Sans déposer les armes, elle engage des pourparlers bien accueillis des habitants, fatigués d’une tension continuelle. A moins d’être entourés et menacés par des voisins obstinés, un certain nombre de villages en pays insoumis se rendent et reçoivent en échange armes et munitions pour leur protection, que le Gouvernement est trop faible pour assurer. Il arrive malheureusement que, de plein gré ou de force, ces armes passent aux insurgés. Des représailles s’en suivent, dont quelques-uns de nos villages catholiques ont souffert l’année dernière, mais nous n’avons pas eu à déplorer de nouveaux meurtres de prêtres, de nouveaux pillages et incendies d’églises, de presbytères et d’écoles. A l’exception d’un seul, trop rapproché, pour son malheur, de centres birmans, nos treize postes, détruits depuis le début de la guerre civile, étant d’un accès facile à tous, se trouvaient sur le passage de l’armée : trois sur les rivières, trois sur les routes et six sur les voies ferrées. Des vingt-deux qui nous restent, onze dans les villes et sept dans la zone soumise au Gouvernement jouissent pour le moment d’une sécurité relative. Quatre seulement sont encore dans la région insoumise, mais aux sept prêtres qui y travaillent, il faut en ajouter cinq autres qui, après la destruction de leurs postes, restent dans le maquis où ils partagent les privations et les dangers de leur troupeau dispersé. Il ne faut pas exagérer les dangers du maquis; ils ne peuvent guère venir que de l’extérieur, d’une expédition de l’armée provoquée par des actes vrais ou supposés d’hostilité. A l’intérieur, l’ordre est maintenu par les maîtres de l’heure. Communistes ou Carians prélèvent des impôts pour entretenir leur police et leur armée. Les brigands n’osent pas se montrer sur leur territoire ; mais, en revanche, ils opèrent sans encombre activement et fructueusement en bordure des différentes zones. Ils rendent dangereux les voyages nécessités par les tournées pastorales. Outre le désordre et l’anarchie qu’ils créent dans notre malheureux pays, ces petits Etats dans l’Etat sont une cause de souffrance et de privations quotidiennes et aussi d’angoisse pour l’avenir. Malgré une certaine entente entre les troupes régulières et les insurgés, entente qui va même à l’occasion jusqu’à l’échange clandestin d’armes et de munitions, le commerce est entravé et le ravitaillement souvent difficile. Aucun district ne peut se suffire à lui-même et les habitants manquent souvent du nécessaire pour se vêtir et se nourrir. Les vivres arrivent difficilement dans les villes ; le coût et les aménités de la vie s’en ressentent. On souffre des deux côtés de la barricade, ce qui n’est pas pour déplaire aux communistes, professionnels pêcheurs en eau trouble ; ils sont à l’heure actuelle peu nombreux, mais fortement organisés. Leur doctrine n’a pas grande emprise sur une population dont la religion fait partie de la personnalité, cependant leur habileté et les souffrances continuelles peuvent, à la longue, changer les esprits. C’est une raison de plus pour demander avec instance à Dieu de faire vite succéder l’ordre à cette accalmie trompeuse.

« Bien que trompeuse, cette accalmie a permis cette année encore aux ouvriers apostoliques de mener de front l’administration spirituelle de leurs chrétiens, la conversion des païens et la réhabilitation de quelques-uns de nos postes dans la zone occupée par le Gouvernement. Je ne puis malheureusement fournir que des statistiques très incomplètes et imprécises, du fait que neuf postes sur trente-quatre ont encore été dans l’impossibilité de soumettre les résultais de leurs travaux. Or, si ces résultats sont probablement assez maigres là où le pasteur ne peut atteindre qu’une faible partie de son troupeau, il est certain qu’ailleurs, même dans le maquis, ils sont fort consolants. Le P. Calmon, à Papun, sur la frontière du Siam, vit, depuis la mort du P. Loizeau, dans l’isolement le plus complet, mais, au cœur même du pays carian, il est à l’abri des luttes intestines provoquées et entretenues par le voisinage de races différentes. Il profite de cette tranquillité et de l’estime dont il est entouré, pour établir la sainte Eglise dans son district sur des bases solides. Quelques-unes de ses lettres me sont parvenues, espacées, irrégulières et généralement brèves. Elles résument ses efforts pour développer les écoles et donnent deux chiffres : quatre-vingt-sept conversions qui auraient dû augmenter les résultats de l’année dernière, et cent soixante-treize catéchumènes dont un bon nombre devrait figurer cette année au rang des conversions. L’an dernier le rapport du P. Ogent ne m’était pas parvenu ; cette année les statistiques de son poste de Maryland accusent quarante-sept conversions, cent trois baptêmes de chrétiens, près de dix mille confessions de dévotion, chiffres qui donnent une idée de ce qui peut manquer à notre relevé de comptes actuel. Vicaire forain du district si éprouvé de Hanzada, le P. Ogent ne se contente pas de visiter son poste ; il prend contact avec les villages que ses voisins ne peuvent atteindre. « Partout, écrit-il, à l’exception de quelques villages négligés dans le passé à cause « de leur éloignement, il règne une foi vive, qui surtout en ces jours difficiles, se traduit en « prières ferventes et en actes. » Trait d’union entre les prêtres de son doyenné, le P. Dubromel et quatre prêtres indigènes toujours a la recherche d’un abri plus sûr pour leurs chrétiens errants, le P. Foulquier, qui passe sa vieillesse dans le calme de la résidence, me tient au courant de leur situation changeante, mais toujours aussi pénible. Malgré son habileté, il a dû, à la fin du mois de juin, payer son tribut aux voleurs de grands chemins qui ne lui ont pas même rendu son bréviaire.
« Les statistiques sont non seulement incomplètes mais imprécises en ce sens, que les années chevauchent parfois les unes sur les autres, par suite de l’irrégularité forcée dans l’administration de villages qui, impénétrables une année, sont ouverts l’année suivante. Il est donc impossible de faire fond sur l’état de la Mission et d’en tirer les conclusions exactes. Le P. Leo, vicaire forain, a dû renoncer à visiter cette année un de ses principaux centres, dont l’administration avait été consolante et fructueuse l’année dernière. Par contre, si à Kanazogon, qui compte trois mille six cents chrétiens, les baptêmes d’enfants se sont élevés à deux cent onze, c’est parce que huit villages, jusque-là bloqués, ont pu être enfin visités. Le P. Mourier, titulaire de ce poste, a célébré ses noces d’or sacerdotales dans son village reconstitué. Les traces du désastre de 1942, subi par l’église, le presbytère, le couvent, l’école de garçons et par le village, sont juste suffisamment visibles pour rappeler aux habitants leurs souffrances passées et la nécessité de la prudence. Par suite de beaucoup de circonspection, ce village, bien que très vulnérable, a échappé jusqu’ici aux conséquences du désordre actuel, dont ont souffert un grand nombre de ses voisins. Kanazogon est un de nos centres carians les plus importants. Le P. Frappier, après y avoir étudié les langues, est devenu l’assistant du P. Mourier qui, malgré son âge avancé, jouit d’une parfaite santé. Il n’en est pas de même malheureusement de nos deux doyens les PP. Ballenghien et Bouche, dont les crises cardiaques, de plus en plus rapprochées, nous donnent de sérieuses inquiétudes.

« Myaungmya, le poste voisin, avait encore plus souffert en 1942 que Kanazogon. Non seulement tous les bâtiments avaient été pillés ou brûlés, mais le cimetière violé, dans l’espoir d’y trouver des joyaux, les arbres coupés, etc., il ne restait que la pierre nue. Le P. Narbaïtz en continue vigoureusement la réhabilitation. Le presbytère et le couvent ont été reconstruits tels qu’ils étaient avant le désastre, mais notre zélé confrère voit plus grand pour les garçons. Ils attendent, nombreux, logés pour le moment dans des abris de fortune, le jour peu éloigné où ils pourront prendre possession de l’école spacieuse en voie de construction. L’une après l’autre, toutes les familles catholiques de cet immense district ont été visitées. Elles ont donné leur obole pour l’école dont elles ont compris la nécessité et où elles enverront plus volontiers leurs enfants. Tout en s’occupant des chrétiens du poste où il réside, le P. Narbaïtz et ses deux assistants semblent passer, sans grandes difficultés, d’une zone à une autre à la recherche des âmes de bonne volonté. Bien accueillis partout, même par les chefs communistes, leurs efforts ont été récompensés par quatre-vingt-quinze conversions de païens.

« A l’encontre de Myaungmya, Thonzeh a été pourvu dans le passé des bâtiments nécessaires pour recevoir un grand nombre d’enfants. Thonzeh est malheureusement situé sur la ligne du chemin de fer continuellement menacée, d’un côté, par les communistes, de l’autre, par les Carians insurgés. En conséquence, la police ou l’armée ont successivement occupé et occupent encore notre principale école. Ils laissent au P. Casseaux, vicaire forain, son presbytère, l’église, le couvent et une école plus que suffisante pour les quelques enfants catholiques qui osent venir du district ; leur protection y serait assurée par la présence de l’armée, mais les parents, peu confiants dans la durée de cette protection, préfèrent les garder chez eux, bien que plus exposés peut-être. Même évacué par l’armée, Thonzeh ne verra plus ses écoles prospères comme par le passé. Toutes les écoles normales privées ont été supprimées. Déjà, pendant les années d’avant-guerre, les écoles anglaises végétaient dans les districts ; elle vivaient d’expédients, causes de beaucoup d’ennuis et, au point de vue missionnaire, ne donnaient d’autres résultats que celui de nous gagner la sympathie des païens bénéficiaires. Actuellement, elles ne pourraient plus lutter contre les écoles d’Etat, et cette lutte serait mal vue dans un centre entièrement birman. Le P. Casseaux et ses trois assistants concentrent donc leurs efforts sur la visite de leur district, l’un des plus étendus de la Mission. Lorsque le calme sera rétabli, le parti le plus sage sera d’ouvrir de petites écoles mieux à la portée des soixante-trois groupes chrétiens. Quant à l’utilisation des bâtiments de la résidence, elle reste un problème dont nous ne voyons pas encore la solution.

« Le même problème se posera au poste le plus voisin, Gyobingauk, où le P. Maréchal et son jeune vicaire ont été brutalement massacrés, il y a deux ans. Actuellement le P. Bonney travaille avec enthousiasme à sa réhabilitation, dans l’espoir que des Religieuses carianes viendront bientôt l’aider à ouvrir au moins une petite école pour les enfants catholiques du district. Depuis le pillage et l’incendie de la mission, les chrétiens de la montagne et de la plaine n’ont jamais osé revenir à Gyobingauk. Le P. Bonney a enfin obtenu récemment l’autorisation de circuler librement dans la zone soumise au gouvernement, et, si les risques ne sont pas trop grands, de s’aventurer dans les autres pour visiter son troupeau.

« Bien qu’étrangers à ces luttes intestines, nos catholiques indiens du Delta, dont le P. Philippe est le vicaire forain, pâtissent comme les autres en pays insoumis, et peut-être même davantage, parce qu’ils sont mis à contribution à tour de rôle par les troupes gouvernementales, les Carians insurgés et les communistes qui, à ce prix, promettent de les protéger, c’est-à-dire, de ne pas les piller. De plus en plus appauvris, ils sont poussés à l’exode, mais ils hésitent devant la perspective de la famine qui les menace également dans l’Inde. En résumé, dans les districts les plus favorisés, prêtres et missionnaires ne trouvent qu’une sécurité relative pour le présent et aucune garantie pour l’avenir ; leurs efforts en sont plus méritoires et Dieu ne permettra pas qu’ils soient inutiles.
« La situation est meilleure dans les grandes villes. Les habitants vivent dans l’insouciance et dans une apparente ignorance du désordre qui règne à leurs portes, préoccupés pourtant de la possibilité d’une troisième guerre mondiale. Cet état d’esprit favorise le développement de la vie chrétienne. La Légion de Marie trouve les concubinaires mieux disposés à régulariser leur situation ; elle a aidé le P. Danis à rester en contact avec les Chinois catholiques dispersés dans les quartiers de la ville de Rangoon et, par leur intermédiaire, à atteindre les païens, dont cinquante-trois ont reçu le baptême. Le P. Picot regrette sa disparition dans sa paroisse où elle faisait beaucoup de bien. A peine arrivé à Moulmein, le P. Brun l’a établie dans celle de Saint-Mary, qu’il maintient dans une grande ferveur par l’éclat qu’il donne à toutes les fêtes liturgiques.
« Outre la Légion de Marie, de nombreuses confréries existent dans toutes les paroisses de Rangoon ; celles de la cathédrale en particulier, dirigées avec sagesse par le P. Roy et son assistant, donnent le ton aux autres et maintiennent la piété à un niveau que l’on remarque rarement dans les grandes villes maritimes d’Extrême-Orient. Dans la seule ville de Rangoon dont la population catholique dépasse à peine vingt mille, plus de cinq cent mille communions ont été distribuées au cours de cet exercice.
« L’insécurité des districts a causé l’exode de leurs habitants dans les cités importantes dont la population a doublé. En conséquence, toutes nos écoles regorgent d’élèves. Dans ces circonstances anormales, leur champ d’action est devenu beaucoup trop vaste pour nos auxiliaires : Frères des Ecoles chrétiennes, Sœurs de Saint-Joseph de l’Apparition, du Bon Pasteur, Franciscaines Missionnaires de Marie. Leur recrutement de l’extérieur est entravé du fait que, depuis son indépendance, la Birmanie ouvre plus difficilement ses portes aux étrangers. D’autre part, dix ans de désordre ont tué dans le germe beaucoup de vocations locales ; les maîtres et maîtresses compétents deviennent rares. Suffisants en temps ordinaire, nos locaux ne le sont plus maintenant. Bien que l’admission ait été refusée à des centaines d’enfants, nos écoles catholiques comptent dans nos trois villes principales plus de douze mille élèves, dont dix mille soixante-dix dans la seule ville de Rangoon. Cette affluence met nos élèves catholiques en grande minorité ; ils atteignent à peine le quart des effectifs. Heureusement Religieux et Religieuses comprennent le danger et, par leurs soins spéciaux, rétablissent l’ambiance nécessaire au développement de la vie chrétienne. Le P. Sellos se loue de la piété de nos soixante élèves catholiques à l’Université et de leur fidélité à la pratique de leurs devoirs religieux. Dans les cinquante écoles du district qui fonctionnent actuellement, le nombre des élèves chrétiens est heureusement supérieur et l’état d’esprit est meilleur.
« Le recrutement du clergé nous inspire les mêmes craintes et pour les mêmes raisons que le recrutement des Religieux et Religieuses. Plus que jamais, nos efforts se tournent vers la formation du clergé local. Malgré l’impossibilité de remplacer la vingtaine de prêtres morts depuis dix ans, j’ai adjoint les PP. Lahitte et Duhart au P. Bazin pour la direction et l’enseignement de notre école centrale qui, au fond, est un vrai probatorium. Choisis dans les meilleures familles et parmi les mieux doués comme intelligence et caractère, les élèves font leurs études et prennent leurs récréations à proximité du noviciat des Frères et du petit séminaire ; tous prient dans la même chapelle. On ne peut guère concevoir un milieu plus favorable à l’éclosion des vocations. Désorganisée, il y a deux ans, par le voisinage des communistes, l’école centrale a recommencé cette année à fonctionner avec trente élèves ; le petit séminaire en a six et le noviciat des Frères, deux.
« Nos œuvres charitables continuent à progresser et à nous attirer de nombreuses sympathies. Nos dispensaires se sont multipliés ces dernières années et plus de cent mille malades, dont un grand nombre des camps de refuge dans les villes, y ont reçu des soins. Le P. Chevallier et les Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie qui se dévouent à la léproserie et à l’hôpital des incurables de Kemmendine, rencontrent bien des difficultés. Le Père n’obtient qu’avec beaucoup de retard et après de fréquents tiraillements les subsides que le Gouvernement de l’Union birmane s’est engagé à fournir pour l’entretien de ces deux institutions de bienfaisance. Imbus des idées communistes qui ne les aident pas à supporter leur ma patiemment, quelques lépreux ont cherché récemment à semer sournoisement le désordre et la discorde. Malgré tout, plus de quatre-vingts conversions ont été obtenues dans ces deux établissements et, au dispensaire qui leur est adjoint, cent dix-neuf baptêmes ont été administrés à des enfants païens à l’article de la mort. Les Petites Sœurs des Pauvres continuent sans bruit, sans éclat, mais non sans sacrifices toujours dissimulés dans un sourire, à préparer le passage au ciel de leurs bons vieillards.

« En terminant, je remercie le Conseil central d’avoir destiné trois nouveaux prêtres à la Birmanie méridionale. Leur permis d’entrée dans la terre promise s’est tellement fait attendre que, pour les sauver du découragement, on a changé leur destination, afin de leur faire entrevoir en toute hypothèse un départ certain dans un avenir prochain. Nos démarches pour obtenir le permis tant désiré ont finalement abouti, mais nous avons bien failli les perdre ; cette perte eût été un désastre. Ces trois jeunes recrues, hélas ! ne combleront qu’une bien faible partie de nos vides. Nous avons confiance que les ennuis, causés par ces longs délais, n’empêcheront pas le Conseil central de nous destiner de nouveaux contingents dont nous avons besoin pour assurer l’avenir des œuvres qui ont tant coûté à nos devanciers. Nous espérons qu’avec l’aide de Dieu la Birmanie ouvrira plus facilement ses portes aux ouvriers apostoliques dont le plus grand désir est de travailler à la paix des esprits et à sa prospérité spirituelle. »

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