| Année: |
1877 |
| Pays: |
Cambodge |
| Mission: |
Cambodge |
| Rédacteur: | Mgr Cordier |
CAMBODGE
1877
Comme en Mandchourie, au Tong-King méridional et en Cochinchine occidentale, nos confrères du Cambodge ont été bien douloureusement éprouvés par la maladie. L’un d’eux a été emporté par le choléra, au début de sa carrière. Trois autres ont été aux portes du tombeau : Dieu a eu pitié de leur mission, et lui a épargné la douleur de les perdre. Il exaucera nos vœux en les rendant bientôt à une parfaite santé et à l’exercice de leur laborieux ministère.
Les chrétiens n’ont pas été plus épargnés que leurs pasteurs. « Le choléra, nous écrit le digne supérieur de la Mission, a laissé partout des traces de son passage ; la disette n’a pas exercé de moindres ravages ; et les troubles qui ont agité la partie cambodgienne de la Mission ont ajouté encore à tant de maux et mis le comble à la misère. »
Au milieu de tant d’épreuves, nos confrères ont continué leurs pacifiques conquêtes, et si les résultats ne répondent pas encore à leurs désirs, la cause en doit être attribuée surtout à la maladie, qui a condamné au repos un si grand nombre d’ouvriers, et exigé des autres tout leur temps et tous leurs soins pour le soulagement des victimes du fléau. Les nouvelles constructions du collège, bien que non achevées encore, ont néanmoins permis d’y réunir 41 élèves . « Les deux orphelinats, nous écrit encore M. Cordier, quoique de date bien récente, sont dans un état de prospérité qui nous donne de grandes espérances pour le salut des âmes. Déjà un grand nombre d’enfants reçoivent dans ces établissements des soins non moins affectueux qu’assidus … Je suis vraiment content d’avoir confié la direction de ces orphelinats aux Sœurs de la Providence de Portieux. Ces religieuses savent allier à un dévouement sans bornes pour les enfants une simplicité et une modestie qui les font estimer de tout le monde. J’espère pouvoir construire, dans le courant de l’année prochaine, un troisième orphelinat dans un des principaux centres de la Cochinchine française. Là les religieuses , aux soins desquelles il sera confié, pourront faire beaucoup de bien et sauver grand nombre d’âmes. »
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