| Année: |
1889 |
| Pays: |
Chine |
| Ville: |
Honkong |
SANATORIUM DE BÉTHANIE .
En 1889 , notre sanatorium de Hong-kong a donné l’hospitalité à 45 confrères , appartenant à 15 missions ou établissements communs de la Société . La plupart d’entre eux ont quitté Béthanie , ou complètement guéris , ou en assez bonne voie de rétablissement pour pouvoir aller reprendre , dans leurs missions , leurs travaux ordinaires . Quelques-uns n’ont éprouvé , de leur séjour au sanatorium , qu’une amélioration peu considérable , soit parce que leurs maladies étaient chroniques , soit parce qu’ils ne sont pas restés assez longtemps pour bénéficier du traitement suivi . Un de nos confrères , M. Nempon , du Tonkin Occidental , y a trouvé , le 13 décembre , la fin de sa carrière mortelle .
MAISON DE NAZARETH A HONG-KONG .
1889
Les membres de la Société , résidant à Nazareth , étaient au nombre de 14 , au 1er janvier , et au nombre de 10 , au 31 décembre . Ces deux chiffres donnent assez exactement la moyenne du personnel de la maison pendant l’année , sans y comprendre ceux de nos confrères qui n’y sont venus que pour faire leur retraite annuelle .
La communauté de Nazareth a été plus éprouvée cette année que les précédentes par la visite de la fièvre. On n’est pas encore suffisamment fixé sur les causes de cette maladie. Mais, quelles puissent être, nous sommes bien déterminés à ne reculer devant aucun sacrifice , pour y porter un remède efficace , dès qu’elles nous seront connues. Les Supérieurs de la Société avaient reconnu l’utilité de cet établissement , alors qu’il n’avait encore pu faire ses preuves que d’une manière incomplète . Il doit être encore plus cher à tout le monde , aujourd’hui que l’on sait , par expérience , les précieux services qu’il peut rendre à la Société .
PROCURES .
Depuis plusieurs années , notre procureur général de Hong-Kong nous avait fait entrevoir l’éventualité possible d’un voisinage , qui nous obligerait à quitter le terrain actuel de notre procure . Cette éventualité vient de se réaliser , par la vente du terrain de la chapelle protestante , qui bordait notre propriété à l’ouest , et qui va , très prochainement, se couvrir de maisons chinoises à trois ou quatre étages avec terrasses supérieures , et donnant toutes sur notre maison . M. Lemonnier espère trouver , dans le même plan et sur le même flanc de la colline , mais à une élévation plus grande , une maison et un terrain parfaitement adaptés à nos besoins , et absolument à l’abri des voisinages incommodes. Un pareil changement est toujours un ennui . Mais , au point de vue des intérêts, la valeur du terrain que nous abandonnons couvrira largement les frais de notre installation nouvelle .
La santé de notre procureur général depuis assez longtemps compromise, exigeait un temps de repos, que celui-ci avait toujours remis à plus tard. Il est enfin convenu que, dans les premiers mois de 1890, après la reddition des comptes, M. Lemonnier laissera pour un temps les travaux de la procure générale , et que M. Martinet descendra de Chang-hay, pour le remplacer temporairement.
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