| Année: |
1908 |
| Pays: |
Chine |
| Ville: |
Hong-Kong |
CHAPITRE IX
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ÉTABLISSEMENTS COMMUNS
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I. — ÉTABLISSEMENTS COMMUNS EN EXTRÊME-ORIENT
Collège de Pinang. — Procures de Hong-kong, Shanghaï, Singapore et Saïgon. — Sanatorium de Béthanie. — Maison de Nazareth. — Sanatorium de Saint-Théodore
Au 15 octobre 1907, le nombre des élèves du collège de Pinang était de 18, appartenant à quatre missions. Depuis cette époque, 7 étudiants, ayant achevé leurs cours, ont été renvoyés à leurs évêques.
Depuis lors, un seul jeune Birman de Rangoon est venu les remplacer et porter à 12 le chiffre des élèves. Ils appartiennent aux missions suivantes :
1º Birmanie méridionale, 8 ;
2º Birmanie septentrionale, 3 ;
3º Thibet sud, 1.
Ils sont répartis en quatre classes.
Si les missions plus éloignées n’envoient plus d’élèves au collège général, il faut en bénir la Providence, qui leur donne la paix et une sécurité assez grande pour les instruire et les former sur le sol natal.
Parmi les martyrs dont la béatification aura lieu le 2 mai prochain, le collège de Pinang compte 4 de ses anciens élèves. Avec le bienheureux Philippe Minh, il aura donc bientôt 5 puissants protecteurs au ciel. Puissent-ils attirer sur les maîtres dévoués et les étudiants actuels les bénédictions d’En-Haut !
Un nouveau procureur, M. Biotteau, du diocèse d’Angers, a été envoyé à Hong-kong, pour renforcer le personnel de nos procures de plus en plus surchargé par la multiplicité des affaires.
« Le compte rendu des procures, écrit M. Robert, procureur général, est généralement « épuisé, lorsque que l’on a constaté que ces établissements ont normalement rempli la fin « pour laquelle ils ont été établis. Recevoir les missionnaires, les diriger sur leurs missions « respectives ; s’occuper de leurs affaires, passer la vie à dépouiller des correspondances, à « expédier et à procurer aux missionnaires les objets qu’ils demandent, telles sont les « occupations habituelles de nos procureurs. Pour ceux-là qui ont rêvé les gloires de « l’apostolat, l’évangélisation des foules et la formation au christianisme de l’âme païenne, « c’est un travail obscur et dépourvu de poésie. Mais le dévouement, sous ses formes les plus « modestes, est, dans l’Église, une fleur dont l’éclat et le parfum ne plaisent pas moins à Dieu « que les courageux combats des confesseurs.
« Du 1er septembre 1907 au 31 août 1908, nous avons reçu 275 missionnaires ou religieux, « dont 71 n’appartiennent pas à notre Société.
« M. David a quitté le service des procures pour entrer dans le ministère actif et a été « remplacé par M. Decoopman, missionnaire de la Cochinchine occidentale. »
Notre maison de Nazareth continue à rendre les plus grands services à la Société par le nombre de livres nouveaux dont son imprimerie enrichit les missions, et l’hospitalité qu’elle offre chaque année à un bon nombre de confrères. On apprécie de plus en plus l’avantage d’avoir un établissement commun où les missionnaires, après de longues années de travail et de fatigue, et s’être dépensés au service du prochain, puissent trouver quelques semaines ou quelques mois de repos et de calme pour se recueillir et se retremper dans le zèle apostolique.
Le 15 mars dernier, toute la maison était en fête. Un jeune confrère, M. Besombes, y recevait la consécration sacerdotale des mains de Sa Grandeur Mgr l’évêque de Hong-kong.
Béthanie enregistre un décès parmi les malades qui y ont séjourné plus ou moins longtemps durant le dernier exercice. M. Rué, missionnaire de Kouang-si, y a terminé sa carrière par une mort édifiante ! « Durant sa longue et pénible maladie qui le tint presque « continuellement au lit, il s’est montré d’une patience admirable, écrit M. Marie, supérieur « du sanatorium. Je ne l’ai jamais entendu se plaindre. »
Environ 60 confrères ont passé par le sanatorium de Saint-Théodore. Plusieurs y ont retrouvé la santé et les forces, et ces succès semblent prouver que notre montagne, dit. « M. Bonnétraine, peut lutter avec les établissements renommés d’Europe. »
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