| Année: |
1933 |
| Pays: |
Chine |
| Ville: |
Hong-Kong |
CHAPITRE IX
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ETABLISSEMENTS COMMUNS
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I. — Etablissements communs en Extrême-Orient.
COLLÈGE GÉNÉRAL DE PINANG. — « Au 15 octobre 1932, nous écrit M. Rouhan, Supérieur du Collège général, le nombre de nos élèves était de 111. Depuis lors, 23 élèves nous ont quittés : 14 d’entre eux sont retournés dans leur Mission, leurs études terminées ; 11 autres pour diverses raisons ne sont plus sur nos listes. Par ailleurs, dans le courant de l’année, nous avons admis 23 élèves, de sorte qu’au 15 octobre 1933 notre Communauté comptait 109 séminaristes appartenant aux Missions suivantes :
Bangkok, 6 ; Birmanie Méridionale, 15 ; Birmanie Septentrionale, 6 ; Canton, 3 ; Kontum, 1 ; Lanlong, 6 ; Laos 5 ; Malacca, 13 ; Mysore, 6 ; Nanning, 1 ; Ningyuanfu, 10 ; Pakhoi, 5 ; Swatow, 3 ; Tatsienlu, 1 ; Thanh-Hoa, 3; Yun-nan, 11 ; Banka, 1 ; Kongmoon, 2 ; Sarawak, 1 ; Toungoo, 10.
Les élèves ont fait preuve de bonne volonté et, dans l’ensemble, se sont montrés réguliers et appliqués à l’accomplissement du devoir quotidien. Ils ont accepté, dans la persuasion qu’elles étaient de nature à assurer une meilleure formation sacerdotale, les modifications apportées depuis le début de cette année par la nouvelle rédaction du règlement du Collège, approuvée en 1932 par la Sacrée Congrégation de la Propagande. Nous avons à présent trois examens écrits et, oraux chaque année. La santé des élèves a été généralement bonne ; cependant nous avons eu à déplorer la perte d’un excellent séminariste de Swatow, mort de la fièvre cérébro-spinale, et la recrudescence de la malaria dans toute la région n’a pas été sans affecter notre communauté.
Depuis notre dernier compte rendu nous avons eu cinq ordinations. Deux curent lieu en décembre : S. Exc. Mgr Perros eut l’obligeance de venir à Pinang et d’élever deux séminaristes à la Prêtrise, trois au Diaconat, trois à l’Acolytat, et deux à la Tonsure. Au mois de septembre de cette année, Mgr Perros voulut bien venir de nouveau et, en deux fois, ordonna huit sous-Diacres et quatorze Acolytes ; quatorze élèves furent aussi tonsurés. Le 15 octobre, Mgr Tong, de passage à Pinang, conféra le Diaconat à huit de nos séminaristes. Ce fut une grande joie au Collège de recevoir et de garder quelques jours Son Excellence parmi nous. Les élèves lui firent une chaleureuse réception.
Vers la fin de l’année dernière nous avons eu le regret de voir M. Destombes quitter le Collège Général, notre confrère étant rappelé comme directeur à Paris. A la même époque nous avons été honorés de la visite de Monseigneur Columban Dreyer, Délégué Apostolique de l’Indochine, qui fit la visite du Collège. Son Excellence arriva le 9 décembre ; et, pendant les deux journées qui suivirent, prit contact avec le Séminaire, son personnel et ses élèves. Nous lui sommes bien reconnaissants des utiles directives et des précieux encouragements qu’Elle voulut bien nous donner alors. Le 12 décembre, Monseigneur le Délégué nous quitta pour rejoindre l’Indochine, via Bangkok.
« Au mois de mai nous avons reçu, en la personne de M. Griffon, un bien nécessaire renfort. Notre nouveau professeur s’est mis aussitôt avec ardeur à l’enseignement de la Théologie Dogmatique.
« Dans le courant de l’année, nous avons poursuivi l’exécution du programme de travaux arrêté par Monseigneur le Supérieur, lors de sa visite en 1931. Diverses constructions ont été achevées et plusieurs aménagements terminés.
PROCURES. — Le congé de santé accordé à MM. Vircondelet et Samson a eu cette répercussion inévitable d’augmenter le travail des procureurs de Hongkong et de Shanghaï, mais nos deux confrères ont regagné leur poste respectif avec des santés meilleures et des forces accrues. Le personnel de nos Procures a été renforcé par l’envoi à Hongkong de M. Fabre, parti en septembre dernier.
L’état d’incertitude générale qui a plané sur l’Extrême-Orient, aussi bien au point de vue économique que politique, n’a pas peu contribué à causer de sérieuses inquiétudes à nos dévoués confrères. Toute instabilité notable dans l’ordre économique affecte nécessairement l’administration générale des Procures de la Société, comme elle a son contrecoup dans les Procures particulières des Missions.
NAZARETH. — Sur son rocher et aussi solide que lui, Nazareth, tout en remplissant son rôle, attend les renforts dont il a besoin ; il regarde vers l’Ouest et sollicite de nouveaux dévouements. La mort, a largement fauché dans les rangs de nos confrères de cette Maison pendant ces dernières années, et le poids de la vieillesse et de la maladie a ralenti l’activité de ceux qui restent, en sorte que Mgr Deswazières se plaint justement de l’insuffisance de son personnel. Et pourtant, aujourd’hui plus encore que par le passé, car l’Extrême-Orient est en plein réveil, la prédication par le livre et l’évangélisation par la presse sont des moyens puissants dont Pokfulum a le secret, et sait bien employer. C’est là une œuvre dans laquelle, dès l’origine de sa fondation, Nazareth a pris une place particulièrement importante et prépondérante, incontestable et incontestée.
BÉTHANIE ET SAINT-THÉODORE. — M. Marie en nous adressant la liste des confrères qui ont séjourné à Béthanie en 1933, ajoute :
« Le chiffre de 38 confrères, venus de 19 Missions, paraît « maintenir la moyenne des « années précédentes. Cependant il faudrait remonter à 1922 pour trouver un chiffre inférieur « à celui de cette année pour les journées de séjour des confrères. Et surtout ce qui est de « beaucoup inférieur aux années passées, c’est le nombre des Confrères venus spécialement « pour se soigner au Sanatorium. Il faudrait en effet déduire de ces 38 confrères qui ont « séjourné ici : 2 de passage, revenant de France, 5 retournant en Europe, 3 venus à l’occasion « de la retraite de Nazareth, 4 à demeure pour travaux d’imprimerie et 3 de passage pour « quelques jours...
« Rien de bien important à signaler au sujet des malades. M. Pélamourgues a dû subir, à « l’hôpital des Sœurs de Saint-Paul, une petite opération qui a pleinement réussi, et vers la fin « de novembre notre confrère a pu regagner le Kouangsi. M. Frayssinet serait déjà opéré d’un « œil, si notre docteur ne s’était pas blessé à la main en manipulant les rayons X et du radium. « M. Boschet va bien ; ses poumons ne sont pas attaqués par la tuberculose, comme on le « craignait tout d’abord. Dans trois mois il pourra reprendre sans inconvénient le chemin de la « Mandchourie.
M. Pessein ne signale rien de particulier au sanatorium Saint-Théodore des Nilgiris.
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