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Rapport annuel des évêques

Année: 1906
Pays: Chine
Mission: Su-tchuen méridional
Rédacteur:Mgr Chatagnon

III. — Su-tchuen méridional

Population catholique 24.865
Baptêmes d’adultes 2.137
Conversions d’hérétiques 40
Baptêmes d’enfants de païens 19.255
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« Le vent de la politique, écrit Mgr Chatagnon, a tourné contre nous, c’est indéniable. Depuis la guerre russo-japonaise, les Chinois, amis du progrès, qui se sentaient attirés vers les Européens, ne voient que les Japonais, et la Chine se dit qu’en faisant ce qu’a fait le Japon, elle peut tenir tête à ces Européens qu’elle n’a supportés, de tout temps, qu’à contre-cœur. De là ce revirement dans sa politique et ce soin jaloux qu’elle apporte, aujourd’hui, à veiller sur les empiétements des Européens et à leur retirer, autant que faire se peut, les concessions qu’elle leur a faites dans le passé. Elle voudrait, surtout, supprimer toutes les libertés accordées aux missionnaires, tant catholiques que protestants. La France, qui a renoncé au protectorat des missions catholiques ne ferait pas beaucoup de résistance, sans doute ; mais il en irait autrement des nations protestantes, toujours jalouses de leurs droits et de leurs intérêts. Or les Chinois, qui haïssent tous les Européens, ne demanderaient pas mieux que de se débarrasser de tous en même temps. Ainsi Dieu, dont la Providence n’est jamais à court de moyens, se sert de l’erreur pour protéger la vérité.
« Cependant les Chinois se contenteraient volontiers, pour commencer, de chasser les catholiques qui, plus nombreux et plus unis, forment une masse plus résistante. De là ces levées de boucliers qui ont eu lieu, cette année, en diverses provinces, et dont les massacres de
Nan-tchang, au Kiang-si, ont été le principal épisode. La Chine a tiré prétexte de la persécution qui sévit en France, pour publier dans ses journaux que les Français eux-mêmes, reconnaissant la fausseté de la religion catholique et s’employant à l’abolir, elle devait profiter d’une occasion si favorable pour en finir avec nous. Les protestants, plus attentifs, selon leur habitude, à combattre le catholicisme que le paganisme, ont fait chorus avec les païens et montré une grande animosité, surtout dans l’affaire de Nan-tchang. Peut-être espéraient-ils, par là, se concilier la faveur des Célestes, mais ils seront déçus, car les Européens, à quelque nationalité qu’ils appartiennent, sont cordialement détestés dans l’empire du Milieu qui, s’il le pouvait ne ferait d’eux qu’un paquet pour les jeter à le mer. En attendant, nous sommes en butte à la rnalveillance générale, et la France, qui voudrait encore soutenir les missionnaires et défendre ses intérêts si intimement liés au catholicisme, se trouve en une mauvaise posture, qui fait tort à son influence déjà fort amoindrie. Depuis un an, il nous est très difficile, même par l’intermédiaire de nos consuls les plus dévoués, d’obtenir un semblant de justice auprès des tribunaux chinois. On dirait qu’un mot d’ordre a été donné à tous les mandarins de nous contrecarrer le plus possible et, dans les procès qu’on nous suscite, de prendre toujours parti contre nous. Par bonheur, l’affaire de Nan-tchang, grâce à l’intervention énergique de M. Bapst, le nouveau ministre de France à Pékin, vient d’être réglée d’une manière équitable, malgré l’opposition des lettrés et des mandarins. Espérons que nos ennemis se tiendront tranquilles pendant quelque temps.

« Cette année, hélas ! la maladie a atteint plusieurs de nos ouvriers apostoliques, et des plus vaillants. Je me félicitais de ce que, depuis six ans, je n’avais perdu aucun de mes missionnaires : la mort semblait nous oublier. Il n’en était rien. M. Béraud, qui avait subi une première attaque de paralysie, il y a trois ans, en éprouvait une seconde vers la mi-novembre 1905, au cours de sa tournée d’administration. Ramené à Soui-fou par M. Brotte, il est resté un mois perclus ; puis, son état s’améliorant, il a pu se lever, marcher et remonter au saint autel. Hélas ! il est à craindre que notre confrère ne puisse aller bien loin.
« MM. Boucheré, Moreau, Le Roux et Gallay sont tombés sérieusement malades, eux aussi. Voilà donc quatre zélés missionnaires réduits à une inaction plus ou moins complète. J’ai dû pourvoir à leur remplacement, car ils ne pouvaient plus diriger un district.

« Autre embarras : il m’a fallu, au milieu de l’année, doubler les postes du Kien-tchang, vaste pays qui occupe, en étendue, un tiers du vicariat. Cette région avait été un peu négligée, à cause de son éloignement et de la difficulté des communications. Or, vers la fin de 1905 surgirent, au Kien-tchang, des difficultés telles qu’il n’y avait qu’à tout abandonner ou faire de grands sacrifices en hommes et en argent. Je m’arrêtai à ce dernier parti. J’accordai donc trois missionnaires et deux prêtres indigènes, avec les subsides nécessaires, et M. de Guébriant se dévoua pour aller au secours de nos chrétientés en danger. Il lui en coûta d’abandonner le champ qu’il avait défriché, près de Soui-fou, mais il fit généreusement son sacrifice. Dieu l’en récompense et lui donne d’en goûter les fruits dans le Kien-tchang ! Le renfort extraordinaire que j’ai dû ainsi envoyer au Kien-tchang m’a mis dans une grande gêne pour subvenir aux besoins du reste de la mission. J’avais creusé trois vides. Je devais les combler ; nos quatre malades, de leur côté, étaient à remplacer, je l’ai déjà dit : en outre, deux changements de poste s’imposaient. Or, pour déplacer neuf missionnaires, il faut en mobiliser dix-huit ; c’était donc tout un bouleversement dans la mission. Ajoutez à cela que, selon le proverbe, « pierre qui roule n’amasse pas mousse ». Un missionnaire qui change de poste, perd, pour ainsi dire, une année ou deux ; il doit faire connaissance avec ses nouvelles ouailles, étudier le terrain et les hommes avant de manœuvrer. Bref, le mouvement des missionnaires nous a créé bien des difficultés et occasionné une perte de temps considérable. Dieu veuille encore que les changements qui ont été faits, soient définitifs ! Il n’est pas rare, en effet, que l’évêque soit obligé d’essayer, dans les postes particulièrement difficiles, deux ou trois sujets avant de rencontrer celui qui convient.
Changement d’orientation de la politique chinoise ; changements nombreux de missionnaires chefs de district, telles sont les deux causes qui ont amené une diminution sensible dans les résultats obtenus, cette année, au Su-tchuen méridional.

« Jetons maintenant un coup d’œil rapide sur les différentes régions du vicariat et les travaux de quelques missionnaires.
« Si nous entrons dans le Su-tchuen méridional en remontant le fleuve Bleu, le premier missionnaire que nous rencontrons est M. Gourdin. Il ne réside à Ho-kiang-hien que depuis un an. Le pays est presque entièrement païen. Notre cher doyen, en arrivant là, ne trouva que 15 chrétiens. Il en a 46 maintenant ; c’est donc 31 baptêmes qu’il a administrés.
« Il y a trois ou quatre ans, dit-il, le nombre des adorateurs s’élevait à 400. La plupart sont « retournés en arrière. Quelques-uns, il est vrai, semblent vouloir revenir. Je ne puis que les « encourager, mais sans trop compter sur leur persévérance. Les nouveaux catéchumènes, au « contraire, sont sérieux. J’aurais pu en baptiser un plus grand nombre, mais, dans un pays où « il n’y a pas d’anciens chrétiens pour les encadrer, j’ai cru devoir les éprouver plus « longtemps. Ils peuvent déjà réciter les prières en commun et possèdent leur catéchisme aussi « bien, sinon mieux, que beaucoup d’anciens chrétiens.
« Naturellement, le démon n’est pas satisfait de voir la foi s’implanter là où il régnait en « maître absolu. Je ne suis ici que depuis un an, et je pourrais déjà écrire un volume en « racontant les tracasseries qu’il m’a suscitées. Le sous-préfet, très poli à mon égard, dans le « principe, se montre aujourd’hui, hostile aux catholiques. Il va même jusqu’à proférer des « insultes contre notre religion en plein tribunal. Toutes ses sympathies sont pour les « protestants et il commet de véritables dénis de justice envers nos néophytes. Vous le voyez, « la situation n’est pas brillante. Je me fais vieux ; mes forces diminuent de jour en jour. Il est « probable que je mourrai sur la brèche, et que je devrai laisser à d’autres, plus jeunes, le soin « de l’élargir. »
« Tomber vaillamment sur la brèche ! quelle plus belle fin peut rêver un missionnaire ? Notre cher doyen, malgré ses soixante-neuf ans, est toujours infatigable : il travaille à la propagation de la foi par la parole et par la plume. Il a profité des vacances de l’été pour venir à Soui-fou surveiller l’impression d’un nouveau livre de doctrine à l’usage des chrétiens. Nous l’avons vu avec édification, pendant les mois de juillet et août, s’appliquer sans relâche à la correction des épreuves, tandis que nous, nous en avions assez de supporter le poids de la chaleur qui, cette année, a été accablante. Dieu lui conserve longtemps sa verte vieillesse !
« Après M. Gourdin, en remontant le fleuve Bleu jusqu’à Lou-tcheou, nous y trouvons M. Moreau, transféré du district de Fou-chouen, trop étendu et trop fatigant pour lui.
« A La-ky, au-dessus de Lou-tcheou, M. Raison se repose de ses travaux d’architecte du vicariat, interrompus à cause de notre manque de ressources et de l’incertitude de l’avenir, en cultivant un champ assez stérile, mais qui a donné néanmoins, grâce à l’activité de notre confrère, une gerbe de 32 baptêmes d’adultes.
« Plus haut, toujours sur le fleuve Bleu, M. Breuil réside à Kiang-gan depuis trois ans. Il a mis en plein rapport un terrain qui n’était pas très fertile, tant s’en faut. L’an dernier, le missionnaire baptisait 75 adultes : cette année, il en a baptisé 86.
« En face de MM. Breuil et Raison, mais loin du fleuve, sur la frontière du Yun-nan et du Kouy-tcheou travaillent avec ardeur MM. Chinchole et Pierrel. Leur champ est vaste ; le pays, coupé de hautes montagnes, est habité par une population de Miao-Tse et de Chinois qui ne sont pas la fine fleur de la province. Comme tout pays frontière, c’est le rendez-vous de ceux qui ont eu maille à partir avec la justice. Néanmoins nos deux confrères, en se donnant beaucoup de peine, apportent chacun une gerbe de 30 à 40 baptêmes d’adultes.

« Nous arrivons à Soui-fou, centre de la mission, où s’est faite, cette année encore, la plus riche moisson d’âmes. Celui qui tient le record pour le nombre des confessions, communions et baptêmes d’adultes, c’est toujours M. Moutot. Mais le cher provicaire se dépense sans compter et, ce nous semble, sans mesure. Nous avons beau le prier de se ménager un peu, rien n’y fait ; il pense toujours qu’il n’en fait pas assez. Il a régénéré 200 adultes. Quoique je l’aie déchargé de plusieurs petits postes éloignés de Soui-fou, il administre encore plus de 1.000 chrétiens, qui ne suffisent pas à l’ardeur de son zèle. En effet, si un confrère du voisinage tombe malade ou a besoin d’aide, vite M. Moutot vole à son secours. Ne s’est-il pas offert tout récemment pour faire le travail de M. Béraud, qui était tombé malade ! Or, M. Béraud ne compte pas moins de 1.000 chrétiens dans son district. A eux deux, ils ont baptisé 76 catéchumènes.
« M. Renault, troisième missionnaire en résidence à Soui-fou, a vu son travail augmenter considérablement. M. de Guébriant, appelé au Kien-tchang, ayant dû abandonner le district qu’il avait fondé dans la campagne de Soui-fou, M. Renault s’offrit à le remplacer et à prendre soin de ses néophytes, car mon cher second provicaire n’avait que des nouveaux convertis dans son district. M. Renault a baptisé tout près de 140 catéchumènes, depuis le départ de M. de Guébriant. Jeune et bon cavalier, le nouveau titulaire parcourt dans tous les sens le territoire immense soumis à sa juridiction.
« De Soui-fou à Kia-tin, la distance est de 40 lieues. M. Burnichon réside à mi-route entre ces deux préfectures. Il obtient des conversions dans les montagnes de Wa-pien, qui sont comme le rempart de la Chine du côté des Lolos, et il a baptisé 20 adultes. J’ai eu beau lui adjoindre M. Cadart qui, tout en apprenant la langue, peut lui rendre quelques services, M. Burnichon ne suffit pas à la tâche ; son district est beaucoup trop vaste.

« Avant d’aborder la partie haute qui commence à Kia-tin, faisons une excursion sur la rive gauche du fleuve Bleu : d’abord aux Salines, qu’évangélise M. Boucheré, puis à Jen-cheou, où M. Sapin obtient de beaux succès. M. Boucheré frappé par la maladie, comme je l’ai déjà dit, est encore debout, mais n’a plus la force de remuer les païens comme il faisait naguère. Je l’ai déchargé des sous-préfectures de Tsin-yen et Yun-hien, que j’ai confiées à l’un de nos prêtres chinois les plus capables. Ce dernier a bien réussi, puisqu’il a baptisé 130 païens !
« M. Sapin fait de la propagande, principalement dans les campagnes. Là il y a toujours moins de déchet que dans les villes, car la population est attachée au sol et ne flotte pas. Tous ceux que vous baptisez vous restent et vous êtes sûr de n’en perdre aucun. C’est ainsi que le troupeau de M. Sapin augmente à vu d’œil : il s’est accru d’une centaine de nouvelles brebis, depuis un an.

« Pénétrons maintenant dans la partie haute du vicariat. Les pays riches sont les plus stériles au point de vue des conversions. De fait, au Su-tchuen méridional, les districts les plus favorisés de la fortune se trouvent dans la partie haute, et sont loin d’être les plus fertiles en baptêmes d’adultes. Cependant M. Barry a obtenu une vingtaine de ces baptêmes à O-my ; M. Delolme, une dizaine à Mey-tcheou, et M. Garrel, 6 à Penchan-hien, ce qui est rare pour le pays. Je dois ajouter toutefois, que cette contrée renferme d’anciennes chrétientés qui sont nombreuses et ferventes. Pourquoi faut-il qu’elles laissent à désirer sous le rapport du prosélytisme religieux ! Les païens laissent nos anciens chrétiens bien tranquilles, et ceux-ci ne songent guère à convertir les païens.
« Nous devons aller jusqu’à Ya-tcheou pour trouver un mouvement de conversions quelque peu sensible. Là tout change d’aspect et l’on sent le voisinage du Thibet. Le pays, couvert de hautes montagnes, est plus pauvre et la population moins dense. Adieu les magnifiques plaines, arrosées par des canaux qui serpentent au milieu des rizières. On y rencontre encore, çà et là, de riches vallées, mais ce que l’on voit surtout, ce sont des montagnes nues et arides, ravinées par les torrents dévastateurs. Eh bien, les pauvres montagnards de cette région se montrent accessibles aux idées religieuses. M. Gire, qui réside à Ya-tcheou-fou, a pu en régénérer 53, et son voisin, M. Grosjean, qui ne fait guère que d’arriver à Min-chan-hien, en a baptisé une douzaine.
« A partir de Ya-tcheou, la population étant plus clairsemée, les missionnaires deviennent plus rares. On compte 10 jours de marche pour se rendre de Ya-tcheou au Kien-tchang, et 4 pour arriver dans la contrée qu’administrent MM. Gallay, Martin et Boissière. M. Gallay a vu doubler, en dix ans, la population chrétienne de son district de Fou-lin. Cette année, 128 néophytes sont venus grossir son troupeau, mais il a été obligé de le quitter tout récemment pour cause de maladie.

« Reste le Kien-tchang, dont j’ai déjà parlé. Le pays touche au Yun-nan par le sud, et n’est qu’à 7 journées de marche de Yunnansen. Il va naturellement se rattacher bien davantage au Yun-nan, quand le chemin de fer du Tonkin sera terminé. Toutes les communications avec l’Europe se feront par cette voie, de sorte que le Kien-tchang formera comme une mission séparée. M. de Guébriant a le plus grand espoir dans l’avenir de ce vaste territoire, trop négligé jusqu’ici.

« J’ai peu de choses à dire des établissements communs de la mission. Le probatorium et le séminaire marchent très bien.
« Le probatorium, placé sous la direction de M. Galibert, compte 30 à 40 élèves : c’est le plus qu’il puisse contenir. Les élèves étudient le chinois et les éléments du latin. La grosse difficulté est de leur donner une bonne prononciation latine ; un confrère seul en est capable. Ceux qui ont été formés par des prêtres indigènes, n’arrivent jamais à parler clairement, et le latin, dans leur bouche, est incompréhensible. M. Galibert a là une besogne ingrate et difficile. Ses disciples passent en moyenne trois ans au probatorium ; ils sont admis ensuite au séminaire pour y apprendre les lettres latines, la philosophie et la théologie.
« Le séminaire, dirigé par M. Scherrier, compte, en ce moment, une soixantaine d’élèves ; c’est tout ce qu’il peut contenir, lui aussi. Nous avons dû ajouter divers cours supplémentaires, de mathématiques et de sciences naturelles, afin que nos prêtres indigènes ne soient pas inférieurs à leurs compatriotes instruits.

« Nos deux communautés de Frères et de Sœurs établies à Soui-fou ne réussisent pas également bien. Tandis que l’école de français, tenue par les Frères, semble languir, les œuvres hospitalières, dont s’occupent les Sœurs, sont très prospères ; surtout le dispensaire, où afflue, chaque jour, une foule de malheureux, couverts de plaies et d’ulcères comme on n’en voit qu’en Chine.
« M. Fayolle, procureur de la mission, dirige prudemment toutes ces œuvres. Il fait, en outre, beaucoup de ministère, remplaçant, en leur absence, tantôt l’un, tantôt l’autre des trois missionnaires qui se partagent la ville de Soui-fou. Ajoutez à cela qu’il doit toujours être prêt à recevoir les confrères qui se présentent à la procure, et les voyageurs de passage, prêtres ou laïques. Ces derniers, qui deviennent de plus en plus nombreux, donnent beaucoup de tracas à M. Fayolle, car il doit les piloter dans toutes leurs démarches, se charger de leurs commissions, souvent même les héberger. Bref, l’office de procureur hospitalier n’est pas une sinécure. »


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