| Année: |
1907 |
| Pays: |
Chine |
| Mission: |
Su-tchuen méridional |
| Rédacteur: | Mgr Chatagnon |
III. — Su-tchuen méridional
Population catholique 26.000
Baptêmes d’adultes 2.317
Baptêmes d’enfants de païens 18.889
Conversions d’hérétiques 42
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Sa Grandeur Mgr Chatagnon, vicaire apostolique du Su-tchuen méridional, dans le compte rendu de cette année, donne quelques notes historiques sur l’origine et le développement de ce vicariat. « Érigé en 1860, il a commencé avec 12.000 chrétiens, comme en font foi les statistiques des premières années, conservées aux archives de la mission. Les deux premiers vicaires apostoliques portèrent 18.000 dans leurs comptes rendus, parce qu’ils espéraient recouvrer bientôt les 6.000 chrétiens cédés momentanément au Su-tchuen occidental. » Leurs vœux ne purent jamais s’accomplir. Sous l’administration de Mgr Pichon, des difficultés particulières, le manque complet des ressources nécessaires, paralysèrent le zèle des missionnaires. Ils conservèrent le terrain conquis. Mgr Lepley, prédécesseur de Mgr Chatagnon, plus heureux, vit la mission commencer son essor vers le progrès. A sa mort, les fidèles n’étaient pas moins de 16.000. Ils sont 10.000 de plus aujourd’hui.
« Comme un arbre nouvellement planté, écrit Mgr Chatagnon, ne grandit pas tout d’abord, mais commence par s’enraciner, puis émet quelques faibles rameaux, et enfin, quand il a bien pris racine, pousse des branches plus vigoureuses et se charge de fruits ; de même, notre petite mission, dont la croissance a été si lente. Puisse-t-elle se développer comme le grain de sénevé de l’Évangile, et devenir un grand arbre qui abrite tous les oiseaux du ciel, c’est-à-dire la multitude de païens convertis enfin à notre sainte religion ! »
Cet heureux résultat, l’objet des vœux de tous les missionnaires, demande pour s’accomplir la paix et la liberté, qui ont toujours été troublées dans cet immense empire de la Chine. A des intervalles presque réguliers et par trop rapprochés, la persécution, le brigandage, les massacres et l’incendie détruisent, en une semaine, le travail de dix et de vingt années d’une accalmie relative. L’émigration est souvent aussi un grand obstacle à un développement plus rapide des centres chrétiens.
Cette année, malgré l’inquiétude générale qui domine les esprits, la préoccupation des progrès matériels par un miracle de la grâce, la mission du Su-tchuen méridional enregistre de beaux résultats. Les missionnaires ont continué avec une courageuse persévérance à semer, à planter et à arroser. Dieu, pour récompenser leur foi et les encourager, a donné l’accroissement.
Ils ont baptisé 2.317 adultes, converti 47 hérétiques. Les communions de dévotion ont atteint le chiffre de 46.000 et les confessions répétées sont au nombre de 47.000.
« Le chiffre des baptêmes d’adultes, dit Mgr Chatagnon, est celui de nos meilleures années. Les missionnaires ont travaillé, la plupart, sur d’anciens adorateurs, prosélytes des années précédentes, qui n’étaient pas encore parvenus au baptême, mais le nombre en diminue. Ceux qui restent ne sont pas les plus fervents. Le missionnaire fait comme le cultivateur, qui, ne pouvant cueillir d’un seul coup toute la récolte, choisit d’abord ce qu’il y a de meilleur et, plus tard, s’il en a le temps, ramasse les restes.
« La quantité considérable d’étudiants qui fréquentent nos écoles et nos catéchuménats, 4.600 personnes des deux sexes, nous donne cependant quelque espoir pour l’an prochain. Mais les obstacles que je signalais dans le dernier exercice n’ont pas disparu. L’hostilité des mandarins, qui finit toujours par entraîner celle du peuple, augmente d’une manière sensible. Les difficultés, créées par la politique ou suscitées par la malice du démon, paralysent souvent nos efforts. Il faut y ajouter les infirmités, les maladies des missionnaires, qui les arrêtent dans leur zèle et leur rendent le ministère difficile, sinon impossible.
«M. Beraud est mort à l’entrée de l’hiver dernier. MM. Moreau et Le Roux, qui avaient été obligés de descendre à Shanghaï, pour subir des opérations douloureuses, sont, il est vrai, revenus heureusement guéris, mais MM. Raison et Gallay ont dû rentrer en France, pour rétablir leur santé épuisée par le climat et les travaux apostoliques. J’en passe plusieurs sous silence, qui, malgré un état de fatigue sérieuse, sont restés au poste, mais très affaiblis et incapables de répondre à tous les besoins de leur charge.
« Le nombre des baptêmes d’enfants de païens, à l’article de la mort, autrefois si élevé dans notre mission, a fléchi depuis plusieurs années et ne se relève pas. La cause en est aux calomnies accumulées contre cette œuvre, pourtant si belle et si intéressante.
« Le nouveau décret de notre Saint-Père le Pape sur la communion fréquente a donné une impulsion évidente à la fréquentation des sacrements. J’ai la consolation d’enregistrer 5.000 à 6.000 confessions et communions de plus que l’année dernière. Si ce n’était la difficulté des lieux, le nombre en serait plus considérable. Le missionnaire, ayant à visiter, deux fois l’an, 10 à 20 chrétientés ou paroisses très distantes les unes des autres, n’a que peu de temps à consacrer à chacune. L’occasion de s’approcher plus souvent des sacrements, fait donc défaut à beaucoup de nos chrétiens. Ceux des grands centres de districts, où le prêtre a sa résidence habituelle, sont plus favorisés. Mais ces grands centres sont rares dans notre mission, où les fidèles sont très dispersés. C’est pourquoi, sur 26.000 chrétiens, nous en avons tous les ans un si grand nombre qui ne reçoivent pas les sacrements, sans aucune faute de leur part. Perdus au milieu des païens, à des distances considérables les uns des autres, ils ne sont pas prévenus à temps du passage du missionnaire, et ils sont absents au moment de sa visite. »
Mgr Chatagnon, deux années de suite, a exposé en détail dans son compte rendu, la situation de chaque district de son vicariat. Dans cet exercice, Sa Grandeur fixe nos regards sur les faits les plus saillants, sur les événements les plus extraordinaires, sur les missionnaires qui ont été plus heureux dans leur ministère et tout spécialement bénis par la divine Providence.
C’est d’abord le vénérable M. Moutot, provicaire, qui n’épargne ni son temps, ni sa peine, tout en faisant remarquer que les jours sont mauvais et qu’il devient de plus en plus difficile de convertir les païens. Il partage l’administration de Sui-fou avec MM. Galibert et Renault. Ces deux confrères ont travaillé avec succès dans le territoire de la capitale. « Non seulement ils réussissent à conserver les nombreux néophytes enrôlés par leurs prédécesseurs, mais encore ils en augmentent le nombre et leur donnent une bonne formation. Mais il ne suffit pas de les confier, pour arriver à un résultat satisfaisant, à des catéchistes ni à des maîtres d’école. Le missionnaire doit les visiter souvent pour stimuler le zèle soit des maîtres, soit des élèves, et, quand on a un district de 20 à 30 lieues d’étendue, comme M. Renault, c’est un rude travail qui s’impose.
« Notre séminaire du Saint-Rosaire, situé sur la rive gauche du fleuve, à 5 lieues de Sui-fou, était resté jusque-là presque isolé au milieu des païens. M. Galibert a entamé cette population de cultivateurs plus indifférents qu’hostiles. Il a réuni une centaine de néophytes auprès du séminaire, et a ouvert dans le marché voisin un catéchuménat florissant, où une vingtaine de chefs de famille étudient la doctrine avec un remarquable entrain. « Malheureusement, dit-il, il n’y a presque plus que ce coin où le mouvement de conversions « soit encore sensible. »
« Le district de M. Breuil, divisé depuis un an, continue à donner de nombreuses recrues. (M. Doussine en a partagé les consolants succès avec le territoire.) Il a baptisé beaucoup de catéchumènes et a vu mourir en prédestinée, une bonne vieille chrétienne, qui avait prédit le jour où elle quitterait ce monde. Une après-midi, vers le soir, elle fit appeler les chrétiens : « Récitez-moi, leur dit-elle, les prières des agonisants, mais lentement afin que je puisse les « suivre. Je ne vous fatiguerai pas longtemps. La sainte Vierge est déjà venue me chercher. » Cette sainte personne expira, en effet, avec les dernières lueurs du jour.
« Un de nos prêtres chinois, le P. Pierre Ly, qui a pris la charge de la moitié du district de M. Boucheré, devenu invalide, m’envoie une gerbe de 110 baptêmes d’adultes. Il se plaint fort de l’hostilité de son mandarin, le sous-préfet de Yun-hien. « Les païens, moins patients « que nous, l’ont maltraité dernièrement à l’occasion de la sécheresse, qui a sévi au « printemps, sur différents points de son territoire. Il avait, comme tous les mandarins, prescrit « une abstinence rigoureuse, pour obtenir la cessation du fléau. La pluie ne venant pas, le « peuple, comme toujours, murmurait contre l’autorité. lJn jour, une troupe de vieilles femmes « s’en vinrent faire une démonstration en plein tribunal. De là, elles se répandirent dans tout « le prétoire et même jusque dans les cuisines, où elles trouvèrent, ô scandale !.. les marmites « remplies de viandes... Le mandarin n’observait pas l’abstinence qu’il avait prescrite. C’était « évidemment la cause de l’insuccès des prières et de la persistance de la sécheresse. Les « vieilles, mises en fureur, saccagèrent tout dans la maison et abreuvèrent le mandarin « d’outrages. Puisse-t-il aller cacher sa honte ailleurs ! »
« A Yen-cheou, sous-préfecture voisine de Yun-hien, M. Sapin continue à développer tout son zèle, et Dieu le récompense largement. Notre confrère a régénéré 150 catéchumènes. Son district, qui demande trois jours pour le traverser, renferme 1.500 chrétiens, disséminés en 25 stations, visitées deux fois l’an. Je ne sais comment il peut y suffire, d’autant moins que les districts de nouveaux chrétiens, comme le sien, sont difficiles à administrer à cause des querelles incessantes, suscitées par les païens à nos néophytes, qu’ils ne voient jamais sans dépit abandonner la religion des ancêtres. M. Sapin a, de plus, affaire aux protestants fortement établis dans le district, et peut-être encore plus agressifs que les païens eux-mêmes.
« Voici un exemple, pris entre mille, des querelles soulevées contre nos néophytes. C’est M. Delolme, voisin de M. Sapin, qui me le fournit : Une famille composée d’une veuve et de quatre enfants, se convertit. Quelque temps après, la veuve vient à mourir. Aussitôt les parents païens chassent les enfants de la maison, sous le prétexte qu’ayant renoncé au culte des ancêtres en se faisant chrétiens, ils ne peuvent pas hériter. M. Delolme espère arranger l’affaire à l’amiable, mais il faudra discuter longtemps. Heureux encore s’il n’est pas obligé de plaider ! »
M. de Guébriant s’est dévoué tout entier à l’évangélisation du Kien-tchang. Ses travaux ont reçu la bénédiction du ciel. Il a remporté des premiers succès très encourageants pour l’avenir. Il a conféré le baptême à 200 catéchumènes. Sa pieuse ambition n’est pas satisfaite. Elle est arrêtée dans son essor par l’hostilité des mandarins, qui le surveillent de près et usent de toutes les ressources de la force et de la ruse, pour entraver son action et sa marche en avant. Il doit compter avec eux, se tenir sur une constante réserve et procéder avec la plus grande prudence dans la propagande de la doctrine chrétienne. Que Dieu le soutienne dans cette lutte et le protège contre les assauts de l’enfer ! Puisse-t-il, l’an prochain, doubler le chiffre de ses nouveaux chrétiens !
M. de Guébriant a profité de l’arrivée de la mission du capitaine d’Ollone, pour faire un voyage d’exploration chez les Lolos, tribus indépendantes, qui forment une véritable enclave dans l’empire chinois, et que la mission du Su-tchuen n’a pas encore pu entamer de son côté. Le missionnaire donne le récit de cette expédition.
« Une occasion, dit-il, que je n’ai pas voulu laisser passer sans en profiter, m’a été offerte « par l’arrivée de la mission d’Ollone, à Lin-yuen-fou, dans les premiers jours de mai. Le « capitaine d’Ollone tenait absolument à visiter le Leang-chan, ce curieux îlot de population « aborigène, pratiquement indépendante, qui a réussi à se maintenir au beau milieu des pays « chinois. La traversée en a jusqu’ici passé pour impossible. Quiconque a séjourné au Kien-« tchang sait néanmoins qu’elle est faisable à de certaines conditions ; celles-là mêmes « auxquelles se soumettent les Chinois, qui vont acheter aux Lolos les produits de leur pays et « leur vendre ceux qui leur manquent. L’essentiel est de se procurer un bon interprète lolo-« chinois et un répondant sûr dans chacune des tribus dont on traverse le territoire. Désirant « moi-même connaître, un jour ou l’autre, cette contrée mystérieuse, qui, en somme, fait « partie de notre mission, et plus spécialement de Kien-tchang et de mon propre district lui-« même, j’ai mis à la disposition de la mission d’Ollone les renseignements et les relations « dont je disposais, et, Dieu aidant, tout a parfaitement réussi. Le Leang-chan vient d’être « traversé de part en part, pour la première fois, par deux officiers et un missionnaire français.
« Pendant les quinze jours que nous avons passés au milieu d’eux, les sauvages nous ont « réellement fort bien traités. Leur réserve, parfois un peu défiante, s’expliquait trop « facilement par les faux bruits répandus sur notre compte, dans l’intention de nous nuire. « Mais, le plus souvent, une tendance marquée à la sympathie l’emportait, et, sans qu’il eût « été fait la moindre allusion à mon caractère religieux, j’ai vu, au cœur même du pays, l’un « des principaux chefs m’amener son enfant, me priant de le bénir et de lui donner mon nom, « d’autres annoncer l’intention de venir à Lin-yuen-fou, ma résidence, embrasser la religion, « d’autres aller plus loin encore, et me demander de les regarder d’ores et déjà comme « chrétiens.
« Chose étrange, la domination chinoise, qui paraît avoir été assez bien installée sur le « Leang-chan presque entier, est en train d’y disparaître, ou plutôt y a déjà disparu. A Kiao-« kio, le point le plus central, il y avait encore, l’an passé, une pagode chinoise et un « yamen,où un petit mandarin militaire faisait de loin en loin, non sans s’être entendu « auparavant avec les chefs lolos, de courtes apparitions. Tout a été rasé au cours de « l’automne dernier. Il ne reste plus à Kiao-kio, à Tchou-he et dans une dizaine d’autres « localités différentes, que 100 à 200 familles chinoises, volontairement préservées et gardées « par les Lobs eux-mêmes, pour se procurer certaines denrées de première nécessité, e telles « que le sel et la toile.
« Ces Chinois, abandonnés des mandarins et entièrement à la merci des Lolos, voient de « très bon œil le missionnaire percer la barrière infranchissable, qui les isole du reste du « monde. Ou je me trompe beaucoup, ou ils favoriseraient de tout leur pouvoir son installation « parmi eux, par exemple à Kiao-kio, où à Tchou-he. C’est peut-être par eux qu’un « missionnaire pourrait mettre en train l’évangélisation du pays. Les Chinois serviraient de « prétexte et bientôt, j’en suis persuadé, les Lolos finiraient par faire des avances. Il faudrait « alors se mettre entre leurs mains et à leur discrétion. C’est ainsi, je pense, qu’il serait « possible de gagner leur confiance et de prendre influence sur leurs âmes.
« C’est l’impression qui m’est restée de ce voyage intéressant, mais difficile, au cours « duquel mon cœur s’est si souvent serré à constater l’abandon de tant d’âmes. Je donnais « autrefois, comme chiffre présumé de la population du Leang-chan, 200.000 ou 300.000 « âmes. C’est un minimum ; car, si la périphérie est moins peuplée, parfois déserte, le centre « de la Lolotie est, au contraire, comparable aux plus beaux pays des environs de Sui-fou. »
En terminant le récit adressé à son évêque, le pieux et ardent missionnaire s’offre lui-même pour se dévouer au salut de ce peuple abandonné, et qui lui apparaît si digne d’intérêt. « Que Dieu inspire à Votre Grandeur, dit-il, les moyens de préparer aussi à ces pauvres sauvages une entrée dans le royaume des cieux. Si ma bonne volonté vous paraît utile, je vous l’offre en toute simplicité et sincérité. »
Mgr Chatagnon ajoute les remarques suivantes sur le voyage de son zélé et hardi provicaire. « La plus grosse difficulté jusqu’ici, pour atteindre ces peuplades sauvages, vient du gouvernement chinois. qui les enserre de tous les côtés. Les mandarins font opposition à tous les Européens, qui veulent pénétrer dans ces montagnes, sous prétexte qu’il y a trop de dangers à courir chez les barbares habitants de la contrée. MM. d’Ollone et de Guébriant ont réussi, peut-être un peu par surprise. Une autre expédition pourrait être plus difficile. Les mandarins peuvent faire assassiner par des Chinois déguisés en Lolos, les trop hardis voyageurs, et rejeter ensuite le crime sur les sauvages. Cependant le voyage de MM. d’Ollone et de Guébriant, qui est un événement pour le pays, prouve que la barrière n’est pas infranchissable et qu’elle finira par tomber. »
L’exposé de la situation des établissements communs termine le compte rendu du Su-tchuen méridional. « Ils sont, dit Mgr Chatagnon, dans le même état que l’an dernier, c’est-à-dire dans d’excellentes conditions. Nos élèves du grand et du petit séminaire dépassent la centaine et promettent pour l’avenir des collaborateurs sérieux. Néanmoins, que Dieu conserve le séminaire de Paris, car, sans les missionnaires européens, le clergé indigène serait par trop insuffisant. Aussi, combien je remercie ce cher séminaire pour le renfort de nouveaux missionnaires envoyés ces deux dernières années. Que Dieu le mette à même de nous continuer ce secours les années suivantes !
« Notre école de français, tenue par les Frères, s’est transformée. Le Chinois ne voulant pas apprendre les langues étrangères, au moins à Sui-fou, où elles servent peu, il a fallu enseigner les sciences européennes en langue chinoise. Or, les Frères n’étaient pas encore assez versés dans la connaissance de cette langue difficile, pour prendre cette œuvre en main. Ils se sont retirés. Deux missionnaires les ont remplacés. Ce sont MM. Piard ci Renault. Le premier professe le cours moyen. Il est secondé par un lettré chinois, ancien élève de l’école, qui est à la fois directeur de l’école et professeur du cours supérieur. C’est une grande surcharge pour lui. Il administre en effet un immense district, qui suffirait simplement à épuiser les forces d’un homme. Néanmoins, il s’est dévoué généreusement à cette besogne ingrate mais utile, et, avec l’aide d’un auxiliaire pour son district, il remplit toutes ses fonctions très honorablement.
« Les Sœurs Franciscaines continuent avec succès leur service à l’hôpital et au dispensaire, qui sont de plus en plus fréquentés. Les écoles et les œuvres hospitalières ne contribuent qu’indirectement à la propagation de la foi et au salut des âmes, mais produisent le meilleur effet, et sont indispensables dans les temps où nous vivons. »
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