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Rapport annuel des évêques

Année: 1907
Pays: Chine
Mission: Su-tchuen occidental

CHAPITRE III
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GROUPE DES MISSIONS DE L’OUEST

DE LA CHINE

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I. — Su-tchuen occidental

Population catholique 40.000
Baptêmes d’adultes 1.412
Baptêmes d’enfants de païens 18.844
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La mission du Su-tchuen occidental a été particulièrement bénie de Dieu pendant cet exercice 1906-1907. Les ouvriers apostoliques ont apporté un contingent de baptêmes d’adultes qu’ils n’avaient pas atteint depuis fort longtemps. Le caractère particulier de ce mouvement des esprits vers le catholicisme est son universalité. Tous les districts en ont éprouvé l’heureuse influence. Néanmoins, quelques-uns ont été plus favorisés par la grâce, et leurs titulaires ont eu la douce consolation de baptiser un grand nombre de catéchumènes. Dans les environs de la capitale de la province, Tchentou, les centres où ce réveil s’est manifesté avec le plus de fruits immédiats sont Yn-kia-pa, Gan-yo, Long-gan et Yang- lieou-pa.
Dans les montagnes, aux pieds desquels est située la sous-préfecture de Long-gan, il court des bruits étranges. Des faits au moins singuliers, s’ils ne sont pas surnaturels, ont mis les populations en émoi, et les ont portées à désirer s’instruire de notre sainte religion. C’est du moins ce que nous lisons dans le rapport du P. Hô, prêtre chinois, qui évangélise cette région. De toute façon, la question religieuse préoccupe tous les esprits à un degré extraordinaire. Au printemps dernier, le missionnaire en eut une preuve frappante.
Il s’était rendu à un marché, du nom de Kéta-pa, pour visiter une famille de néophytes, la seule qui fût dans le pays. Quelle ne fut pas sa surprise, quand il vit tout le monde accourir à sa rencontre et le saluer respectueusement, sans même prêter la moindre attention à un petit mandarin qui l’accompagnait. Tous, à l’envi, se déclaraient chrétiens et demandaient le baptême. Le P. Hô, adorant les voies de la divine Providence, prit les noms. Il en enregistra environ 2.000 dans cette seule localité.
Cet heureux mouvement s’est étendu dans les villages environnants. Tous comptent un grand nombre d’adorateurs, qui paraissent vraiment animés des meilleurs sentiments. L’avenir seul saura nous dire quels seront les résultats pratiques, et le nombre des âmes droites et de bonne volonté qui iront jusqu’au baptême. Dans des circonstances semblables, il serait absolument nécessaire d’avoir sous la main des maîtres d’école et des catéchistes bien formés, qui sauraient profiter de ce passage de la grâce, pour fixer tout ce monde dans la bonne voie, avant le jour des tentations trop fortes, avant que le démon n’ait eu le temps de dresser ses batteries et de soulever contre ces néophytes, encore trop faibles dans la foi, les haines des païens, leurs voisins, et les violences brutales des mandarins, qui ne désarment jamais contre tout ce qui porte le nom de chrétien.
Confiant en la divine Providence, le P. Hô s’est mis courageusement à l’œuvre, et il va commencer la construction d’une nouvelle église, au centre même de son district, assez vaste pour contenir, aux jours de fêtes, cette multitude de paysans qui désirent recevoir le baptême. Un auxiliaire précieux lui a été donné pour diriger ce mouvement, dans la personne d’un jeune prêtre, ordonné à la Trinité passée, le P. M.-J. Lieou, qui est plein de foi et d’entrain.
L’année dernière, nous avons noté un mouvement de conversions, également très sérieux dans les régions de Kouang-gan. Il continue. La moisson y est commencée. Les baptêmes y sont nombreux. Les espérances pour l’avenir sont bien consolantes. Malheureusement, le missionnaire, M. Combe, est tombé gravement malade. Attaché de tout cœur à ses néophytes, se croyant un peu nécessaire au milieu d’eux, il n’a pas voulu quitter son poste pour prendre un repos qui serait absolument urgent, et remettre sa santé compromise par le travail. Il a reçu un vicaire qui le soulagera en faisant la plus grande partie possible de la besogne qui s’impose d’elle-même chaque jour.
Dans son rapport 1905-1906, Sa Grandeur Mgr Dunand, vicaire apostolique du Su-tchuen, a parlé longuement de la sous-préfecture de Yen-tin. Jusqu’à ces dernières années, le nom chrétien y était parfaitement inconnu. Or, subitement, dans les marchés, à la campagne, partout, nous voyons des hommes se tourner vers le christianisme. Il y a deux ans, il y eut, comme cela arrive infailliblement en pareille circonstance, des procès entre ces nouveaux convertis et les païens, qui ont cherché tous les moyens possibles pour les tracasser. Le mandarin, hostile, mais d’ailleurs intelligent, entendit les raisons du droit et de la justice et donna satisfaction aux réclamations des néophytes. Il afficha même un édit qui leur était favorable. Ce fut l’occasion de nouvelles conversions, et par conséquent de nouveaux procès. Cette fois, les païens, allant aux extrêmes, effrayèrent les catéchumènes. Les écoles de la mission furent moins fréquentées, et un certain nombre de néophytes roués de coups. Un païen, globulé influent, ayant eu le courage de louer sa maison au missionnaire, pour en faire une salle scolaire, fut arrêté, battu et jeté en prison.
Afin de pallier le vrai motif de ces persécutions, la haine du christianisme, les païens remirent au jour, contre les pauvres gens qui étudiaient notre religion, toutes les pécadilles anciennes de plusieurs années, douteuses ou périmées.
Aujourd’hui, grâce à l’énergique intervention de M. le consul de France, il règne une certaine accalmie dans la région. Les prisonniers ont été relâchés. Le mandarin même a reçu son changement. Avec de la patience et du temps, les anciennes positions seront reconquises ; et il y a tout lieu d’espérer que les pauvres malheureux, qui ont déjà souffert pour Jésus-Christ, se fortifieront dans la foi et seront la joie et la couronne du missionnaire.
Mgr Dunand est préoccupé actuellement par les affaires de Song-pan, petite ville située dans le nord-ouest de la province, et poste stratégique d’une certaine importance. Jusqu’aux bagarres de 1895, il avait été impossible d’y établir quelque chose. La persécution a ouvert les portes de cette cité à l’Évangile. Un oratoire même y a été bâti avec une résidence pour le missionnaire chargé de ce district. Il y habite ordinairement. Quatre autres résidences ont été établies dans les environs.
Le ministère offre néanmoins encore bien des difficultés parmi les habitants de ces lieux un peu sauvages. Ils sont très mécontents de l’augmentation des impôts, prélevés pour des chemins de fer, des écoles militaires, des casernes, etc., etc. Ils accusent hautement les étrangers d’être la cause de ces surchages et les fauteurs de ces prétendus progrès, qui les ruinent et dont ils ne veulent à aucun prix. Ils prétendent aussi que les chrétiens favorisent l’entrée des étrangers dans leurs montagnes. C’est évidemment faux. Mais, ne pouvant s’en prendre directement aux Occidentaux, sans un certain danger, ils déversent leur colère sur les chrétiens, croyant que les exterminer jusqu’au dernier serait, par le fait même, fermer le pays aux étrangers de toutes les nations, cause de leurs malheurs.
De fait, au mois dernier, ils ont attiré quelques néophytes dans un guet-apens, sous prétexte de leur solder une dette, et ils en ont massacré six, avec quelques païens de leurs amis, qui les accompagnaient. Cet assassinat eut lieu dans un marché, à 60 lis au-dessous de Song-pan. Les mandarins, contents de ce coup d’audace, si même ils n’en ont pas été les instigateurs ou complices, ont cependant mis une garde pour défendre M. Dury et sa résidence de Song-pan. En vérité, le missionnaire ne fut pas inquiété.
Le général de brigade, chargé de maintenir l’ordre dans le pays, est accusé de n’avoir pas fait son devoir dans cette circonstance. Le vice-roi a mandé le sous-préfet à la capitale. Le procès s’instruit. Mais l’affaire menace de traîner en longueur. Il y a grandement lieu de craindre que, justice ne soit pas rendue. Les mandarins chinois sont mis au courant des événements de France, par les journaux. Aussi prêtent-ils peu d’attention aux réclamations qui viennent de la part des missionnaires. Le silence, l’inertie sont leurs armes favorites contre eux. Ils leur prêchent la patience.
Si on en juge par la mentalité des habitants de Song-pan, on ne peut espérer de grands succès auprès d’eux dans les circonstances actuelles. La plupart sont des soldats chinois, réfugiés dans ces hauts plateaux et en rupture de ban dans leur pays natal.
Les aborigènes, des barbares aux yeux des purs Chinois, offriront moins de résistance à la grâce. Ils ont cependant quelques défauts difficiles à déraciner. Ils sont inconstants, peu francs. L’intérêt du moment paraît être trop souvent le mobile déterminant de leurs actions.
Malgré tout, le missionnaire qui les évangélise compte déjà quelques adorateurs. Une école a été installée au milieu d’eux. Ils ont des inclinations religieuses. Presque chaque famille a un de ses membres lama, chargé de la prière et du culte. Ces lamas seront l’obstacle le plus sérieux à la conversion de cette population nomade, en grande partie composée de pasteurs.
Les chiffres de l’administration démontrent une vie chrétienne intense, si on tient compte des difficultés spéciales, qui résultent des distances à parcourir dans cette immense province, pour atteindre tous les chrétiens. Il y a eu 28.474confessions annuelles, 22.696 répétées. Les communions pascales s’élèvent à 19.421, et les communions de dévotion, à 21.972.
Les adorateurs, qui ont rejeté leurs superstitions et demandent à s’instruire avec les catéchumènes, sont au nombre de 8.672.
L’œuvre de l’évangélisation se développe d’une manière consolante, de tous les côtés. Mais le ministère est rendu très pénible par les voyages longs et fatigants qu’il faut entreprendre pour faire l’administration des différents postes. Aussi, les missionnaires s’épuisent vite. Un quart d’entre eux sont actuellement dans un demi-repos forcé. Sans être usés, ils n’ont plus les forces nécessaires pour un travail suivi. Trois ou quatre sont hors de service. Deux autres sont allés recevoir la couronne que Dieu a promise aux ouvriers apostoliques : M. Têtu en janvier et M. Gaillard en avril.
La mort de ces deux confrères fait un grand vide dans la mission.
« M. Têtu, écrit Mgr Dunand, depuis plus de douze ans occupait un des premiers districts du vicariat, celui de Tsong-kin-tchéou, où fut rédigé le fameux synode du Su-tchuen, par Mgr Dufresse. Doué d’une santé délicate, M. Têtu fut un ouvrier infatigable, durant sa carrière de trente années d’apostolat. La veille de sa mort, il entendait encore des chrétiens en confession. Il mourut épuisé par des vomissements continuels, qui ne lui laissaient aucun répit durant les derniers mois de sa vie. Le docteur français, consulté, donna quelques remèdes pour la forme, convaincu que la maladie ne pouvait être enrayée et que le cher Père était arrivé à la fin de sa carrière.
« Après avoir perdu un vétéran, la mission dut encore se résigner au sacrifice d’une jeune recrue. M. Gaillard, atteint de pulmonie, succomba en avril dernier. Durant un an, grâce aux soins du docteur et au dévouement des Franciscaines, chargées de l’hôpital, on put prolonger sa vie, et même parfois nous crûmes au rétablissement de sa santé. Nous nous trompâmes, hélas !
« A part sa mauvaise poitrine, ce cher M. Gaillard avait tout ce qu’il faut pour devenir un excellent missionnaire : jugement sûr, zèle ardent et surtout bon esprit et parfait confrère. Dieu a ses vues. Nous n’avons qu’à nous soumettre en silence. »
Monseigneur donne ensuite un aperçu général sur l’importance de la ville de Tchen-tou, capitale de la province, sur la puissance du vice-roi, les établissements des protestants, leurs ressources comparées à celles des catholiques, les dispositions des mandarins et des lettrés, le développement de la civilisation et des écoles en Chine, l’action catholique sur ce peuple en marche.
« Tchen-tou, dit Sa Grandeur, est, pour le Su-tchuen, ce qu’est Paris pour la France. Il donne le ton. Tout provincial qui se respecte doit s’y conformer. Les mandarins en fonction, ou en expectative, y abondent. Les fonctionnaires en activité de service dans cette immense province ont ici un homme chargé de les tenir régulièrement au courant des nouvelles de la capitale. Les aspirants aux dignités, étant trop nombreux pour les postes à occuper, se surveillent les uns les autres, dans l’espoir de supplanter les imprudents.
« Le point central est le palais du vice-roi. Cette Excellence est plus puissante et plus indépendante, en pratique, que n’importe quel prince européen. Le vice-roi règle tout, et fixe même le jour où l’on doit changer le costume officiel, au renouvellement de chaque saison.
« Les protestants de toutes confessions ont des établissements dans la capitale. Ils font tout leur possible pour les développer et accroître leur influence. Ces messieurs disposent de fonds considérables. Un Américain, leur coreligionnaire, le fameux Rokfeller, si nous en croyons un journal de Shanghaï, vient de donner aux missions protestantes de Chine 50 millions de dollars en or. (Ce n’est peut-être qu’un canard américain.)
« Depuis cette année, la France, l’Angleterre et l’Allemagne sont représentées ici par des consuls généraux. Jusqu’à présent, malgré tout, la France et la religion catholique tiennent le premier rang. En sera-t-il ainsi longtemps ? L’avenir nous le dira.
« Nos deux séminaires, grand et petit, sont dans une situation normale et consolante. Les élèves font de sérieux efforts pour se rendre dignes de leur vocation, en acquérant la science et la vertu nécessaires au prêtre.
« Le petit séminaire a été complètement rebâti. Après sept années de travaux, il se trouve enfin achevé. C’est une construction en briques cuites, relativement vaste et bien aérée. Assise sur le bord d’un torrent, dans un climat tempéré, elle remplit toutes les conditions désirables pour une institution de ce genre. Elle a des cellules pour loger plus de cent élèves.
« Il nous reste actuellement à rebâtir aussi notre grand séminaire, qui menace ruine et ne suffit plus pour notre personnel actuel. Vu la disposition du terrain, ce sera un travail long et difficile.
« Ces établissements nous coûtent cher et demandent de grands sacrifices. Ils ne sont pas sans résultats. Nous avons ordonné trois nouveaux prêtres à la Trinité. C’est un secours bien appréciable pour les besoins présents du vicariat.
« Nos deux hôpitaux ont de la vogue. Chaque jour nous devons refuser des malades, même ceux qui sont envoyés par le vice-roi ou les grands mandarins. Je ne sache pas que les établissements ouverts par les protestants soient dans la même nécessité.
« A Tchen-tou, les lettrés et les fonctionnaires connaissent nos livres et peuvent parler religion. Ils savent bien distinguer entre catholiques et protestants, et nous donnent la préférence. Pratiquement, la religion les préoccupe assez peu. Ils ne visent qu’à satisfaire leur ambition ou quelque autre vice caché. Du reste, l’exemple funeste de la plupart des Occidentaux, qui se rendent en Orient, est là pour faire croire que la religion est bonne pour le pauvre peuple, mais non pour les globulés et les magistrats.
« Pour comble de malheur, les journaux abondent aujourd’hui. On connaît les affaires de France, et certains mandarins voudraient imiter certains de nos ministres. « Voilà, disent-ils, « ces Français qui protègent chez nous ce qu’ils pourchassent chez eux. »
« Notre école des Frères a végété cette année. Un décret de Pékin défend de donner des emplois aux jeunes gens qui ne sortiraient pas des écoles érigées par le gouvernement. De ce fait, notre établissement de Tchen-tou a perdu un bon nombre de ses élèves, qui durent se faire inscrire à celui du vice-roi. Il faut espérer que ce décret sera rapporté, ou tombera en désuétude.
« La Chine offre aujourd’hui un singulier spectacle. Elle s’agite. Elle se trouve à un tournant de son histoire, dont personne ne peut prévoir le résultat. Le mot « progrès » est à l’ordre du jour. Il passe de bouche en bouche, sans que personne n’en connaisse trop le sens. Partout on ouvre des écoles : la capitale en compte quelques dizaines, et les forums les plus éloignés doivent se payer le luxe d’un palais scolaire. Le but principal du gouvernement est de former, dans ces écoles, des hommes qui soient capables un jour de purger la Chine des étrangers, qui tendent trop à l’exploiter.
« Les idées de l’Occident s’infiltrent dans ce peuple. Le culte de Confucius perd chaque jour de son prestige. Le gouvernement, les mandarins vieux style, s’en aperçoivent et se lamentent. Tous leurs efforts tendent à retenir les yeux des étudiants et des lettrés tournés vers le Sage de la Chine. Mais ils perdent leur peine et leur temps. Le mouvement est donné vers des idées nouvelles. Le Chinois est entraîné dans le courant. Tous les systèmes religieux ou philosophiques ressassés et démodés en Europe, s’étalent dans les journaux des Célestes, dans leurs revues et les moindres brochures.
« Il faut rendre ce témoignage au Chinois : il est logique. Aussi il se fera catholique, ou il deviendra athée et matérialiste. Le protestantisme ne convient point à sa mentalité, comme religion sans chef, ni autorité, et ne disant rien aux sens. Ici, on se fait protestant, comme on donne son nom à un syndicat, pour gagner un procès, ou se prémunir contre des vexations de la part des mandarins et de leurs satellites. Nos protestants croient ce qu’ils veulent, ou plutôt ne croient à rien. Ils font ce qui leur plaît. L’essentiel pour eux est d’échapper à la vindicte des lois. Ils assistent parfois au prêche, se procurent quelques livres de religion, qu’ils lisent peu ou point. Avec ce bagage religieux, on passe pour un fervent prosélyte.
« Reste pour ce peuple intelligent, mais endormi, comme hélas ! beaucoup d’autres, qui ne sont pas chinois, le « catholicisme ». Ceux qui lisent nos livres, et ils sont nombreux, s’écrient en admirant notre religion : Video meliora proboque, sed deteriora sequor. Plaise à Dieu d’avoir pitié de ce peuple et de lui accorder des grâces spéciales, qui soient assez puissantes pour le convertir et l’amener dans le sein de l’Église ! En attendant cette heure de la Providence, le pusillus grex des missionnaires continuera à glaner quelques épis, persuadé que Dieu tiendra compte non pas de ses succès, mais de sa bonne volonté. »



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