| Année: |
1908 |
| Pays: |
Chine |
| Mission: |
Kouang-tong |
| Rédacteur: | Mgr Mérel |
II. – Kouang-tong
Population catholique 58.917
Baptêmes d’adultes 2.214
Baptêmes d’enfants de païens 9.586
Conversions d’hérétiques 13
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Mgr Mérel, préfet apostolique du Kouang-tong, donne l’aperçu général suivant sur sa mission, avant d’entrer dans les détails de l’administration des districts.
« Durant l’année qui vient de s’écouler, les chrétiens ont joui, en général, d’une plus grande tranquillité. Quelques rares districts ont été éprouvés, mais le calme peu à peu s’y est rétabli, grâce à l’énergie des autorités, et à l’esprit nouveau et libéral qui souffle dans notre province. Les populations sont moins hostiles à l’étranger, depuis que l’instruction et l’éducation européennes pénètrent partout. Le missionnaire est considéré comme un agent utile de la civilisation ; on le réclame comme pédagogue, sinon comme prédicateur et souvent, grâce à ses connaissances littéraires et scientifiques, il peut faire passer dans l’esprit des païens les vérités du salut.
« Par le moyen des écoles, et en particulier de notre collège du Sacré-Cœur à Canton, nous augmentons la bonne influence, et favorisons les tendances anti-idolâtriques des jeunes générations qui affectent un dédain marqué pour les divinités multiples, et même discutent la valeur morale de leur Confucius. On fête toujours ce vieux saint, mais on l’a ramené au rang d’un simple philosophe, dont les livres seront fatalement dépréciés.
« Confiants dans la grâce de Dieu, nos confrères ont glané, comme jadis, de multiples épis dans la gentilité. Ils ont pu offrir cette année au divin Cœur de Jésus une moisson de 2.214 baptêmes d’adultes, de 9.586 baptêmes d’enfants de païens in articulo mortis, de 1.597 baptêmes d’enfants de chrétiens, de 117.202 confessions, de 113.687 communions. Il y a donc, sur l’exercice précédent, une légère augmentation dans le nombre des baptêmes d’adultes. Si elle est un encouragement, elle ne peut satisfaire des cœurs apostoliques. Parmi les glaneurs les plus méritants, je signale deux prêtres chinois qui ont, à eux seuls, baptisé plus de 200 païens.
« Nos confrères se sont appliqués à cultiver les vertus chrétiennes dans l’âme de leurs néophytes, comme l’indique le nombre croissant des confessions et communions. Empressés de suivre les enseignements du Saint-Père, ils ont amené leurs chrétiens à la pratique plus fréquente des sacrements, et ont essayé d’introduire même la communion quotidienne.
« A la cathédrale de Canton, les communions s’élèvent à près de 14.000 : beaucoup de chrétiens s’approchent chaque jour de la sainte Table. Nous avons plusieurs grandes chrétientés qui vont suivre ce mouvement, et l’année prochaine nous compterons encore un plus beau chiffre d’adorateurs de l’Eucharistie. Les prêtres indigènes, eux aussi, ont fait preuve d’un zèle tout sacerdotal en favorisant de tout leur pouvoir la fréquentation des sacrements. Les missionnaires vont nous dire eux-mêmes leurs joies, et nous exposer leurs travaux du passé et leurs espérances pour l’avenir.
« La préfecture de Loui-tcheou, écrit M. Zimmermann, est vraiment une mission bénie et « pleine d’espérance, comme le prouvent le chiffre de 154 baptêmes d’adultes et celui des « catéchumènes inscrits qui s’élève à 1.412. parmi ces catéchumènes, plusieurs centaines « demandent le baptême. Je viens de bâtir deux chapelles, et il me faut en ériger deux ou trois « autres dans les localités importantes où les adorateurs sont fort nombreux.
« Vu le nombre croissant des conversions, et aussi l’étendue de mon district, je serais « heureux de me voir adjoindre un jeune confrère. »
« Dans la même presqu’île du Loui-tcheou, travaille toujours M. Cellard, rivalisant de zèle avec son voisin ; M. Zimmermann. Il a obtenu 155 baptêmes d’adultes et il se promet de faire ample moisson pour la future année, parmi ses 3.000 catéchumènes, impatients, dit-il, de recevoir le baptême. Le missionnaire se plaint aussi du manque de ressources pour engager de catéchistes. mais, à sa grande satisfaction son évêque a pu lui donner un vicaire dans la personne du prêtre chinois Léong, récemment ordonné, et c’est au concours de ce collaborateur indigène, plein de zèle, qu’il attribue les progrès spirituels de son district : « Si « les chiffres des baptêmes, des confessions et des communions, écrit-il, out doublé cette « année, je dois cela au brave P. Paul Léong, dont je ne saurais trop faire l’éloge ; puisse-t-on « former un grand nombre de prêtres comme lui !.
« Le Loui-tcheou est le pays où l’on récolte dans l’allégresse ; cependant il y a dans mon « ciel deux points noirs que je ne sais comment éclaircir. D’abord, vu le nombre de mes « catéchumènes, il me faudrait beaucoup plus de catéchistes : or, il est difficile d’en trouver « de vraiment dévoués. D’autre part, la pauvreté de mes chrétiens les empêche d’envoyer « leurs enfants à l’école. C’est là pour moi une source d’inquiétude ; car si les enfants « manquent d’instruction, ils ne vaudront évidemment pas leurs parents. »
Les missionnaires, chargés des autres districts de l’ouest de la mission, n’ont pas eu la joie de voir les infidèles rentrer si nombreux dans le bercail de la sainte Église.
M. Kammerer en voit la cause dans les maux qui ont affligé les chrétientés de Ling-shan : « Le massacre des chrétiens de Ling-shan, écrit-il, le pillage de leurs maisons leur expulsion, « qui les a obligés de chercher un refuge à Pak-hoi, ont produit sur tous un effet désastreux. »
Le prêtre indigène Tcheong est allé leur porter, avec le secours de son ministère, des paroles de consolation et d’espérance. Le district de Ha-pou n’a pas été sans souffrir du voisinage de Ling-shan. M. Rossillon, qui en est chargé, travaille avec patience et persévérance, au milieu d’une population restée indifférente depuis les troubles.
M. Grandpierre, toujours titulaire de Tchok-shan, sur les frontières du Tonkin, est aidé de M. Richard qui visite avec soin les chrétientés éloignées.
Deux religieuses de Saint-Paul de Chartres ont établi à Tong-hing des œuvres de charité : dispensaires, orphelinats, dans les bâtiments construits par M. Grandpierre. Ce cher confrère écrit que les soldats chinois, venus à Tong-hing pour combattre les réformistes, ont criblé de projectiles les établissements de la mission, juste deux heures après la fuite des rebelles.
Dans la partie orientale de la province, M. Le Corre a baptisé, à Kit-yeung, 86 adultes. Les vexations dont les catéchumènes ont été victimes ont arrêté l’essor des conversions. Voici comment notre confrère raconte les faits : « Un jour de mars, dit-il, je reçus une lettre du sous-« préfet de Tchao-yong m’annonçant que l’oratoire du marché de Tsai-yong devait être fermé, « parce que les terrains sur lesquels il était bâti étaient devenus propriété de l’État. En « conséquence, il m’invitait à envoyer quelqu’un enlever les objets religieux qui s’y « trouvaient. Je répondis sur-le-champ que je dépêchais un catéchiste pour faire une enquête « et enlever les objets en question.
« Je députai, en effet, deux chrétiens, dont l’un était de l’endroit même. Celui-ci conduisit « avec lui son fils et un vieillard son voisin. A peine furent-ils entrés dans le village, qu’ils « firent tous quatre arrêtés par un lieutenant du général Ou. Ils eurent beau protester, en disant « qu’ils venaient sur mon invitation exécuter les ordres du mandarin, on ne les écouta point. « Ils furent enchaînés, conduits devant le général qui les fit écrouer dans les prisons de Tchao-« yong. Grâce à l’intervention du Consul de France à Swatow, l’un deux, chrétien de Lin-liao, « sortit de prison 15 jours après. Les autres n’eurent la liberté qu’un mois et demi plus tard. « Le général agit ainsi parce que le village de Tsai-yong était en procès avec celui de Kek-lou, « au sujet de la construction d’un marché. Ses fils et ses neveux avaient pris le parti de Kek-« lou. Ayant entendu dire que les gens de Tsai-yong avaient quelque velléité de se faire « chrétiens, il résolut, pour les en empêcher, de s’attaquer à l’unique famille de l’endroit et à « plusieurs chrétiens des environs qui passaient pour vouloir amener les païens de Tsai-yong « au catholicisme. Cet emprisonnement des chrétiens a arrêté le mouvement de conversions « dans quatre ou cinq villages. »
« M. Le Corre, sans cesse en voyage, a entendu 3.678 confessions. Pour l’enseignement des chrétiens et des catéchumènes, il emploie cinq catéchistes, dont trois femmes, et entretient onze écoles. Grâce aux bonnes dispositions des directeurs de l’orphelinat païen, il a pu faire baptiser en cet asile 326 enfants.
« La florissante chrétienté de Tchao-tchiou récompense toujours M. Roudière de ses travaux et de ses sueurs. Elle n’a guère augmenté en nombre, car, s’il a eu la joie de régénérer par la grâce du baptême 83 adultes, il a eu le regret de voir la mort ou l’émigration lui en enlever 80. La ferveur de ceux qui restent le console de ces pertes. Il a entendu 5.256 confessions et donné 4.975 communions. Sans la fatigue que lui cause la visite des chrétientés de la campagne, plus considérable aurait été le chiffre des confessions et des baptêmes d’adultes.
« M. Guillaume, le vénérable apôtre de Hing-ning, a, malgré ses soixante-quatre ans, toute l’ardeur et l’enthousiasme des jeunes. Si son front se couronne de cheveux d’argent, son âme se pare de mérites qui le rendent plus vénérable encore. Il est toujours en visite, prodiguant ses soins à 1.421 néophytes, et s’appliquant à la conversion des païens, dont 46 sont entrés dans l’Église.
« De Swatow, M. Douspis, qui remplit ses fonctions à la satisfaction de tous, écrit : « Notre-Seigneur ne m’a point ménagé les souffrances, mais non moins les « consolations. Ma chapelle et mes écoles sont en construction, et deux villages se sont « ouverts à l’évangélisation. Au village de O-ting-poué, j’ai pu terminer ma petite chapelle, « malgré toutes les tracasseries des païens. A Ting-kang, grâce à la protection de saint « Antoine, la chrétienté a été sauvée de la ruine dont la menaçaient les Chinois soi-disant « protégés des Japonais. »
« Au Pou-nen, M. Favre a baptisé 72 adultes et commencé la construction de deux grandes chapelles.
« M. Werner a pu régénérer 67 adultes : il a entendu 3.500 confessions, et il compte sur une plus belle moisson d’âmes pour l’an prochain.
« M. Becmeur écrit : « Le nombre des baptêmes d’adultes qui s’élève à 72 est moindre que « celui des dernières années. Par contre, celui des confessions et communions a progressé, et « s’élève à 6.882 pour le premier, et à 6.356 pour le second. Les quinze stations du district ont « été visitées au moins deux fois durant l’année, et partout nos chers chrétiens se sont « approchés, à chaque fois, des sacrements de Pénitence et d’Eucharistie. Le fait le plus digne « de remarque de l’année a été la forte émigration des chrétiens au Siam ou vers la presqu’île « malaise, émigration causée par la mauvaise récolte des dernières années. De Noël 1907 à « Pâques 1908, nous avons ainsi vu partir plus de 40 bons chrétiens, dont plusieurs « emmenaient toute leur famille. Des néophytes sont venus dans notre village de Péné prendre « la place des émigrants, de sorte que le nombre des chrétiens de ce village reste au même « niveau, soit 660. »
« Le missionnaire termine en nous annonçant qu’il a acheté du mandarin la colline à laquelle est adossé le village de Péné. Il veut accueillir les chrétiens qui voudront y venir habiter pour se soustraire aux vexations des païens.
« M. Rayssac fait remarquer que le district du Lok-fong compte 3.700 chrétiens et demande un quatrième missionnaire. Il rend un excellent témoignage du bon esprit de ses chrétiens et comme preuve cite le fait suivant : « Six jeunes gens de Leou-tze s’étaient laissé « entraîner au jeu durant les fêtes du premier de l’an chinois. Je leur dis que la faute ayant été « publique, la réparation devait l’être aussi. Cependant, ajoutai-je, je ne l’imposerai point ; s’y « soumettre de lui-même qui voudra. Ils s’y soumirent tous, et, le jour même de la fête, ils « firent leur pénitence à la chapelle.
« M. Étienne, qui a près de 2.000 chrétiens, a entendu 3.478 confessions et distribué 2.709 communions. Il a 11 écoles, dont deux pour les filles.
« M. Lasportes a été heureux de constater, lui aussi, que ses 2.000 chrétiens se sont approchés plus fréquemment des sacrements, et que le chiffre des confessions atteint 3.223, celui des communions 2.480.
« Pour le district de Fong-shun, l’année 1907-1908 a été une année de bénédictions. M. Constancis, qui l’administre avec tant de zèle, est tout à la joie. Le grand marché de Tong-xang, où est sa résidence et qui est resté jusqu’ici fermé à l’Évangile, lui donne plus de 100 catéchumènes. Le village de Pou-tse-tsai, qui compte 3.000 habitants, possède des catéchumènes. Dans la montagne, au milieu de hameaux entièrement païens, quatre ou cinq familles étudient la doctrine.
« Notre confrère est très occupé par la construction d’une nouvelle chapelle à Tong-kang, où 300 à 400 fidèles viendront les dimanches ordinaires. Les chrétiens, malgré leur pauvreté, ont souscrit pour l’érection de la chapelle. Notre confrère signale, pour mieux prouver la générosité de ses fidèles, l’exemple de trois d’entre eux qui ont vendu leur petit patrimoine afin de solder le montant de leur souscription. Ce qu’il devrait signaler ici, c’est le moyen employé pour communiquer à ses Hak-kas, réputés grossiers et avares, son esprit de foi et de zèle pour la gloire de la maison de Dieu.
« M. Merle, chargé avec le prêtre chinois Tchong des chrétientés de Wing-on, fait l’école établie près de sa résidence, mais il voudrait en fonder plusieurs autres afin de détourner les enfants chrétiens des nombreuses écoles érigées, un peu partout, par les ministres protestants : « Ces messieurs, dit-il, ne sont rien moins qu’une dizaine qui se partagent « l’arrondissement de Wing-on. Ils dirigent et possèdent de grandes écoles ; ils viennent de « bâtir un hôpital dans la ville de Ho-nien. » Cette dernière ville est sous la juridiction de M. Druais. Ce cher confrère réside habituellement dans la vieille chrétienté de Vou-nay et il écrit : « Je suis attaché à Vou-nay avec toute l’ardeur de mon cœur de jeune missionnaire, et « ne désespère point d’y allumer le feu de l’amour divin. J’ai le bonheur de constater comme « un regain de ferveur parmi mon petit troupeau. Il est dû à la dévotion au Sacré Cœur de « Jésus et à la fréquentation de la sainte Table, pratique dont j’ai expliqué les grands « avantages. Les écoles vont bien aussi, mais il me manque des professeurs, formés à « l’enseignement moderne, et capables de diriger une grande école, comme le désirent les « chrétiens et les païens. »
« Dans le nord de la mission, le jeune prêtre chinois Tong, enflammé du zèle apostolique, parcourt de vastes régions et baptise cette année près de 200 adultes.
« Les districts du centre voient toujours les païens animés d’une méfiance inexplicable contre l’étranger : « Un grand nombre de Chinois de Sheun-tak, écrit M. Aubazac, ont fait un « exode, soit à l’île Maurice, soit en Australie, soit à Singapore ; plusieurs même sont revenus « baptisés, mais, une fois dans leurs familles, ils sont bien exposés à reprendre leurs habitudes « païennes. De loin en loin, une femme créole vient demander à se mettre en règle avec sa « conscience ; quant aux enfants, impossible de les avoir. »
« Les hommes de son district de Ping-po sont quelque peu paresseux, mais les femmes sont très ferventes, les enfants dociles. Son petit troupeau de 300 âmes lui a donné 2.692 confessions à entendre.
« La mission de Canton a fait une perte douloureuse par la mort du voisin de district de M. Aubazac, M. Lanoue, qui est tombé subitement pendant la sainte messe, le lendemain d’une course faite pour assister un mourant. A une grande aménité de caractère, ce confrère joignait une ardeur sans bornes pour le salut des âmes. Sa mort cause bien des regrets aux chrétiens et aux missionnaires.
« Le prêtre chinois, T. Wong, doyen de la mission, administre avec zèle son district de Kom-tchok, qui compte 520 chrétiens. Cette chrétienté possède près de 50 vierges chinoises qui, vivant du travail de leurs mains en tissant la soie, ne laissent pas que de servir Dieu avec beaucoup de piété. Elles s’approchent souvent de la sainte Table. Le bon vieillard septuagénaire a entendu 3.500 confessions. Aux portes de Canton, à Shie-long, un autre prêtre indigène, le P.Tsan, en a entendu 2.762.
« A Canton même, les conversions de païens sont toujours rares ; mais, par contre, les bonnes dispositions des chrétiens sont dignes d’éloge, d’après le témoignage de M. Fourquet, curé de la cathédrale.
« Nos établissements communs ont reçu comme toujours une bonne direction. Le séminaire donne de grandes consolations, et la piété de ses lévites est un gage pour l’avenir de la religion en ce pays.
« Le collège du Sacré-Cœur compte près de 240 élèves. Il est toujours considéré comme l’un des meilleurs foyers d’instruction de la ville. Puisse-t-il nous donner des amis influents dans les rangs de la société chinoise de demain !
« Nos œuvres de la Sainte-Enfance sont prospères. L’orphelinat des garçons compte 67 enfants. Une vingtaine étudient les langues européennes au collège du Sacré-Cœur. Soucieux de procurer un métier à ces enfants dès leur sortie de l’orphelinat, leur directeur a établi une école de métiers.
« Les catéchistes missionnaires ont dans l’orphelinat des filles 112 enfants qu’elles élèvent avec beaucoup de soin.
« Dans une visite récente que le secrétaire du vice-roi faisait à cet orphelinat, ce haut fonctionnaire ne put taire la bonne impression que lui produisait ce petit monde si bien discipliné, et s’écria : « Que ces enfants paraissent heureuses ! »
« Les Sœurs ont installé un ouvroir où sont reçues les jeunes filles païennes. A cet ouvroir il faudrait joindre une école pour les jeunes personnes de la société. L’orphelinat a fait, cette année, une perte cruelle dans la personne de Mère Angéline, la supérieure, qui depuis dix-huit ans dirigeait cet établissement. »
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