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Rapport annuel des évêques

Année: 1910
Pays: Chine
Mission: Kouy-Tcheou
Rédacteur:Mgr Seguin

II. ─ Kouy-Tcheou


Population catholique 28.866
Baptêmes d’adultes 1.787
Baptêmes d’enfants de païens 4.454
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« Le 26 avril 1885, en la solennité du Patronage de saint Joseph, notre bien-aimé vicaire apostolique, Mgr Guichard, recevait la consécration épiscopale des mains de Mgr Lions, d’illustre mémoire. C’était en pleine guerre du Tonkin et de la France. La persécution de Tsen-Y faisait rage, accumulant ruines sur ruines. La cérémonie du sacre fut bien modeste. Retenus loin de la capitale, missionnaires, prêtres indigènes et chrétiens eurent le regret de ne pouvoir assister à cette fête de famille. Rares furent les privilégiés à qui les circonstances permirent d’exprimer leurs vœux et leur profonde affection au nouvel élu qui devait diriger, avec tant de succès, la Mission du Kouy-Tcheou.
« Tout autre fut la solennité du 24 avril 1910 : Mgr Guichard célébrait les noces d’argent de son épiscopat.
« Réunis à Kouy-Yang pour la retraite annuelle, les Confrères formaient une couronne serrée autour de leur Père vénéré : plusieurs prêtres indigènes étaient venus se joindre à eux et tous, dans un même sentiment de filial attachement, présentaient leurs hommages et leurs vœux à l’heureux jubilaire et reconnaissaient, par le modeste présent d’une crosse et d’un rochet, gages de leur gratitude et de leur amour, sa charité, sa bienveillance et sa sagesse durant une administration qui a déjà duré un quart de siècle. »
Mgr Seguin, qui nous envoie le compte rendu de sa Mission, nous communique ensuite les détails de l’exercice écoulé, et, pour plus de facilité, classe les districts du Vicariat en quatre groupes principaux.
« Si nous jetons maintenant les yeux, dit Sa Grandeur, sur l’ensemble des travaux de cette année, nous devons rendre de nombreuses actions de grâces à la divine Providence qui a béni singulièrement les efforts des Missionnaires. Nous avons obtenu le beau chiffre de 1.787 baptêmes d’adultes, légèrement inférieur, il est vrai, à celui du précédent exercice, mais d’accord avec les prévisions des Confrères, qui avaient admis au baptême, l’an dernier, dans les districts de l’Ouest où se glanent les plus belles gerbes, tous les catéchumènes qu’une instruction religieuse plus intense avait mis en état de recevoir les sacrements pendant la visite du Coadjuteur.

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« Les grandes chrétientés indigènes que j’ai visitées, l’an dernier, se trouvent dans le groupe du Sud-Ouest qui comprend Hin-Y-fou et tous les territoires des races autochtones. Les progrès du christianisme y sont constants. Nous constatons pour ce seul exercice une augmentation de 532 fidèles.
« C’est M. Doutreligne qui offre au Divin Maître la plus riche moisson : 139 baptêmes, pour le district de Tche-Chou. Des villages entiers demandent à embrasser la Religion. Notre cher Confrère est débordé par le travail et demande à grands cris des auxiliaires.
« A Tse-Hen, M. Williatte est arrivé, malgré une santé précaire, à préparer et à faire entrer au bercail 119 païens, et à Lo-Yang, le P. Pierre Hia a régénéré 85 adultes et fondé une école de filles très fréquentée et appelée à faire un grand bien.
« Laissons M. Joseph Esquirol chargé, avec le P. Jacques Yuen, des immenses territoires de Ouang-Mou et de Lo-Hou, nous raconter les progrès de la Foi et les miracles de la grâce dans la partie du champ qu’il cultive. « Que Votre Grandeur, écrit-il, veuille bien m’excuser « du petit nombre d’épis qu’il m’est donné de pouvoir présenter à Notre-Seigneur. Je n’ai « été à la moisson que trois mois durant ; j’ai travaillé sur un terrain nouveau pour moi. C’est « dans le jeune district de Lo-Hou que j’ai recueilli le plus grand nombre des 103 baptêmes « inscrits cette année. Dans ce champ soigneusement travaillé par le P. Jacques Yuen, la grâce « coule à flots et agit avec une efficacité admirable sur ces habitants des campagnes au cœur « simple et bon. Leur foi doit être bien agréable à Dieu, car Il se plaît à les récompenser par « d’insignes faveurs, même d’ordre matériel. Voici deux faits qui semblent bien être la « réalisation des promesses faites par Jésus-Christ ressuscité à ceux qui croiront à la « prédication des Apôtres.
« A Lo-Kouen, vit un ménage ouvrier dont le père et la mère ne sont encore que « catéchumènes. Un jour leur unique fille, la petite Yu-Mei, tombe gravement malade. De « violentes convulsions nerveuses secouent tout son corps. Les parents désespérés cherchent « en vain un remède. De minute en minute, les attaques se répètent et il paraît évident que « l’enfant ne résistera pas à ces crises. Leur foi naissante les porte à demander à Dieu la « guérison de la jeune malade. Catéchistes et chrétiens sont invités à se rendre de suite auprès « d’elle, pour supplier le Ciel de les préserver du malheur qui les menace. Admirables de « confiance, ils se prosternent et implorent avec ferveur Celle qu’on n’a jamais invoquée en « vain. Le catéchiste, voyant la vie disparaître et les membres de l’enfant se glacer, se décide « à la baptiser. L’eau sainte n’a pas plus tôt coulé sur son front qu’elle reprend connaissance « et sort, parfaitement calme, de la crise qui a failli causer sa mort. Belle récompense accordée « à la prière confiante et simple de nos néophytes !
« Le second fait s’est passé à Piang-Lou. Un ancien sorcier était sujet à des accès de fureur « extraordinaires. Il bouleversait tout dans sa case ; puis, tout à coup, se précipitait au dehors, « courait à travers champs, tantôt grimpant sur un arbre, tantôt se jetant contre les rochers et « ne rentrant chez lui que brisé par la fatigue et ensanglanté. Etait-ce un cas de possession ? Il « serait difficile de l’établir. Ce que je puis affirmer, c’est que les prières des chrétiens qui, « dans ces circonstances, se rendaient auprès du malheureux et lui jetaient de l’eau bénite, ne « furent jamais sans effet et lui procurèrent chaque fois le calme et le repos. »
« La préparation de ses catéchumènes a demandé une grande activité à M. Esquirol. Son district est immense, et lui aussi réclame des secours. « C’est, dit-il, le manque d’hommes qui « est le plus grand facteur d’insuccès. Ah ! des Pères ! des catéchistes ! Monseigneur, et je « vous rendrai des chrétiens. Votre Grandeur sait sur quelle longue piste j’ai à galoper, « commençant partout et n’achevant nulle part l’œuvre de Notre-Seigneur. J’ai confiance que, « dès qu’elle le pourra, elle voudra bien nous venir en aide ! Rogate ergo dominum messis ut « mittat operarios ! »
« M. Louis Esquirol, chargé de deux districts, avec résidence à Hin-Y-hien, annonce 55 baptêmes d’adultes. Ce chiffre représente bien des fatigues.
« Dans cette partie de la Mission, nos Confrères ont inauguré une excellente coutume. Ils ont résolu de réunir, chaque année, leurs catéchistes pour les exercices d’une retraite en commun. MM. Schotter et Esquirol et le P. Hia ont présidé, tour à tour, les réunions. Ils n’ont qu’à se louer des résultats obtenus.

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« Si nous passons au groupe de l’Ouest, nous trouvons une population un peu différente. L’élément autochtone occupe encore les campagnes, mais l’élément chinois domine dans les villes et les marchés.
« M. Carlo va nous faire visiter son district de Kiang-Long, où il a régénéré 43 adultes. « Kan-Pa, dit-il, va toujours bien. Mes ouailles de cette vieille station ont la foi vive, « beaucoup d’entrain et un grand attachement aux pratiques religieuses. J’y passe tous les ans « la fête de Noël ; les chrétiens des environs profitent de mon séjour pour s’approcher du « tribunal de pénitence et de la sainte Table. L’école, dont le maître est un jeune chrétien « chinois de Lou-Ko-tchay, est fréquentée aussi par les enfants de Tse-Ly-tsin et de Gay-La.
« Je crois qu’il y a quelque chose à faire à Lou-Ko-tchay. Mon maître d’école de Kan-Pa « amènera probablement ses parents au christianisme ; 6 ou 7 familles du village étudient avec « ardeur la doctrine.
« A Kao-Tchay, les catéchumènes qui s’étaient séparés de nous sont revenus. J’en ai « baptisé une vingtaine, instruits avec soin par Lo-sien-sen.
« On m’a promis 50 taëls pour bâtir une chapelle à Long-Tan où les progrès de la foi sont « constants. C’est un plaisir de voir l’entrain des braves gens de ce pays. Avant peu, tout le « village sera probablement chrétien.
« Les néophytes de Mou-Sa-Long seraient excellents, s’ils étaient mêlés à de vieux « chrétiens. Seuls et délaissés comme ils le sont, ils font encore des superstitions. Pourtant, me « disait l’un d’eux, ils n’en font jamais sans un motif convenable !
« La-Tin-Tchan me semble en voie de progrès. Deux familles chrétiennes se sont ajoutées « à notre troupeau. Il y a dans ce village une école qui donne de bons résultats. C’est un petit « poste d’avenir.
« Le village de Yong-Ke a montré des dispositions bien consolantes. Les fidèles sont « venus en masse durant l’exercice pascal. L’église était trop petite pour les contenir. J’ai « distribué 180 communions. Les païens qui n’avaient pas encore voulu suivre nos cours de « doctrine sont venus à leur tour. Les fumeurs d’opium se sont corrigés. Tout cela est de « nature à faire oublier bien des misères. »
« Le district de Tchen-Lin a donné 82 baptêmes d’adultes.
« A Kouy-Hoa, nous trouvons le bon M. Ménel. Pour parcourir les 54 stations de son immense champ d’action, ce n’est pas trop d’une année. Il s’en va par monts et par vaux, parfois à cheval, souvent à pied, par bon et mauvais temps, porter à ses chrétiens les secours de la Religion. Quoiqu’il ne craigne pas sa peine, il est obligé de reconnaître qu’il y a une limite aux forces humaines. « Qui trop embrasse, mal étreint, dit-il ; mon district est trop vaste « pour que je puisse bien le soigner et faire quelque chose de sérieux. » Là aussi, il faudrait bien un aide au Missionnaire.

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« Si du groupe des districts de l’Ouest, nous passons à celui des districts du Nord, nous arrivons d’abord chez M. Freyche qui administre Jen-Hoay. Il lui faut bien dix jours pour aller d’une extrémité à l’autre de son territoire. Comme M. Ménel, il est presque toujours en course. Il a pu cependant préparer 120 catéchumènes au baptême, à l’occasion de la visite pastorale. Les confirmations ont dépassé le chiffre de 500. Le pays, jadis infesté par les brigands, est devenu plus tranquille. L’administration des chrétiens se fait régulièrement.
« A Tsen-Y-fou, M. Cousin et ses deux vicaires chinois ont fort à faire pour subvenir aux besoins spirituels de leurs 1.700 chrétiens, disséminés de tous côtés, et parfois à des distances considérables. Aussi, le Missionnaire, terrassé par la maladie, a-t-il dû, deux mois durant, se faire soigner à l’hôpital de Tchong-Kin et, pour cette raison, il n’a pu me faire qu’un rapport très sommaire.
« M. Jean-Baptiste Ronat écrit de Tong-tse : « Le compte rendu de mon district n’offre de « remarquable, cette année, que la visite pastorale. La dernière tournée s’était faite il y a huit « ans. Les confirmations ont dépasse la centaine. Nous avons pu constater qu’il y avait encore « un peu de vie chrétienne dans cette vieille station de Tong-Tse. Le total des confessions et « des communions arrive presque à 3.000. Ces vieux chrétiens ont la tête nu peu dure ; mais « ils ont la foi et ils ne voudraient pas mourir sans sacrements. Dès qu’ils se sentent atteints, « ils se hâtent d’appeler le prêtre. S’il y a quelque chose à leur reprocher sur ce point, c’est de « l’appeler parfois pour des maladies qui ne sont pas sérieuses. Les apostats eux-mêmes « sentent se réveiller dans leur cœur, à l’approche de la mort, une étincelle qui restait cachée.
« Lannée s’est écoulée assez paisiblement. Quelques rumeurs ne sont pourtant pas passées « inaperçues. On a fait courir le bruit que la Chine était en guerre avec le Japon et la France. « Durant quelques jours, la situation a été assez inquiétante. Une famille chrétienne de Sin-« Tchan a été pillée. »

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« Dans le quatrième groupe de districts, nous comprenons non seulement Kouy-Yang et la banlieue, mais encore à l’Est, les vastes chrétientés de Pin-Yue et de Che-Tsien : au Nord-Ouest, celles de Kien-Sy et Py-Tsie et enfin, tout au Sud, celles de Tou-Chan, Tou-Yun, Pin-Fa, Tin-Fan, Tsin-Gay, etc.
« Le district le plus important par le nombre des fidèles est celui de Tin-Fan qui comprend aussi Tong-Tcheou. Il en compte 1.462, administrés par M. Darris, qui est tout heureux d’avoir recueilli une gerbe de 108 baptêmes d’adultes. « Les résultats, dit-il, sont consolants et « je m’en réjouis devant Dieu ; 108 baptêmes, n’est-ce pas un beau chiffre ? Notez que la « mort du regretté M. Preynat, survenue au mois de juin 1909, a laissé le pays veuf de son « pasteur pendant une grande partie de l’année. Le Père Ly, mon vicaire a donc bien travaillé.
« Arrivé à Tin-Fan vers la fin de septembre, j’en suis presque aussitôt reparti pour « commencer la visite des stations éloignées. J’en ai parcouru une douzaine dans le district de « Tong-Tcheou, et le Père Ly de même. Je n’ai eu vraiment qu’à me féliciter de la plupart de « ces villages, presque entièrement composés de nouveaux chrétiens. J’ai été ravi de leur « ardeur à étudier les prières et la doctrine. Après la messe, la station était au grand complet. « J’instruisais ces braves gens qui mettaient une réelle bonne volonté à retenir mes paroles. « Pendant la journée, aussitôt les repas finis, voilà tout ce monde groupé de nouveau autour « du catéchiste, qui reprenait l’enseignement donné le matin, et le répétait à satiété jusqu’à ce « que chacun fût capable de réciter la leçon. Le soir, l’étude se prolongeait bien avant dans la « nuit. Quand j’avais interrogé, un à un, tous les chrétiens, fatigué, je me retirais pour prendre « un peu de repos. Mais le sommeil était encore retardé par le beau vacarme des « catéchumènes récitant à voix discordantes, chacun de son côté, quelques pages du « catéchisme et du livre de prières. Hommes, femmes, enfants, vieillards rivalisaient « d’entrain ; c’était à qui déploierait la plus belle ardeur. Oh ! le charmant pays ! Un jour, j’ai « pu administrer 23 baptêmes d’adultes ; à la fin de la visite, j’en comptais 69.
« Je suis très satisfait des catéchistes qui ont préparé le terrain. Ils se sont vraiment donné « de la peine. Leur labeur a produit des fruits abondants. Puissé-je y trouver beaucoup de « catéchistes de leur valeur !
« Au Nord de Kouy-Yang est Kay-Tcheou, ville témoin du martyre du Bienheureux Néel. « Ici, en ville, écrit M. Chaffanjon, chargé de cette localité, tout va de moins en moins bien. Il « ne me reste plus grand chose du mouvement de conversions qui s’était déclaré pendant que « je bâtissais l’église. Dans la campagne, la situation est un peu meilleure. A Yang-Tchang, « une quarantaine de familles ont embrassé la Religion. J’en ai inscrit plusieurs, lors de ma « dernière visite. Elles sont composées de vieux habitants du pays, possédant maison sur le « marché et propriétés dans la plaine.
─ « Pourquoi te fais-tu chrétien ? demandai-je un jour à un jeune homme de 25 ans, riche « et lettré. Tu n’as aucune affaire, tu es riche ; penses-tu vraiment à sauver ton âme et sais-tu « d’abord que tu en as une ?
─ « Père, me répondit-il, je me fais chrétien parce que je sais que les Pères ne sont pas ici « pour gagner de l’argent. Les autres religions travaillent toutes pour la sapèque. Mais toi, un « vieux à la barbe blanche, tu ne crains pas, en voyage, de loger dans les paillottes, même à « côté du buffle et des animaux.
« Ce fut sa réponse textuelle. Je dois ajouter que ce jeune homme s’est converti aussi pour « une autre raison. Il n’avait pas d’héritier mâle et, depuis quelque temps, il songeait à prendre « une seconde femme. ─ « Ne te presse pas, lui dit le catéchiste Ouang ; promets d’abord au « Maître du Ciel de te faire baptiser à la prochaine visite du Père, si, d’ici cette époque, tu as « un garçon ». La promesse fut faite et voilà que le jeune chef de famille a eu, depuis, un fils. « Il a été fidèle à ses engagements : il ne songe plus à prendre une seconde femme. »
« A Kouy-Yang sont établies les œuvres générales de la Mission. Je signalerai l’essai que nous avons fait d’une école de catéchistes. Les Confrères ont montré beaucoup de dévouement et de bonne volonté afin de trouver des pensionnaires au cher M. Michel. Ouverte en mars, l’école compte actuellement 20 élèves. Les Missionnaires qui envoient des sujets se chargent d’une partie de la pension et la Mission fournit le reste ; M. Michel est content de la bonne tenue et de l’esprit de ces jeunes gens qui rendront plus tard, j’aime à le croire, d’inappréciables services.
« Les Supérieurs des Séminaires sont toujours satisfaits des dispositions de leurs élèves. Leur plus grand souci a été de voir un grand nombre d’entre eux atteints par la maladie. Nos Chinois ne peuvent pas donner la somme de travail intellectuel qu’on peut exiger d’un étudiant en Europe. Ceux qui veulent forcer éprouvent bien vite les funestes effets du surmenage.
« Au mois de mars dernier une ordination nous a donné un nouveau sous-diacre et cinq minorés. Selon les désirs exprimés par le Synode et en face de la pénurie de Missionnaires, nous voudrions développer l’Œuvre du Clergé Indigène. Grâce à Dieu, les vocations ne manquent pas ; mais l’exiguïté du local et le manque de ressources nous font refuser, chaque année, des élèves au Probatorium. Et pourtant, de tous côtés, les Missionnaires réclament des secours. La moisson est abondante, si on ne cultive pas le mouvement de conversions, il est à craindre que, faute de soins, les catéchumènes ne persévèrent pas dans leurs bonnes dispositions. »


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