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Rapport annuel des évêques

Année: 1910
Pays: Chine
Mission: Su-Tchuen Méridional
Rédacteur:Mgr Fayolle

III. ─ Su-Tchuen Méridional


Popuiation catholique 30.618
Baptêmes d’adultes 2.080
Baptêmes d’enfants de païens 19.471
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La Mission du Su-Tchuen Méridional va bientôt célébrer le cinquantième anniversaire de sa fondation et le vingt-cinquième anniversaire de la consécration épiscopale de son vénéré vicaire apostolique, Mgr Chatagnon.
Cette coïncidence a suggéré à Mgr Fayolle l’heureuse pensée de jeter un coup d’œil rétrospectif sur les étapes parcourues en un demi-siècle, et de recueillir les principaux événements qui ont avancé ou retardé les progrès de l’Évangile au Su-Tchuen. En rappelant les phases par lesquelles a passé la Mission, en redisant ses épreuves et ses succès, Mgr le Coadjuteur a tracé du même coup, à grandes lignes, la vie du vénérable jubilaire qui, pendant quarante-sept ans, a été mêlé à toutes les luttes et à tous les triomphes de la Religion dans l’Église dont il a la garde.
Nous reproduisons presque intégralement cet intéressant rapport.

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« Le 24 janvier 1860, écrit Mgr de Lampas, est, entre toutes, la date mémorable de notre chère Mission ; c’est son dies natalis.
« Sa Sainteté le Pape Pie IX signait, ce jour-là, le décret détachant le Su-Tchuen Méridional du Su-Tchuen Oriental, et les Lettres apostoliques nommant Mgr Pichon évêque d’Hélénopolis et premier vicaire apostolique du nouveau Vicariat. Prématurée peut-être, la division était un fait accompli. Restait à la rendre efficace. Ce n’était pas chose facile : peu de personnel, pas d’argent et, on peut le dire, tout était à créer.
« Officiellement, la nouvelle Mission comptait douze mille chrétiens disséminés sur un immense territoire, vaste comme le tiers de la France. Seul Européen, Mgr Pichon se trouvait l’évêque de trois prêtres indigènes. Quatre oratoires, vieilles maisons chinoises, plus ou moins délabrées, ─ l’une à Soui-Fou, l’autre à Lou-Tcheou, la troisième à La-Ki et la quatrième à O-Mei, en pleine campagne, ─ représentaient toute la fortune du nouveau Vicariat.
« Pleins de confiance en la divine Providence, évêque et prêtres se mirent courageusement à l’œuvre et les Missions voisines s’ingénièrent pour leur venir en aide. Mgr Desflèches, vicaire apostolique du Su-Tchuen Oriental, pour permettre à Mgr Pichon, son ancien provicaire, de se conformer à l’article 98 du Règlement général de la Société, lui prêta un missionnaire, M. Larcher, auquel il adjoignit un prêtre chinois, M. Houang. Le vicaire apostolique du Thibet, Mgr Thomine-Desmazures, assura l’administration des chrétiens dépendant de la préfecture de Ya-Tcheou-fou et le Kien-Tchang fut visité, pendant de longues années, par les missionnaires du Yun-nan.
« Mgr Pichon fut vivement touché de ce concours de bonnes volontés. Il n’oubliait cependant pas que, les secours les plus précieux, il ne les trouverait qu’en France. Il tournait ses regards du côté du Séminaire de Paris, chaque fois que des difficultés se dressaient insurmontables pour ses faibles ressources en hommes et en argent. Il ne fut pas déçu.
« L’argent arriva peu à peu, pas toujours assez vite, comme en témoigne l’anecdote suivante que j’ai entendu raconter bien souvent. « ─ Vous me paraissez bien reposé des « fatigues du voyage, dit, un beau jour, Mgr Pichon à un de ses premiers nouveaux « missionnaires, parvenu heureusement à Soui-fou depuis moins d’une semaine ; vous irez « apprendre la langue à tel endroit. Tenez ! Voici cinq taëls, ─ à ce moment-là le taël valait « huit francs, ─ je n’ai pas encore reçu votre viatique, et c’est tout ce que je puis vous donner « d’ici à plusieurs mois. Je vous recommanderai à la charité de quelques familles « chrétiennes. »
« La période des temps héroïques n’était pas achevée que, déjà, la Mission possédait ce que nous appelons en langage familier ses principales colonnes : Mgr Lepley, Mgr Chatagnon, MM. Gourdin, Jaïmes, Clerc, Moutot, pour ne nommer que les vicaires apostoliques et leurs provicaires.
« Mgr d’Hélénopolis était trop pénétré de l’esprit de la Société, pour ne pas apporter tous ses soins à la formation d’un clergé indigène. Construire l’évêché, la procure, peut-être n’y songea-t-il même pas. En tout cas, il laissa ce souci au futur vicaire apostolique. Pour lui, il habitait dans des familles chrétiennes ; cela lui suffisait. Le Séminaire, son Séminaire, fut établi à Ho-Ti-Keou, où il se trouve aujourd’hui. Il comptait une vingtaine d’élèves en 1862.

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« Mais voilà que Pie IX convoque les évêques du monde entier au Concile du Vatican. Mgr Pichon obéit à la voix du Pasteur, sans tenir compte du mauvais état de sa santé. Il part pour Rome et, il meurt en France en 1871. Mgr Lepley lui succède.
« Pendant ce temps, l’écho des horribles massacres de Tien-Tsin (1870) parvient jusqu’au Su-Tchuen Méridional ; heureusement, ce n’est qu’un écho lointain. La paix n’est pas troublée et, durant dix ans, la tranquillité, une tranquillité très relative, règne dans la Mission qui profite de cette accalmie pour consolider ses anciennes bases et en jeter de nouvelles. Comme un jeune arbre, récemment planté sur un terrain propice, commence par étendre ses racines qui deviennent chaque jour plus puissantes, puis émet quelques rameaux, faibles d’abord, mais qui ne tardent pas à se transformer en branches vigoureuses chargées de fleurs et de fruits, de même, la Mission du Su-Tchuen Méridional, grâce à son personnel devenu plus nombreux, développe les anciens centres des chrétiens et en fonde de nouveaux.
« Nous sommes en 1884. Le Tonkin est aux prises avec la France. Des milliers de martyrs ont scellé leur foi de leur sang. Fut-il jamais occasion plus favorable d’anéantir le christianisme en Chine ? Pékin envoie, dans le plus grand secret, aux gouverneurs de province, l’ordre de chasser les Français du territoire de l’Empire. Le vice-roi du Su-Tchuen, Son Excellence M. Tin, ─ que Dieu ait récompensé cette bonne action ! ─ a le courage de répondre à son gouvernement : « Expulser les étrangers, rien de plus facile ! mais qui paiera la « vaisselle cassée, au moment du règlement des affaires ? »
« Le Su-Tchuen était sauvé. Le danger avait été, néanmoins, des plus sérieux. La Procure de Chang-Hai recula devant les risques que courait un envoi d’argent à une époque aussi troublée. Elle garda la seconde moitié des allocations de la Propagation de la Foi et de la Sainte-Enfance de cette année-là. La caisse de la Mission fut bientôt vide. Il fallut emprunter pour vivre et le taux, chacun le sait, est élevé en Chine. Trois ans plus tard, capital et intérêts étaient payés.

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« Mgr Lepley venait de succomber à Hong-Kong. Souffrant d’une maladie de foie déjà ancienne, il mourut presque subitement, après un séjour de plusieurs mois au Sanatorium de Béthanie.
« Le nouveau vicaire apostolique, Mgr Chatagnon, fut sacré à Soui-Fou. Sa devise De forti dulcedo ne sera pas, pour lui, un vain mot. Son clergé, européen et chinois, sera de cœur et d’esprit avec lui et, par son clergé, son autorité ferme et douce atteindra les régions les plus reculées de sa vaste Mission.
« Soudain, un orage, aussi terrible qu’inattendu, éclate dans un ciel serein. Froissé de son changement qui, pourtant, était plus que motivé, le vice-roi Lieou ne crut pas pouvoir mieux se venger du gouvernement central de Pékin qu’en déchaînant une violente persécution. L’imprudence des protestants en fut l’occasion. Leurs établissements de la ville de Tchen-Tou étaient détruits en quelques heures (28 mai 1895). Ceux de Mgr Dunand subissaient, le lendemain, le même sort. La tempête fut si subite que Mgr Chatagnon, alors en tournée pastorale, n’eut que le temps de se réfugier au prétoire de Mei-Tcheou avec trois de ses missionnaires. D’autres, comme lui, se confièrent aux autorités locales. Quelques-uns cherchèrent le salut dans la fuite. En un demi-mois, la moitié des établissements de la Mission étaient pillés, brûlés ou démolis, et des familles chrétiennes se trouvaient sans abri.
« A ce moment-là, aucune puissance n’était mieux représentée à Pékin que la France. M. Gérard, aussi courageux que bon diplomate, était notre Ministre plénipotentiaire. Si l’attaque avait été soudaine, la répression fut énergique. Une indemnité convenable ayant été consentie par la Chine, nos ruines se relevèrent comme par enchantement, moins d’un an après le commencement de la persécution.
« Missionnaires et prêtres chinois s’éveillèrent, un beau matin, architectes. C’était pour la plupart de l’improvisation. Les moins habiles eurent le bon sens de demander conseil aux plus expérimentés. Les résultats obtenus firent honneur aux uns et aux autres.
« Notre position était trop belle pour être durable. En juillet 1898, le trop fameux Yu Man Tse quitte son repaire. Allumé dans le Su-Tchuen Oriental, l’incendie se propage avec une rapidité effrayante. La partie Est de notre Mission, épargnée en 1895, est bientôt en feu. A Lou-Oui, ─ aujourd’hui Kou-Song-hien, ─ les prétoires restèrent fermés aux persécutés. Un prêtre indigène, mort l’année dernière, M. Antoine Ou, fut pris par les bandits. Délivré après un mois de souffrances les plus atroces, supportées avec un grand esprit de foi, il devait, pendant longtemps encore, visiter les chrétiens de deux districts de cette région, auprès desquels il avait acquis beaucoup d’autorité. Ceux-ci comprenaient d’autant mieux les tortures morales et physiques qu’il avait endurées, qu’eux-mêmes les avaient partagées dans leurs personnes et leurs biens.
« Le fan-tai (grand Juge), M. Ouang Tchouen Tche, eut enfin raison de Yu Man Tse. Je n’ai pas su au juste à quel mobile céda la rébellion : à la crainte des canons ou à l’appât de l’argent ? Elle était vaincue et c’était beaucoup.
« Les Missions commençaient à respirer, lorsque les cris des Boxeurs se firent entendre jusqu’au Su-Tchuen (1900). En ce danger extrême, tout secours humain parut chose impossible, dans cette province reculée de l’Ouest de la Chine, aux missionnaires, aux prêtres indigènes et à leur évêque. Dieu leur restait, et, comme toujours, ils mirent toute leur confiance en Lui. Par un vœu, signé de la plupart et approuvé de tous, ils promirent d’élever une église en l’honneur de nos Bienheureux, sous le vocable de Notre-Dame des Martyrs, si la Mission n’éprouvait pas, pendant cette crise, des pertes irréparables dans ses œuvres vitales.
« Min-Chan-hien et Tse-Lieou-tsin furent détruits. M. Boucheré, curé de Tse-Lieou-tsin, et son hôte de quelques heures, M. Scherrier, ne durent leur salut qu’à un miracle. Cachés dans les appartements les plus secrets du mandarin, ils entendirent de là les cris d’une populace houleuse réclamant leurs têtes. Les néophytes se réfugièrent dans d’autres villes moins agitées et, comme dans les persécutions précédentes, la Mission pourvut à leurs besoins. Ce furent les deux seuls districts qui eurent à souffrir sérieusement de la tourmente. La protection divine fut si visible que les chrétiens, même les plus pauvres, se firent un devoir de participer de leurs aumônes à l’accomplissement de notre vœu.
« C’est à ce titre d’église votive, bâtie avec les cotisations des prêtres et l’obole des fidèles, que je l’ai choisie, de préférence à toute autre, pour me faire sacrer. Elle s’élève majestueuse, la plus belle de nos églises, le chef-d’œuvre de M. Raison, à Soui-Fou dans le faubourg de l’Ouest. La première pierre eu avait été posée le 25 avril 1904. La bénédiction eut lieu le 30 janvier 1906, en présence du clergé indigène et européen presque au complet et d’une foule considérable de chrétiens venus des stations les plus éloignées. Regina Martyrum, ora pro nobis !

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« Revenons en 1902. Si la persécution de 1898 accumula le plus de ruines, celle de 1902 fit le plus de martyrs. L’un d’eux, Jean Lieou, du district de Yang-Hien, petit-neveu du Bienheureux Paul Lieôu, fut tué en pleine campagne. S’apercevant un peu tard qu’il avait oublié un livre de prières, il revient le chercher. Arrêté par une bande de forcenés : « Renonces-tu à la religion ? lui dirent-ils. ─ « Jamais ! », fut sa réponse et il tomba percé de plusieurs coups de lance. Quelle consolation pour les ouvriers apostoliques quand, au lendemain d’une longue et cruelle persécution, ils ont la joie de constater que la masse de leurs ouailles a rempli son devoir, tout pénible qu’il était !
« De 1895 à 1904, en dix ans, une trentaine de chrétiens du Su-Tchuen Méridional ont écrit, de leur sang, leurs noms sur le livre de Vie et plus de dix mille ont dû, pour échapper à la fureur de leurs ennemis, s’éloigner, même pendant plusieurs mois, de leur pays, longues théories d’hommes, de femmes et d’enfants fuyant le sol natal, au prix de vives souffrances du corps et de l’âme supportées avec beaucoup de résignation et une grande conformité à la volonté de Dieu. Ils savaient, il est vrai, que la France était avec eux et que la Mission prenait la part la plus large à toutes leurs tribulations. La France, dignement servie par ses consuls (et le premier nom qui se présente à mon esprit est celui de M. Bons d’Anty), leur obtint une indemnité raisonnable et la Mission partagea généreusement ses ressources avec eux, chaque fois qu’ils furent forcés de s’expatrier.
« Il est une chose que j’aurais eu de la peine à croire, si je n’en avais pas été témoin moi-même, c’est le petit nombre d’apostats que les persécutions ont fait jusqu’ici. Les défections que nous avons eu à déplorer se sont présentées uniquement parmi les nouveaux chrétiens, qui n’étaient pas encore suffisamment affermis dans la foi. J’aime à me rappeler le trait suivant. Le fait s’est passé en 1895, dans un district que je connais bien. Un chef de famille, dont la tablette chrétienne, en papier rouge, était en assez mauvais état, crut prudent de la faire disparaître. Sa femme, ses enfants, ses frères et toute la station lui adressent les plus vifs reproches, appelant sa pusillanimité une apostasie. Son péché lui paraît chaque jour bien plus grave et il finit par tomber malade. « C’est le bon Dieu qui me punit, dit-il à ses deux fils, « allez bien vite chercher un prêtre. Ne faites attention ni aux dépenses, ni à la fatigue (ne « suis-je pas votre père ?) et je veux, coûte que coûte, me confesser avant de mourir. » Le missionnaire arrive ; le malade ne se sent pas de joie. Il fait plus qu’on ne lui demande pour réparer le scandale et les paroles de l’absolution étaient à peine achevées qu’il était guéri.
« Le centre du Su-Tchuen Méridional continue d’être troublé pendant les années 1903 et 1904. Ce furent comme les dernières secousses d’un volcan qui se calme. En attendant qu’il s’éveille, peut-être plus terrible, évêques, missionnaires et prêtres indigènes travaillent de leur mieux à étendre le règne de Jésus-Christ.
« Chacun de nos comptes rendus, depuis huit ans, accuse de deux à trois mille baptêmes d’adultes. Nous ne connaissions pas ces chiffres avant la persécution, tant il est vrai que le sanguis martyrum est et reste le semen christianorum.
« L’état comparatif de ce premier cinquantenaire fera mieux ressortir la marche lente, progressive cependant de notre chère Mission.



Clergé européen et indigène…..
Confessions annuelles…………
Confession répétées…………...
Communions annuelles………..
Communions répétées…………
Baptêmes de païens……………
─ d’enf. de païens in art. mortis
Écoles………………………….
Élèves………………………….
Orphelinats…………………….
Enfants…………………………
Hospices, hôpitaux…………….
Pharmacies, dispensaires………
Églises ou chapelles…………...
Chrétientés…………………….
Population catholique…………. 1861(1) 1873 1881 1891 1901 1910















12.000 ? 23
9.734
11.123
4.298
7.619
163
27.428
47
450
3
84
0
24
14
217
14.020 29
11.129
14.773
5.576
9.092
503
34.934
93
1.500
6
162
2
41
32
244
15.937 42
11.909
22.434
6.836
18.890
965
29.000
65
1.230
6
148
5
61
40
259
17.176 49
13.791
25.958
8.103
24.589
1.000
24.000
142
1.884
6
165
5
59
34
276
20.000 64
21.902
61.319
13.152
79.903
2.080
19.471(2)
284
5.763
6
177
7
93
104
406
30.618


(1) Aucun chiffre ne figure sur cette colonne, parce qu’on craint qu’ils ne soient pas exacts, les prêtres des Missions voisines aidant alors le Su-Tchuen Méridional dans la visite des chrétiens.
(2) Les mauvais bruits répandus partout ont fait baisser, depuis les persécutions le chiffre des baptêmes d’enfants de païens in articulo mortis.

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« Et maintenant si l’on compare le présent exercice à celui de l’année dernière, les résultats obtenus sont des plus consolants. Seul a fléchi le nombre des baptêmes d’adultes in articulo mortis, ─ 466 au lieu de 927, ─ racheté avantageusement d’ailleurs par les baptêmes d’enfants de païens en danger de mort, ─ 19.471 pour 17.913.
« Les progrès du dispensaire et de l’hôpital sont plus sensibles encore : au dispensaire, 519 baptêmes d’enfants et 35.776 malades soignés ; à l’hôpital, 4 baptêmes d’adultes et 1.073 malades reçus, qui y ont séjourné une durée totale de 28.660 jours. Pour faire pareille besogne, six Franciscaines Missionnaires de Marie ont donné un travail excessif, Comment peuvent-elles y suffire ? Dieu bénit visiblement leur œuvre. »

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* *

Mgr Fayolle termine son rapport en faisant monter un hymne de reconnaissance vers l’Auteur de tout bien. Nous nous associons à la joie des Missionnaires du Su-Tchuen Méridional en ce double anniversaire qu’ils vont célébrer ; avec eux nous bénissons Dieu des faveurs accordées à cette belle Mission et nous Lui demandons de continuer à les répandre avec abondance.



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