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Rapport annuel des évêques

Année: 1889
Pays: Corée du Sud
Mission: Corée

II. – Corée.

Population catholique 16 589
Baptêmes de païens 871
Baptêmes d’enfants de païens 1 983

« L’année que nous venons de passer, écrit Mgr Blanc, a été relativement bonne et fructueuse, sans événement extraordinaire ni persécution générale. Il y a bien eu par ci par la des vexations, des chrétiens chasses de leurs villages, battus, pillés, etc., etc.., mais ces violences injustes commises à l’égard de nos néophytes, outre qu’elles n’avaient qu’un caractère local, ont eu pour résultes de tenir nos chrétiens en éveil, et de leur rappeler que la liberté religieuse n’est point encore inscrite dans les lois coréennes, ce qu’ils sera lent facilement portés a oublier.
« Nous avons tout lieu de nous réjouir des résultats de la dernière administration; le bien se fait feu à peu, et, chaque année, nous avons la joie de voir s’accroître la famille des enfants de Dieu. Le chiffre de nos baptêmes d’adultes n’est point aussi élevé que ce fui de l’an dernier; cependant, il reste beaucoup au-dessus de la moyenne des années précédentes. Si les persécution sont nécessaires pour entretenir l’esprit de loi, la vie chrétienne parmi nos néophytes de vieille date, elles ne sont pas précisément de nature a attirer les païens, du moins dans les cas ordinaires. Voilà pourquoi l’élan des populations vers notre sainte religion, provoque par les nombreuses conversions de l’année dernière, a été en partie paralyse par les persécutions ou vexations locales.
« Nos chrétiens sont presque toujours sortis victorieux de ces épreuves et de ces combats, mais les catéchumènes, tout en reconnaissant la vérité de l’Évangile, craignent de s’exposer aux railleries et aux mauvais traitements, et attendent des jours plus propices pour en suivre les préceptes.
« Kyeng-ket-to, la province de la capitale, a donné au P. André 54 baptêmes d’adultes. Le missionnaire habite à une journée de Séoul dans un village presque tout chrétien, où l’on a construit un petit oratoire. « Dernièrement, écrit-il, aux environs mêmes de ma résidence, un chrétien entre dans une auberge pour se désaltérer. Avec la tasse de vin de riz, la ménagère lui présente un morceau de viande; c’était un samedi . « Non, dit le chrétien, je vous remercie, je « n’en prendrai pas. – Ah ! pourquoi donc ? c’est bien curieux ! Seriez-vous malade ? – «Non, « voilà, si vous y tenez, je vais vous le dire: je suis chrétien, et aujourd’hui, c’est jour « d’abstinence. » A ces mots, cette femme joint les mains : « Mon Dieu, vous êtes chrétien, « quelle joie ! Moi aussi je suis chrétienne. Il y a vingt-cinq ans que j’ai reçu plusieurs fois le « grand sacrement, et même la confirmation , des mains de Mgr Berneux.
« C’était assez; le lendemain, le catéchiste allait la trouver ; elle lui raconta toute son histoire. Elle et son mari avaient été pris comme chrétiens, ce dernier avait été exécuté, et la malheureuse était tombée entre les mains d’un prétorien qui jeta au feu son chapelet et son scapulaire, et lui défendit sous les menaces les plus terribles de jamais parler de religion. Après avoir habité longtemps à la grande ville de Syou-ouen, ils étaient venus tout récemment à cet endroit. Elle ignorait encore la présence des missionnaires en Corée. Après quelques informations, je fis appeler le mari, un petit homme vif et décidé, que je reçus de mon mieux . Non seulement il me promit de ne pas empêcher sa femme de pratiquer sa religion, mais il s’engagea encore à l’étudier lui-même à l’automne. Alors, dit-il, je fermerai mon auberge, car il est impossible de tromper du matin au soir et de pratiquer la religion du Maître du ciel.
« Dans le cours de mon administration, j’ai été témoin de beaux exemples de foi. Une bonne vieille chrétienne, devenue impotente, et ne voulant pas être privée de la grâce des sacrements, s’en vint durant la nuit, à travers la neige, portée sur le dos de son fils. A Sou-ri-san, ma dernière station, une autre vieille femme de quatre-vingt-trois ans, simple catéchumène, a aussi grandement édifié tous les chrétiens. Son fils et sa bru étaient prêts à recevoir le voyage, tombait malade le lendemain de son arrivée à Séoul, et mourait quelques jour après. De son côté, le gouvernement coréen, qui avait eu vent d’une distribution de secours aux affamés du Sud, jurait que dans le Sud il n’y avait pas de famine et refusait obstinément tout passeport.
« Nous fûmes donc obligés de faire cette distribution tout à fait à la sourdine, comme feraient des gens qui commettent une mauvaise action. Ce fut la cause d’une foule d’ennuis et de tracas pour nos confrère, soit dans le transport de l’argent, soit dans la distribution, soit aussi par suite de la crainte des voleurs à main armée, qui sillonnaient le pays. Enfin, Dieu merci, la distribution s’est faite sans mort d’hommes, et malgré le gouvernement. Les résultats désirés ont été en partie obtenus, et un nombre considérable de pauvres gens ont été préservés des horreurs de la faim. Merci à nos bienfaiteurs inconnus ! Daigne le divin Maître leur accorder en retour le don de la foi et de la vérité !
« En Kyeng-syang-to, la persécution suscitée l’an dernier à l’île de Ke-tiyei, et dont Pierre Youn a été la victime, a ralenti le zèle des néophytes; mais en revanche, plusieurs chefs de famille ont embrasée la religion chrétienne à Ko-syeng, district situé en face de l’île. A Yeng-tchyen plusieurs chrétiens ont été arrêtés, pillés, jetés en prison et battus, mais le «mandarin de Tai-kou les a fait relaxer en donnant l’ordre de restituer leurs biens. Un des «catéchistes de la Sainte-Enfance, Laurent Kim ayant aussi été mis en prison, profita de la circonstance pour annoncer hautement la parole de Dieu dans le prétoire . Un mois après il fut mis en liberté, et le mandarin alla même jusqu’à lui faire remettre ses deux chapelets, du Saint-Rosaire et de Notre-Dame des Sept-Douleurs, qu’il avait soigneusement gardés.
« Voici écrit le P. Robert le moyen dont la Providence a voulu se servir pour amener des païens à la connaissance de l’Évangile. Jusqu’à ce jour j’avais été à peu près ignoré des voisins, ici à Tjyou-pak-kol, district de Tai-kou; mais, par un accident fortuit, ma présence a été dévoilée à plusieurs lieues à la ronde. Le feu ayant pris à ma maison pendant mon absence et celle de mon domestique, ce furent les païens du village voisin qui accoururent «tous, hommes et femmes, pour l’éteindre. Chacun fit son possible pour se rendre maître de l’incendie, et ce ne fut qu’après bien des efforts qu’on put sauver la second bâtiment, où se trouvaient ma chambre et ma chapelle. On dut la chose au vent qui changea de direction. « C’est extra ordinaire, disaient les païens étonnes, que le ventait change si brusquement de « direction ! Le ciel s’est montré propice à cette maison. »
« A mon retour, quand j’appris l’accident, je remerciai de tout mon cœur la divine Providence de ce que les dégâts n’avaient pas été plus considérables. Mais, ne pouvant laisser passer la chose inaperçue, attendu que les païens avaient connu d’une manière certaine qu’un Européen résidait de temps en temps dans cet endroit, je fis venir tous les hommes du village, pour les remercier des peines qu’ils s’étaient données pour éteindre l’incendie. Je louai leur bon esprit et leur fis servir un petit régal. Quelques jours plus tard, ont vint m’annoncer que le village tout entier désirait étudier la religion . Ainsi, l’incendie «d’une partie de ma maison a allumé le feu de la foi dans le cœur de ces infortunés, plongés jusqu’à ce jour dans les froides ténèbres de l’idolâtrie. »
« Le P. Robert a visité 38 station et baptisé 110 adultes. Ce confrère a failli être victime de son zèle. Ayant voulu faire à pied une route de plus de dix lieues à travers un pays tout couvert de montagnes, où l’on ne rencontrait ni auberge ni habitation, et cela par les plus grands froids de l’année, accablé de fatigue, il fut obligé de se coucher par terre, arrivé seulement aux trois quarts de sa route. Il en a contracté un fluxion de poitrine dont il a eu grand peine à se remettre. Mille actions de grâces au divin Maître qui a bien voulu nous conserver un auxiliaire aussi vaillant que précieux !
« Le P. Le Merre chargé d’un district taillé en partie sur le précédent, a donné 87 baptêmes d’adultes dans les 30 stations qu’il a parcourues.
« En Kang-ouen-to, le P. Deguette, dont la perte nous cause une douleur si vive, avait visite 35 stations et baptisé 163 adultes. Son compte rendu rapporte une histoire bien touchante de la miséricordieuse Providence.
« Chassé de sa patrie par la persécution de 1866, Mathias Kim était venu se réfugier dans les montagnes, afin de vaquer plus à l’aise à ses devoirs religieux et suivre les inspirations de son cœur. Malheureusement, par le fait même, il s’isolait et coupait court à toute relation. Pendant vingt-trois ans, il a été sans nouvelles de la chrétienté et n’a pu rencontrer un seul néophyte.
« Ayant perdu ses livres et ses autres objets de religion, comme tant d’autres, il aurait pu facilement se laisser entraîner par le courant, oublier son Dieu et son âme, abandonner ses devoirs et faire passer le ciel après la terre. Mais il n’en fut rien : pendant tout ce temps, il n’a jamais manqué de faire ses prières matin et soir, d’observer le saint jour du dimanche, espérant qu’un jour avant de mourir, le bon Dieu lui procurerait la grâce des sacrements.
« Pour vivre et soutenir sa famille, il a exercé les modestes fonctions de maître d’école dans le village ou il s’était réfugié, et où il habite encore aujourd’hui. Ce village se nomme Tjyou-sil. Là, comme dans les autres parties isolées, finissent toujours par arriver. Il y a deux ans, à l’automne, les nouvelles abondaient et faisaient bruit dans la petite localité. On ne parlait que d’étrangers. Japonais et Chinois étaient tour à tour sur le tapis. On s’entretenait du costume des uns, du maintien des autres, négligé et peu en rapport avec l’étiquette coréenne. Chacun d’en rire à qui mieux. Le Coréen, dans ce cas, est sans pitié et il va vite en appréciations. On parlait naturellement aussi des Européens : mais, je ne sais par quel privilège, ils étaient toujours mis au premier rang.
« Kim Mathias, à ces récits, vit autre chose qu’une banale nouvelle apportée par les vents de la rumeur populaire. Ce fut pour lui comme une subite illumination. Parmi ces Européens, n’y aurait-il pas de nouveaux missionnaires, venus pour remplacer les ancien Pères martyrs ! Évidemment, se dit-il, ce sont eux: nouveaux pasteurs, ils reviennent à la recherche de la brebis égarée .Et d’un cœur simple et confiant, il se met à composer une lettre dont l’adresse portait : « Lettre adressée au Père spirituel. » C’était une flèche lancée vers le ciel, et elle dut toucher le cœur du bon Dieu. Un de ses disciples, jeune homme de vingt ans, païen, mais catéchisé le jour même et muni de tous les renseignements indispensables, voulut bien se charger de la lettre et partit pour la capitale.
« Arrivé à Séoul, son premier soin fut de chercher une maison habitée par les Européens. Un peu dépaysé et interdit au milieu de ce va-et-vient de la foule, il ne savait tout d’abord où aller. Il demande, il hésite, il cherche, revient sur ses pas, et enfin arrive heureusement à un endroit qu’on lui indique. Lettre en main, et tout fier de son succès, il se présente à une porte… « Mais que viens-tu faire ici ? » lui demande-t-on d’un air brusque et dédaigneux. « Quel est ton nom, et d’où viens-tu ? – Je viens, dit-il, de tel endroit, je m’appelle Hong « Syeng-sik-i, et je viens ici dans l’intention d’étudier chez les Européens. » Et ce disant il présente la lettre. On lit, on relit, on s’escrime devant ces mots : Père spirituel. Impossible de comprendre l’adresse. Finalement on l’éconduit. Il sut plus tard que c’était une maison de protestants.
« Décontenancé par une pareille réception, il commençait à concevoir une tout autre idée de ce que son vieux maître lui avait dit des missionnaires. Cependant, sans se décourager, il frappe à une seconde porte, espérant cette fois être plus heureux. Mais hélas ! toujours même insuccès. C’étaient encore des protestants. La lettre ne fit qu’exciter une hilarité générale. Pourtant un des interprètes, après quelques instants de réflexion, le renvoyant avec dédain : « Garçon, lui dit-il, tu as été mal renseigné; ce n’est pas ici que tu es affaire, va au Tjin-ko-« kai, tu trouveras sans doute ce que tu cherches. »
« Notre jeune homme se retire un peu confus, mais au moins avec une lueur d’espérance. Dans la rue, il demanda la route de Tjin-ko-kai, et la Providence voulut que le premier individu qu’il rencontra, fût un chrétien. D’un air complaisant : « Suis-moi, lui dit celui-ci, je te conduirai directement, car moi-même je me dirige de ce côté. » Après un quart d’heure de marche, il s’arrête tout à coup devant la porte de la procure : C’est ici, lui dit-il, qu’il te faut entrer. » Au bon accueil qui lui est fait, il comprend que cette-fois on l’a bien mis dans le bon chemin. Le P. Poisnel prit lecture de cette lettre, et comme-le fait était si extraordinaire, il fit conduire de suite le messager chez Monseigneur. Bien consolé de toutes ses peines et de ses aventures, tout ému des bonnes paroles et des instructions qui lui furent données, notre jeune homme se hâta de reprendre le chemin de la province afin de réjouir le cœur de Mathias. Vingt jours après, à mon passage à la chrétienté de San-nem-e, j’eus la joie de faire connaissance avec le maître et l’élève.
« Kim Mathias est un homme de soixante et quelques années, chrétien doux et modeste et parlant peu. Il y a dans tout son maintien quelque chose qui respire le respect et la dignité. Après les salutations d’usage, le cœur surabondant de joie et tout plein d’heureux souvenirs, il ne savait répondre à mes paroles que par des sanglots et des larmes. Muni des sacrements après lesquels il soupirait depuis longtemps, ce brave homme, devenu parrain aussi de son cher disciple qui s’était préparé nuit et jour au baptême depuis son retour se Séoul, me quitta le lendemain les yeux baignés de larmes.
« Il m’annonça, en me faisant ses adieux, son intention de quitter Tjyou-sil pour aller s’établir dans quelque village chrétien, afin de pouvoir mieux se préparer à mourir. Je l’en dissuadai, l’engageant plutôt à catéchiser ses élèves et les gens de son village. Je l’assurai que si la chose réussissait, j’irais moi-même à l’automne suivant lui administrer les sacrements et baptiser tous ceux qu’il aurait instruits. La chose a tellement bien réussi, que tout le monde en parle maintenant, et chacun s’accorde à y voir l’œuvre admirable du bon Dieu. Que le divin Maître en soit donc à jamais béni ! »
Au P. Couderc sont confiées les 28 stations des provinces du Nord Ham-kyeng, Hpyeng-an, et même une partie de Kang-ouen. Il y a récolté la belle moisson de 99 baptêmes d’adultes. Ham-kyeng-to, qui jusqu’ici était restée à peu près fermée à l’Evangile, commence à s’émouvoir, et notre divin Maître y compte déjà un certain nombre d’adorateurs, malgré les tracasseries suscitées aux chrétiens du port de Ouen-san. En Hpyeng-an-to et Hoang-hai-to, les missionnaires cherchent surtout à établir des villages chrétiens. Perdus au milieu de païens souvent remuants et malintentionnés, les néophytes ont vraiment trop d’obstacles à vaincre pour pouvoir pratiquer la religion d’une manière convenable.
Séoul a donné au P. Poisnel plus de 100 baptêmes d’adultes, et le nombre des confessions annuelles dépasse 1000. « Les chrétiens de la capitale, plus à l’aise pour leurs devoirs religieux, en profitent pour montrer aussi plus de ferveur, à ce point qu’il faut parfois les modérer, surtout quand il s’agit d’enterrements ou d’assistance aux offices.
« Un missionnaire vient d’être placé à Chemulpo ou Intchyen, port relativement très commençant, situé à un jour de marche de la capitale. Près de la concession étrangère, habitée par les commençants et les employés de la douane, s’étend un gros village coréen d’environ 2000 habitants. Comme population catholique, nous comptons seulement 59 Coréens et 25 Japonais venus la pour le commerce. Le P. Wilhelm va se mettre à l’étude du japonais, de manière à pouvoir remplir plus facilement son ministère près d’eux.
« Une de nos préoccupations du moment est la fondation d’une école de catéchistes ambulants, destinés à propager la bonne nouvelle parmi leurs compatriotes païens. Nous voulons réunir à Séoul un certain nombre de chrétiens intelligents et instruits, et après une formation convenable, nous les enverrons deux par deux dans les diverses provinces du royaume.
« Notre Séminaire, dirigé par les PP. Liouville et Maraval, nous donne toute satisfaction. Les 20 élèves qui y étudient jouissent tous d’une bonne santé ; l’esprit est excellent, les progrès sensibles mais, ce qui nous cause la plus vive inquiétude, c’est le manque de bâtiments. Installé dans des maisons coréennes, aussi mal commodes que coûteuses à cause des réparations incessantes qu’on est obligé d’y faire, cet établissement sera toujours en souffrance, tant que nous ne l’aurons pas pourvu de constructions européennes.
« L’imprimerie, construite l’année dernière, nous sert actuellement de chapelle et de logement provisoire. Cette année, le P. Coste s’est fait architecte et a dirigé, avec le P. Poisnel, les travaux de construction d’un évêché-procure. C’est un bâtiment à étage, qui, bien que très modeste, n’en fait pas moins l’admiration de tous nos Coréens. Le gouvernement ne nous fait plus d’opposition relativement à nos terrains, mais jusqu’ici il n’a point consenti à nous rendre nos titres de propriété, injustement retenus depuis janvier 1888. Au printemps prochain, nous espérons commencer l’érection de la future cathédrale, dédiée à l’avance à l’Immaculée-Conception.
« Je ne dis rien de nos divers établissements de bienfaisance ; ils vont très bien, et nous n’avons qu’un seul regret, celui d’être trop pauvres pour accueillir toutes les demandes qui nous sont faites. Depuis un an nos orphelinats sont confiés aux sœurs de Saint-Paul de Chartres ; elles font merveille auprès de leurs petits enfants. Déjà ces établissements sont tout transformés, mais ici encore il faut de toute nécessité des constructions européennes, que le manque de ressources nous force encore de retarder. Je suis heureux de rendre ici hommage au zèle de ces dévouées religieuses, zèle doit la première supérieure, sœur Zaeharie, a été aussi la première victime. Après six mois de travaux et de soins bels que les demande une fondation en pays étranger, elle est, on peut dire, morte à la peine, le 3 février de cette année (1). »


(I) Un télégramme de Chang-hay, du 21 février 1890, nous a apporté la douloureuse nouvelle de la mort de Mgr Blanc.


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