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Rapport annuel des évêques

Année: 1924
Pays: Corée du Sud
Mission: Séoul
Rédacteur:Mgr Devred

CHAPITRE II
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Groupe des Missions de Corée
et de Mandchourie

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I. – Séoul

Population catholique 54.079
Baptêmes d’adultes 1.219
Baptêmes d’enfants de païens 1.838
Conversions d’hérétiques 64


De fortes inondations ont ravagé au mois d’août toute la région nord-ouest de la Corée et un raz de marée, survenu tandis que le Yalou était encore débordé, a augmenté encore le nombre des sinistrés. Le désastre du Japon, au mois de septembre, a eu aussi une influence malheureuse sur la situation financière et économique de la Péninsule : Les banques de Corée, qui ne sont la plupart que des succursales des banques de Tokio, se virent dans la nécessité de refuser les prêts d’argent et, pendant un certain temps, ceux mêmes qui avaient des dépôts dans ces banques ne purent en retirer qu’une partie relativement minime. L’argent se fit plus rare et la vie ne fit que renchérir.
Après cet aperçu préliminaire, que nous avons résumé, sur les difficultés d’ordre matériel au milieu desquelles se débattent nos confrères de Corée, Mgr Devred nous met sous les yeux des chiffres, qui nous donnent une juste idée de l’effort considérable fait par le gouvernement pour l’éducation des Coréens :
En 1910, il y avait 339 écoles du gouvernement (écoles primaires) ; 1 école secondaire ; 39.026 élèves.
En 1923, il y avait 1.392 écoles primaires publiques ; 7 écoles secondaires ; 2 écoles normales. Total : 312.569 élèves.
Dans cette même période de temps, les écoles privées, (écoles confessionnelles ou autres) qui en 1910 étaient de 1.667 avec 71.763 élèves, sont en 1923 de 627 avec 76.395 élèves.
Il manquait à la Corée une Université, elle l’aura en 1926 : le cours préparatoire à cette Université a été inauguré au printemps dernier, et 400 jeunes gens y ont été admis. « Voici donc la Corée pourvue elle aussi d’un système scolaire officiel complet, écrit Mgr Devred. Puisse-t-elle avec le temps voir sortir de ces grandes écoles des hommes supérieurs et bien éduqués, désirant seulement le bien de leur pays. Pour en arriver là, il faudra sans doute attendre encore longtemps, si on en juge par les résultats actuels au point de vue éducation : L’esprit des élèves ne s’est guère modifié ; les grèves scolaires n’ont pas diminué cette année ; certaines écoles ont dû être fermées complètement, par suite de la mauvaise volonté des élèves qui veulent tout régenter. C’est que nous sommes dans une période de transition, par laquelle il fallait nécessairement passer, avant d’arriver à mettre tout au point. Il est un fait, c’est que nous nous trouvons en Corée, actuellement, devant un peuple à qui on a changé subitement ses habitudes séculaires. Il lui manque maintenant le contrepoids pour le garder en équilibre et l’aider à suivre la bonne direction.
« L’exode des Coréens vers le Japon et la Mandchourie, signalé déjà bien des fois dans les précédents rapports, n’a fait que s’accentuer encore. D’après une statistique parue en juin 1924, on compte 332.846 Coréens dans la seule région du Kanto, en Mandchourie. Sur ce nombre, plus de 100.000 ont passé la frontière cette année. Les chiffres donnés au sujet des émigrants au Japon sont encore plus significatifs : Dans le seul mois de juillet de cette année, 19.000 Coréens émigrèrent au Japon, et 5.817 seulement sont revenus dans la Péninsule pendant le même laps de temps. Malgré cette forte migration, la population en Corée ne fait qu’augmenter et le recensement de novembre 1923 accusait le chiffre de 17.626.761, contre 17.452.918 en 1922.

« J’en viens maintenant à notre compte rendu proprement dit, continue Mgr d’Hésébon. La population catholique du Vicariat est cette année de 55.111 contre 54.079, au précédent exercice. Cet accroissement de plus d’un millier ne correspond pas aux chiffres des baptêmes d’adultes et d’enfants de chrétiens. Cela vient de ce que, comme les années précédentes, certains de nos chrétiens ont émigré soit vers la Mandchourie, soit vers le Japon, dans l’espoir d’une vie plus facile.
« Grâce à Dieu, le nombre des confessions et des communions a augmenté considérablement sur le chiffre de l’an dernier, preuve d’une part du zèle de notre clergé, et d’autre part de la piété de nos chrétiens. Le total de nos baptêmes, qui était l’an dernier de 5.439, est cette année de 5.435, dont 1.267 baptêmes d’adultes, 1.807 baptêmes d’enfants de païens in articulo mortis et 2.361 d’enfants de chrétiens. Le précédent rapport notait 64 conversions d’hérétiques, cette fois, nous n’en comptons que 38.

« Les écoles primaires, actuellement au nombre de 73, sont toujours notre grande préoccupation, et sont en progrès constant : nous avons 5.432 écoliers (garçons ou filles) dans ces écoles, contre 4.942 l’an dernier. Mais que de soucis elles coûtent à nos prêtres, pour leur entretien et leur direction ! L’ombre au tableau est que ces écoles ne produisent pas toujours les fruits que nous serions en droit d’attendre d’elles. La raison en est que, surtout pour les écoles de garçons, nous n’avons pas toujours des maîtres chrétiens capables et dévoués. Cependant les missionnaires se rendent bien compte que, telles qu’elles sont, ces écoles sont un instrument d’apostolat ; à nous de l’améliorer, si faire se peut.
« A Séoul, les écoles de la Cathédrale comptent 385 enfants. Au printemps dernier, le Gouvernement japonais les a reconnues officiellement ; ce qui est un avantage, car cette reconnaissance donne droit à la délivrance de diplômes de fin d’études, valables pour l’entrée dans les écoles supérieures du gouvernement. Dans la paroisse Saint-Joseph (Séoul extra muros), les deux écoles (filles et garçons) comptent 610 élèves. M. Vuillemot est en pourparlers pour obtenir, lui aussi, la reconnaissance officielle.
« A Chemoulpo, le nombre des écoliers est aussi en progrès, et nous avons cette année le chiffre de 521 enfants. M. Deneux est en grand souci à l’heure actuelle, car si les bâtiments de son école de filles sont suffisants pour le moment, l’école de garçons ne répond d’aucune façon aux besoins actuels. Il va donc falloir bâtir, et les constructions coûtent cher.
« En province, à lire les comptes rendus, partout où il y a des écoles comme chez MM. Antoine Gombert, Bouillon, Lucas, Curlier, etc., ce sont partout les mêmes soucis. Partout aussi c’est la même volonté persistante de tenir malgré tout, en face des protestants aux ressources toujours plus grandes, en face des écoles officielles dont le nombre se multiplie d’année en année.
« Le chiffre de 73 écoles donné plus haut comprend seulement celui des écoles primaires, soit qu’elles suivent le programme du gouvernement, soit que certaines plus modestes ne puissent encore enseigner que les premiers éléments. A côté de ce chiffre, il y en a un autre intéressant à noter : c’est celui de nos écoles de catéchisme, dont le recensement a été fait pour la première fois au printemps dernier. Ce relevé nous a donné 118 écoles avec 1.837 élèves. En certains endroits, ces écoles de catéchisme ne se tiennent que le dimanche ; en d’autres, au contraire, elles sont quotidiennes.
« L’école commerciale que dirige M. Krempf, continue à tenir, malgré toutes les difficultés d’un début particulièrement pénible. Les élèves sont au nombre de 198, avec 11 professeurs. Nos chrétiens, qui avaient promis leur concours, semblent faiblir et le gros point noir, c’est qu’il faudra agrandir cette école l’an prochain. Nous mettons notre confiance en la Providence, qui finira bien par nous sortir de toutes ces difficultés, si Elle veut que cette œuvre vive et prospère.
La Maison de famille a continué à donner cette année l’hospitalité à 25 jeunes gens, mis sous la direction du P. Kim Joseph, vicaire de la cathédrale. Les Sœurs de Saint-Paul de Chartres, voulant assurer aux jeunes étudiantes catholiques le même bienfait, ont ouvert, elles aussi, une Maison : déjà 26 élèves y ont été reçues. Leur nombre serait plus considérable si les Sœurs pouvaient construire en conséquence.
« Notre jeunesse catholique semble décliner dans son ardeur, si nous ne faisons attention qu’au chiffre des membres de cette association. Leur nombre est en effet bien inférieur à celui de l’année dernière, puisqu’il n’est plus que de 1.006 au lieu de 1.362. Faut-il s’en désoler ? Je suis loin de le croire, car certains de ces jeunes gens n’avaient donné leur nom que par entraînement ou amour de la nouveauté. Leur parle-t-on ensuite d’efforts à faire, d’études à entreprendre ? De suite, chez plusieurs, le zèle premier se refroidit et disparaît. La société de leur rêve est celle où chacun fait ce qu’il veut, où tout doit être sacrifié aux sports et aux jeux physiques. Tous ne sont pas restés inactifs et les confrères aiment à signaler les efforts de ces jeune gens, soit pour l’étude de la doctrine et du chant ecclésiastique, soit pour l’aide à donner au missionnaire dans les œuvres du district. Comme je le disais l’an dernier, ces jeunes gens sont à éduquer, et c’est un travail délicat, long et difficile. Une fois une élite formée, que d’espérances n’y aurait-il pas à concevoir !

« Le Séminaire de Ryongsan, si réduit au mois de juillet 1923, s’est de nouveau rempli au mois de septembre suivant, et nous avons au Grand Séminaire 26 élèves ; au Petit Séminaire 61, et 25 au Cours préparatoire. C’est dire la lourde charge imposée de ce fait au budget de la Mission. L’état des santés a été bien meilleur et l’année scolaire particulièrement bonne. En juin dernier, une ordination nous a donné 2 nouveaux prêtres et 3 sous-diacres.
« Notre imprimerie a travaillé toute l’année pour les trois Vicariats et notre Revue Religieuse est encore tirée à 6.000 exemplaires ; les volumes sortis de nos presses ont atteint le nombre de 50.000. Un catéchisme de Persévérance en trois volumes est actuellement sous presse.

« Ayant visité, les deux années précédentes, tous les districts du Vicariat, sauf deux situés à l’est sur les bords de la mer du Japon, ce fut ces deux derniers que j’eus à visiter en automne 1923. Ces deux districts sont d’accès assez difficile, à cause de la chaîne de montagnes qui, courant du nord au sud, les sépare en quelque sorte des autres et les isole.
« Ces deux districts sont de création récente et datent de 1921. Avant cette date, c’était le missionnaire qui habitait Naihpyeng, dans la province de Hamkyengto sud, qui visitait ces chrétientés. Naihpyeng étant sous la juridiction des PP. Bénédictins, il fallut bien assurer l’administration de ces stations restées dans notre Vicariat. D’autre part, bien que les chrétiens ne fussent pas très nombreux (à peine 900), il était impossible de n’y mettre qu’un seul prêtre, il eût été trop isolé. On créa donc deux districts : l’un a son centre à la ville de Yangyang, et l’autre à Tjyoumountjin, port de pêche non loin de l’ancienne ville de Kangneung. Les deux titulaires de ces postes sont deux prêtres coréens : le P. Tchoi Pierre, qui en 1919 était en Mandchourie, dans le Kanto, où il fut durant six mois prisonnier des brigands chinois, et le P. Ri François ordonnée prêtre en 1921.
« Les chrétiens de ces deux districts sont en majorité des potiers : ce métier est très peu estimé des autres Coréens et c’est pourquoi les chrétiens de cette région ont une influence à peu près nulle sur les païens qui les entourent. Ces potiers sont, un certain nombre du moins, des descendants de familles chrétiennes nobles ou à l’aise, que la persécution de 1866 avait dispersées, les forçant, pour gagner leur vie, à exercer ce métier, vil aux yeux de leurs compatriotes. Ils ont en général un grand esprit de foi et sont fidèles à leurs devoirs de chrétien. J’ai passé un mois environ parmi eux, allant d’un village à l’autre. Quelle joie c’était pour tous de recevoir l’Evêque qu’ils n’avaient pas vu depuis si longtemps !

« Au mois de janvier, les Evêques de trois Vicariats de Corée se réunirent, et il fut décidé qu’on centraliserait à Séoul tous les objets à envoyer à l’Exposition vaticane. Tous les chrétiens furent invités à contribuer à ces envois, soit en nature soit en argent. Tout réussit à souhait et à la fin de juin nous comptions un millier d’objets. Les caisses furent envoyées à Kobé et attendaient d’être embarquées le 12 septembre dernier, quand une tempête violente endommagea si bien tous ces colis que l’Agence nous avisa que l’envoi était impossible dans ces conditions. Un Père Bénédictin est parti immédiatement sur les lieux, à la nouvelle de l’accident, et fera tout le possible pour envoyer à Rome ce qui est resté intact.
« Cette année, plusieurs missionnaires et prêtres coréens ont été éprouvés par la maladie. MM. Guinaud, Bouyssou et Ri André ont dû faire un séjour plus ou moins prolongé à l’hôpital et, grâce à Dieu, ont recouvré la santé ; M. Le Gendre nous donna, en décembre dernier, les plus vives inquiétudes et reçut même les derniers sacrements. Un séjour de six semaines à l’hôpital lui rendit quelques forces ; mais ce ne fut que cet été qu’il put reprendre la vie normale ; ce qui lui a permis de terminer le Catéchisme Expliqué en trois volumes que nous désirions depuis longtemps et dont j’ai annoncé plus haut l’impression.
« L’Etablissement des Sœurs de Saint-Paul a été très éprouvé cette année par la fièvre typhoïde. Presque toute la communauté a été malade et deux Sœurs européennes ont été enlevées en quelques jours et presque en même temps, par cette maladie. C’est une grande perte pour le Couvent, où déjà les Sœurs françaises sont si peu nombreuses. C’est aussi, pour un temps, la désorganisation dans le service des malades où ces Sœurs faisaient beaucoup de bien.
« Le Couvent de Séoul est devenu trop petit pour abriter tout son monde : le noviciat est plein et doit refuser à chaque instant des demandes d’admission, chose très malheureuse, car partout on réclame la présence de religieuses maîtresses d’école. Les ressources font défaut pour agrandir le noviciat ; elles font aussi défaut pour reconstruire l’orphelinat qui est tout proche et qui tombe en ruines.

« Les premiers missionnaires de Maryknoll sont en Corée depuis l’an dernier. Le P. Byrne, leur Supérieur, qui était arrivé le premier et était resté à Séoul jusqu’en septembre, a gagné l’ancienne ville de Euitjyou, où une résidence depuis quelques années déjà confortablement installée par le prêtre coréen Paul Sye, permettait de réunir plusieurs missionnaires. A la fin de l’année, deux autres missionnaires et un frère de la même Société vinrent rejoindre leur Supérieur. En avril 1924, l’un d’eux, le P. Cleary a pris la direction de la chrétienté de Euitjyou, d’où le P. Sye Paul fut envoyé ailleurs ; un autre, le P. Morris est allé s’établir à Yengyou, dans le Hpyenganto sud, ayant pour sous, jusqu’en septembre, un prêtre coréen, le P. Pak Paul. Déjà il élève une petite église en l’honneur de saint Patrice, qu’il espère faire bénir au printemps prochain, en même temps que son presbytère. Le P. Byrne, après avoir agrandi le couvent des religieuses, attend maintenant l’arrivée prochaine de six religieuses américaines. Entre temps il est allé prendre position dans la nouvelle ville de Euitjyou (Sineuitjyou), située à quatre lieues de l’ancienne, sur les bords du Yalou, et gare frontière du chemin de fer coréen, juste en face de la grande ville chinoise d’Antong. Il a déjà pu acheter en cet endroit un terrain assez grand pour y fonder aussitôt que possible une résidence avec toutes les œuvres que cela comporte. Un renfort de trois missionnaires de cette Société est attendu pour octobre. D’ici à deux ou trois ans, nous pourrons donc nous retirer complètement de ces deux provinces de Hpyenganto, pour laisser ces nouveaux ouvriers travailler seuls dans le champ qui leur a été confié.

« Nous avons eu, en cette année 1924, le grand bonheur de posséder le P. A. de Cooman, de la Maison de Nazareth, pour prêcher nos deux retraites de Missionnaires et des Prêtres coréens. Le P. de Cooman a su captiver son auditoire et en même temps l’instruire par ses causeries d’un fond très solide. Il serait à souhaiter que nous puissions rencontrer souvent de tels prédicateurs pour nos retraites pastorales.
« En mai dernier, nous avons eu à Séoul la visite de M. Merlin, Gouverneur Général de l’Indo-Chine, et de M. Claudel, Ambassadeur de France à Tokio. Leur première visite, après celle au Gouvernement Japonais, fut pour la Mission Catholique et ses œuvres. Le soir de ce même jour, Mgr Mutel et son Coadjuteur furent invités au dîner donné par le Gouverneur Général de Corée en l’honneur de ses hôtes de marque. Le lendemain, dans un déjeuner intime offert à M. Merlin par le Consul de France et où avaient été invités le Baron et la Baronne Saito et quelques Français de Séoul, nous eûmes l’agréable surprise de voir nommer Mgr Mutel, Grand Officier de l’Ordre du Dragon d’Annam. Le Gouverneur Général, en remettant à Sa Grandeur les insignes de sa nouvelle dignité, le félicita chaleureusement de ses nombreuses années passées en Corée à « faire aimer la France en même temps que le bon Dieu. » Avant de quitter la Corée, M. Merlin remit 2.000 yen à Mgr Mutel pour les Sœurs et l’Ecole commenciale qu’il avait tenu à visiter particulièrement.

« Qu’il me suffise, en terminant, de noter l’impression que j’ai ressentie à la lecture des rapports envoyés par mes confrères : En général, missionnaires et prêtres coréens, malgré les obstacles rencontrés dans l’exercice de leur ministère, font montre d’optimisme. « L’optimisme, a-t-on dit, est la santé de l’âme. » C’est sûrement une force qui facilite la tâche à accomplir et, Dieu aidant, mère fidèlement au succès.
« Daignent nos glorieux Martyrs de 1839 et 1846 dont nous attendons – avec quelle impatience ! – la Béatification, nous conserver à tous ces fortes dispositions, voire même les rendre plus fortes encore, et nous obtenir, par leur intercession, de récolter de plus en plus dans l’allégresse ce que jadis ils semèrent dans les tribulations et arrosèrent de leur sang. »


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