| Année: |
1925 |
| Pays: |
Corée du Sud |
| Mission: |
Séoul |
| Rédacteur: | Mgr Devred |
CHAPITRE II
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Groupe des Missions de Corée
et de Mandchourie
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I. — Séoul
Population catholique 55.386
Baptêmes d’adultes 1.349
Baptêmes d’enfants de païens 2.049
Conversions d’hérétiques 36
« L’an dernier, nous écrit Mgr Devred, c’était la région du Yalou et de Hpyengyang que je signalais comme éprouvée par l’inondation ; au mois de juillet dernier, c’est la région de Séoul qui a été durement visité par ce fléau. Le fleuve était monté de quarante-trois pieds et avait rompu ou submergé ses digues.
La ville de Séoul, adossée qu’elle est à un massif de montagnes, se trouva du jour au lendemain aux deux tiers encerclée par les eaux et sans communications avec l’extérieur. Grâce au Gouvernement et à l’armée, grâce aussi au dévouement de toutes les Sociétés de Jeunesse, les secours s’organisèrent de suite en vue d’abriter et secourir plus de 200.000 sinistrés. La Jeunesse Catholique des deux paroisses de Séoul et l’Association des Dames Catholiques allèrent porter aux malheureux inondés des aliments et des remèdes. Des souscriptions publiques furent lancées immédiatement auxquelles tout le monde aima à contribuer.
Ce ne fut que quatre ou cinq jours après, quand les eaux se furent retirées, qu’on put se rendre compte de l’étendue du désastre. Plus de 10.000 maisons avaient été détruites ou emportées par les flots. Nos chrétiens qui habitent en assez grand nombre le long du fleuve débordé, ont été naturellement éprouvés et une vingtaine de chrétientés me sont signalées comme ayant particulièrement souffert. C’est surtout la destruction des récoltes qui est à déplorer pour ces pauvres gens. Que de misères en perspective pour l’hiver prochain ! Et comme on voudrait pouvoir porter une consolation efficace à tous ces malheureux !
Il faut noter d’une façon spéciale pour cette année les efforts des autorités japonaises en vue de faire accepter des Coréens le fameux culte national des héros et des empereurs. Le Gouvernement a tenté une distinction pour amener les chrétiens à participer aux cérémonies de ce culte ; il a voulu faire croire à un culte civil dégagé de toute idée religieuse. Dans ce but, les temples dédiés aux Empereurs et aux héros ont cessé d’être sous la direction du Bureau des Religions, pour être placés sous celle du Ministère de l’Intérieur. Malheureusement, à part ce changement, tout est resté avec le même appareil du rituel shintoïste, et c’est pourquoi les catholiques n’y peuvent assister.
En Corée, nous avions été jusqu’ici exempts de ces sortes de difficultés, mais elles vont commencer pour nous, à mesure que les Japonais travaillent à la transformation du peuple Coréen. C’est ainsi que les chefs des écoles publiques ayant pris l’habitude, comme au Japon, de conduire leurs élèves aux temples shintoïstes, quelques incidents ont surgi ici ou là. A Kangkyeng, ville du Tchyoungtchyengto Sud, plusieurs élèves catholiques ont été persécutés, parce qu’ils refusaient d’aller faire la visite du « jinja » . Les professeurs, sans leur donner par écrit le motif de leur renvoi, ont refusé de les admettre à l’école. Les autorités supérieures averties de ce fait, n’ont rien répondu, couvrant ainsi la manière de procéder de leurs subordonnés.
A Séoul, un temple shintoïste aux proportions grandioses va être édifié en octobre prochain au génie protecteur de la Corée. Pour cette inauguration on veut faire des fêtes très solennelles. Les protestants et les catholiques qui sont dans les écoles ou les administrations publiques se demandent quelle coopération le gouvernement va leur demander. Les laissera-t-on libres d’y assister ou non ? Une campagne discrète s’est exercée dans ce sens depuis quelque temps. On verra plus tard quels en sont les résultats.
Ceci exposé, j’en viens sans transition à mon compte rendu proprement dit.
I. Fruits spirituels de l’année. — Pendant l’exercice qui vient de s’écouler, nous avons eu 873 baptêmes d’adultes, soit une augmentation de 90 sur l’exercice précédent. A ces baptêmes il faut en ajouter 476 d’adultes à l’article de la mort. Nous comptons de plus 2.049 enfants de païens baptisés in articulo mortis, soit 200 de plus que l’an dernier. Le chiffre des baptêmes d’adultes ajouté à l’excédent des naissances sur les décès devrait nous donner théoriquement une augmentation de 1.730 fidèles. Or, alors qu’en mai 1924, notre recensement accusait 55.115, celui de mai 1925 donne 55.386, soit 271 catholiques de plus. A quoi cela tient-il ? La raison est la même que celle déjà signalée dans les précédents comptes rendus : L’émigration des Coréens vers la Mandchourie ou le Japon continue sans arrêt et sans qu’on puisse prévoir quand elle finira, causée qu’elle est par la situation économique de la Corée qui est loin de s’améliorer
La vie spirituelle a gagné considérablement en intensité si l’on compare les chiffres de cette année avec les précédents. Nous avons pu enregistrer 190.100 confessions dont 36.363 annuelles, contre 171.071 en 1924.
La visite des chrétientés s’est faite d’une façon régulière deux fois l’an, en automne et au printemps. Dans plusieurs districts, les missionnaires et prêtres coréens ont ajouté à ces deux visites régulières la visite plus fréquente de certaines stations. Les chefs de district ont donné en un an 3.050 sermons, outre les exhortations plus nombreuses et plus familières faites au temps de la visite des chrétientés. Cinquante et une conférences ont été données au public païen : il semble que de ce côté il y aurait un effort considérable à faire, mais ce public païen n’est pas si facile qu’on le pense à atteindre, il faudrait pour cela dans chaque endroit un local spécial séparé de l’église ou de la chapelle ; de plus ces réunions sont régies par les règlements de police et le sujet à traiter doit être soumis d’avance aux autorités ; toutes choses
qui ne vont pas sans rebuter même les plus zélés. A noter çà au là des essais heureux de prédications par le moyen de catéchistes rétribués pour cette fonction. C’est ainsi que chez M. Polly, à Ouentjyou, deux catéchistes femmes ont, par leurs exhortations à domicile, créé un certain mouvement de conversions qui promet de bons résultats.
II. Le Clergé. — Le nombre de nos missionnaires va s’accroître en automne d’une jeune recrue qui va rajeunir nos cadres. Depuis tant d’années, exception faite de M. Pichon, notre dernier venu en 1921, nous ne voyions plus dans nos réunions que des barbes blanches ou grisonnantes.
Quant au clergé indigène, l’ordination de quatre nouveaux prêtres au mois de juin dernier porte à 36 le nombre des prêtres coréens dans le Vicariat de Séoul. Sur ce nombre, nous en avons 22 qui sont chefs de district alors que 18 missionnaires seulement remplissent cette fonction ; 11 prêtres coréens sont vicaires soit d’un missionnaire, soit d’un prêtre indigène plus âgé, deux autres sont professeurs au Séminaire, un autre enfin est Directeur de la Revue Religieuse des trois Vicariats Apostoliques de Corée.
Nous avons actuellement au grand séminaire trois diacres, de sorte que l’an prochain, si tout répond à nos prévisions, nous aurons encore trois nouveaux prêtres. Mais après, nous serons au moins cinq ans sans avoir d’autre ordination sacerdotale. C’est le contre-coup de la guerre de 1914-1918 : durant cette période, les rentrées au petit séminaire ont été faites d’une manière irrégulière.
Douze élèves ayant terminé leur philosophie vont commencer leur cours de théologie ; c’est tout notre espoir pour les prochaines années. Pour un temps plus reculé, nous avons une réserve au petit séminaire avec nos 50 latinistes, et au cours préparatoire, 25 élèves. Mais combien parmi eux pourront arriver au but ? Par ailleurs, une difficulté nouvelle va se présenter : le Séminaire actuel va être trop étroit à la prochaine rentrée et notre budget ne nous permet pas l’agrandissement nécessaire. Il faudra sans doute se contenter des admissions au cours de latin, en attendant des temps meilleurs ; mais c’est par le fait même le cours préparatoire à sacrifier. En l’absence de M. Guinand qui, actuellement en France, prend un repos d’autant plus mérité qu’il se trouve à la tête de cet établissement depuis vingt-cinq ans, c’est M. Larribeau qui a la direction du Séminaire, aidé de M. Chabot et de deux prêtres coréens.
III. Les Ecoles. — L’Œuvre des écoles, je l’ai dit plusieurs fois et je ne crains pas de le répéter, est en Corée, à l’heure présente, l’Œuvre des oeuvres. Les missionnaires et les prêtres coréens ont tous cette persuasion. Nous progressons d’année en année, mais hélas ! si grand que soit l’effet accompli — je serais même tenté de l’appeler téméraire, vu nos maigres ressources — il ne répond pas à tout ce qui pourrait être entrepris. Là encore le progrès voulu et désiré est arrêté par la grave question budgétaire.
Ecole Commerciale. — L’Ecole Commerciale avec ses douze professeurs a compté jusqu’à 210 élèves en avril dernier, époque de la rentrée. M. Krempff continue vaillamment à administrer cette école, et M. Bodin, revenu de Penang parmi nous, vient de lui être donné comme socius. Nous voudrions bien confier la direction de cet établissement à une Congrégation enseignante, mais jusqu’ici nos démarches n’ont pas eu de succès. Nous avons pu agrandir de moitié cette école, grâce à un emprunt hélas ! bien lourd pour son budget.
Ecoles paroissiales. — Nous avons 56 écoles paroissiales de garçons avec 3.817 élèves et 19 écoles de filles avec 1.955. Mais il s’en faut de beaucoup que toutes soient de valeur égale : Tandis qu’à Séoul nos quatre écoles reconnues par le Gouvernement peuvent donner les diplômes de fin d’études, et que dans sept ou huit districts elles sont assez prospères, ailleurs elles ne sont encore qu’à l’état embryonnaire et végètent pour ainsi dire parce que manquant soit des fonds nécessaires pour les entretenir, soit des professeurs capables de les faire prospérer.
Je tiens à noter en particulier cette année l’œuvre accomplie à Chemoulpo par M. Deneux. L’école de garçons qu’il rêvait de bâtir l’an dernier, a été construite belle et grande et hygiénique ; j’ai pu la bénir au mois de juin dernier. M. Deneux avait commencé aussi cette année à agrandir son école de filles. C’était de toute nécessité, mais sa bourse était vide et il fallait s’arrêter : Heureusement un généreux bienfaiteur des Missions a bien voulu venir en partie à son aide.
Ecoles de Catéchisme. — Nous comptons 72 écoles de catéchisme pour les garçons et 46 pour les filles avec en tout 2.717 élèves. Ici encore, il faut dire, pour être dans le vrai, que toutes ces écoles ne supportent pas la comparaison les unes avec les autres. Certaines se tiennent tous les jours d’une manière permanente, et on y enseigne non seulement la doctrine chrétienne, mais encore l’alphabet coréen, le calcul et parfois aussi les caractères chinois. D’autres au contraire ne sont ouvertes que le dimanche et sont tenues par des catéchistes volontaires ; elles ne valent qu’en proportion du dévouement qu’apportent avec eux ces maîtres et maîtresses improvisés.
A juger de l’ensemble de toutes ces écoles soit paroissiales, soit de catéchisme, il y a un progrès sur l’an dernier au point de vue du nombre des élèves, soit 300 de plus pour les écoles paroissiales et 900 pour celles de catéchisme.
Pour clore cette revue sur les écoles, je dois signaler aussi nos deux maisons de famille ; l’une qui abrite une vingtaine d’étudiants, et l’autre, dont les Sœurs ont la direction, qui donne l’hospitalité à 25 filles, est installée provisoirement dans l’intérieur du couvent. Cette installation va être bientôt remplacée par un bâtiment modeste mais définitif, en voie de construction, qui pourra recevoir une cinquantaine d’étudiantes.
La Jeunesse Catholique avec ses membres nombreux pourrait faire meilleure figure. Chaque section de cette association varie du tout au tout et quant à l’esprit et quant à la valeur. Tandis qu’à Séoul par exemple et dans certains districts ces jeunes gens font montre de zèle très actif, ailleurs il semble bien que l’effort qu’on leur demande dépasse la bonne volonté montrée dans le principe, ou contrarie trop l’esprit qui les anime et qui n’est pas toujours le meilleur. Pour tirer tout le parti possible de cette association, il faudrait que le lien de la Fédération qui relie les parties entre elles soit plus vivant et plus actif. Il faudrait aussi à Séoul un local convenable pour permettre aux jeunes gens de se réunir et de se récréer. Hélas ! sans désirer un hôtel luxueux comme celui de l’Y. M. C. A., nous sommes encore loin d’avoir ce qu’il convient.
IV. Retraites de catéchistes. — Les confrères ont apporté cette année un très grand zèle pour ces retraites annuelles des catéchistes. On peut en attendre de très bons résultats si chacun sait se montrer persévérant. En général c’est un confrère voisin qui est venu aider le chef de district pour la prédication. Dans plusieurs endroits, la retraite s’est amplifiée, pour ainsi dire, par une sorte de mission donnée à toute la chrétienté ou aux enfants des écoles.
V. Nouveaux districts. — Deux nouveaux districts ont été fondés cette année. L’un à Syouan, dans le Hoanghaito, par le démembrement du district de M. Bouyssou, l’autre dans le Kyengkeuito, par la division du district de M. Kim Augustin, qui réside à Katteungri. Ces deux nouveaux postes ont été confiés à des prêtres Coréens, MM. Pak Paul ,et Kim Pierre.
VI. Imprimerie. — L’impression du Grand Catéchisme en trois volumes, œuvre de M. Le Gendre, a été enfin terminée et l’ouvrage est mis en vente depuis le mois de juin. Il est déjà très demandé. C’est un travail qui était attendu depuis longtemps et est appelé à rendre de grands services à tous les catéchistes, maîtres d’école et en général à tous ceux qui sont désireux de se perfectionner dans l’étude de la doctrine chrétienne.
M. Le Gendre, infatigable malgré sa mauvaise santé, s’est mis à la rédaction d’un dictionnaire latin-coréen. Cet ouvrage, s’il peut être mené à bonne fin, sera d’un grand secours pour les séminaristes des trois Vicariats de Corée, dépourvus jusqu’ici d’un bon instrument de ce genre.
VII. Faits divers de l’année. — Le 2 septembre 1924, Mgr Giardini, Délégué Apostolique au Japon, est arrivé en Corée pour la Visite qu’il devait déjà faire en 1923, mais que le tremblement de terre de Tokyo avait empêchée. Je suis allé l’attendre à Fusan avec Mgr Demange. Son Excellence, à qui un compartiment spécial avait été réservé par le Gouvernement depuis Fusan, se rendit directement à Séoul. Après quelques jours consacrés aux visites officielles, je conduisis Son Excellence dans plusieurs postes de la Mission. Tour à tour Chemoulpo, Yakhien, Euitjyou, Hpyengyang reçurent le Représentant du Souverain Pontife. Le 12 septembre, Mgr Giardini alla visiter avec Mgr Sauer deux résidences du Vicariat de Ouensan et revint à Séoul le 19. Le 20 eut lieu la réception solennelle du Délégué Apostolique au Séminaire de Ryong-san. Le dimanche 21, fête de sainte Mathieu, Son Excellence célébra la messe pontificale à la cathédrale et donna la bénédiction papale à la nombreuse assistance. Par une heureuse coïncidence, cette fête était le trente-quatrième anniversaire de la consécration épiscopale de Mgr Mutel, et Mgr le Délégué se fit l’interprète de tous pour exprimer à notre vénéré Vicaire Apostolique nos félicitations et nos vœux. Le lendemain, eut lieu à l’Evêché une réunion spéciale des Evêques de Corée sous la présidence de Mgr le Délégué. Le 23 était le vingt-cinquième anniversaire de mon ordination sacerdotale ; Mgr le Délégué voulut bien rester avec nous pour prendre part à la petite fête organisée en cette circonstance et le lendemain 24, il partit pour Taikou en compagnie de Mgr Demange.
Au mois de mars, Mgr Mutel nous a quittés pour se rendre à Rome et assister aux fêtes de la Béatification de nos Martyrs. De loin nous avons suivi par la pensée notre bien-aimé Père dans son pèlerinage aux tombeaux des Saints Apôtres, et avec lui nous nous sommes réjouis de la gloire décernée par le Souverain Pontife aux 79 martyrs de Corée.
Nous avons été remplis aussi d’une légitime fierté quand le télégraphe nous a appris que Mgr Mutel avait été nommé Chevalier de l’Ordre de la Légion d’Honneur. Gloria filiorum patres eorum.
Cette année, nous avons célébré le vingt-cinquième anniversaire de sacerdoce de trois de nos confrères, MM. Antoine et Julien Gombert, et M. Rouvelet. Ils nous étaient venus six en 1900 : Deux sont morts, MM. Joyau et Faurie ; un autre, M. Mousset, appartient maintenant à la Mission de Taikou. Puissent-ils travailler encore longtemps parmi nous
VIII. Sœurs de Saint-Paul de Chartres. — Nos Sœurs de Saint-Paul continuent avec beaucoup de vaillance leurs œuvres diverses d’assistance aux malades et d’éducation des enfants. Une seule chose à regretter : c’est que leur noviciat de Séoul soit trop étroit pour recevoir les nombreuses jeunes filles qui voudraient se consacrer à Dieu.. De ce fait, alors que dans le passé elles ont pu fournir des maîtresses à une douzaine d’écoles paroissiales, elles sont à l’heure actuelle dans l’impossibilité d’en fournir de nouvelles.
L’Orphelinat de Séoul qui menaçait ruine a dû être abattu et se reconstruit plus solide. La moitié seulement est presque terminée, mais si les ressources n’arrivent pas d’ici quelques mois, il ne pourra être achevé peut-être de longtemps. C’est bien dommage car, à la suite des inondations de cette année, que d’orphelins pourraient être recueillis que Sœur Camille doit refuser, faute de place.
Le 19 juin dernier, fête du Sacré-Cœur, j’ai présidé dans la chapelle des Sœurs à la cérémonie de la prise d’habit de six novices coréennes ; et le 13 août, j’ai reçu dans cette même chapelle la profession perpétuelle de treize religieuses coréennes.
IX. Missionnaires de Maryknoll. — Les Missionnaires de Maryknoll voient leur nombre s’accroître. En automne 1924, deux nouveaux Pères sont venus d’Amérique avec six religieuses. Au printemps de cette année, un missionnaire vint les rejoindre de Chine, un autre et un frère arrivèrent directement d’Amérique. Tous se sont mis à l’étude de la langue et dans un avenir assez prochain, le Hpyenganto sera administré par eux seuls.
Je termine ce trop long compte rendu, reflet exact, autant que possible, des soucis de l’Evêque, des desiderata à corriger, des progrès accomplis et des projets pour l’avenir. A l’heure où j’écris ces lignes, nous sommes à la veille de célébrer à la Cathédrale, le 19, 20 et 21 septembre, et pour toute la Corée les 25, 26 et 27 du même mois, les fêtes solennelles du Triduum en l’honneur de nos nouveaux Bienheureux. Que ces Martyrs de la Foi daignent, par leur intercession auprès de Dieu, nous obtenir force, courage et confiance pour poursuivre le bon combat qu’ils ont livré jadis sur cette terre coréenne, arrosée si généreusement de leur sang.
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