| Année: |
1930 |
| Pays: |
Corée du Sud |
| Mission: |
Séoul |
| Rédacteur: | Mgr Larribeau |
CHAPITRE II
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GROUPE DES MISSIONS DE CORÉE
ET DE MANDCHOURIE
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I.— Séoul.
Population catholique 51.036
Baptêmes d’adultes 1.385
Baptêmes d’enfants de païens 3.359
Conversions d’hérétiques 23
Le compte rendu de la Mission de Séoul, établi par Mgr Larribeau, Coadjuteur de Mgr Mutel, débute par le récit détaillé, que nous ne pouvons malheureusement donner in extenso, de 1a découverte des restes de deux de nos martyrs coréens béatifiés le 5 juillet 1925, les Bienheureux François Tchoi et Antoine Kim.
La reconnaissance et l’identification des restes du Bienheureux Kim ne souffrirent aucune difficulté : sa famille et ses compatriotes chrétiens du village où il avait été inhumé avaient toujours connu son tombeau ; et d’ailleurs, une inscription très bien conservée fut trouvée dans la sépulture même, qui aurait enlevé tout doute possible s’il s’en fût élevé quelqu’un. Pour le Bienheureux Tchoi on éprouva de vraies difficultés ; le village qui a reçu ses restes existe bien toujours, et avec des familles chrétiennes, mais celles-ci ne sont pas contemporaines du Bienheureux, de sorte que la tradition locale relative à sa sépulture a disparu. De ce chef on allait se trouver dans un grand embarras, quand on apprit, très tard d’ailleurs, l’existence d’une bonne vieille chrétienne, bru de notre Bienheureux ; on l’interrogea, ses souvenirs du tombeau furent d’une grande précision ; amenée au village, elle retrouva facilement l’emplacement cherché. La reconnaissance et le transfert des ossements eurent lieu le 26 mai 1930, quatre-vingt-onze ans après la naissance au ciel de notre Bienheureux, au milieu d’un grand concours de prêtres indigènes et de fidèles.
L’exercice qui vient de se clore n’a pas été des plus féconds, il présente pourtant un progrès certain ; rien, il est vrai, n’est venu contrarier notablement l’activité des missionnaires ; Dieu a permis que les santés restent bonnes, personne n’a été arrêté par la maladie, et, ajoute Sa Grandeur, le fait est assez rare à Séoul pour mériter d’être signalé. Les énergies physiques sont d’ailleurs grandement soutenues par les énergies morales retrempées dans les retraites annuelles. Celle du Vicariat a eu lieu cette année quinze jours après Pâques ; elle a été donnée par le R. P. Deguire, ancien Provincial des Franciscains du Canada, alors de passage à Tôkyô pour l’installation d’une maison de l’Ordre. Quelque temps après avait lieu la retraite des prêtres indigènes.
Ici Mgr le Coadjuteur ne peut s’empêcher d’élever une plainte indignée contre certaine Revue, non de langue française, insistant de très haut sur le soi-disant mépris des « missionnaires de Paris » pour le clergé indigène, et affirmant qu’il n’y a pas 50 prêtres coréens en Corée ! On a beau avoir traversé la Corée du Sud au Nord, passé quelques heures, pas davantage, dans le pays, on n’est pas pour autant, et quelle que soit la science théorique, qualifié particulièrement pour connaître des faits. Il n’y a pas 50 prêtres indigènes en Corée ! Il eût été si facile de se renseigner en passant à Séoul : on eût appris que Mgr Mutel avait ordonné 54 prêtres dans son Vicariat, et Mgr Demange 27 dans le sien, soit un total de 81 prê-tres ; dix sont morts, il en reste 71. Nous ne trouvons pas que M. le Docteur Schmidlin, Professeur de Missiologie à l’Université de Münster, à qui nous en avons présentement, ait eu bien grand souci de la vérité objective. Nous le regrettons pour lui.
« En attendant, conclut Mgr le Coadjuteur, que nous citons maintenant ad verbum ces pauvres « missionnaires de Paris en Corée », forts de tels encouragements, continueront à se préoccuper de la formation sérieuse et complète de ce clergé, qui n’a du reste jamais été négligée. De ce que nous ayons cru bon de changer, il y a deux ans, les cours du Petit Séminaire, il serait parfaitement injuste d’inférer que jusqu’ici nos futurs prêtres ne recevaient aucune instruction. Ils n’avaient pas de diplôme scolaire, puisque les Règlements locaux de l’Instruction publique s’y opposent mais on leur a toujours donné des notions suffisantes des matières inscrites au programme des autres écoles ; bien mieux, ils recevaient cet enseignement chez nous avant même qu’il y eût des écoles au dehors, et les prêtres un peu anciens, s’ils n’ont pas toutes les connaissances des jeunes diplômés de L’Université, ne sont certainement pas inférieurs à leurs contemporains ; il ne serait même pas exagéré de dire qu’ils leur sont supérieurs, si l’on veut tenir compte du degré de culture que donnent les bonnes études ecclésiastiques. A ce point de vue, il n’y a rien à ajouter à leur formation, et, si l’on espère que les futurs prêtres seront mieux outillés pour les besoins modernes, ce sera seulement sur le terrain des sciences profanes et de la langue japonaise. Cette dernière en particulier, jamais on n’aurait songé à la faire apprendre aux anciens ; mais aujourd’hui qu’on l’enseigne dans toutes les écoles, l’ignorer, pourrait constituer une infériorité au point de vue des relations sociales ou de questions secondaires. On l’enseignait depuis longtemps au Séminaire, et les prêtres ordonnés depuis dix ans en savaient assez pour se perfectionner ensuite par l’étude personnelle. Les futurs prêtres seront autrement formés, c’est bien évident, puisqu’ils auront fait toutes leurs études en japonais, six ans d’école primaire et cinq ans d’école secondaire.
« En avril dernier a eu lieu la rentrée des nouveaux élèves au Petit Séminaire ; c’est pour la deuxième fois depuis la séparation des deux Séminaires. Nous aurions souhaité ces nouveaux un peu plus nombreux, ils n’étaient que seize ; nous nous contenterons de les savoir pleins d’ardeur au travail et doués d’un très bon esprit, comme en témoigne leur Supérieur M. Chizallet. Les élèves sont au nombre de 45 en tout ; comme il y aura encore trois rentrées avant la sortie des plus anciens, on peut espérer que la maison sera remplie.
« Au Grand Séminaire, le nombre des élèves va se trouver bien réduit l’automne prochain, quand, sur trente élèves, les dix diacres et sous-diacres auront quitté la maison ; pendant deux ou trois ans, les locaux vont paraître bien grands ! Dans le cours de l’année, on a eu le regret de perdre un acolyte qui avait achevé ses études et aurait dû être ordonné prêtre cette année.
« L’Ecole Commerciale, où se dévoue toujours M. Bodin, voit sa réputation se confirmer d’année en année ; les élèves sortants sont estimés et recherchés par bien des maisons de commerce, Banques et Sociétés diverses ; on connaît leur bon esprit et on les préfère à bien d’autres qui inspirent moins de confiance. Il faut dire que les étudiants des écoles secondaires éprouvent comme des accès de turbulence ; le moindre incident, que l’on provoquera au besoin, suffit pour qu’aussitôt se manifeste un mécontentement général toujours latent au fond des cœurs. Certain jour de l’hiver dernier, deux élèves de deux écoles de province, l’un coréen, l’autre japonais, eurent une dispute pour une simple vétille ; l’affaire se gâta, il y eut des bagarres entre étudiants, puis des batailles entre les deux écoles, puis entre plusieurs écoles, enfin un soulèvement presque général des écoles secondaires de tout le pays. Les grèves scolaires durèrent plusieurs mois, et notre pauvre école n’en fut pas tout à fait indemne. Après avoir résisté longtemps, nos élèves, fatigués d’être houspillés dans les rues par les grévistes, se mirent en grève aussi. On était alors à la veille des vacances d’hiver, on en devança l’heure, et à la rentrée, tout était calme.
« Est-ce pour nous dédommager un peu de l’inquiétude causée par ces incidents que Dieu a permis qu’une bonne centaine de ces jeunes gens soient fidèles aux conférences religieuses données tous les samedis par le P. Paul Sin ? Il y a mieux encore : une quinzaine d’entre eux apprennent sérieusement le catéchisme et demandent le baptême ; leur sincérité est parfaite, autant qu’on peut en juger extérieurement.
« Nous avons de temps à autre de ces consolations et, sans pouvoir espérer un mouvement de conversions comme aux jours de prospérité d’il y a vingt et quelques années, on constate cependant un progrès réel : plusieurs confrères l’ont fait remarquer, avec des nuances suivant les régions. M. Villemot, Provicaire, note avec actions de grâces un petit accroissement dans le nombre des baptêmes d’adultes : « Dans les annales de cette paroisse de la cathédrale, dit-« il, il faut remonter à plus de vingt ans pour trouver ce chiffre pourtant bien modeste, de « 47. » Parmi ces baptisés il y a lieu de noter trois maîtresses d’école, brevetées de l’Ecole Normale, qui paraissent vraiment sincères.
« L’œuvre d’évangélisation, écrit M. Antoine Gombert, marche, mais, lentement, vu le « manque d’outillage. J’ai eu quelques baptêmes en ville et au dehors. Il y a des mouvements « intéressants, déclanchés par une petite catéchiste que je soutiens avec peine. Mais cela « prouve que, si nous avions un personnel catéchisant organisé, nous aurions une ample « moisson de catéchumènes. »
« M. Fr. Lucas, à Mirinai, est dans le même sentiment qu’il faut faire visiter par un catéchiste les catéchumènes disséminés dans les villages environnants, pour en augmenter le nombre et pour hâter leur préparation au baptême.
« M. Bouillon prétend expier ses péchés de vanité du temps passé : « Quand j’étais tout jeune missionnaire, écrit-il, et même quelques années plus tard, on disait que les baptêmes d’adultes étaient la gloriole du missionnaire. Nous sommes bien sevrés depuis un certain nombre d’années. »
« M. Polly note aussi une légère augmentation des baptêmes d’adultes, 29 contre 16 l’an dernier ; même constatation en ce qui regarde les baptêmes, soit d’adultes, soit d’enfants en danger de mort, 37 et 144 contre 31 et 96 à l’exercice précédent. Ces baptêmes ont été administrés pour la plupart dans les environs de la résidence par deux femmes catéchistes qui, même si elles ne faisaient pas autre chose, prouveraient suffisamment par là leur utilité. Mais elles font encore d’autre bon travail : c’est surtout grâce à elles que le nombre des catéchumènes augmente de jour en jour, faisant espérer pour l’an prochain un nombre de baptêmes supérieur à celui des précédents exercices.
« M. Julien Gombert affirme aussi ses espérances : « Il y a toujours, dit-il, quelques « catéchumènes ici ou là, mais pour avoir des résultats sérieux, il faudrait des catéchistes « ambulants. L’œuvre des catéchistes devrait partir du centre de la Mission ; tant que nous « n’aurons pas cela, nous n’aurons toujours guère de baptêmes. ».
« M. Perrin présente avec joie 30 baptêmes ; il en voit d’autres en préparation. Il fait ressortir en passant le courage d’un groupe de ses catéchumènes, demeurés fidèles en dépit des injustes vexations d’un riche propriétaire du village, qui les exclut de la culture de ses terres s’ils deviennent catholiques.
« Les prêtres indigènes, qui ont examiné la question des catéchistes, sont tous d’avis qu’avec des catéchistes on obtiendrait encore assez de conversions. Le P. Mathias Ri a eu une chance bien rare en ces temps, il a donné le baptême à quatorze personnes dans un seul village, et, ajoute-t-il, il y a encore dans ce village des catéchumènes.
« Par ces réflexions de quelques missionnaires, on peut juger de l’œuvre à mettre sur pied, sans pour cela voir de suite les moyens de la réaliser. Ces catéchistes ambulants, demandés partout, exigeraient une dépense annuelle égale au moins aux viatiques des prêtres, et la Mission, à laquelle on en revient toujours, ne saurait, pour le moment, assumer cette nouvelle charge malgré le désir unanime.
« Le nombre des fidèles devrait augmenter tous les ans d’une manière plus sensible par le seul fait de l’excédent des naissances sur les décès, même sans tenir compte des baptêmes d’adultes. L’émigration n’explique pas tout, et les chiffres ne donnent pas la raison de l’anomalie que je signale ici, non plus que de quelques autres encore. Ainsi le nombre total des chrétiens est en augmentation, et pourtant le chiffre des confessions annuelles est plus faible, alors que d’aucun district on ne signale d’abstentions notables ; de même, il y a eu plus de confessions répétées et moins de communions que l’an dernier : à quoi cela tient-il ? je ne puis que demeurer perplexe, mais je me garderai bien de rien changer aux chiffres qui me sont présentés ; il peut se glisser des erreurs dans les comptes particuliers, bien que chacun s’applique à les rendre en conscience.
« J’ai prononcé tout à l’heure le mot d’émigration : des fidèles quittent un district où dès lors on ne peut plus les compter, mais ne se présentent pas au missionnaire du district où ils se rendent. C’est ainsi qu’un certain nombre de fidèles échappent au recensement ; c’est ainsi encore qu’on retrouve des familles entières noyées dans la masse païenne depuis longtemps. Cette année encore, M. Villemot a réussi à en ramener plusieurs à la pratique religieuse. Ce sont surtout les grandes villes, telles que Séoul ou Tchemoulpo, qui absorbent cette population flottante. Contraints le plus souvent par la misère, ces gens quittent leur village à la recheche d’un gagne-pain et ne trouvent bien souvent que la misère morale en plus. On ne peut s’imaginer à quel point nos chrétiens sont pauvres ; les comptes rendus des districts le signalent cette année d’une manière spéciale. Cet état de choses est-il seulement transitoire et causé par deux années consécutives de disette ? ou bien y a-t-il vraiment recrudescence de misère générale ? il semble difficile de le dire.
« Il est certain que les chrétiens de Corée ont toujours été très pauvres, la remarque se trouve déjà dans les lettres des premiers missionnaires. D’autre part, s’il faut en croire certains confrères, la misère générale s’accroît : « C’est la misère noire pour beaucoup de gens, écrit « M. Bouillon ; on peut dire, sans crainte d’être contredit, que 99 % des Coréens n’ont pas un « pouce de terrain sous le soleil, pas même le terrain sur lequel s’élève leur pauvre masure « semblable à une ruche couverte de paille. Il est vrai qu’il en était ainsi dans le vieux temps, « mais toutefois dans de moindres proportions. Nons constatons le recul progressif de la « fortune individuelle. » Et notre confrère donne des raisons qui, sans compter la question de l’impôt, soit direct, soit indirect, peuvent se résumer dans ce fait qu’on a négligé l’éducation du peuple, tout en mettant à sa disposition des institutions qui, bonnes en elles-mêmes, lui nuisent au lieu de lui rendre les services attendus. Par exemple, les banques deviennent pour les Coréens une cause de ruine : ils hypothèquent sans discernement leurs titres de propriété pour se procurer un argent dont ils pourraient se passer ; ne pouvant rendre au temps fixé, ils se voient expropriés par la banque créancière. Ce cas n’est pas rare, mais s’il explique des pertes de fortune individuelles, il ne rend pas compte d’une misère qui est générale. Le grand mal est, je crois, dans le changement trop rapide des conditions de vie : les occasions de dépense se sont multipliées, des besoins nouveaux se sont créés, mais les ressources n’ont pas augmenté.
Et pourtant, chose que nous ne pouvons assez admirer, cette même pauvreté devient pour la grande majorité des chrétiens une occasion de mérite. M. Perrin nous cite l’exemple donné par ses fidèles : « Le grand événement de 1929, dit-il, a été la construction de l’église. Depuis « dix ans déjà, les chrétiens donnaient chaque année autant que le permettait leur réel « dénuement. C’est pour la préparation du terrain qu’ils ont été surtout admirables ; tous ceux « qui habitent près de la résidence dans un rayon de dix lis ont fourni chacun plus de vingt « journées de travail ; beaucoup d’entre eux, je l’ai su depuis, arrivaient à jeun et travaillaient « jusqu’au soir ; ceux qui demeuraient plus loin ont voulu fournir trois journées de travail « pour fendre le bois ; ayant à peine de quoi vivre, ils trouvaient le moyen de mettre chaque « jour de côté quelques cuillerées de riz qu’ils vendaient en fin de mois au bénéfice de « l’église. Les potiers abandonnèrent le prix d’une journée de travail, sans compter ce que « chaque famille s’était engagée à donner. Que le bon Dieu daigne leur rendre au centuple ce « qu’ils ont fait pour Lui ! » Bien d’autres faits pourraient démontrer que la pauvreté n’empêche pas le dévouement ; et, ici comme ailleurs, la générosité est souvent en raison inverse des moyens de fortune. L’an dernier, deux occasions nous ont permis de constater cette générosité ; la collecte pour le Jubilé et les offrandes pour la construction d’une chapelle au couvent des Sœurs de Saint-Paul de Chartres à Séoul : au concours, les districts les plus pauvres auraient remporté tous les prix.
« Les deux administrations d’automne et de printemps ont été faites partout aux époques régulières. Les retraites de catéchistes ont été prêchées dans chaque district : à ce propos il n’est pas inutile de remarquer que, de plus en plus, les chrétiens voisins de la résidence où se donnent ces retraites tiennent à assister aux instructions et à participer ainsi aux bienfaits de ces exercices. Pour les avis spéciaux à donner aux catéchistes, on les réunit en particulier. Les opinions sont partagées au sujet des effets de ces retraites, les uns ne voyant pas de changement dans la mentalité ou la manière d’agir de leurs catéchistes, les autres, au contraire, constatant des résultats très appréciables ; il vaut mieux en croire ces derniers, un travail comme celui-là ne s’aurait être vain.
« Les écoles paroissiales se maintiennent toujours péniblement. Au printemps dernier, l’une d’elles a encore reçu l’ordre de fermer ; les autres subiront le même sort, car elles ne sont pas conformes aux règlements scolaires et ne se maintiennent que grâce à la tolérance des inspecteurs provinciaux. Nous nous contenterons dès lors d’écoles de catéchisme. Il ne s’agit pas ici des quatre écoles de Séoul, paroisse de la cathédrale et paroisse de Saint-Joseph, de Tchemoulpo et de Tjyang-yen ; celles-là sont sur le même plan que les écoles publiques et, sous le régime actuel, dureront tant que le budget suffira à les faire marcher. Elles vont de mieux en mieux, et on enregistre avec une certaine fierté les succès toujours plus nombreux de leurs élèves aux examens d’entrée aux écoles secondaires.
« Les Sœurs de Saint-Paul de Chartres continuent activement la préparation de futures maîtresses d’école. Il y a présentement deux postulantes à l’Ecole Normale, et désormais on peut espérer que d’autres les y suivront tous les ans. Après quarante-deux ans de séjour à Séoul, ces Sœurs construisent cette année leur chapelle. Combien elles l’ont désirée ! Enfin leur vœu se réalise. Mais les ambitions de la Mère Supérieure ne sont pas épuisées pour autant, et je souhaite de tout mon cœur qu’elle puisse les manifester en public le plus tôt possible.
« Le 21 septembre 1930, nous avons célébré le quarantième anniversaire de la consécration épiscopale de Mgr Mutel. Tous les missionnaires, tous les prêtres indigènes, considèrent comme une bénédiction insigne de conserver à leur tête, et en si parfait état de santé, leur vénéré Evêque et Père. Sa seule présence est pour nous un vrai réconfort, une force pour toute la Mission, un exemple vivant : que Dieu daigne nous garder Sa Grandeur encore de longues années, pour notre plus grand bien, pour notre consolation, pour l’avancement du royaume de Notre-Seigneur dans ce pays, qui est le sien tout autant que la patrie française ! »
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