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BERTIN Pierre (1899-1973)
FRANCE
[3525]. BERTIN Pierre naquit le 4 mars 1899, à Saint-Jean-lès-Buzy, diocèse de Verdun, département de la Meuse. Fils de cultivateur, lui et son frère Georges furent élevés au sein d'une famille chrétienne très unie. Il fit ses études primaires à l'école du village, puis en 1911 auprès du curé de la paroisse de St. Jean. En septembre de la même année, il fut mis chez les Frères des Écoles Chrétiennes, à l'Institution St. Joseph de Nancy. En 1913, il revint travailler à la ferme familiale. Le 2 août 1914, son père mobilisé laissa à ses deux fils le soin d'achever les travaux de la moisson. Après les combats des Ardennes et de Charleroi, la bataille de la Meuse (25-26 août 1914) étendit ses ravages jusqu'à Saint-Jean-lès-Buzy. Pierre et son frère furent réquisitionnés pour inhumer une soixantaine de soldats du 165ème R.I. tués au combat. Le 27 août 1914, toute la famille partit en chariot tiré par deux chevaux pour se mettre en sécurité chez un cousin près de Verdun. Au buffet de la gare de cette ville, ils retrouvèrent leur père. On lui conseilla d'envoyer sa famille chez leurs parents à Brugny-Vaudancourt, près d'Epernay. Ils y furent très bien accueillis. La bataille de la Marne (6-12 septembre 1914) les obligea à aller "coucher dans les champs", durant une quinzaine de jours. A leur retour, leur maison d'accueil avait été brûlée. Grâce au curé de la paroisse, avec lequel se nouèrent des liens d'amitié, ils trouvèrent un nouveau refuge.
En 1919, M. Bertin fut démobilisé; toute la famille regagna Saint Jean-lès-Buzy, et travailla à la restauration de la ferme, et à la remise en culture de la propriété familiale. En 1929, Georges, le frère ainé, se maria. Pierre partit travailler à Verdun, dans une maison d'alimentation. Pierre Bertin fit part alors de son projet de vie religieuse au curé de Brugny qui se chargea des démarches auprès de sa famille et du séminaire des Missions Etrangères. Le 7 novembre 1932, Pierre Bertin entra à Dormans comme postulant frère-coadjuteur. Le 18 janvier 1935, il fit ses premières promesses entre les mains de Mgr de Guébriant qui le destina au service du séminaire de la rue du Bac. Il fut adjoint au frère Boittiaux au service de l'économat. En 1938, il fut agrégé définitivement à la Société des Missions Etrangères. Mobilisé au début de janvier 1940, l'armistice de juin 1940 le trouva dans le midi de la France; démobilisé en août 1940, il se rendit à la procure de Marseille; il y resta jusqu'à la mi-septembre 1940, puis il put regagner Paris, où il eût à faire face aux problèmes de ravitaillement, et de direction du personnel. En juillet 1943, fatigué, il fut envoyé à la procure de Marseille; puis, sur avis du médecin, il partit en repos dans sa famille. Les évènements militaires l'y retinrent jusqu'en novembre 1944. De retour à la rue du Bac, il devint alors "gardien de la conciergerie" où pendant trente ans, il révéla ses qualités d'accueil. Au mois de juillet 1973, fatigué, il partit en vacances dans sa famille. Il mourut le 7 août 1973 et fut inhumé dans le petit cimetière de Saint-Jean-lès-Buzy.
Références biographiques. — Annales des Missions Étrangères : 1935, p. 94. — Compte Rendu : 1935, p. 240 ; 1940, p. 114+; 1968, p. 60. — Bulletin des Missions Étrangères : 1935, p. 294-377 ; 1939, p. 223.293 ; 1940, p. 832 ; 1941, p. 130 ; 1949, p. 255. — Échos de la rue du Bac (1ére série) : n°305, 307, 415, 416, 417, 434, 678. — Échos de la rue du Bac (2e série) : 1927, p. 45 ; 1947, p. 323 ; 1948, p. 22 ; 1959, p. 2 ; 1967, p. 270 ; 1970, p. 19.
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