Présentation Recherche Photothèque Liens Informations Formulaire de contacts Plan du site
 
Publication : INSTRUCTIONS DE 1659

Auteur: Bernard JACQUELINE
Chapitre: 0 - Introduction
Article: 1

INSTRUCTIONS DE 1659

par Mgr Bernard JACQUELINE

L’esprit missionnaire de la S.C. de Propaganda Fide d’après les Instructions
aux vicaires apostoliques des royaumes du Tonkin et de Cochinchine (1659)
DOCUMENTS OMNIS TERRA/LXXXI-5 - MAI 1971

En 1650, le Père Alexandre de Rhodes, S.J., de retour du Tonkin et de la Cochinchine, avait suggéré à Rome d'envoyer dans ces régions des évêques pour y assurer l'avenir des missions; à cette fin la S.C. de Propaganda Fide, le 1er août 1651 proposa, mais en vain, à Innocent X de nommer un pa-triarche, trois archevêques et douze évêques. Le P. de Rhodes fut néanmoins chargé de trouver des fonds et trois candidats à l'épiscopat pour la réalisation de son projet; il s'adressa au Père Bagot, S.J. qui dirigeait à Paris, depuis 1646 une Congrégation de la Sainte Vierge groupant une « Assemblée d'amis » ou « Aa », connue sous le nom des « Bons amis », et qui réunissait, dans l'auberge à l'enseigne de la «Rose Bianche», rue Saint-Jacques, des externes du Collège de Clermont, le futur Collège Louis le Grand.

Dès le 7 mars 1653, le Père de Rhodes avisait le Nonce qu'il avait trouvé les fonds et les candidats voulus: la Compagnie du Saint Sacrement et la Duchesse d'Aiguillon subvenaient aux frais; six évêques et six laïcs, tous membres de la Compagnie du Saint Sacrement, proposèrent trois candidats pour l'épiscopat: François de Laval, archidiacre d'Evreux, Francois Pallu, chanoine de Saint Martin de Tours, et Pierre Picques, bachelier de la faculté de théologie de Paris. Mais l'opposition de la cour de Lisbonne, attachée à son droit de «patroado», et l'envoi du Père de Rhodes en Perse empêchèrent alors son projet d'aboutir.

Le 9 mai 1657, à l'instigation de Godeau, évêque de Vence, l'Assemblée du Clergé de France insista près du Pape. François Pallu et Vincent Le Meur, de la Compagnie du Saint Sacrement, avec trois autres prêtres, agissaient à Rome dans le même sens près du Secrétaire de la S.C. «de Propaganda Fide» et près d'Alexandre VII qui finit par nommer une Commission cardinalice pour suivre le projet; le 18 novembre 1657, les cinq français furent rejoints à Rome par un jeune prêtre normand, Pierre Lambert de la Motte, qui avait été magistrat à Rouen et se porta garant sur son propre patrimoine du versement des fonds promis par la duchesse d'Aiguillon.

Le 13 mai 1658, enfin, la S.C. «de Propaganda Fide » proposa pour l'épiscopat Pallu et Lambert de la Motte; le Pape approuva le choix le 8 juin ; le 29 juillet François Pallu reçut le titre épiscopal d'Héliopolis et Lambert de la Motte celui de Bérythe ; le 17 août, le premier fut nommé Vicaire apos-tolique du Tonkin et chargé d'administrer la Chine de l'Ouest alors que le second devenait Vicaire apostolique de Cochinchine avec la charge d'admi-nistrer les missions de la Chine du sud. Les nouveaux Vicaires apostoliques ne devaient pas partir avant d'avoir reçu les Instructions de la Sacrée Congrégation «de Propaganda Fide».

La rédaction de ce document doit beaucoup à William Lesley (1619-1707). Ce prêtre entré au Collège écossais de Rome en 1640, fut nommé en 1649 agent de la Mission d'Ecosse : «Il s'attacha à quelques prélats, dont il devint l'aumônier, il remplissait également près d'eux les fonctions de secrétaire, avec plus ou moins de régularité, et vivait assez pauvrement de ce qu'il gagnait. En même temps, il s'efforçait d'obtenir du Saint-Siège les décisions qu'il croyait utiles ou nécessaires au catholicisme en Ecosse; il chercha aussi à recueillir des ressources dans le -but de fonder à Paris un hospice pour ses compatriotes » (cf. Launay : Documents historiques). Il fut archiviste de la S.C. de Propaganda Fide de 1661 à 1672. Il était encore aumônier à Rome du Cardinal Charles Barberini en 1681.


Circonstances et étapes des Instructions

Les circonstances et les étapes de la rédaction des Instructions de 1659 nous sont bien connues grâce aux lettres de Lesley à Mgr Pallu.

« On a résolu de dresser des instructions générales pour toutes les missions et pour tous les missionnaires, et on les veut finir avant de vous des-prescher. Hors, pour faire les instructions, il a fallu feuilleter tous les actes de la Congrégation depuis son commencement et voir et recueillir touttes les provesions, touttes les resolutions, toutes les ordonnances faictes et prises touchant les missions et les missionnaires de toutte la terre. A présent le plus difficile est faict et surmonté et je vous promets qu'on ne dort pas. J'ay eu ma part dans tout cecy, pour vous le dire en secret et en confession, mais mon sentiment était de vous despescher de suite et d'envoyer les instructions après, avec les autres ordonnances, mais jamais on a voulu y consentir. Voilà pour vous dire franchement, tout lesecret, mais je vous supplie que ce soit entre nous; faites en hardiment votre profit sans me nommer, dites4e aussi à ces Messieurs, et tenez les dans l'asseurance que tout enfin se convertira à vostre et à leur consolation et satisfaction » (4 août 1659) (cf. Launay, Doc. hist. p. 255).

William Leslie se croyait guetté partout par des espions jésuites, espagnols et portugais, qui lui faisaient si peur pour ses amis les vicaires apostoliques qu'il prédisait à Mgr Pallu qu'il aurait plus de difficulté avec eux qu'avec les infidèles. Cette méfiance était d'ailleurs partagée par Mgr Alberici, secrétaire de la Congrégation; celui-ci n'ignorait pas que le Cardinal des Ursins, protecteur à Rome de la couronne de Portugal, avait reçu du roi Jean l'ordre de s'opposer au voyage des prélats français.

Le 18 août 1659, Lesley avait expédié à Mgr Pallu une note secrète sur l'attitude à tenir vis-à- vis des jésuites; c'était la partie « la plus difficile et fâcheuse de tout le travail ». Mgr Alberici l'avait montrée au Pape « mais, écrivait Lesley, on ne veut pas paraître de l'avoir fait, ni moi d'avoir donné l'ordre de la part de la Congrégation » (18 août 1659) (AME vol. 200 p. 83 sq.).

Les nouveaux vicaires apostoliques qui avaient été orientés vers les missions d'Extrême-Orient par un jésuite le Père Alexandre de Rhodes, ne parta-geaient pas cette méfiance vis-à-vis de la Compagnie de Jésus. Un ami de Pallu, Laurent de Brisacier, puissant personnage, fut envoyé à Rome par la Compagnie du Saint Sacrement pour y fonder une filiale et « solliciter ces af-faires que ces messieurs ont si heureusement entrepris à Paris pour la propa-gation de la Foi » (Launay, Doc. hist. p. 248, Lesley à Pallu, 26 mai 1659).

« Je travaille jour et nuit (aux Instructions) d'autant plus volontiers que Monsieur le secrétaire mesme au lieu d'être sollicité par moy ne faict que me solliciter pour les despescher au plus tost; mais à cause qu'elles sont bien plus amples et même différentes de celles que j'avais projecté, elles sont plus difficiles à dresser et tireront une semaine ou deux en longueur de plus que je ne pensois (29 septembre 1659) ».

« Tout présentement Monsieur le secrétaire me mande ordre de haster les Instructions, car il les veut finir bientost avant que d'aller aux champs, afin qu'une nouvelle contradiction qui est survenue ne retarde pas le tout. Je quitte la plume pour l'alIer trouver et scavoir ce que c'est, car j'appréhende fort. Il y a des espions qui me guettent partout et me suivent comme des chiens de chasse pour scavoir ce que je fais et où est-ce que je vais et avec qui je parle et fréquente, et après ils iront interrogeant les personnes adroitement sur ce que je leur ay dit; mais ils ont beau faire, car il n'y a que Sa Sainteté, Monsieur le secrétaire et moi qui sachent le secret » 29 septembre 1659 - (cf. Launay, Doc. hist. p. 260)... Les Instructions furent enfin envoyées le 10 novembre 1659 ainsi que Mgr AIberici (1) l'écrit à Pallu en soulignant leur portée générale (2).

Les lettres de Lesley continuent à nous fournir des précisions sur la façon dont furent rédigées les Instructions. « Pour ce qui est des Instructions, je les avois dressées bien plus longues qu'elles ne sont; mais Monsieur le secrétaire effaça beaucoup de choses, les remettant toutes à votre prudence; après les avoir fait écrire en diverses copies, on les envoya en mesme temps aux Car-dinaux pour les considérer; eux aussi les changèrent en diverses choses, et enfin les ayant arrêtées telles qu'elles on vous les envoya; Monsieur le Secrétaire les signa de la part de la Sacrée Congrégation. - Je m'étais mis tout ce temps à courir par les palais de ces Messieurs les cardinaux pour demander audience, affin de les persuader de beaucoup de choses et de les éclairer du vrai sens d'icelles » (23 novembre 1659).

Lesley nous renseigne enfin sur l'expédition du document qui lui avait coûté tant de peine à préparer : « L'ordinaire passé je vous ay escrit que toutes les expéditions étaient faites; je les ai enfermées dans une boette, et les ay adressées à Lyon à M. Cenamy, lequel vous les fera tenir par Monsieur son frère qui est à Paris. J'ay pris cette voye pour la plus asseurée, car je crains fort qu'on attende aux aguets, et qu'on ait dressé des embuscades pour attrapper les expéditions pour en scavoir tout le secret. Au reste, selon mon petit jugement, elles ne vous déplairont pas et vous vous pouvez asseurer que vous aurez toujours toutes les satisfactions possibles -pourveu que vous ayez patience et trouviez bonne leur façon de faire, quoique longue et languissante » (23 novembre 1659) (Launay, ibid. p. 451).

Ce qui fait pour nous l'intérêt de ce document, c'est qu'il constitue comme un résumé des principes missionnaires de la S.C. de Propaganda Fide. Lesley nous assure que pour les rédiger « il a fallu feuilleter tous les actes de la Congrégation depuis son commencement et voir et recueillir toutes les provisions, toutes les résolutions, touttes les ordonnances faictes et prises touchant les missions et les missionnaires de toute la terre ».

Les Instructions de 1659 en effet s'inscrivent dans la ligne de la lettre par la,quelle le cardinal Ludovisi annonçait la constitution de la S.C. de Propaganda Fide (3) et des Mémoires de Mgr Ingoli, premier secrétaire du dicastère (4).

Malgré l'animosité de W. Lesley envers les jésuites, les Instructions, comme St Ignace, invitent au début le lecteur à discerner les esprits « nolite facile omni spiritui credere sed probate spiritus si ex Deo sunt» et recommandent enfin la lecture de la vie et des lettres de saint Francois Xavier, dont elles s'inspirent en partie. « Inter caeteros vero commendatissima vobis sint vita sancti Francisci Xaverii et maxime illius epistolae; ex his namque haurietis quae vobis ad instar certissimae normae esse possunt sive ritus earum regionum spectetur, sive ratio cum incolis agendî vosque in summis angustiis cum laude gerendi ». On y retrouve aussi certains principes du P. de Rhodes, respec-tueux des usages locaux (5) et désireux, comme Francois Ingoli, pre-mier secrétaire de la S.C. de Propaganda Fide, de voir créer un clergé indigène.

Les Instructions de 1659 invitent à respecter les rites locaux et mettent en garde contre l'intro-duction des usages européens: « Ne mettez aucun zèle, n'avancez aucun argument pour convaincre c'es peuples de changer leurs rites, leurs coutumes et leurs moeurs, à moins qu'ils ne soient évidemment contraires à la religion et à la morale. Quoi de plus absurde que trans-porter chez les Chinois la France, l'Espagne, l'Italie ou quelque autre pays d'Eurap'e? N'introduisez pas chez eux nos pays mais la foi, cette foi qui ne repousse, ni ne blesse les rites, ni les usages d'aucun peuple pourvu qu'ils ne soient pas détestabIes, mais bien au contraire veut qu'on les garde et les protège » (6). - «Non haec sed fidem importate quae nullius gentis ritus et consuetudines, modo prava non sint aut respuit aut laedit, immo vero seratecta esse vult » (7).

Ces sages directives, si elles avaient été appliquées auraient sans doute épargné à l'Eglise la douloureuse querelle des Rites chinois (8).

Diverses versions des Instructions

De ces Instructions, il n'existe pas, jusqu'à présent, d'éditions satisfaisantes (9). Les Archives de la Société des Missions Etrangères de Paris possèdent sept (10) manuscrits des Instructions des Vicaires Apostoliques en partance pour les royaumes chinois du Tonkin et de la Cochinchine 1659 (Instructio Vicariorum Apostolicorum ad regna Sinarum Tonchini et Concincinœe pro-ficiscentium. 1659) :

Ms. A - vol. 247, p. 57-89 ; il y manque la fin de la 2e partie (In ipso itinere),

Ms. B - vol. 247, p. 81-96 ; il y manque la fin de la 3e partie (In ipsa missione),
Ms. C - vol. 262, p. 9-15 ; il y manque la fin de la 1re partie (Antequam discedant), toute la 2e partie (In ipso itinere) et deux paragraphes de la 3e partie (In ipsa missione) à laquelle il donne une fin différente de celle des Mss A et B et à laquelle il ajoute un paragraphe.

D'après Mgr Chappoulie (11), «le texte le meilleur semble être celui de A. C'est également le plus complet. Il présente un certain nombre de passages raturés et surchargés, ce qui pourrait indiquer qu'il s'agit d'un projet de texte définitif ; B semble être une copie assez fautive; C s'éloigne assez sensiblement de A ».

Outre ces trois textes signalés par Mgr Chappoulie, J. Guennou a découvert quatre autres manuscrits signalés par les tables analytiques des Archives des Missions Etrangères: «Deux textes sont complets. Ils ont échappé à Mgr Chappoulie ainsi qu'une page aberrante d'un troisième document qui, même reconstitué, est incomplet, le quatrième a servi de base à Launay... ; deux manuscrits, intitulés « Extraits » sont plus tardifs, aussi ont-ils négligé tout ce qui concernait le voyage des vicaires apostoliques ou leur situation spéciale. Reste le septième document ; il y manque toute la première partie. Pour le reste, l'ordre des paragraphes est un peu brouillé et quelques-uns sont passés (cf. J. Guennou). »

Le P. Guennou cite aussi (12) un manuscrit incomplet qui provient du Séminaire des Missions Etrangères, et qui se trouve aujourd'hui à la Bibliothèque Mazarine (13). Il existe enfin aux archives de la S. C. « de Propaganda Fide » un texte incomplet (14).

Publications des Instructions

Dès 1676, la majeure partie des Instructions parut à Paris dans un recueil intitulé : Constitutiones Apostolicae, Brevia, Decreta etc., édité chez Angot.

En 1880, le P. Rousseille publiait à Paris les Collectanea constitutionum, decretorum, in-dultorum ac instructionum Sanctae Sedis ad usum operariorum apostolicorum Societatis missionum ad exteras cura moderatorum Seminarii Parisiensis, qui furent rééditées à Hong- Kong en 1905. Cet ouvrage contient trente-huit des soixante-cinq paragraphes des Instructions, mais neuf d'entre eux sont placés sous une fausse référence.

En 1893, la S. C. « de Propaganda Fide » publiait à Rome les Collectanea S. C. de Propaganda Fide seu decreta, instructiones, praescripta pro apostolicis missionibus ex tabulario eiusdem S. C. deprompta.

En 1894, parut à Nazareth un opuscule intitulé Instructio S. Congregationis de Propaganda Fide ad RR. PP. DD. Ficarios Apostolicos. Imperii Sinarum circa regimen missionum et conversionem gentium.

En 1904, le P. Launay a publié le texte des Instructions dans ses Documents historiques relatifs à la Société des Missions Etrangères (15). Il déclare avoir utilisé le texte C des Archives de la Société des Missions Etrangères (vol. 262, p. 9-15 ), mais il a certainement connu aussi un quatrième texte différent des textes A, B, et C, car d'une part il donne la 2e partie qui manque dans C et d' ' autre part, son texte présente, pour cette partie, des variantes notables avec A et B; H. Chappoulie désigne cette édition de Launay sous le nom de texte L. L'ordre des trois parties du document est rétabli (« avant le départ », « en route », « en mission »), il manque encore treize paragraphes ; Launay renvoie au vol. 262, p. 9 des Archives de la Société des Missions Etrangères, mais son texte contient neuf paragraphes de plus que ce document et a suivi, sans le dire, le texte du vol. 250, p. 394-409.

En 1907, la S. C. « de Propaganda Fide.» rééditait les Collectanea où l'on trouve regroupés arbitrairement vingt et un paragraphes de l'Instruction publiés par le P. Rousseille ; les passages cités sous une fausse référence dans l'édition de 1880 sont omis.

En 1909, R. de Martinis reproduisit 17 paragraphes du texte paru dans les Collectanea (16).

En 1943, enfin, H. Chappoulie, dans son ouvrage Aux origines d'une Eglise, Rome et les Missions d'Indochine au XVIIe siècle, a établi une édition avec variantes des Instructions, sans toutefois donner toutes les variantes orthographiques et surtout en utilisant seulement trois des huit manuscrits aujourd'hui connus (17).

Une traduction française de la troisième partie des Instructions a paru en 1956 (18).
________

(1) Secrétaire de la S.C. « de Propaganda Fide » du 7 mai 1657 au 31 août 1664, il fut ensuite Nonce à Vienne; créé cardinal le 27 mai 1675, il mourut en 1680.

(2) Mitto tibi Praesul illustrissime, Brevia, Instructiones, Facultates et quidquid pro tu! et Reverendissimi Berythensis expeditione ad vestras missiones necessarium visum fuit; si quid supersit, vel forsan occurrat, per tertium Episcopum (si tamen expedictur, maturius transmitti poterit. Ouod in Instructionibus continetur, diligenti sane consideratione praescriptum est; vestrum erit prudenter exsequi. Capita vero seu quaesita pro relationibus huc mittendis, quae Instructioni inseruntur, non vobis specialiter concepta sunt, sed pro omnibus missionariis, diversumque eorurn statum et religiosorum respiciunt; plura ibi sunt vestro casui minine congruentia, sed vestra prudentla fuerit ea excerpere, quae vobis et regionibus commissisis aptantur, reliquis neglectis. Vestris interim laboribus Deus benigne arrideat, ac laudabiliter incepta ad ma,;orem sui gloriam evehat, ut Eminentissimi Patres hujus Sacrae Congregationis toto anuno exoptant. Launay, Doc. hist. p. 36.
(3) B. Jacqueline, La Sacrée Congrégation «de Propaganda Fide» (1622) et la France sous le Pontificat de Grégoire XV [t 8 juillet 1623) dans XVIIe siècle, 1969, n. 84-85, p. 21-59.
(4) R.P. Perbal, O.M.I., La situation des Missions et la pensée d'Ingoli dans Histoire Universelle des Missions, t. 11, p. 124-131.
(5) H. Bernard Maître, SA., Les Missions du P. de Rhodes et les Missions d'Indochine (16151645) dans Histoire Universelle des Missions catholiques, t. 11, p. 53-69.
(6) Les Instructions se situent dans la ligne du décret du Saint-Office qui après avoir examiné le mémoire du P. Martini sj déclarait en 1656: «La Sacrée Congrégation, a jugé qu'on doit permettre aux Chinois chrétiens les cérémonies susdites, parce qu'il semble que c'est un culte purement civil et politique» (art. 3). Suivant ce qui a été proposé ci-dessus, la Sacrée Congrégation a jugé qu'on peut tolérer que les Chinois convertis pratiquent ces cé-rémonies à l'égard de leurs défunts, même en compagnie des païens, en retranchant néanmoins toute superstition; que même tandis que les païens font des actions superstitieuses, ils peuvent être encore présents avec eux, surtout après avoir fait profession de leur foi, quand il y a danger de perversion et s'ils ne peuvent éviter des ressentiments et des inunitiis». Trad. J. Brucker, art. Chinois (Rites) dans DTC, t.2 (1923), col. 2366-2369.
(7) Collectanea S.C. de Propaganda Fide, t. 1, Rome, 1907, n° 135.
(8) Bibliographies, E. Préclin et E. Jarry, Les Luttes politiques et doctrinales aux XVIIe et XVIIIe siècles (t.19 de l'Histoire de l'Eglise... dirigée par J.B. Duroselle et E. Jarry, 1955, p. 173, n. 4. — H. Tüchle, C.A. Baurnan et Jacques Le Brun, Réforme et Contre-Réforme (t. 3 de la Nouvelle Histoire de l'Eglise sous la direction de L.J. Rogier, R. Aubert et M.D. Knowles, 1968).
(9) Extrait de Jacqueline B. / Les Instructions de la S.C. de Propaganda Fide aux vicaires apostoliques des royaumes du Tonkin et de Cochinchine (1659). Revue historique de droit français et étranger). Voir J. Guennou, Les Missions Etrangères, Paris 1963, p. 27-47.
(10) Jean Guennou, M. E. P., Les instructions aux vicaires apostoliques français dans Les Missions catholiques, nouvelle série, no 73, janvier-mars 1959, p. 78.
(11) Henri Chappoulie, Aux origines d'une église, Rome et les Missions d'Indochine au XVIIe siècle, Paris, 1943 et 1948, 2 t. (XV-442 p. et 275), t. 11, p. 392.
(12) art. cité, p. 79.
(13) Les mss 1950-1951 de la Bibliothèque Mazarine traitant des Vicaires Apostoliques.
(14) « Risoluzioni per la Cina, ex dono I. mi ac Rev. mi Card. Michaelis de Pietio S. C. jam Proefect. 18 aprilis 1818 », 311 pages.
(15) T. I, s. 1. n. d., in 8°, p. 27-35.
(16) Sur ces collections et celles qui les ont précédées on consultera: Th. Grentrup, Ius Missionum, Steyl, 1925, p. 52-57 et Codificazione canonica orientale. Fonti, fasc. 8, Studi storici sulle fonti del diritto carionico orientale, 1932 (Préface du R. P. C. Korolewskij, p. 20-29).
(17) H. Chappoulie, ouv. cité, p. 392-402.
(18) Le Siège apostolique et les missions. Textes et documents pontificaux. éd. Union Missionnaire du Clergé, Paris-Lyon, 3 fasc. (p. 1-145, s.d. ; p. 147-288, 1956 ; p. 289-472, s.d.) ; fasc. 1, p. 9-20.


































<< Retour page précédente



© Mepasie (missions étrangères de Paris en Asie) - Toutes les archives disponibles dans 1 pays : France