| Auteur: |
Henri Sy |
| Chapitre: |
4 - CONGREGATION APOSTOLIQUE ET VOEUX |
| Article: |
3 |
CONGREGATION APOSTOLIQUE et VOEUX
L'événement capital du supériorat de Gazil fut la discussion du statut de la Société en formation. Il y prit une part prépondérante. Au Siam, Lambert de la Motte, Pallu et leurs Missionnaires, en même temps qu'ils rédigeaient les Instructions connues sous le nom de Monita ad missionarios, avaient arrêté les grandes lignes des constitutions de la Société dont ils étaient les premiers membres. Après la création du Séminaire de Paris, la Société se trouvait définitivement établie : il y manquait le lien qui devait unir ses divers éléments. Aucun voeu ni promesse, pas de soumission à un Supérieur général et pas d'autre lien que la volonté de chacun, appuyée sur la Grâce divine. Était-ce suffisant ? Lambert de la Motte ne le pensa pas. Ayant vu de près les difficultés auxquelles les Missionnaires allaient se heurter, il crut nécessaire de resserrer l'union et conçut le plan d'une Congrégation soumise à un règlement sévère, à des pratiques nombreuses de piété et de pénitence. Il l'exposa dans un opuscule intitulé : "Idea Congregationis Apostolicae" .
En voici les dispositions essentielles :
Le but à atteindre est d'embrasser le genre de vie de Notre-Seigneur et des Apôtres.
Il y aura deux catégories de membres; ceux qui imiteront les Apôtres et ceux qui, sous la conduite des premiers, s'efforceront d'acquérir la perfection propre aux disciples.
Les adhérents de la première catégorie devront posséder la perfection nécessaire pour enseigner et procurer le salut des âmes abandonnées. Ils émettront les trois voeux intérieurs de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, pour pouvoir les mettre en pratique feront chaque jour trois heures d'oraison dont ils ne se dispenseront que sous l'impulsion de l'Esprit divin ou pour travailler au service du prochain.
Exercices de mortification : coucher sur la dure, s'abstenir de vin et de viande, jeûner tous les jours excepté à Noël, à Pâques et à la Pentecôte et lorsqu'ils seront en voyage, auquel cas ils se contenteront des abstinences et jeûnes prescrits par l'Eglise.
Il est de très grande importance de s'abstenir de remèdes en cas de maladie et de n'avoir recours qu'au Saint Sacrifice de la Messe et aux sacramentaux institués par l'Eglise.
Deuxième catégorie : il serait à souhaiter que tous les Missionnaires fassent profession de perfection apostolique, mais le nombre en sera assez restreint; il est du moins nécessaire que tous s'adonnent à la perfection chrétienne.
Ils feront les trois voeux ordinaires de pauvreté, chasteté et obéissance, un voeu spécial d'obéissance au Souverain Pontife, s'engageant à aller travailler à la conversion des infidèles en quelque pays qu'on les envoie.
Ils ajouteront le voeu de ne rechercher, ni accepter sans l'avis ni le consentement de leur Supérieur, aucun bénéfice, prélature ou office de quelque genre que ce soit. Ils consacreront chaque jour deux heures à la méditation, s'habitueront à coucher sur la dure lorsqu'ils ne trouveront pas de lit plus commode, à s'abstenir de vin lorsqu'ils en manqueront. Quant au jeûne et à l'abstinence de viande et de remèdes, ils se conformeront à la pratique des Missionnaires d'Europe.
Les Religieux qui seront admis à la Congrégation apostolique observeront les mortifications, abstinences et jeûnes en usage dans leur Ordre. Conditions requises pour être admis : l'âge de 22 ans commencés à 37 ans accomplis. N'être suspect ni de Jansénisme ni d'attachement à quelque doctrine nouvelle. Les ecclésiastiques ou laïques de grande vertu qui ne pourraient s'adonner aux Missions lointaines pourront être admis au-delà de 37 ans.
Le temps de probation sera de deux ans, réduit à un an pour les Religieux ayant fait profession dans un Ordre réformé.
Pendant la probation : chaque jour deux heures d'oraison, deux examens particuliers, une heure de lecture spirituelle, trois heures d'étude dont une d'Écriture Sainte. Deux fois par semaine : conférence spirituelle. Peu d'exercices en commun : seulement les examens particuliers avant chaque repas et la prière du soir; le dimanche, la Messe chantée avec les Vêpres.
Après deux ans de probation, émission des voeux communs à tous les Missionnaires. Ceux qui se sentent appelés à la vie parfaite feront alors une troisième année de probation;
Le Supérieur sera toujours un Évêque. La Congrégation pourra posséder les biens temporels reconnus indispensables : l'administration en sera confiée à des laïques.
Enfin, la Congrégation choisit Saint Joseph pour patron.
Formule des voeux : Nous, très vils pécheurs, les derniers de tous, envoyés cependant aux nations par un choix admirable de Dieu pour leur prêcher l'Evangile du Christ, nous n'ignorons pas que ce même Dieu nous appelle à une perfection en rapport avec un état si sublime. C'est pourquoi, pleins de confiance dans le secours de Notre-Seigneur et appuyés sur Lui, nous promettons et vouons à ce Dieu très bon et très grand, la pauvreté religieuse, la chasteté et l'obéissance, et surtout ce qui est signifié par ces trois voeux, c'est-à-dire le détachement complet de l'âme et de ses puissances, le renoncement absolu à leur libre usage, ainsi qu'à toute jouissance qui peut venir d'une chose créée ou même des dons célestes, enfin et en tant qu'il nous sera donné d'En-haut, une soumission entière à l'inspiration et à la direction du Saint-Esprit.
Nous vouons également une obéissance complète au Pontife Romain que nous reconnaissons comme le seul Vicaire du Christ sur la terre, de telle sorte que nous sommes prêts à lui obéir et à aller partout où Il voudra et de la manière qu'Il lui plaira, pour gagner des âmes à Dieu et propager la Foi chrétienne. Nous promettons en outre de ne rechercher aucun bénéfice, aucune prélature, aucun office de quelque genre qu'il soit, directement ou indirectement, ni d'en accepter aucun, même s'il nous est offert, avant d'avoir consulté notre Supérieur et d'avoir obtenu sa permission. Nous promettons toutes ces choses de la façon dont elles sont expliquées plus longuement dans les règlements.
Après la troisième année de probation s'ajoutaient les voeux dont il a été parlé : trois heures d'oraison par jour, jeûne quotidien, abstinence de viande, de vin et de remèdes, coucher sur la dure.
Monseigneur Lambert de la Motte ne voulait pas, on le voit, s'arrêter à mi-chemin dans la pratique des vertus évangéliques. Il avait été à l'Ermitage de Caen, le disciple de Jean de Bernières, dont le mysticisme était pour le moins exagéré. Un auteur moderne a pu écrire que son livre "Le chrétien intérieur" "nous laisse cette impression de détresse que s'il nous faut réellement vivre ainsi pour être sauvés, nous ne nous en tirerons pas".
Monseigneur Pallu, d'un esprit moins absolu, refusa d'abord de consentir aux vues de Monseigneur Lambert de la Motte. Si les Missionnaires l'avaient désiré, il eût accepté, et encore sans enthousiasme et sans croire à leur réussite, les voeux de religion, mais jugeait impraticables la plupart des autres prescriptions. Et cependant cédant à la grande vertu et à la haute intelligence de son collègue, il finit par se rendre. Il avouera plus tard que Monseigneur de Bérythe exerçait une grande influence sur tous ceux qui l'approchaient et leur persuadait tout ce qu'il voulait.
Mais il fallait l'approbation de Rome. La question ne pouvait guère être traitée par lettre, ni non plus par un simple Missionnaire. À cela s'ajoutait la nécessité d'exposer au Saint-Siège les multiples difficultés rencontrées par les Vicaires Apostoliques. Monseigneur s'offrit à retourner en Europe et partit le 19 janvier 1665, moins d'un an après son arrivée au Siam. Il prévoyait bien le fâcheux effet qu'allait produire son retour prématuré, mais il considéra que la gravité des affaires à traiter lui en faisait un devoir.
Débarqué en Italie le 27 mars 1667, il reçut plusieurs lettres de Gazil et put constater que ses amis eux-mêmes n'approuvaient ni son voyage en Europe, ni son projet de Congrégation.
Parvenu à Rome le 20 avril, il eut tout le loisir de préparer rapports et mémoires à présenter à la Propagande. Les négociations étaient suspendues du fait de la grave maladie du Pape Alexandre VII, de sa mort le 22 mai et des fêtes du couronnement de son successeur, Clément IX, élu le 20 juin.
Il voulut d'abord régler les questions les plus faciles, remettant à plus tard celle de la Congrégation apostoplique, au sujet de laquelle il prévoyait une forte opposition, surtout à Paris; les lettres de Gazil reçues à son débarquement à Livourne l'en avaient averti. Malgré ses appels, personne n'est venu à Rome pour conférer avec lui. Il n'y trouve que M. Thiersault, assurément dévoué, et M. Lesley, dont la bonne volonté lui est acquise; mais ni l'un ni l'autre ne sont qualifiés pour parler au nom des Directeurs du Séminaire.
Thiersault tentera même, indirectement, de le détourner de son projet en le mettant en relations avec un ecclésiastique "fort versé dans la mystique" et un religieux capucin qui a "la lumière surnaturelle et celle de la science en un haut degré aussi bien que le premier", pour lui représenter "le sujet qu'il a de se défier des lumières de M. de Bérythe. - “Tous deux m'ont déclaré, ajoute-t-il, que ce projet ne passerait point en effet tous ces messieurs ici sont peu spirituels, non capiunt ea quae Dei sunt." Il avoue son insuccès dans la tentative qu'il a faite de modérer des austérités qu'il juge singulières.
"Je n'ai pu persuader à M. d'Héliopolis de prendre du chocolat, il a cette pensée qu'il rompt le jeûne. Amadio ne sera pas de son sentiment, ni le Cardinal Grancaccio, encore vivant, qui en a fait un traité exprès. Le Maître du Sacré-Palais m'en a fait prendre chez lui; il en prend tous les jours".
Pallu espère bien, quand il sera à Paris, dissiper les malentendus et fournir toutes les explications désirables. En attendant, il s'efforce de le faire par lettres. Déjà, le 3 mars, en Méditerranée, à l'aspect de l'isle de Crête ou de Candie, il a écrit :
"Je vous envoie le projet d'une Congrégation apostolique pour la propagation de la Foy parmy les Infidelles. Quoique j'estime qu'il soit dans l'ordre de nostre vocation commune, puisqu'il ne contient dans son fond que ce qui est compris dans le formulaire de nostre union, et dans l'oblation que nous faisons tous les jours de nous-mêmes à Jésus-Christ; je ne pretens pas neantmoins, en vous l'offrant, vous engager d'y prendre part qu'autant qu'il plaira a Nostre-Seigneur vous en donner le mouvement. "Je ne pretens pas mesme, en l'exposant a vos yeux, vous faire apercevoir sa beaute, ses richesses, son importance et sa necessite. Il faut une lumiere toutte particuliere pour le pouvoir voir et pour le bien connoistre, comme on a besoing d'une grace extraordinaire pour le gouster. Si vous n'estes bien epurés et recueillis lorsque vous en ferés la lecture, vous ne ressentirés au commencement que des froideurs, des degouts, des contradictions et une revolte generale de tout ce qui est en vous. C'est l'effet qu'il a produit sur moy lorsque j'en eus la premiere conoissance par la lecture de quelques veües que Monseigneur de Bérithe avoit eu dans une de ses retraites. Je le regardois comme une belle idee, ou pour mieux dire comme une pure chimere. Je n'ay peu souffrir durant plus de six mois qu'il en parlast en ma présence sans en ressentir bien de la peine. J'estimois en particulier les longues oraisons et le jeusne perpetuel qu'il pratiquoit comme des tentations des plus pernicieuses a un Missionnaire, et j'estois assez malheureux de me roidir au contraire, quand je voiais que mes freres s'inclinoient à suivre son exemple. O Dieu de bonté et de miséricorde ! Vous verrés dans le 3ème chapitre de la seconde partie de l'explication comme il m'a mesnagé et de quel moien il s'est servi pour me faire entrer dans la pratique du jeusne perpétuel qui m'a insensiblement introduit dans une plus longue oraison, et ouvert l'esprit a ces belles et importantes verites, sans neantmoins y pouvoir rien entendre qu'au travers les obscurités de la Foy. Il m'a semblé, quand j'ay fait voeu de les suivre durant toutte ma vie, me jeter a corps perdu dans une grande mer ou je ne verois ni fond ni rivage..."
Pallu relate ensuite comment, en cours de route, il mit au point le projet de Congregation, dont la rédaction définitive fut faite à Babylone.
Et il poursuit :
"Permettés moy neantmoins de vous prier d'user de quelques precautions pour juger plus sainement, selon l'esprit de Dieu, de tout ce qui est contenu dans le susdit projet, et pour conoistre plus entièrement et plus certainement la place que Nostre-Seigneur vous y voudra donner :
1° - n'ouvrés point le paquet qui est joint a cette lettre qu'après trois jours accomplis depuis que vous en aurez fait la lecture.
2° - employés durant ce temps tous les moiens que vous sçavés pour simplifier vos esprits et purifier vos coeurs; implorés particulièrement le secours de la Sainte Vierge et du glorieux Saint Joseph, que l'oblation que vous faites tous les jours de vous mesmes a Nostre-Seigneur Jesus-Christ soit le seul sujet de vos oraisons.
3° - le jour et l'heure destinez pour faire la lecture du projet de nostre Congrégation apostolique estant arrivés, quand vous serés assemblés, après avoir imploré l'assistance du Saint-Esprit, recueillés vous durant un bon quart d'heure, ouvrés ensuite le paquet et lisés d'abord une, deux ou mesme trois fois le susdit projet; que personne ne dise les sentiments qui luy viendront sur le champ, mais qu'on se mette en oraison durant une demi-heure ou une heure; après quoy on pourra dire quelque chose de ce qu'on aura pensé.
4° - Ce mesme jour ou le suivant, vous lirés en commun les observations que j'ay fait sur le susdit projet, la lettre pour le Pape et le premier chapitre de l'explication, et durant les quinze jours suivants que le sujet de vos oraisons, de vos entretiens et conferences soit le susdit projet. Offrés a Dieu touttes les Messes pour luy demander lumière, et vous presentes de bonne grâce en holocauste comme N.S.J.C. a sa divine Majeste.
5° - Lisés et relisés en commun et en particulier ledit projet, l'exposition que je vous en envoie, avec les autres pièces susdites, conférés en avec MM. Bertot, du Plessis et quelques autres personnes de leur esprit et de leur grace.
6° - Après les quinze jours accomplis, je vous demande en grace que chacun de vous en particulier me mande ce que Nostre Seigneur luy aura donné sur ce grand dessein, ses attraits, ses repugnances et ses difficultez. Priés aussy M.Mrs Bertot et du Plessis et les autres auxquels vous vous en ouvrires de m'escrire ce qu'ils en pensent. Envoiés moy touttes vos lettres par un mesme ordinaire sous une mesme enveloppe, avec duplicatas par le suivant.
"Ne soiés pas surpris, mes tres chers freres si je dessens jusque dans ce detail. Je ne pretens point faire en Maistre ny vous donner de lois, a Dieu ne plaise ! Je les recevrai toujours de vous comme j'ay tasche de faire jusques a present, avec respect et les observerai avec fidelite."
La lettre se termine par une série d'avis qui recommandent surtout la discrétion. "Ne communiques nostre projet qu'a tres peu de personnes et qui soient bien connues et affidees." Outre MM. Bertot et du Plessis, déjà cités, Pallu nomme M. Fermanel père, MM. Dudouyt et de Maizeretz, Mesdames d'Aiguillon et de Miramion, Melle d'Agenois.
De Livourne, il écrit le 30 mars à Gazil, répondant à cinq de ses lettres, pour dire que s'il est rentré en Europe et s'il va d'abord à Rome, il ne s'y est résolu que pour de graves motifs.
De Rome, il mande, le 22 mai, que le projet de Congrégation, qui est la pierre de scandale, ne sera proposé qu'en dernier lieu.
Le 31 mai, il regrette d'avoir causé de la peine à ses amis, et déclara qu'il n'a aucune attache à ses projets.
Le 14 juin, il vient d'apprendre par une lettre de Gazil que le paquet qui contenait le commentaire est enfin arrivé à Paris. Il assure de nouveau n'avoir "aucune attache a touttes ses resveries".
Le 19 juin, il écrit à Fermanel : "Je vois bien que vous estes tout a fait en mauvaise humeur".
Le 4 octobre : "Vous continues a me donner des temoignages par vos bons conseils et advis dont je vous remercie. Quoique je sois capable de grand exces, Dieu m'a préservé, par sa misericorde, de ceux que vous me marques. Je vous assure que je suis bien eloigné de vouloir, non pas tromper le Saint-Siège, mais mesme de luy couvrir la verite d'un fait, dans une matiere où j'ay tant d'interest d'etre eclairci, autant et plus pour vostre satisfaction que pour la mienne, car par la grâce de Dieu, jusques a present je n'ay souffert aucune peine que celle que vous avez prise pour moy. Je vous prie de ne pas penser que je vous parle par abandon d'esprit et obstination, vous n'avés point pris l'affaire, non plus que ceux que vous avés consultés, comme il faut; j'espere que je vous en rendray capables, mais il faut se voir pour cela... Je n'attends pas d'estre approuvé, il me semble que j'obéiré avec assés de facilité en ce point, comme je desire faire generallement en touttes choses."
Enfin, le 25 octobre : "Je voudrois desjà estre a Paris pour vous faire conoistre et a tous mes amis, que je suis bien éloigné de la creance qu'on a conceue, et dont je vois qu'on ne veut rien rabattre, sur le projet que j'ay envoié en France. Il semble a vous entendre tant parler que je n'ay autre chose dans l'esprit et que je veuille contre vent et marée le produire et le faire recevoir... je vous prie et tous nos amis, qu'il ne soit plus parlé de cela comme si je n'en avois rien dit, affin que nous prenions des mesures uniformes pour nous regler et pour nous conduire."
Arrivé à Paris le 21 janvier 1668, il écrit le lendemain à Monseigneur Lambert de la Motte : "... Pour ce qui est de nos voeux, dont j'ay declare les raisons et les fondements, Monsieur le Secretaire les regarde avec admiration et dit qu'ils seront louez. Je n'ay trouvé ny à Rome ny en France personne qui approuve qu'on les produise au dehors et a tous indifferemment... J'essaye de contenter tout le monde sans choquer personne ny trahir mon ministere...".
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