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Rapport annuel des évêques

Année: 1969
Pays: France
Mission: Paris
Rédacteur:Mgr DEWONCK

ÉTABLISSEMENTS COMMUNS



Maison de Paris


1. — La Communauté de Paris

En plus des 40 Pères de l’Administration générale, la maison a reçu 35 étudiants se répartissant comme suit :
— 9 m.e.p..
— 4 de différentes sociétés missionnaires.
— 11 asiatiques.
— 9 prêtres de différents diocèses de France.
— 4 prêtres de différents diocèses de l’étranger.

En 1969, 140 Pères m.e.p. sont passés dans la maison, pour des périodes allant de quelques jours à plusieurs mois.

Dans le même temps, nous avons accueilli 413 évêques, prêtres ou religieux étrangers à la Société.

Une telle communauté exige de la part de nos dévouées religieuses et du personnel un travail dont le chiffre suivant donnera une idée : au cours de l’année 1969, 59 736 repas ont été servis dans notre réfectoire, sans compter les petits déjeuners du matin.


Réparations effectuées dans la maison

Les principales innovations de l’année ont été la remise en état :
— de la salle des Exercices.
— de la salle de cours (amphi).
— des couloirs des 3e et 4e étages (ancien bâtiment), en même temps que des chambres de ce dernier étage.
— de l’ancienne salle de TV., devenue salle d’accueil et de lecture.

Et la récupération de deux locaux du sous-sol, où la T.V. a été installée.


Utilisation des locaux

— La salle de cours (amphi) et le sous-sol (réfectoire des sessions) ont été utilisés par l’Institut Catholique, pendant l’année scolaire, et par la session missionnaire, au mois de septembre. Depuis septembre 1969, la salle de cours est exclusivement réservée à l’Institut des Religions.
— La salle des Exercices est utilisée comme salle de conférences et de réunions. Elle servira aussi pour les ventes de charité de l’Œuvre des Partants et de celle des Etudiants d’E-O.
— Pour des réunions plus restreintes, le I-25 tend à être de plus en plus demandé.

A travers des adaptations qui lui sont imposées par les besoins de temps nouveaux, notre vieille maison essaye de rester fidèle à ce qui fut depuis toujours son unique raison d’être le service des Missions et des missionnaires.


Service pour la formation permanente

L’optique nouvelle de ce qui fut d’abord le « Centre de Documentation », puis le « Service
de pastorale missionnaire », pour devenir enfin le « Service pour la formation permanente » est clairement définie par le texte des Constitutions.

« L’évolution et les transformations du monde, les mutations qui se produisent dans les mentalités exigent des missionnaires une adaptation constante qu’ils ne peuvent réaliser que par une formation continue sur le plan intellectuel et pastoral, et d’autant plus nécessaire qu’ils se trouvent plus isolés d’une culture de tradition chrétienne. Outre les « moyens mis au point par les Conférences épiscopales pour assurer cette formation », les membres de la Société ont à leur disposition un service pour la formation permanente.

« Le Service pour la formation permanente apporte aux missionnaires le soutien de ses publications périodiques et de sessions organisées, tant en France que dans les Régions. Ces sessions ont pour but de stimuler de fréquentes études en groupes » (Const. Art. 20).


1. — ETABLIR DES CONTACTS

C’est une nécessité toujours neuve pour un service, qui ne peut se cloisonner dans un bureau. La liaison doit être la plus vivante possible avec les missionnaires d’une part, avec les organismes français d’autre part.

A. — CONTACTS AVEC LES CONFRÈRES

La formation permanente se fait à partir de « l’expérience vécue », donc des besoins et désirs ressentis, analysés, confrontés à ceux des autres et situés dans l’évolution du monde et de la mission. Le Service doit s’informer de cette recherche, et la réfléchir à un second niveau plus général pour que son action soit valable pour tous.

La distance constitue, pour le Service, un handicap que les prêtres chargés en France de la formation permanente du clergé, ne connaissent pas : ils peuvent, à intervalles, réguliers, reprendre contact avec les prêtres qui ont participé à des sessions de recyclage ou à des mois sacerdotaux.

Pour maintenir le plus possible cette liaison, nous avons mis en œuvre les moyens suivants :

a) Les visites et sessions dans les pays d’apostolat.

C’est le moyen le plus efficace, car il permet une appréhension directe des problèmes et un contact plus chaleureux et moins impersonnel des confrères. Les deux grandes difficultés à leur multiplication sont les frais élevés de voyage et le petit nombre du personnel du Service.

Toutefois, en 1969, le voyage du P. KÉROUANTON, qui a accompagné le P. FRISQUE pendant les sessions qu’il donnait, multiplié les contacts personnels, suscité des réunions de confrères, nous a été très utile. Il nous a rapportés des bandes magnétiques qui n’ont pas été encore totalement utilisées.

La session biblique à Mananjary, avec les PP. LADOUGNE et TRIMAILLE, a été, elle aussi, un succès.

Dans la même ligne, le Service profite des visites officielles : celles du P. ITÇAINA et, actuellement, celle du P. QUÉGUINER, Supérieur général, servent à monnayer le Document d’Orientation.

De même, le Service a profité aussi des voyages de Mgr ANCEL et du P. COUTURIER, s.j.


b) Les retours en congé

Le retour en congé d’un missionnaire est une période où il prend du recul par rapport à son travail apostolique, où il peut faire une sorte de bilan de toute une part de sa vie. Il est intéres-sant de profiter de cette meilleure connaissance des problèmes et de l’autocritique amorcée.

Nous avons essayé d’en tirer le maximum : saisissant l’occasion d’une enquête lancée par le SEDOS sur le contact des missionnaires avec les non-chrétiens, nous avons réalisé plus de trente heures d’interview de groupes qui ont été enregistrées. Il faut compter une dizaine d’heures de travail pour transcrire utilement une heure d’interview sur bande magnétique. Cette enquête est en cours de dépouillement, grâce au P. MOISSON, et sera exploitée cette année.

Dans cette réalisation, les difficultés viennent de ce que le passage des confrères coïncide souvent avec des périodes de pointe dans l’activité du Service (publications, sessions). Par ailleurs, il est difficile de trouver parmi les confrères quelqu’un qui soit formé à la technique des interviews. Cette année, nous avons pu obtenir la collaboration enthousiaste du P. BONNEVILLE qui nous a grandement aidés.

Il faut noter que le guide d’enquête du SEDOS était très théorique : il serait utile de pouvoir établir une grille d’enquête plus souple, qui permette aux confrères de s’exprimer plus librement et, pourtant, facilite le dépouillement.


c) Les enquêtes

Dans le même but d’assurer des liaisons et une certaine formation d’ensemble, nous avons lancé une enquête auprès des confrères sur un seul sujet : l’évangélisation. Les réponses ont été nombreuses et intéressantes : quatre dossiers ont déjà été publiés ; deux autres sont à l’impression ; les deux derniers en préparation.

Le fait de centrer la réflexion sur un seul sujet nous semble donner de meilleurs résultats que la méthode de questionnaires variés précédemment utilisée. Le comité de rédaction d’Epiphanie a donc décidé de poursuivre cette expérience cette année. Le questionnaire général paraîtra dans le premier numéro d’Epiphanie de l’année 1970, soit le Nº 41.


d) Le courrier

C’est un autre moyen de contact, plus difficile, plus délicat, car l’écriture ne permet guère le dialogue. Cette année, le Service a expédié 320 lettres en mission, 400 pour les sessions et 210 à des correspondants en France, étrangers à la Société.

Il nous faudra pourtant revoir cette question, car nous avons le sentiment de ne pas avoir su établir des relations convenables avec les supérieurs régionaux et locaux. Le dommage est évident : nous ne connaissons pas exactement les besoins des missionnaires et nous ne savons pas les moyens que les conférences épiscopales du lieu d’apostolat mettent à la disposition des missionnaires. Pour pallier à ce manque, nous prévoyons une correspondance plus suivie avec les responsables, sur la façon d’utiliser l’enquête. Nous espérons pouvoir présenter de meilleurs résultats dans le prochain rapport.


B. — CONTACTS AVEC LES ORGANISMES FRANÇAIS

Le P. Chenu dit que, pour faire de l’authentique théologie, il faut partir de la pastorale. Il est essentiel au Service de connaître comment se pose aujourd’hui le problème de l’évangélisation et les moyens envisagés pour y faire face efficacement. S’en tenir à des relations avec les organismes centraux des mouvements ou de la recherche, risque de ne donner qu’une idée abstraite des buts poursuivis et des méthodes utilisées. Il nous apparaît qu’il faut être insérés activement dans la recherche. Mais, comme on ne peut tout faire, c’est le problème des choix qui crée des difficultés. Il faut bien dire qu’ils sont souvent fonction des circonstances.

a) Relations inter-instituts. Elles se situent actuellement au niveau de la préparation et de la réalisation des sessions. L’équipe de préparation s’est soudée plus étroitement. Elle comprend actuellement : deux P.B., les PP. GRILLOU et DENIS ; deux M.E.P., les PP. KÉROUANTON et PIERRON ; un S.M.A., le P. GILLARDIN. Nous sommes assurés aussi de la collaboration d’une religieuse de N.-D. des Apôtres. Les Sœurs Blanches et Spiritaines ont été contactées.

Cinq sessions seront organisées cette année : une session de recyclage général de trois semaines à Chartres ; quatre sessions de six jours à thèmes variés : Bible et Catéchèse ; Catéchuménat, Morale, Dynamique de groupe.

Pour des raisons de commodité, le secrétariat des cinq sessions sera assuré par le Service.
De plus, pour mieux manifester la collaboration inter-instituts, au moins trois membres de l’équipe de préparation participeront à chacune des sessions. C’est donc un accroissement de disponibilité qui nous est demandé.

b) Relations avec les religieuses. Dans le contexte d’une ouverture à une pastorale d’ensemble, cette collaboration apparaît extrêmement importante. Outre les sessions de recyclage, on peut considérer que le travail du P. KÉROUANTON durant l’Assemblée générale des Sœurs des Missions Etrangères a été extrêmement positif, même pour le Service.
Le Service s’efforce de développer les liens avec la Commission missionnaire de I’USMF.

c) Dans la même ligne, nous avons pris contact avec les organisations de laïcs mission-naires, en premier lieu pour éviter que nos sessions recoupent les leurs et qu’une sorte de concurrence ne s’instaure. De ce fait, nous sommes entrés en liaison avec le MRJC, le CFEI et Action catholique et Mission. Nous pensons à développer ces contacts pour mieux travailler à la Mission commune.

Paradoxalement, c’est avec la JEC que les contacts ont été les plus nombreux, alors que le mouvement n’a guère d’orientation directement missionnaire dans les pays où nous travaillons.

L’intérêt de ces contacts et de ces rencontres est de se trouver au sein d’un milieu qui est très sensible aux mutations en cours et aux problèmes que cela pose à I’Eglise.

d) Le Service national du catéchuménat nous a rendu de grands services pour nos sessions. Il nous aidera encore cette année. L’objectif du catéchuménat d’adultes est la constitution de communautés chrétiennes. Cette recherche est primordiale pour les missionnaires.

e) Les PP. LADOUGNE et KÉROUANTON ont participé à la première session nationale pour les prêtres chargés de la formation permanente du clergé. Les PP. PIERRON et KÉROUANTON étaient inscrits pour la session de septembre. Ils ont été empêchés. Nous espérons pouvoir être présents en 1970 à ces recherches fondamentales.

f) C’est dans la même perspective que se situe la présence au Comité de rédaction de « Spiritus », dont l’Assemblée générale a donné les perspectives et le programme.

g) Dans la même ligne aussi, la présence au bureau du Cercle « Rerum Ecclesiae » : après la dernière réunion du bureau, on peut espérer le renouvellement des méthodes et des recherches.

Nous avons bien conscience que ces contacts sont insuffisants, mais ils sont déjà très absorbants.



II. — ANIMER UNE FORMATION

LES PRINCIPES

L’équipe s’est mise d’accord sur un certain nombre de principes, qui, sans doute critiquables, permettent cependant un certain nombre d’options.

La formation permanente ne consiste pas à remplacer une systématique par une autre systématique, à fournir un savoir neuf pour remplacer ou compléter un autre savoir. Elle vise beaucoup plus à sensibiliser les personnes à un décalage, à une problématique, à réveiller la créativité d’un groupe, à permettre d’analyser une expérience pour faire front, ensemble, aux problèmes réels.

Le premier pôle est donc de partir des besoins réels de la mission : il faut là éviter de projeter les problèmes français dans les pays d’apostolat, mais il faut aussi que les mutations en cours dans la société et dans l’Eglise soient réellement ressenties et vécues.

La prise de conscience individuelle ne suffit pas, il faut que ce soit une réflexion de groupe, pour une action collective qu’exige la mission. Sur ce point nous ne pouvons pas faire état de résultats brillants. Pour faciliter les échanges et le travail collectif, nous avons pu organiser pour 1970 une session de dynamique de groupe.


LES MOYENS

1º LES SESSIONS

A. — En mission. Les PP. KÉROUANTON, LADOUGNE et TRIMAILLE ont fourni des rapports sur les sessions qui ont été organisées sur place. L’initiative apparaît comme une réussite. La seule difficulté vient de la distance et des frais.
Pour cette année, nous comptons sur les sessions qui seront organisées autour des voyages de Mgr VILNET, des PP. RONCIN et CUNY.

B. — En France. Nous ne disposons pas de comptes rendus sur les sessions de Chartres et de Lyon. Celui de la session de Paris indique le succès général de la session, mais par le fait même, la nécessité de changement.
Pour la réalisation de cette dernière session, nous tenons à remercier les PP. COZIEN et ELHORGA, le premier pour son concours tout au long de la session, le second pour son lancement.


2º LES PUBLICATIONS

A. — Les Périodiques

Au cours de l’année, ils sont toujours parus à la date prévue. Pour la composition, il faut remercier le Comité de rédaction qui a fourni un gros travail. Le comité de rédaction a été partiellement renouvelé pour l’année qui vient. Outre les membres du Service, il comprend, le
P. JUGUET qui représente le séminaire, le P. HIRIGOYEN pour maintenir un lien avec le Service d’Information et d’animation missionnaires, les PP. Jacques-Antoine ROLLIN et VÉRINAUD qui représentent les missionnaires, le P. TRIVIÈRE pour sa connaissance de l’Asie, et le P. LADOUGNE, qui, nommé le dernier, est le plus important, puisqu’il assure tout à la fois la liaison avec le Conseil général, mais aussi apporte toute sa connaissance des problèmes missionnaires.

Cette année, les publications ont été nombreuses (642 pages pour Epiphanie, 352 pour les Echos, 100 pages pour les Constitutions et les Vœux et Mandats, 360 en grand format pour le compte rendu de l’Assemblée générale et du Document d’Orientation). La révision des textes, la mise en page, la double correction des épreuves et toutes les tractations que cela suppose avec l’imprimerie, ont été assurées par le P. MASSIOT. Le routage de toutes les publications a été assumé par les soins du P. LASSALMONIE.

a) Les Echos. Nous pouvons nous féliciter de la fidélité de nos correspondants, soit ceux de Paris, soit ceux de Mission. Ils nous ont grandement facilité le travail.

Deux innovations ont été introduites cette année : une rubrique est entièrement couverte par le P. TRIVIÈRE : l’événement en Asie. Depuis longtemps nous cherchions à introduire une rubrique de spiritualité : le P. L. LEGRAND de Bangalore nous a donné une série complète sur la spiritualité paulinienne. Le P. J. L’HOUR prendra la relève pour l’année suivante.

b) Epiphanie. Nous avons gardé l’organisation interne des numéros avec les grandes rubriques : information, enquête, actualités asiatiques et documentation.

Nous avons centré les quatre numéros de 1969 sur un seul thème : ÉVANGÉLISER. C’est aux lecteurs de nous dire ce qu’ils en pensent. Nous n’avons guère de réactions.

Nous pensons prendre cette année comme objectif la recherche sur la connaissance du milieu à évangéliser. Dès le point de départ, nous nous sommes aperçus que notre visée est trop vaste. Il est vraisemblable que ce programme couvrira deux ans.

Dans le Directoire, il est demandé aux régionaux et responsables de groupes « d’organiser des bibliothèques dans chaque groupe missionnaire » (Art. 20.2). Nous pensons pouvoir les aider en donnant les titres et peut-être une courte analyse des livres de base sur une bibliothèque missionnaire.


B. — Publications extraordinaires

La publication des textes de l’Assemblée générale relevait du Service comme information des missionnaires. La préparation du Compte rendu général de l’Assemblée a demandé un gros travail. Toute une partie a été faite à partir des bandes magnétiques de l’Assemblée.

Le Document d’Orientation n’a pas demandé la même besogne : c’était déjà un document préparé.

Les Constitutions ont été mal imprimées ; l’imprimerie, qui utilisait pour la première fois de nouvelles plaques photographiques, a présenté ses excuses pour la mauvaise qualité du texte qui contraste avec la qualité habituelle du travail fourni.

Le Mémorial est resté en retard : trois motifs pour ce retard :
— la surcharge de travail pour le Service,
— le nombre de notices biographiques qui n’ont pas été rédigées.
— les hésitations sur la forme à donner à ce document.


3º LE CENTRE DE DOCUMENTATION

Le P. MASSIOT a continué de fournir là le travail quotidien patient que requièrent la réception des revues, l’entretien de la salle de lecture, l’organisation des classements, le prêt des revues et surtout leur rentrée.

Par ailleurs, il s’est occupé de l’acquisition d’un certain nombre de documents qui complè-tent les revues. Il faudrait là plus de temps pour se munir de documents qui peuvent servir aux missionnaires qui reviennent en congé.

Nous avons commencé la constitution d’une collection de bandes magnétiques sur les grands cours de recyclage qui pourront être facilement reproduits pour les équipes missionnaires qui le souhaiteraient. Nous en ferons bientôt une présentation pour les missionnaires.

Reste toujours la mise à jour de notre documentation sur les mouvements. Elle dépendra des activités du Service durant cette année.

N.B. — Le travail a été handicapé par la maladie de notre dévouée dactylo. Nous avons dû y pallier durant quatre mois par des moyens de fortune. La présence d’une secrétaire devrait nous aider dans notre travail.

En terminant ce rapport, l’équipe du Service, heureuse de travailler ensemble, est consciente des lacunes de son travail, mais se veut disponible à toutes vos suggestions.

PP. Joseph PIERRON,
Henri MASSIOT,
Auguste KÉROUANTON.


Service d’information et d’animation missionnaires

J’ai l’honneur de vous adresser le compte rendu d’activité au Service d’information et
d’animation missionnaires pour l’année 1968-1969.


PERSONNEL

a) Paris

Je suis personnellement Responsable du Service depuis septembre 1968 et suis aidé dans mon travail par le P. René COZIEN.


b) Province

— Départs en 1969 :
— le P. Jean ALBANDOS quittera l’Exposition missionnaire de Lourdes en décembre 1969 pour repartir en Thaïlande,
— le P. Jean MOTTIN, a quitté sa fonction pour un nouveau départ en mission (Thaïlande),
— le P. Michel RENOU est parti au Japon en août 1969,
— le P. Francis SAINT-EVE est parti à Madagascar en octobre 1969.

En novembre 1969, demeurent donc :
— le P. Raymond WOLFF (Région apostolique de l’Est),
— le P. Joseph GUILLOU (Région apostolique de l’Ouest).

Dans un bref rapport adressé aux Pères du Conseil général, le 26 octobre 1968, je notais : « Il faut songer, dès maintenant, à la relève des PP. Mottin, Renou et peut-être Saint-Eve ».

Je me suis permis, de renouveler ma démarche dans le même sens, dans une requête du 16 juin 1969, signalant que « seule l’Afrique tient une place importante dans l’information et l’animation missionnaires réalisées en France par les Instituts ». Compte tenu de la situation actuelle (deux confrères en province pour l’animation missionnaire), je concluais : « Peut-on raisonnablement penser que les appels de l’Asie soient entendus en France ? »

Dans son rapport, le P. Michel Renou écrit : « J’ai été surpris de sentir chez plusieurs supé-rieurs de collèges et prêtres de paroisses, le regret qu’ils m’ont exprimé qu’un Père des M.E.P. ne me remplace pas. L’Afrique est connue, mais l’Asie ne l’est pas ».
La question demeure posée.


RECHERCHES ET ORIENTATIONS EN 1968-1969

Les 24 et 25 octobre 1968, les six confrères m.e.p., délégués aux vocations (les PP. Albandos, Mottin, Wolff, Guillou, Michel Renou, Saint-Eve) et les deux délégués aux vocations de l’Institut Saint-Jacques (les PP. Sauvêtre et Briend) se sont réunis, à la rue du Bac, autour du P. Cuny, Assistant, et de ses collaborateurs du Service d’information (les PP. Hirigoyen et Cozien). Etaient invités à participer à cette réunion, le P. Ladougne, deuxième vicaire général, qui a présenté les grandes orientations de l’Assemblée générale M.E.P., les PP. Sylvestre et Elhorga ainsi que deux religieuses m.e. du Service d’information missionnaire de leur Institut. Au cours de cette réunion, furent prises deux décisions importantes qui remportèrent l’accord unanime des participants


1º DES D.A.V. AUX D.I.A.M.

Nommés, au départ, par notre Société, pour représenter la vocation missionnaire dans la pastorale diocésaine des vocations, nos six confrères étaient Délégués aux Vocations (D.A.V.) et, en tant que tels, en relation plus directe avec les Centres diocésains des Vocations (C.D.V.). Ainsi comptaient-ils parmi le nombre important de D.A.V. d’autres Instituts missionnaires et de religieux de toutes sortes et ils ressentaient lourdement :

1º le manque d’insertion réelle dans les diocèses où ils travaillaient.
2º la réticence des diocèses, suspectant plus ou moins tout D.A.V. de venir drainer les vocations ou de se procurer des fonds pour son Institut.

En réfléchissant en commun sur la façon dont nos activités devaient s’insérer dans les orientations missionnaires de la pastorale diocésaine, rappelées par le Concile, nous sommes arrivés à la conviction :

1º que notre présence dans les diocèses devait déborder le cadre de la pastorale des vocations missionnaires,

2º que nous devions collaborer plus largement à « une pastorale missionnaire des vocations », par l’information et l’animation missionnaires des communautés chrétiennes.

Ainsi nos Délégués aux Vocations sont devenus des Délégués à l’Information et à l’Animation Missionnaires.

Le 7 octobre 1969, pour répondre à la demande du P. Hardy, Secrétaire général du Comité épiscopal pour les missions à l’extérieur, j’ai présenté les D.I.A.M. par les caractéristiques suivantes :

Définition. — Le Délégué à l’Information et à l’Animation Missionnaire (D.I.A.M.) est un prêtre d’un institut missionnaire qui collabore, pour un temps (trois à cinq ans) à l’animation missionnaire des communautés chrétiennes de France, dont les évêques sont premièrement et directement responsables.

Il est au service du Délégué Episcopal à la Coopération Missionnaire (D.E.C.M.), ce qui le différencie du Délégué aux Vocations (D.A.V.) qui se rattache plus directement aux Centres diocésains des Vocations (C.D.V.).

Objectif. — Le D.I.A.M. travaille à l’animation missionnaire, qui est « l’éveil », le renouvellement et l’approfondissement, dans la conscience des chrétiens, du sens de la Mission Universelle, afin que soient vécus par tous les exigences du baptême ».

Moyens. — Le D.I.A.M. prend ses directives auprès du Délégué épiscopal à la Coopération missionnaire. Il collabore avec toutes les forces missionnaires du diocèse (prêtres « Fidei donum », laïcs missionnaires, aumôniers d’Action Catholique, O.P.M., autres instituts etc...).

Tout au long de cette année, nos D.I.A.M. se sont donc employés à :

Informer les diocèses de France dans lesquels ils travaillent, des besoins et des richesses des Eglises d’Asie et de Madagascar et, de plus en plus, dans leurs efforts réels de collaboration inter-instituts, sur les Eglises d’Afrique, d’Amérique latine etc...

Témoigner de la mission universelle du peuple de Dieu, en présentant des faits, des expériences vécues par eux-mêmes et par d’autres.

Animer ainsi la pastorale diocésaine du souci de la Mission universelle, car l’éveil et l’éducation de vocations pour la mission « lointaine » exigent que les communautés chrétiennes soient conscientes de la mission universelle du peuple de Dieu et qu’elles se sentent responsables de la réalisation de cette mission :

Aider les jeunes en recherche de vocation, en leur indiquant les possibilités qui s’offrent à eux pour qu’ils réalisent le style de vocation (sacerdotale religieuse, laïque) à laquelle ils se sentiraient appelés, en les soutenant aussi dans leur cheminement.

L’animation missionnaire retentit donc directement sur la pastorale des vocations et se traduit par une action spécifique en faveur des vocations missionnaires (sacerdotales, religieuses, laïques).

« Tous les jeunes que j’ai rencontrés et qui pensent à la Mission d’Asie sont contents de rencontrer quelqu’un qui revient d’Asie, et il est possible que leur orientation ou leur persévérance soit liée à tel missionnaire rappelé pour le Service d’information. Pourtant, les M.E.P. n’ont pas la réputation de faire du « racolage ».

(M. Renou)


3º D.I.A.M. TEMPORAIRES

Au cours de la réunion d’octobre 1968, nous avons pensé qu’il serait opportun de faire appel à la collaboration de missionnaires m.e.p. en congé, pour pallier à l’effectif rachitique de nos D.I.A.M. Ce projet, présenté à tous les Supérieurs régionaux, a été approuvé par sept d’entre eux, qui nous ont aidés dans le choix des personnes. Ainsi avons-nous demandé à douze confrères de prolonger leur congé de quelques mois, en accord avec leurs Supérieurs régionaux respectifs. Huit confrères ont accepté notre proposition et travaillent actuellement à l’information et l’animation missionnaires dans leurs diocèses d’origine.

— P. Jean-Marie CHEVALIER : 1 à 3 mois (Paris),
— P. Laurent LABARTHE : 3 mois (Bayonne),
— P. Michel BONNET : 1 an (Toulouse),
— P. Jean POUPON : 1 mois (Vannes),
— P. Emile TAVERNIER : 3 mois (Besançon),
— P. André CAROF : 3 mois (Quimper),
— P. Pierre LANHER : 2 mois (Nancy),
— P. Joseph LANDRU : 1 mois (Arras).

Cette nouvelle expérience de D.I.A.M. temporaires est actuellement en cours.



MOYENS MIS EN ŒUVRE POUR ASSURER
L’INFORMATION ET L’ANIMATION MISSIONNAIRES

« Le travail d’un missionnaire au service de l’information et l’animation missionnaires ne pourra jamais se traduire en chiffres ou en graphique, comme il en est d’ailleurs du travail dans sa mission » (M. Renou).

S’il est impossible d’évaluer les résultats, nous connaissons du moins les moyens que nous avons mis en œuvre pour tenter de réaliser notre travail.


EN PROViNCE

a) Dans le diocèse de Quimper, à Saint-Jacques, le P. Joseph GUILLOU (m.e.p.), le P. Charles de COATTAREL, (p.b.) et le P. SAUVÊTRE (St-Jacques) ont formé une équipe de D.I.A.M. (trois instituts : trois continents ; Asie, Afrique, Amérique Latine).

— Vie et travail en commun (et caisse commune).
— au service de Mgr Favé, Délégué épiscopal à la Coopération missionnaire du diocèse de Quimper.
— répondant, dans la mesure des possibilités aux appels des autres Délégués épiscopaux à la Coopération missionnaire de la région apostolique.

« Concrètement, c’est en réfléchissant avec les membres du Centre diocésain des Vocations de Quimper que nous avons réussi à nous situer, comme missionnaires au service du responsable diocésain des missions. Puis, le diocèse de Vannes a fait appel à nous, à deux reprises, pour présenter la vocation missionnaire aux classes de première et terminale de séminaire de jeunes. Enfin à Saint-Brieuc, ce fut pour donner un témoignage missionnaire et animer deux soirées en diaspora » (Joseph Guillou).

Il serait fastidieux d’énumérer ici le détail des multiples activités de cette équipe. Je mentionne simplement les têtes de chapitres qui figurent dans le. rapport annuel que m’a envoyé le P. Guillou et dont le résumé paraîtra prochainement dans « les Echos de la rue du Bac ».
— Dimanches missionnaires avec les O.P.M.
— Rencontres avec les prêtres « Fidei donum » et les laïcs missionnaires, religieux et religieuses missionnaires.
— Rencontre avec les missionnaires en congé : missionnaires d’Instituts et prêtres « Fidei donum ».
— Plusieurs retraites avec des jeunes de la cinquième à la terminale.
— Des week-ends missionnaires (S.M.J).
— Des soirées missionnaires avec jeunes en diaspora.
— Un mois à l’exposition missionnaire de Lourdes.
— Activités avec divers mouvements : Action catholique ouvrière, Comité français pour l’Apostolat des laïcs. Action catholique étudiante, Mouvement rural de la Jeunesse chrétienne, Comité contre la faim et pour le développement etc...

« C’est bien la première fois que trois D.A.V. d’Instituts différents arrivent dans la même voiture et réfléchissent ensemble sur leur rôle dans le diocèse ». Cette réflexion d’un directeur de Centre diocésain des Vocations prouve assez que les D.I.A.M. de St-Jacques ont fait choc :
— par leur engagement gratuit au service de l’animation missionnaire du diocèse de Quimper.
— par leur style de vie et de travail en commun qui est un témoignage d’unité.
— par leur collaboration effective avec toutes les forces missionnaires du diocèse.. se situant ainsi au-delà des perspectives particulières de leurs Instituts respectifs.

L’option fondamentale des D.I.A.M., de se mettre au service du D.E.C.M. et de ne recevoir de directives que de lui, suscite pourtant de vives réactions de contestations, voire de protestations de la part de plusieurs délégués aux O.P.M. de la région de l’Ouest. La voie d’une collaboration réelle entre D.I.AM. de l’Ouest et O.P.M. est ardue.

b) Dans la région apostolique de l’Est, une autre équipe de D.I.A.M. inter-Instituts, comprenant un Père des Missions Africaines de Lyon, un m.e.p., un St-Jacques, s’est constituée à l’image de celle de l’Ouest. Le P. Wolff y travaille activement. La possibilité de quitter notre maison de Ménil-Flin pour s’installer à Nancy (4, rue du Général-Chevert), dans un local dont l’étage supérieur est occupé par les Pères Blancs, est en cours d’étude. Le but de ce regroupement est d’intensifier le travail de collaboration inter-instituts qui s’est déjà amorcé en 1969 (Quinzaines missionnaires : causeries et carrefours au grand séminaire de Nancy et dans plusieurs collèges de la Région Est : week-ends missionnaires etc..).

Quant aux D.I.A.M. qui nous quittent, ils se sont dépensés sans compter pour leur travail d’animation missionnaire. Avant leur départ du Service d’information, je leur ai demandé d’exprimer, par écrit, leurs appréciations personnelles sur les conditions dans lesquelles ils venaient d’exercer leur fonction de D.I.A.M. durant plusieurs années en France. Il se dégage de ces rétrospectives des éléments très positifs, mais aussi quelques ombres qu’il importe de connaître pour préparer l’avenir avec réalisme :

1. — Manque de préparation

Chez tous, se manifeste le regret du manque de préparation à leur tâche. « Il m’a d’abord été très dur de commencer à travailler, car j’étais tout simplement parachuté dans les diocèses, sans préparation, sans introduction, sauf auprès des évêques. Pratiquement, j’ai perdu six mois ».

Tout nouveau D.I.A.M. devrait être informé de sa nomination un an avant la prise en charge de sa fonction et devrait être initié à son travail par le D.I.A.M. auquel il aura à succéder (vie et travail en commun pendant plusieurs mois).

2. — Isolement

« Il est évident que le travail en isolé pour un temps dépassant six mois, un an, n’est plus viable ».

« En dépit de nos rencontres, je me suis senti isolé, seul pour juger de la valeur de mon travail. Personne pour m’orienter concrètement ; jamais visité sur place, ni par les O.P.M., ni par le Service M.E.P., sauf toi. Le D.I.A.M. ne devrait pas être laissé seul. Cela veut dire qu’il devrait tout de suite être inséré à une équipe sur place :
— soit à une équipe inter-instituts (genre Ouest).
— soit à l’équipe du D.E.C.M. ».

3. — Contre-témoignages

« Les Instituts ne devraient-ils pas intervenir, bien que ce soit difficile, pour empêcher que des Pères en congé entreprennent des activités, peut-être fructueuses (lucratives) mais désordonnées, qui exaspèrent les responsables diocésains, retardent le rétablissement de la confiance entre les Instituts et les diocèses et, partant, contrecarrent notre action ».


A PARIS

— Permanence

En plus des activités ordinaires du Service (visites et courrier), plusieurs centaines de réponse à des renseignements de toutes sortes), le Service d’information s’est efforcé de rester très disponible :

1º aux confrères en congé, venus solliciter des informations et du matériel (films, diapositives, photos, documents, etc...). Comme chaque année, le Service a contribué à la préparation et à la marche (secteur « matériel ») de la session de septembre pour les missionnaires en congé

2º aux D.I.A.M. travaillant en province par :
— la correspondance écrite fréquente,
— l’envoi de documents susceptibles de les aider,
— les rencontres trimestrielles : mise en commun des réalisations, leur analyse, les recherches et les orientations....
— les visites sur le terrain : cette année, je suis allé voir chaque D.I.A.M. au moins une fois sur son lieu de travail

« Mon amitié pour toi date de ta visite chez moi. J’ai eu, pour la première fois, l’impression d’être écouté pour moi, tranquillement et en profondeur.

3º aux sollicitations des jeunes. Du 1er au 8 septembre, deux camps-rencontres de jeunes ont été organisés, l’un à Bièvres, l’autre à Montmagny. Les comptes rendus de ces deux camps ont paru dans « les Echos de la rue du Bac » Nº 24. A la crypte de la rue du Bac, trois groupes de 50 garçons (14-15 ans) ont participé à des concélébrations à thème missionnaire

— Expositions

Le service d’information a participé à la réalisation des expositions missionnaires de :
— Château-du-Loir (Bx Berneux),
— Amiens (Bx Daveluy),
— St-Pol-de-Léon (Corée),
— Aron (Asie),
— Lesquin (Vierges asiatiques ; expo 1970),
— Baume-les-Dames (Formose),
— Luçon (Asie).

— Présentations de l’Asie et de la vocation missionnaire dans :
— « Vocations », Nº spécial sur les Religieux (C.D.V. Paris) ;
— « Revue du Rosaire », Nº spécial sur le Vietnam
— « Appel », Nº spécial sur la vocation missionnaire (C.D.V., Lyon);
— « Vocation », Nº spécial sur la vocation missionnaire (C.N.V.) ;
— « Mondo e missione », un article sur l’aggiornamento de la Société M.E.P. ;
— « Œuvre Timon-David », Nº spécial sur l’Asie (Marseille) ;
— Aumônerie du monde scolaire : l’Inde (Cahors) ;
— Biblia Sanctorum : encyclopédie œcuménique audio-visuelle : album V : St-François-Xavier (Les Martyrs M.E.P.) ;
— une émission TV et une émission de radio sur l’Asie (chaîne régionale d’Annecy).

— J’ai personnellement participé à différents travaux :
— Réunions trimestrielles des responsables inter-instituts pour l’animation missionnaire en France ;
— Secrétariat national pour l’opinion publique (Mgr Pichon) ;
— Commission pour la pastorale des vocations de la région parisienne (Diocésains-religieux-missionnaires)
— Session nationale de Poitiers (juillet 1969) sur la collaboration entre diocésains, religieux, religieuses et missionnaires sur une pastorale concertée des vocations ;
— Session (trois jours) des D.I.A.M. Pères Blancs à Mours ;
— Session (trois jours) des D.I.A.M. Missions Africaines de Lyon (à Lyon) ;
— Commission sur l’information missionnaire (O.P.M., Paris).

Récemment, le P. Hardy, Secrétaire général du C.E.M.E. ma demandé d’être son « conseiller » pour l’Asie et les Instituts spécifiquement missionnaires, au sein du C.E.M.E.
— Le P. Pierron m’a prié de faire partie de l’équipe de rédaction d’ « Epiphanie ».
— le P. Ageneau a demandé ma collaboration pour la revue « Spiritus » dont il assure la direction.

Travaux de polycopies

Le Service d’information a répondu aux vœux de l’Assemblée générale en réalisant un petit guide pour missionnaire en congé.

Grâce à l’acquisition de deux nouveaux appareils (Gestetner et Gestefax) un nombre important d’autres documents ont pu être tirés :
— pour l’information missionnaire : « Le Mois en Asie » etc...,
— pour d’autres services (Session pour missionnaire en congé : Economat ; Peuples du monde...).

Les rapports annuels des années précédentes avaient insisté d’une façon pressante sur l’importance de l’accueil dans nos maisons. Une étroite collaboration s’est instaurée entre le Service d’information et le P. MOREL, responsable de l’accueil, et je tiens à souligner que, par les multiples services qu’il nous a rendus, tout au long de l’année, le P. Morel a été le meilleur auxiliaire du Service d’information.

Jean HIRIGOYEN.


Bièvres


En octobre 1968, 60 aspirants m.e.p. étaient régulièrement inscrits sur les listes du séminaire, auxquels s’ajoutaient 11 étudiants de l’Institut Saint-Jacques. A cette même date, entrait en vigueur la décision prise par le Supérieur général de demander dorénavant aux candidats m.e.p. de commencer leurs études dans leurs séminaires diocésains respectifs : 4 jeunes gens se trouvaient alors « admis » et envoyés par la Société au Mans, à Metz, à Dijon et à Dax en 1re année de séminaire, 30 étudiants seulement étaient réunis pour l’année scolaire à Bièvres, les autres étant dispersés pour le service national ou des stages divers.

En juin 1969, 10 diacres recevaient l’ordination sacerdotale pour le compte des M.E., 2 autres pour le compte de Saint-Jacques. Par ailleurs, 8 aspirants terminaient le 1er cycle, entrepris par eux à Bièvres deux ans auparavant, et partaient normalement pour l’armée. Un simple calcul permet de comprendre à quel point la question des effectifs devenait, dès ce moment, préoccupante : on ne pouvait escompter récupérer à la rentrée de l’automne 1969 un nombre suffisant d’étudiants pour compenser les départs réguliers...

C’est pourquoi les responsables du séminaire ont consacré une grande partie de leur temps pendant l’année scolaire 1968-1969 à des recherches et à des rencontres communes avec les représentants des Missions Africaines de Lyon et des Pères du Saint-Esprit en vue d’un regroupement, prévu comme inéluctable à très brève échéance. Après que plusieurs ébauches eurent été soumises à la critique de tous les intéressés, des projets de statuts pour un Consortium missionnaire et de programmes d’études furent retenus comme base pour un travail ultérieur. Le Consortium a commencé à fonctionner en octobre 1969.

L’Assemblée générale de 1968 ayant confié de nouvelles responsabilités aux Pères ITÇAÏNA et KÉROUANTON, anciennement membres de l’équipe des professeurs, cette équipe s’est trouvée gênée dans son travail, malgré la collaboration continuée des PP. KERHERVÉ et LE GAL de Saint-Jacques : le nombre des disciplines fondamentales ne diminue pas en même temps que celui des étudiants !... Il a donc fallu cette année encore faire appel à l’abbé MARTIN, de l’Institut Catholique, qui a accepté la lourde charge de deux cours de théologie dogmatique. Le P. GONTHIER a bien voulu prendre la succession du P. Itçaïna à l’économat... travail astreignant et requérant beaucoup de patience.

Les adaptations réalisées pendant cette année scolaire 1968-1969, celles qui étaient en gestation au vit et au su de tous pour préparer l’avenir, n’ont pas porté préjudice au sérieux des études et de la réflexion, à la recherche dune vie authentique... Les professeurs et les étudiants sont de plus en plus conscients, les uns et les autres, que les années dites « de séminaire » ne sont qu’une étape, privilégiée certes et indispensable... mais cependant qu’une étape dans un travail de formation qui doit se poursuivre, en tous les domaines, tendant toute l’existence missionnaire. Ils n’ont pas de peine à faire leurs les vœux de l’Assemblée générale de 1968 souhaitant que, progressivement, la formation devienne réellement permanente.

Jean-Paul BAYZELON.



Montbeton


Au point de vue matériel, le progrès le plus sensible réalisé au cours de l’année 1969 est sans aucun doute l’installation d’un ascenseur qui a commencé à fonctionner le 1er février. Bien que certains Pères, même très âgés, soient restés fidèles à l’escalier pour garder la souplesse de leurs jambes ou pour éviter tout risque d’être coincés dans l’ascenseur, celui-ci a rendu de grands services à ceux qui ont bien voulu s’en servir. L’éclairage des couloirs a été notablement amélioré et renouvelé en vue du courant de 220 V qui doit bientôt remplacer le courant de 120.

Plusieurs chambres ont été repeintes : certaines en avaient grand besoin. La cuisine aussi a été remise à neuf à l’occasion de l’arrivée des Sœurs M.E. et à leur intention un petit réfec-toire y a été aménagé, tandis que l’ancien réfectoire des Sœurs sera réservé au personnel de la maison. Deux nouvelles salles de bain ont été aménagées au premier et au deuxième étage. La toiture au-dessus de la chapelle a été renouvelée. Sous cette toiture a été posée une couche de laine de verre qui conserve la chaleur de la salle de récréation, autrefois très froide en hiver.

Le P. PEZOUS continue à assurer avec une ardeur inlassable l’entretien du parc et la culture du jardin potager.

Les Sœurs de la Présentation ont été rappelées par leurs supérieures après avoir passé 83 ans au service de la maison. La Société leur doit une grande reconnaissance. La crise de recrutement, dont leur institut comme beaucoup d’autres souffre en ce moment, ne leur permet plus de nous assurer les religieuses dont la maison aurait besoin. Aussi nous avons été heureux de recevoir les Sœurs des Missions Etrangères qui sont arrivées le 20 octobre. Leur présence s’est aussitôt fait sentir sur la marche de la maison : amélioration de la cuisine avec diminution des dépenses, soin des malades assuré par une religieuse infirmière, réduction du personnel etc...

La présence d’une sœur infirmière ne rend cependant pas inutile les services de nos deux dévoués infirmiers, les PP. BOUCHUT et TOQUEBŒUF, toujours très occupés surtout avec les malades alités ou ne quittant plus leur chambre. Il est bien regrettable que notre dévoué docteur. M. PAROT ait été victime d’un grave accident au cours du mois de novembre. Nous espérons qu’il reprendra son activité au début de mars. En attendant, son remplaçant visite régulièrement nos malades et ceux dont la santé doit être surveillée.

Le nombre des confrères présents n’a guère varié : environ vingt au cours de toute l’année. Cinq nous ont quittés pendant l’année 1969.

Le P. PEIGNONT d’abord s’est éteint le 18 avril, après avoir à peu près perdu la vue. Il n’était pas très âgé, mais avait beaucoup souffert pendant la guerre 14-18 et ensuite pendant sa dure captivité en Mandchourie. Il était resté très attaché à ses anciens paroissiens de Flin et cet attachement était réciproque.

Le P. HERMANN, après avoir été expulsé de Chine, avait pris du ministère dans une aumônerie en Alsace. Quand ses forces ne lui permirent plus de s’acquitter de ses fonctions, il était venu se réfugier à Montbeton en 1967. Bientôt sa santé ne lui permit plus de sortir de sa chambre. Il est mort le 1er juillet après une longue agonie.

Le P. PARTHENAY a passé 34 ans dans notre maison. C’est un record. Pendant tout ce temps il a rendu tous les services qu’il a pu. La dernière année de sa vie, paralysé des deux jambes, il ne quittait plus son lit. Il est mort le 9 juillet après de grandes souffrances.

Le P. ROUX, lui aussi expulsé de Chine, a travaillé aussi longtemps qu’il a pu comme aumônier. Ses dernières années à Montbeton furent des années de grandes souffrances suppor-tées dans la joie parfaite. A son grand regret, il n’a pas pu mourir au milieu de la communauté à laquelle il était très attaché. C’est à l’hôpital, après plusieurs jours de pénibles souffrances, qu’il s’est éteint le 18 juillet.

Le 9 novembre, c’était le P. DÉZAVELLE qui mourait. Pendant ses derniers mois, il eut à supporter des souffrances très pénibles qui lui faisaient souvent désirer la mort. Néanmoins, à force de volonté, il a pu célébrer la messe presque jusqu’à son dernier jour et il n’a pas cessé de répandre la joie autour de lui. En voyant approcher la mort, il disait en souriant : « Qu’il est triste de mourir si jeune ! ». Il avait 87 ans. Il restera légendaire dans la Société.

Emile DEWONCK.



Lauris


Quels sont les faits saillants de la Maison d’Accueil de Lauris ? Tout d’abord, hélas, un décès, celui du P. VION, le 29 septembre 1969, après une semaine de maladie. Notre médecin avait d’abord réussi à le remettre d’aplomb. Notre confrère avait repris sa petite vie normale en janvier, comme auparavant. Cette fois-ci, dès le début de sa maladie, le P. Vion s’est laissé aller : impossible de lui faire prendre quoi que ce soit, pas même un verre d’eau. Dans ces conditions comment lui faire prendre ses médicaments ? Il s’est éteint doucement, comme une chandelle. Selon son désir et à ses frais, il a été inhumé à Thury (Côte-d’Or) auprès de sa maman. M. le Maire de Thury, MM. les Curés de Nolay et de Thury étaient présents à la messe de funérailles, célébrée en l’église de Lauris, le 30 septembre, devant les confrères, et un groupe de la population, toujours sympathique à notre maison.

Trois confrères ont quitté Lauris pour Montbeton, où ils recevront bien plus facilement les soins que réclament leurs santés ou leurs infirmités. Ce sont les PP. PILJEAN, Gustave LEFEBVRE et Jean-Baptiste FLEURY. Ce dernier, le 24 juin, — triste cadeau de fête — est tombé dans sa chambre et s’est cassé le col du fémur. Hospitalisé à Cavaillon, le Père y a été opéré et, le 8 août, à sa sortie de l’hôpital pour être transporté à Montbeton, il recommençait à marcher. C’est dire que l’opération avait réussi.

Mgr de COOMAN, toujours charmant et vaillant, les PP. LAMBERT toujours serviable, BINET, MICHEL, CRÉTIN, Marcellin COLLARD, BLANCHARD, BOS, Yves COLIN, GUETTIER, notre dévoué sacristain, PIFFAUT, CORFMAT, FOUCAUD, RIGAL, et THOMMERET font, avec les PP. PASTEUR et DUMONT, l’effectif de Lauris, soit 17.

Fin juillet, nous avons été particulièrement heureux de la visite du T.R. P. QUÉGUINER, Supérieur général : en mars, le P. RONCIN, Vicaire général, et, en janvier, le P. LADOUGNE, Vicaire général, nous faisaient, eux aussi, une visite qui nous a fait grand plaisir. Le P. Roncin est venu spécialement pour les confrères de Lauris, le P. Ladougne, lui, pour les confrères faisant du ministère en Provence. La visite de nos trois Supérieurs majeurs a été un grand réconfort pour tous les confrères. Qu’ils en soient, tous les trois, vivement remerciés.

En octobre, le P. DUQUET, Econome général, a passé deux jours chez nous, tandis que le P. CAMBON, vice-économe général, est venu plusieurs fois dans le courant de l’année. Qu’ils soient, eux aussi, remerciés pour tout l’intérêt qu’ils prennent à la maison de Lauris et de tout ce qu’ils font pour elle.

Mgr BOISGUÉRIN a fait un séjour à Lauris. Cette année encore, de nombreux confrères sont venus, eux aussi ; il n’est pas possible de les citer tous 57. Les uns, brèves visites, les autres, petits ou long séjours, certains, en convalescence, se sont plu, semble-t-il, à Lauris dans son cadre enchanteur.

A l’occasion des confirmations, à Lauris et à Mérindol, Mgr POLGE, archevêque coadjuteur d’Avignon, nous a fait l’honneur d’une visite très cordiale, ainsi d’ailleurs que Mgr AMOURIER, vicaire général de la région, tous dévoués à notre maison.

Au soir du 9 décembre, commençait notre retraite annuelle, prêchée par le P. DESTOMBES, d’une façon magistrale mais simple et très intéressante. Le P. Ladougne, Mgr Boisguérin, les PP. Quéguiner, Collard Fr., Lebas et Grasland y participaient, en plus de la communauté. La retraite s’achevait, par un salut d’action de grâces, le 12 décembre au soir.

A la fin de la retraite, la grippe faisait son apparition chez nous. Beaucoup de confrères furent touchés. Le 31 décembre, le douzième, le P. CORFMAT s’alitait. Heureusement, les ravages n’ont pas été graves jusqu’à présent. Trois ou quatre confrères sont lents à se remettre, mais pour le moment, il semble que le cap soit franchi. Parmi le personnel, quatre employés furent également touchés. La maison était devenue quasiment une infirmerie. Il fallait parfois faire 20, 30 ou 50 kilomètres, et trois ou quatre pharmacies pour trouver tous les médicaments prescrits par le docteur GENEVRAY, notre dévoué médecin.

Sur les terrasses, les arbres fruitiers grandissent et commencent à porter de beaux et bons fruits. Le jeune vignoble a produit plus de trois tonnes de raisins, ce qui suffira, presque pour notre vin de table en 1970. La pinède a été reboisée cette année : les plants ayant repris sont nombreux.

En 1968. à cause des événements, « Les Nocturnes de Lauris » n’ont pas eu lieu. Cette année, avec l’O.R.T.F., ils ont repris. Le 23 juillet, à l’église paroissiale, récital d’orgue et de haut-bois : les 25 et 26 juillet. « Chanson profonde d’Espagne » et le 27, soirée de jazz, ces trois soirées, sur la terrasse du Tilleul. Belle assistance, soirées réussies et chaleureux applaudissements.

Comme le constatait le Père Supérieur général, « l’implantation religieuse, sociale et culturelle de la Maison de Lauris est faite dans la région ».

Voilà les faits saillants de la Maison d’Accueil des Missions Etrangères à Lauris pour 1969.

Pierre DUMONT.



Beaugrand


L’histoire de la maison de Beaugrand se répète. Tout comme au cours de l’exercice précédent, elle a vécu, ou plutôt survécu. D’événements marquants, je n’en vois pas. S’il y en a eu, ils ont vu le jour à l’intérieur des âmes et Dieu seul les connaît.

Les missionnaires présents l’année précédente sont restés fidèles à leur poste, c’est-à-dire à leur chambre. Seul le P. COLLARD continue à jouer « l’enfant prodigue » de la maison, mais un enfant prodigue qui ne prodigue que ses forces et sas jambes. Jusqu’où le mèneront-elles ? Il ne semble pas pour l’instant décidé à nous faire immoler le veau gras.

Le P. MOTTIN, que nous avions accueilli il y a deux ans et qui, de loin en loin, par ses visites toujours très espacées, nous apportait des bouffées de jeunesse, va nous quitter. Son absence sera sentie, non seulement par nous les vieux, mais aussi par les groupes de jeunes, de la région du Rhône et de la Saône-et-Loire surtout, auxquels il ouvrait des horizons missionnaires.

Combien de temps nous-mêmes resterons-nous ici ? La question ne tardera sans doute pas à se poser, car l’ensemble, non seulement des pensionnaires, mais aussi du personnel vieillit. Je vais, pour ma part, entrer dans mes soixante-dix ans. Cette année encore, j’ai accepté de donner des prédications missionnaires. Le pourrai-je l’an prochain ?...

L’avenir de la maison de Beaugrand ne se confond pas, il est vrai, avec celui de ses habi-tants. Je lui souhaite de pouvoir servir les missions durant de longues années encore...

Gaston GRATUZE.



Béthanie, Hong-Kong


Une relation sur Béthanie, surtout après notre dernière Assemblée qui nous a privés des hôtes nombreux qui animaient la maison, ne peut-être haute en couleur. Nous nous trouvons entre deux groupes dont l’un, au nord, peut se glorifier à juste titre de ses succès apostoliques dans la « maison miracle », et dont l’autre, au sud, a le droit d’être fier de la magnifique tenue de ses membres dans la tempête d’une guerre qui sévit depuis vingt-cinq années. Pour nous, gens de Béthanie, c’est la vie plate sans succès et sans péril.

Nous sommes six depuis que le procureur est venu s’établir chez nous. Il a heureusement fait baisser notre moyenne d’âge qui, sans lui, serait de 78 ans. Faute de mieux, nous sommes fiers de cette performance. Elle est une invitation à ceux de nos confrères en Asie qui, ne pouvant plus y exercer un ministère actif, voudraient continuer longtemps à y vivre dans le silence et la prière pour les combattants de la plaine. Ils seront tous chaleureusement accueillis à Béthanie et, je le crois, ne regretteront pas d’y être venus.

Les trois vétérans, les PP. SELLOS, BIOTTEAU et VIRCONDELET mènent une sainte vie de cénobites ; le procureur, le P. CAMINONDO, partage efficacement les soucis de nos maisons d’Asie et de leurs membres ; le P. ROUSSEL veille attentivement à ce que rien ne manque et que la naissance soit parfaitement tenue : le supérieur s’efforce de bien présider la prière du soir et les repas, ce qui ne risque pas de l’épuiser. Ces deux derniers rendent à l’extérieur quelques services par leur ministère : nos deux curés, les PP. MADÉORE et CHEVALIER viennent régulièrement le lundi oublier près de nous leurs soucis.

Et les hôtes ? Ils n’ont pas rempli la maison, comme ils l’avaient parfois fait les années précédentes. Du 1er juillet 1968 au 30 juin 1969, 33 confrères ont profité de notre hospitalité, dont douze pendant plusieurs semaines. Nous avons, en outre, reçu, mais simplement pour quelques jours, dix prêtres étrangers à la Société. Du Japon et de la Corée, nous ne voyons pratiquement plus personne, depuis que, pour leurs voyages en France à l’aller et au retour, ils empruntent la voie du pôle.

S’il est permis d’exprimer un souhait, c’est que des confrères plus nombreux, surtout des missions particulièrement éprouvées et donc plus épuisantes, profitent du climat de paix qui règne à Hong-Kong pour venir s’y refaire, pour le plus grand bien de leurs chrétientés.

Mgr Ch. LEMAIRE.


MISSIONNAIRES DÉCÉDÉS EN 1968

NN. SS. COLAS Auguste, Pondichéry, le 24 octobre.
FALIÈRE Albert, Mandalay, le 32 janvier.
PP. AUFFRET François, Pondichéry, le 24 octobre.
BERGOUGNOUX Jean, Kunming, le 26 avril.
BERTHELEME Xavier, Bangalore, le 17 septembre.
BROIZAT Joseph, Bangkok, le 17 avril..
Fr. CAHAREL Aristide, Etablissements communs, le 8 février.
PP. CRESSONNIER Marie, Hué, le 13 février. (1)
FAISANDIER Auguste, Mysore, le 17 juin.
FOURNEL Louis, Mandalay, le 6 juin.
GALAN Lucien, Paksé, le 12 mai, (1).
GIBERT Lucien, Kirin, le 21 mai.
JUSSEAU André, Salem, le 31 mars.
LACROIX Louis, Etablissements communs, le 26 août.
LANTRADE Marcel, Kontum, le 24 août.
LIGEON Fernand, Salem, le 13 septembre.
PELLOIS Armand, Thanh-Hoa, le 7 février.
PONCET Pierre, Hué, le 13 février. (1)
ROBIN Marcel, Chengtu, le 22 février.
SANIER René, Kontum, le 12 mai. (1)
TESSIER Joseph, Etablissements communs, le 24 février.



MISSIONNAIRES DÉCÉDÉS EN 1969

Fr. BOITTIAUX Bénoni-Marie, Etablissements communs, le 31 janvier.
PP. COROMPT Claudius, Kontum, le 17 juillet.
DEZAVELLE Casimir, Paksé, le 9 novembre.
DOUSSOUX Paul, Hung Hoa, le 6 janvier.
FASSEAUX Raphaël, Hué, le 12 octobre.
HALLER François, Taejon, le 31 mai.
HERMANN Eugène, Pakhoi, le 1er juillet.
LAURENT Roger, Kuala-Lumpur, le 16 juin.
MAINIER Louis, Paksé, le 4 février.
MARTIN Jean-Pierre, Salem, le 10 février.
MAYET Gustave, Tôkyo, le 10 juillet.
MONNIN Gabriel, Kuala-Lumpur, le 4 avril.
MOURIER Joseph, Bassein (Birmanie), le 27 octobre.
PARTHENAY Théophile, Taejon, le 9 juillet.
PEIGNONT Jules, Kirin, le 18 avril,
PONCET Constant, Thanh Hoa, le 4 avril.
REMINIAC Joseph, Thanh Hoa, le 20 décembre.
ROUX François, Chengtu, le 18 juillet.
TURC Adolphe, Kompong Cham, le 9 juillet.
VION Justin, Fukuoka, le 29 septembre.

__________

(1) Les Pères PONCET et CRESSONNIER ont été tués à Hué par les Vietcong. Le Père SANIER a sauté sur une mine. Le P. GALAN a été tué au Laos.



DESTINATIONS DONNÉES EN 1969

LAOS PAKSE CAMIO Aristide, de Saint-Brieuc, 21 mai
RUBAN Daniel, de Vannes, »
MADAGASCAR MANANJARY GUÉRIN Gérard, de Saint-Brieuc, »
CORÉE TAEJON PLASSIER Auguste, de Rennes, »




DESTINATIONS DONNÉES EN 1969

JAPON TOKYO GAULTIER Michel, de Luçon, 20 mai
YOKOHAMA MARCHANT Geoffroy, d’Angers, »
(Shizuoka)
CORÉE ANDONG HAROSTÉGUY Léon, de Bayonne, »
PERRIN Etienne, de Metz, »
CAMBODGE PHNOMPENH GOURAUD Michel, de Nantes, »
KOMPONG CHEVALIER Maurice, d’Angers, »
CHAM
LAOS SAVANNAKHET DEBOIS Pierre, d’Autun, »
GOURIOU François, de Quimper, »
LE MOAL, Alain, de Quimper, »
THAILANDE NAKHON ANDRÉONI Francesco, de Parme (Italie), 19 février.
RATCHASIMA
MADAGASCAR MANANJARY LACROIX François, d’Annecy, le 20 mai.
DECAESTECKER René, de Lille, le 22 juillet.




PREMIER DÉPART

10 septembre 1969
P. Auguste PLASSIER pour Taejon, Corée.
8 octobre 1968
P. Gilbert PONCET pour Taejon, Corée.
6 novembre 1968
P. Gérard GUÉRIN pour Mananjary, Madagascar.
14 janvier 1969
P. Daniel RUBAN pour Paksé, Laos.
19 août 1969
P. Paul COUVREUR pour Penang (diocèse), Malaisie.


22 août 1969
P. Michel de GIGORD pour Penang (diocèse), Malaisie.
22 octobre 1969
P. Francis SAINT-EVE
et P. René DECAESTECKER pour Mananjary, Madagascar.





ETAT DE LA SOCIÉTÉ AU 1er SEPTEMBRE 1969


EN ACTIVITE RETIRES

en
mision
dans la
Société en
dehors
de la
Société Etudes
en
Europe
en
mission
en
France
TOTAL
JAPON…………………… 102 — 3 2 1 1 109
CORÉE…………………... 35 — 2 2 1 1 41
FORMOSE………………. 28 — 4 — — — 32
HONGKONG (1)………... 5 — — — 2 — 7
SUD-VIETNAM………… 85 4 11 1 — 4 105
CAMBODGE…………… 42 — 4 2 — — 48
LAOS…………………… 22 1 2 4 — 3 32
THAILANDE…………… 66 3 5 — 2 — 76
MALAISIE (2)………….. 64 2 10 2 1 1 80
BIRMANIE……………... 18 — 5 — — 2 25
INDE……………………. 57 1 6 1 3 2 70
MADAGASCAR……….. 25 — — 1 — — 26
Chine continentale……….. — — 27 — — 14 41
Nord-Vietnam — — 6 — — 10 16

Etablissements communs et
services généraux……….

55
15


11
81
TOTAL………… 549 66 100 15 10 49 789


_____________

(1) Béthanie, Procure, Diocèse
(2) Diocèse, Séminaire Régional de Penang, Procure




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