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PENTECOSTE Georges
(1924 - 1994)
[3875] PENTECOSTE Georges, Louis, est né le 24 août 1924 au Puy (Hte Loire). Il fit ses études primaires au Puy, et, en 1935, fit ses études secondaires au Collège de Mondré, à Villefranche-sur-Saône. Toutefois, en 1940, il alla terminer ses études secondaires dans une école apostolique des Pères Jésuites d'Avignon, où il rencontra Henri Saussard, qui devint son confrère MEP à Pondichéry.
En 1944, il se décida à entrer aux Missions Étrangères, mais croyant qu'en raison de la guerre le Séminaire serait fermé, il se présenta au Grand Séminaire du Puy; au bout d'un trimestre seulement, il put enfin rejoindre le Séminaire des Missions Étrangères, où il arriva le 13 janvier 1945.
Il fut ordonné prêtre le 29 mai 1949 et reçut sa destination pour la Mission de Pondichéry. Il partit le 4 octobre par le paquebot "Le Champolion" pour le port et la ville de Pondichéry. Mgr Augustin Colas, archevêque de Pondichéry, le garda quelque temps près de lui, puis l'envoya à Bangalore, où il fit la connaissance des Pères Guillerm, Mirande et Perraudeau, les trois représentants du diocèse au Grand Séminaire régional St Pierre de Bangalore. Il ne passa là que quelques mois, et fut transféré à Cudalore, près de Pondy, pour commencer l'étude du tamoul et à Tindivanam, au centre catéchistique, magistralement gouverné par le Père Gavan Duffy, créateur de cette institution.
Vers la fin de l'année 1949, on l'envoya parachever son étude du tamoul sous la direction du Père Noël, curé de Erayur. Il se familiarisa également avec les moeurs et coutumes du pays et s'initia au ministère apostolique. Il reçut là une excellente formation à la vie missionnaire.
En 1951, Georges fut nommé vicaire du Père Élie Cauvet à Chinnasalem, assez loin "dans les terres". C'est un district fondé jadis par le P. d'Elbreil, comprenant des petites communautés chrétiennes disséminées dans de nombreux villages. Les chrétiens sont des Adidravidas, des hors castes, très pauvres et victimes de toutes sortes de discriminations.
En 1952, il fut envoyé comme curé à Sirupakkam, un village qui avait été longtemps desservi depuis Chinnasalem; c'était un poste difficile : pas de routes pour y accéder, pas d'électricité, pas de points d'eau, excepté quelques puits dont on retire une eau saumâtre. Seul, un bâtiment fort modeste : l'église avec son toit en tuiles rondes. Les chrétiens, eux aussi, sont très défavorisés. Le Père doit se déplacer en vélo de village en village sur une terre brûlée, qui n'est que cailloux et poussière. Il n'a pas beaucoup de consolations spirituelles, car ces nouveaux chrétiens se montrent souvent indifférents. Le Père resta 9 ans dans cette brousse, sans aucun confort et sans aucune satisfaction de la part de ses chrétiens. Ici comme à Erayur, Chinnasalem et Sirupakkam, le Père Pentecoste mena une vie austère et pauvre comme bien d'autres missionnaires; sans doute lui est-il arrivé de se demander : "A quoi bon ?" Mais lui, il a persévéré et tenu bon.
En 1960, il prit son congé régulier en France, pour un repos bien mérité. À son retour en Inde, il fut nommé curé d'Irudayampattu. Ce district est l'une des grosses paroisses du diocèse avec 3.600 chrétiens et plus de 700 élèves dans quatre villages, auxquels on accède par des routes praticables. Il doit entendre de nombreuses confessions, présider les cérémonies liturgiques. Cette paroisse a déjà donné beaucoup de vocations au sacerdoce ou à la vie religieuse. Évidemment, il y a aussi des points noirs : discordes, querelles, et multiples palabres. Le Père fait face à tout. En 1976, il demanda à prendre son troisième congé en France. Hélas, il ne reviendra jamais en Inde.
Arrivé en France, il désira aller rendre visite à son confrère, le Père Roland, aux Flins, dans le Doubs. C'est là qu'il fut victime, le 9 juillet, d'une première attaque cérébrale. Paralysé du côté droit et ayant perdu l'usage de la parole, il fut transporté dans un premier temps à Morteau, puis à Juvisy, près de Paris. Là, il fut victime d'une rechute. Alors on le transporta à Lauris, dans notre maison de missionnaires âgés.
Il récupéra suffisamment de mobilité pour se déplacer quelque peu seul. Toutefois, il souffre continuellement. Il a beaucoup de mal à s'exprimer. Il peut regarder la télé, mais ne peut pas lire. Il participe aux célébrations eucharistiques quotidiennes et il prie : il se montre ainsi prêtre et missionnaire jusqu'au bout. Les derniers jours de sa vie missionnaire souffrante a sans doute été encore plus féconde spirituellement que les années actives passées dans les villages d'Inde. Après 17 ans de retraite à Lauris, il décéda paisiblement le 25 juillet 1994.
Références bio-bibliographiques
CR 1949 p. 153. 1952 p. 88. 1961 p. 87. 1962 p. 99. 1963 p 109. 1964 p. 68. 1965 p. 133. 1966 p. 175. 1967 p. 120. 1969 p. 139. 141. 1974-76 p. 189. BME 1949 p. 536. 1951 p. 149. 1952 p. 762. 763. 1953 p. 792. 793. 908. 1000. 1955 p. 71. 115. 462. 561. 796. 1957 p. 235. 656. 1958 p. 882. 1959 p. 880. 1960 p. 555. 1961 p. 83. 691. EPI 1965 p. 559. 1971 p. 35. Hir n° 114 p. 4. EC1 N° 438. 469. 470. 473. 676. 688. EC2 N° 7P219. 220 - 14P446 - 19/C2- 25/C2 - 49P55 - 59P11 - 73/C2 - 97/C2 - 100P272 - 105P84 - 107P145. 149 - 108P183 - 109P215. 216. 325 - 110P241 - 112P317 - 110P249 - 112P317.
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