| Année: |
1873 |
| Pays: |
Inde |
| Mission: |
Coimbatour |
Mission du Coïmbatour.
Le Vicariat de Coïmbatour se trouve à peu près dans la même situation que les années précédentes ; ou du moins ; il ne s’y est fait aucun changement considérable. L’état de ses finances s’est un peu amélioré, mais au prix de beaucoup d’économies et en retardant bien des travaux urgents. Ainsi l’habitation de la Mission à Coïmbatour est devenue tout à fait insuffisante. « Quand a lieu la retraite annuelle, nous écrivait Mgr Dépommier dans le courant « de l’année dernière, il faut renvoyer les élèves du séminaire et construire des appendices « pour que chaque missionnaire puisse trouver un recoin où se loger ; et si la pluie vient à « tomber, comme il est arrivé quelquefois, les abris provisoires sont complétement inondés. »
Le séminaire n’est également qu’une bâtisse provisoire ; les professeurs y sont aussi mal logés que les élèves, et malgré le besoin extrême que le district de Coïmbatour a d’un bâtiment pour les catéchumènes et d’un petit hôpital pour les malades, rien n‘a cependant pu être fait encore à ce sujet.
Parmi les écoles de la Mission, il s’en trouve deux à la montagne des Neilguerries ; or voici qu’elles ne suffisent plus. Une troisième école est devenue nécessaire, si l’on veut éviter qu’un certain nombre d’enfants catholiques aillent à l’école protestante.
A Coonoor, la station la plus importante après Ootty, et qui s’accroît d’année en année, se trouve aussi une école ; mais cette école se tient dans la chapelle. Bientôt la municipalité du lieu bâtira une école protestante, et il deviendra par là nécessaire d’y établir aussi plus convenablement l’école catholique.
Mgr Dépommier s’appliquait, avec le plus grand zèle, à réaliser ces nombreux projets de nouveaux établissements, quand la mort est venue le surprendre au milieu de ses travaux apostoliques, l’enlevant à l’affection de ses confrères et à la vénération de ses chrétiens.
Parti de France pour les Indes, en 1845, Mgr Dépommier remplit d’abord, pendant douze ans, les fonctions de missionnaire dans un district important de la Mission de Pondichéry. Il y exerça ensuite, pendant deux ans, les fonctions de Supérieur du petit séminair, et accompagna successivement Nosseigneurs Bonnand et Charbonnaux dans la visite apostolique dont le Saint-Siége les avait chargés. En 1865 ; il était désigné comme Vicaire apostolique de Coïmbatour avec le titre d’Évêque de Chrysopolis in partibus, et il prenait la direction du Vicariat qui pleure aujourd’hui sa perte. Nos rapports généraux des années dernières disent avec quel zèle il a rempli la tâche que le Souverain Pontife lui avait confiée. Qu’il suffise de rappeller ici, que, durant son administration, son troupeau s’est accru de deux mille cinq cents convertis environ, et que sur beaucoup de points de la Mission, de nouveaux établissements, comme orphelinats, écoles, églises et presbytères ont été fondés par ses soins. La piété filiale dont le regretté Prélat avait, durant toute sa vie, donné tant de preuves envers la très-sainte Vierge Marie a été récompensée, au moment de sa mort, par une faveur spéciale, celle de paraître devant Dieu, le 8 décembre, en ce jour grande fête de la très-sainte et Immaculée Mère de Dieu qui semblait ainsi prendre sous sa protection, à ses derniers moments, celui qui l’avait si tendrement honorée pendant sa vie.
Les tableaux d’administration des sacrements dans mission de Coïmbatour mentionnent les chiffres suivants :
ANNÉE 1871-72 AN. 1872-73
Confessions 14,431 13,896
Communions 15,473 14,685
Confessions d’enfants 1,133 1,456
Premières communions 348 494
Confirmations 347 221
Baptêmes d'enfants de chrétiens . 982 878
Baptêmes d'adultes 218 165
Conversions de protestants 45 53
Mariages 264 240
Saints Viatiques 136 130
Extrêmes-Onctions 297 218
Messes célébrées pour la Propagation
de la Foi 61 60
Personnel de la Mission : 20 missionnaires européens et 4 prêtres indigènes.
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