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Rapport annuel des évêques

Année: 1903
Pays: Inde
Mission: Kumbakonam
Rédacteur:Mgr Bottero

IV. — Kumbakonam


Population catholique 87.742
Baptêmes d’adultes 211
Conversions d’hérétiques 81
Baptêmes d’enfants de païens 809
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« Vous ne doutez point, écrit Mgr Bottero, que les missionnaires du diocèse de Kumbakonam ne soient tous enflammés du saint désir de convertir les infidèles et les hérétiques, et de les introduire dans le bercail de la sainte Église catholique, afin qu’ils participent à la rédemption par le Christ Jésus. N’est-ce pas la noble ambition de leur ouvrir le ciel qui nous a arrachés à l’affection de nos parents et au doux pays de France pour venir prêcher l’Évangile à ceux de nos frères qui ne le connaissent pas encore ? Cela étant, imaginez la peine dont nous sommes saisis lorsque, au moment de la reddition des comptes, nous voyons qu’après tant d’efforts, de cruelles privations et de fatigues sans nom, le nombre de nos conversions d’adultes ne monte qu’à deux cent onze ! Sommes-nous donc loin, mon Dieu, des rêves dorés que nous avons tous caressés quand nous étions aspirants au séminaire de la rue du Bac ! Nous nous bercions alors de l’espoir de conquérir le monde à notre sainte foi, et de fatiguer nos bras à force de baptêmes. Hélas ! il y a plus loin encore du songe à la réalité, que de la coupe aux lèvres !
« Nous voici, dans le diocèse de Kumbakonam, une vingtaine de missionnaires apostoliques soutenus par douze prêtres indigènes, occupés activement et exclusivement au saint ministère. Et entre tant d’ouvriers, notre gerbe de conversions d’adultes n’est formée que de 211 idolâtres et 81 hérétiques. C’est bien le cas de répéter avec Simon-Pierre : « Per totam noctem laborantes nihil cepimus » ; car, en présence des millions de païens qui grouillent autour de nous, deux cent onze et rien, c’est bien à peu près la même chose. Toutefois nous ne nous laissons pas décourager pour autant, et nous continuerons gaiment notre noble métier de pêcheurs d’hommes. Un jour viendra sans doute où nous serons plus heureux ; la grâce de Dieu aidant, nous jetterons alors nos filets, et ils s’empliront d’une grande quantité de poissons ; mais le moment n’est pas encore venu.
« Le présent est un temps d’épreuve. Nous manquons à la fois et du personnel voulu et des ressources pécuniaires indispensables. La mort a passé dans nos rangs et a fauché quelques uns des plus braves. Sans doute nous avons reçu de précieuses recrues, des ouvriers pleins de zèle et d’intelligence : mais ils n’ont pu compter tous les vides causés par la mort, la maladie et les infirmités de la vieillesse. En réalité, il y a actuellement, moins de prêtres en activité de service dans la mission, qu’il n’y en avait au moment où le Saint-Siège me l’a remise entre les mains. Nous avons bien de la peine à prendre un soin convenable des 87.742 chrétiens que renferme le diocèse au moment présent. Je n’ai pas un seul missionnaire à consacrer à l’œuvre spéciale de la conversion des païens. Je ne cesse de demander à Dieu et aux hommes d’envoyer à Kumbakonam un plus grand nombre d’ouvriers apostoliques. Une large portion du diocèse ne compte pas un seul chrétien, et les infidèles qui l’habitent ne connaissent guère plus notre sainte religion que leurs ancêtres d’il y a cinq cents ans. Mes prières n’ont pas encore été exaucées. Mais, encore une fois, patience ! le jour viendra ; car Dieu est fidèle en ses promesses.

« Déjà il nous est donné de voir luire l’aurore de temps meilleurs. Vous vous réjouissez avec nous de constater un accroissement progressif du nombre des enfants païens que nous avons pu recueillir dans nos orphelinats et de celui, bien plus considérable encore, de ceux qui ont été régénérés par le saint baptême in articulo mortis. Le dernier exercice avait donné pour ces deux catégories un chiffre double, ou peu s’en faut, de celui des années précédentes : 724. Le présent exercice nous offre mieux encore ; 91 enfants d’infidèles ont été rachetés, et 809 autres ont reçu le baptême à temps pour s’envoler au ciel ! N’est-ce pas là une radieuse étincelle d’espérance ? Le bon Dieu n’a pas voulu laisser ses enfants sans cette consolation. D’autre part, les prières de tant de petites âmes sauvées sont un heureux présage de nombreuses conversions dans un avenir prochain ; nous y comptons.
« Les enfants rachetés ou baptisés in articulo mortis, ne l’ont presque pas été par les baptiseurs au service de la Sainte-Enfance, comme dans beaucoup d’autres missions. Nos chrétiens sont tous cultivateurs et sortent peu de leurs villages ; puis, la différence de caste et plus encore celle de religion, s’opposent, comme une double barrière, à leur pénétration dans les foyers brahmanistes et musulmans. Ces difficultés, jointes à l’apathie naturelle des gens, font que, sous ce rapport, nous ne pouvons compter sur une coopération bien active de leur part. En très grande majorité nos baptêmes d’enfants in articulo mortis ont donc été administrés, soit par les confrères, soit par les religieuses catéchistes Missionnaires de Marie-Immaculée.
« La différence entre elles et nous, c’est que le missionnaire, à raison des préjugés du pays qui lui ferment l’entrée des maisons, plus encore à raison du travail immense auquel l’assujettit le soin des chrétiens, est hors d’état d’aller au loin à la recherche des idolâtres en danger de mort. Ce n’est habituellement que dans les villages mixtes où il fait l’administration de ses ouailles, et dans les nombreux hameaux qu’il traverse pour aller administrer les derniers sacrements aux mourants, qu’il trouve l’occasion d’arracher ici et là quelques jeunes âmes au démon. Nos chères religieuses, au contraire, connues et respectées comme « vierges consacrées au Seigneur », ont accès partout. Elles peuvent aisément pénétrer dans les appartements des femmes ; et c’est là surtout qu’elles font leur cueillette. A elles seules, elles ont baptisé près de la moitié des enfants qui ont été régénérés in articulo mortis. Mais, dire au prix de quels efforts, de quelles fatigues et de quelles privations, ces généreuses enfants de la France ont pu ouvrir à tant d’âmes les portes du ciel, ne serait pas chose facile. Au reste, elles travaillent pour Dieu, et ne sont pas en souci des louanges des hommes. Tout nous fait espérer que le nombre des enfants rachetés ou ondoyés in extremis sera, l’an prochain, plus considérable encore.

« Des adultes païens qui ont été adjoints au bercail cette année-ci, un bon nombre doivent, après Dieu, le bonheur de leur conversion au zèle ardent du missionnaire de Tiruvady-Ayanpett. Malgré les fatigues inséparables de la charge d’une immense paroisse, il a pu, à lui seul, en amener 56 au giron de la sainte Église. Après lui, c’est le missionnaire de Konnery qui nous offre le chiffre le plus élevé : 15.
« Pour les hérétiques ramenés à la sainte Église, c’est le missionnaire de Pillavadanday qui a le plus à bénir Dieu du succès dont Il a couronné ses efforts. Après lui, les curés de Yercour, de Prattacoudy et de Tennour ont été les mieux favorisés.
« Quant aux baptêmes d’enfants in articulo mortis, Viragalour vient bon premier avec 114 ; Konnery avec 104 ; Tiruvady, Kâlkâvery, Kôtthâpâléam et Tranquebar viennent ensuite avec des chiffres moindres.

« En ce qui regarde l’administration régulière des chrétiens, si l’on compare les chiffres des communions du présent rapport avec ceux de l’an dernier, on est peiné de voir qu’elles ont sensiblement diminué ; de 106.000 elles sont tombées au-dessous de 100.000. Il y a, à cette diminution, plusieurs causes ; mais la principale, que j’ai déjà eu l’honneur de signaler à votre attention en plusieurs lettres privées, est que, dans le courant de cette année, la maladie a mis plusieurs confrères hors d’état de travailler plus longtemps. J’ai été forcé d’en envoyer deux en France et quatre ou cinq aux montagnes. Plusieurs districts populeux sont restés sans prêtre pendant deux ou trois mois.
« D’autre part, le chiffre des baptêmes d’enfants nés de parents chrétiens est de beaucoup supérieur à celui du précédent exercice : 3.286 contre 2.786 ; 500 de différence ! A quoi l’attribuer ? Aux deux années 1900 et 1901, où la famine avait affaibli les sources de la vie.

« Les notes que m’ont envoyées nos chers confrères, et dont je vais transcrire plusieurs, vous feront connaître l’état de leurs districts.
« Voici d’abord Viragalur où réside le doyen d’âge de tous nos missionnaires, M. Badenier ; le vénéré confrère m’écrit :
« Grâce à M. Mardiné, le solide bâton de vieillesse que Votre Grandeur a bien voulu « m’envoyer, l’administration des villages chrétiens n’a laissé que peu de chose à désirer. « Tout va bien ici. Nos gens nous donnent toute sorte de consolations. Mais je regrette de « vous faire savoir que notre fameux procès, qui a déjà mangé tant d’argent, n’est pas encore « terminé. »

« Son voisin de Vadugarpatty, M. Barralon, fait entendre une note bien différente.
« Les administrations, écrit-il, ont été faites un peu rapidement. Il y a ici trop de travail « pour un seul. Comme il m’a été impossible de repasser une seconde fois dans tous les 2 « villages, je crois qu’il y a beaucoup de chrétiens qui ne se sont pas approchés des « sacrements. L’année dernière Pullampady et Alapakam furent brûlés. Cette année-ci, c’est « Ouvenour, où pas une maison n’a échappé à l’incendie, comme à Viragalur.
« On a travaillé aux églises de Govinda-kouritsy et de Kannacoudy. J’ai aussi jeté les « fondations du clocher de Vadugarpatty.
« Des prières publiques ont été faites au chef-lieu pour le repos de l’âme de Léon XIII, et « aussi des actions de grâces offertes à Dieu à l’occasion du couronnement de Pie X. »

M. Brun, titulaire du district de Conneycoudy, me donne les renseignements suivants :
« Au point de vue des conversions de païens et d’hérétiques, j’ai le regret de dire à Votre « Grandeur de l’année a été absolument stérile. C’est à peine si j’ai pu découvrir çà et là « quelque velléité d’embrasser notre sainte religion. Ainsi, par exemple, les Kallers de « Sengariour et de Men-thou-patty m’ont pressé de bâtir des chapelles chez eux. Il me « faudrait un catéchiste pieux, actif et instruit qui parcourût les villages, expliquât les « rudiments de la foi aux enfants chrétiens dispersés un peu partout, et s’abouchât avec les « gentils pour leur faire connaître les principaux dogmes du christianisme. Cela ferait tomber « bien des préjugés. L’école de formation des catéchistes pourrait sans doute me procurer un « homme capable d’entreprendre cette belle œuvre. Mais il faudrait lui donner douze à quinze « francs par mois. Eh bien, où trouverai-je tant d’argent ? Je n’ignore pas que Votre Grandeur « vit, comme moi-même, de pauvreté et de privations : il ne doit pas lui rester grand’chose à « donner aux autres.
« Mon unique consolation, cette année, a été de préparer les enfants à la première « communion. Nous avons eu trois fois successivement cette touchante cérémonie : chacune « des bandes comptait de 30 à 35 enfants. Bon nombre d’entre eux appartenaient à des « villages trop distants du chef-lieu pour pouvoir rentrer chaque jour à la mission. Que firent-« ils ? Ils apportaient assez de riz pour subsister vaille que vaille pendant la semaine entière, « et ils ne rentraient que le samedi dans leurs familles, ou même le dimanche après la sainte « messe. Chaque première communion fut précédée d’une retraite de trois jours. Depuis lors « je travaille, non sans succès, à faire prendre à tous ces enfants l’habitude de s’approcher de « la sainte Table une fois le mois et même plus souvent ; car je partage le sentiment de ceux « qui affirment que, sans la communion relativement fréquente, il est impossible aux enfants « de résister à leurs mauvais penchants.
« L’effet produit par les fêtes de première communion sur les autres chrétiens a été « excellent. Je me réjouis déjà de constater une légère amélioration dans le nombre de ceux « qui ne se contentent plus de recevoir la sainte Eucharistie à Pâques humblement. »

« M. Fluchaire m’écrit de son côté :
« Je m’empresse, Monseigneur, de porter à votre connaissance la consolation que j’ai eue « de recevoir dans le giron de la sainte Église 40 personnes, représentant 6 familles qui « avaient été attirées au protestantisme en 1898 à Vadagaré et à Arangankoudy. Le ministre « protestant en a été pour ses frais. »

« Un de nos prêtres indigènes, le P. Ignatius de Mannelour, s’est appliqué à donner une nouvelle vie à la pieuse association du Sacré-Cœur, qui était, hélas ! bien déchue de sa première ferveur.
« Je l’ai rétablie sur pied ferme, me dit-il : 18 chrétiens de caste et 7 parias ne manquent « pas de s’approcher de la sainte Table chaque premier vendredi du mois. J’ai tout espoir que « leur nombre ne tardera pas à augmenter.
« Une grande partie de mon temps a été employée à la construction de l’église « d’Ammanpett, village distant de 5 à 6 milles du chef-lieu et qui compte déjà 360 âmes « baptisées. Ces gens sont pauvres, mais ils m’ont aidé de leur mieux, d’abord à façonner les « briques, puis à la main-d’œuvre pour assister les maçons. Votre Grandeur sait déjà qu’un « certain nombre de chrétiens, originaires de ce village, l’ont quitté pour gagner leur vie. « Ceux-là m’ont envoyé assez d’argent pour construire chez eux une grande chapelle. Je la « finirai l’an prochain, après les pluies. »

« De Tennour, M.Bertail me donne les détails qui suivent :
« Les fruits spirituels cueillis, cette année-ci, dans mon district, laissent à désirer. Cela tient « à plusieurs causes. D’abord un malheureux procès que j’ai dû soutenir, et qui a traîné en « longueur d’une façon exorbitante, a morcelé mon temps sans profit et dévoué le plus net de « ma substance. Puis mes proches voisins, MM. Gastineau et Chapuis, succombant sous le « faix du travail, ont dû quitter leurs districts respectifs, laissant à mes soins 9.000 chrétiens à « ajouter aux 3.200 qui m’appartiennent en propre. Je bénis Dieu pour la consolation qu’il « m’a donnée de baptiser 3 païens, de réconcilier à l’Église 8 protestants, et d’ondoyer, in « articulo mortis, 6 enfants d’idolâtres.
« A 3 milles et demi de Tennour, j’ai à Kijnedhouvai 306 chrétiens qui me causent « beaucoup d’ennuis. Ils ont, à leur porte, et dans leur parenté, une congrégation protestante « assez importante. Cette proximité est, pour eux, une grande tentation, et les ministres de la « secte font des efforts incessants pour pénétrer dans le bercail et ravager le troupeau. »

« Voici le cher M. Bailleau qui m’envoie ses comptes d’administration. Il se plaint du manque d’églises et de presbytères dans plusieurs localités importantes de son vaste district. Et il a raison vraiment : car je viens de faire la visite pastorale de ce district de Michelpatty, qui comprend 4.000 et plus de chrétiens, et je n’ai pu que déplorer l’absence de chapelle convenable dans plusieurs villages éloignés du centre. Je n’ai rencontré de presbytère qu’au chef-lieu et à Poondhy. Cette dernière localité a une église fort convenable également. Mais la vieille chapelle d’Andalay est en ruines ; celle d’Ambinavaran ne peut plus servir au culte et celle de Palmanéry (450 habitants) ne fait que de sortir de terre. J’ai été bien consolé, pourtant, de voir une nouvelle église à Manavally. M. Bailleau l’a construite entièrement à ses frais ; il y a mis plus de 1.200 roupies ; aussi le pauvret est-il ruiné pour longtemps. Évidemment je dois venir à son aide ; mais où trouver de l’argent ? « That is the question. »

« Même chose dans le district de M. Gastineau. Il a une église convenable au chef-lieu, Ayampett, où il a 1.600 chrétiens sous la main. Mais les 4.000 chrétiens qui sont au loin dans les villages, n’ont malheureusement ni églises, ni presbytères, à moins qu’on ne donne ce nom à des paillotes informes qui ne sont guère que des repaires de serpents et de chauves-souris. Quoi qu’il en soit, M. Gastineau me fait savoir ce qui suit :
« J’ai opéré le recensement des chrétiens dont j’ai la charge. Au lieu de 5.210, j’en ai « trouvé 5.573, et encore je suis au-dessous de la réalité ; car je suis tombé malade au moment « où j’allais me rendre au village de Pouttour, et j’ai dû renvoyer à plus tard le recensement de « cette localité.
« Le nombre des confessions et communions a beaucoup augmenté. Cela tient à « l’établissement de la confrérie du Sacré-Cœur au chef-lieu, où près de 150 associés font « régulièrement la communion mensuelle. Je l’ai également établie à Palayan-kotthai, où je « compte déjà 30 associés. Cette chrétienté compte plus de 1.400 âmes. Or, la vieille chapelle « (que Votre Grandeur connaît bien) ne peut admettre dans l’enceinte de ses murs lézardés « plus de 200 personnes. Les fondations d’une nouvelle église ont été jetées, il y a six ans « déjà, par M. Mardiné ; mais faute d’argent, on n’y a pas travaillé depuis.
« A Ayampett, l’école des garçons prospère, et j’ai dû me procurer un sous-maître pour « prendre soin des jeunes élèves. S’il était possible à Votre Grandeur d’établir également une « école pour les filles, ce serait parfait. Les religieuses indigènes qui en auraient la charge, « pourraient en outre, prendre soin des vieillards, malades ou impotents qui nous viennent du « paganisme, et que nos ressources trop limitées ne nous permettent pas d’entretenir « individuellement. Je me suis déjà vu dans la triste nécessité d’en repousser quelques-uns « pour ce motif. »
« Au dernier moment, M. Barralon m’écrit de nouveau qu’il est débordé par le travail à Vadugarpatty (5.500 chrétiens), et qu’il faut de toute nécessité que je lui envoie un confrère.
« Partout nos chers missionnaires travaillent avec ardeur à développer dans les âmes chrétiennes un nouvel esprit de fervente piété. Ils rencontrent, ici et là, de grands obstacles au bien qu’ils veulent faire ; mais ils ne se découragent jamais. Ils savent qu’ici-bas on n’obtient rien sans peine et que la persévérance, aidée et soutenue par la grâce de Dieu, vient à bout de toutes les difficultés. »



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