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Rapport annuel des évêques

Année: 1911
Pays: Inde
Mission: Pondichéry
Rédacteur:Mgr Autemard

CHAPITRE VIII
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Groupe des Missions de l’Inde

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I. — Pondichéry

Population catholique 142.118
Baptêmes d’adultes 404
Baptêmes d’enfants de païens 2.478
Conversions d’hérétiques 21
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« Le tableau comparatif des confessions et communions durant les cinq dernières années offre une progression ascendante, de nature à consoler les Missionnaires et les prêtres indigènes qui travaillent dans l’archidiocèse de Pondichéry.
« L’Exercice en revue nous donne près de 50.000 confessions et 80.000 communions de plus que celui de l’an dernier. Le nombre des chrétiens étant resté à peu près stationnaire, cette augmentation est due, en partie, à l’admission des petits enfants à la confession et à la communion.
« Nous ne pouvons pas, malheureusement, offrir une statistique aussi consolante pour les baptêmes d’adultes. La principale raison en est que notre personnel et nos ressources sont loin d’être suffisants pour administrer les chrétientés existantes. C’est donc pour nous une nécessité de nous borner : dura lex, sed lex !
« Les quelques baptêmes d’adultes sont glanés, de-ci de-là, presque exclusivement à propos des mariages. Le travail de conversion doit porter surtout sur les villages dont une partie est venue à la religion.
« Il semble qu’entre les païens et nous se dresse une barrière infranchissable, dès qu’on vient à parler de christianisme... Plusieurs fois déjà, les comptes rendus des Missions de l’Inde ont signalé un certain esprit d’indépendance, d’insoumission, voire même de révolte, qui semble souffler sur tout le pays. Nos chrétiens ne sont pas sans en ressentir les funestes effets.
« Maintes difficultés, qui étaient autrefois apportées au tribunal du missionnaire et résolues par lui pour le plus grand bien de tous, au grand avantage de la paix et de la bonne harmonie, dégénèrent aujourd’hui en querelles interminables. Les procès ne sont pas déférés au Père, ou bien sa décision n’est pas acceptée.
« L’émigration a continué, plus active peut-être que les années précédentes. M. Giraud me disait qu’un de ses villages avait disparu tout entier : il comptait plus de 50 personnes.
« La peste a visité les districts de Salem, Settiapatty, Akkravaram et Yercaud. Les chrétiens et les Missionnaires ont dû abandonner leurs maisons et vivre pendant plusieurs mois au milieu des champs, sous des abris élevés à la hâte, qui les garantissaient à peine de la pluie et du soleil. Les décès n’ont cependant pas été très nombreux ; nous le devons à la protection de saint Roch et de saint Sébastien. La terrible maladie a fait son apparition dans le district de Polur ; mais le gouvernement a pris des mesures sanitaires énergiques et elle a disparu au bout de huit jours.
« Plus heureux que les années précédentes, nous n’avons eu à déplorer aucune mort parmi les Missionnaires. La santé de plusieurs laisse pourtant beaucoup à désirer. Un de nos prêtres indigènes, le P. Tobias, ordonné en décembre 1910, a été emporté par la fièvre, vers la fin du mois d’août. Jeune, intelligent, animé d’un bon esprit, plein de zèle, il aurait pu fournir une longue et utile carrière : sa mort nous a grandement affligés.

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« Du 1er septembre 1910 au 1er septembre 1911, poursuit Mgr Morel, j’ai eu la consolation d’administrer 7.930 confirmations.
« Je dois ajouter aussitôt que ma tournée de janvier, février et mars, dans les districts d’anciens chrétiens de Irudaiyampattu, Viriyur, Eraiyur, Conancoupam, Kurayapattu et Ulluthur, a été très fructueuse. J’ai enregistré plus de 10.000 confessions et 4.744 confirmations.
« Ces districts n’avaient pas reçu la visite de l’Evêque depuis une dizaine d’années.
« L’admission des tout petits à la communion, conformément au Décret de notre Saint-Père le Pape, a contribué également à élever le chiffre des confessions et confirmations.
« Il m’est bien doux de citer, comme un exemple que les autres Missionnaires s’efforceront d’imiter, le district d’Eraiyur, où M. Leroy, secondé par M. Tesson, s’est fait un devoir d’obéir à la lettre aux ordres du Souverain Pontife. Ce Confrère a rédigé et fait imprimer un tout petit catéchisme contenant les vérités essentielles ; il l’a fait apprendre à tout son petit monde ; il a catéchisé lui-même pendant des journées entières, et disposé ainsi des centaines de jeunes âmes à répondre à l’appel du Divin Maître : Laissez venir à moi les petits enfants.
« Lors de ma visite, en un seul jour, nous avons entendu la confession de près de 400 de ces jeunes enfants. Je ne saurais dire quelle intime satisfaction j’ai éprouvée.
« Eraiyur est une paroisse chrétienne où l’assistance à la messe et à la prière du soir est en grand honneur. Elle possède un couvent où étudient les jeunes filles, et une école pour les garçons. Les parents ont secondé les Missionnaires dans la préparation de leurs petits enfants, et les résultats font la joie de tous.
« Viriyur a imité Eraiyur, et, là aussi, un bon nombre de tout petits viennent à la sainte Table...

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« Viriyur, Eraiyur et surtout Conancoupam et Nariapanur comptent beaucoup de blanchisseurs chrétiens, qui donnent des tracas au missionnaire. Dispersés dans des centaines de villages, une famille par village, ils pourraient être forts, s’ils s’entendaient parfaitement pour refuser de faire tout travail pour les fêtes païennes et les pagodes. Malheureusement, il en est toujours qui se laissent séduire, et alors la position de ceux qui veulent être fidèles devient presque intenable...
« Les districts que j’ai cités, à l’exception d’Ulluthur, formé surtout de parias, sont composés, en majeure partie, de Padéatchis, qui sont, généralement, de bons chrétiens, très attachés à leur église, pour laquelle ils se montrent aussi généreux que le leur permet leur pauvreté.
« Mais ils aiment beaucoup les représentations dramatiques, et, à ce sujet, ils n’acceptent que très difficilement la direction du prêtre, ce qui devient souvent une source de difficultés.
« Dans mon district, écrit M. Autemard, chargé du poste de Viriyur, toutes les difficultés « viennent de la fameuse question des comédies. Des ordres ont été donnés par Votre « Grandeur : malgré les efforts des missionnaires, ils sont bien peu respectés. Les points assez « généralement reçus sont la séparation des hommes et des femmes pendant les « représentations, la suppression des bouffonneries indécentes et des travestissements « immodestes.
« Est-il question de comédies ? Aussitôt tout le village est en mouvement : ce n’est pas « une, mais deux, mais trois comédies qu’il demande. Une nuit ne suffit pas : il faut deux, « trois, voire même quatre nuits de spectacles. C’est un mal à combattre sans découragement, « mais sans espoir de victoire complète. Supprimer les comédies est impossible ; les régle-« menter est fort difficile.
« Kottalam, village d’ordinaire si soumis, a refusé de donner le djamin (argent qui doit être « déposé comme garantie des règles imposées). Servalur n’a jamais demandé de permission : « c’est une formalité qui lui semble inutile. Cette station reviendra à de meilleurs « sentiments. Quatre ou cinq familles de mauvaises têtes sont allées s’établir ailleurs, et, « aujourd’hui, la paix semble rétablie. »
« Ce qui se passe à Viriyur, à propos des comédies, est à peu de choses près ce qui a lieu un peu partout, à Irudaiyampattu, à Attipakam, à Vettavalam, à Nangathur, etc., etc...

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« M. Savéninader, chargé du district de Kuraya-Pattu depuis une dizaine d’années, travaille à l’organiser avec un zèle au-dessus de tout éloge. Au chef-lieu, il a construit un beau presbytère. Il a réuni les matériaux d’une grande église, dont les travaux vont commencer. Le repos du dimanche et l’assistance à la messe sont en honneur. Les chrétiens méritent encore une bonne note pour leur zèle à se prêter aux travaux de construction de leur église.
« A Vellayankupam, la chapelle a été bâtie ; et le vaste enclos de l’église vient d’être entouré d’un mur en maçonnerie.
« A Cunankuritchy, les fondations d’un presbytère ont été jetées, cette année, et un magnifique mur élevé autour de l’église.
« A Erupukuritchi, une grande chapelle en forme de croix est en voie de construction. Il y a quelque soixante-dix ans, de nombreuses apostasies se produisirent dans trois villages voisins de cette localité. Les habitants de Erupukuritchi ne voulaient pas d’oratoire chez eux. M. Savérinader a gagné les jeunes gens, et, en huit jours, une grande chapelle, avec murs en terre et toit en chaume, a surgi du sol.
« Aujourd’hui les chrétiens, sans cesse exhortés par leur souami, préparent eux-mêmes les briques que le Père se charge de faire cuire, amènent le sable et les pierres a chaux, et, au moment de la récolte des arachides, font la part de leur chapelle, qu’ils désirent tous grandement voir achevée. Ce district marche très bien : les chrétiens aiment leur Père, qui les connaît et les paie de retour.
« Le district d’Ulluthur, confié aux bons soins du P. Ponnuthambynader, comprend cinq stations : Vadalour, à la croisée des routes qui vont de Panruti à Kumbakonam et de Cuddalore à Vridachalam ; Ulluthur et Nerkonam, au milieu des rizières ; Touridjikollei et Kolloikudi.
« Pendant la saison des pluies, l’administration de ces stations est très difficile. Les chrétiens sont, en général, assez bons ; ils sont dociles à la parole du prêtre ; ils viennent à l’église et remplissent leurs devoirs religieux.


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« MM. Borey et Paillot se félicitent du nombre toujours croissant des confessions et communions fourni par la paroisse Notre-Dame-des-Anges. Les tout petits sont venus en foule à la sainte Table et continuent, chaque semaine, à recevoir le Pain des forts.
« Les pasteurs reçoivent une aide bien précieuse des Dames catéchistes, qui, plusieurs fois la semaine, réunissent les jeunes enfants au presbytère.
« M. Drouhin est content de ses fidèles de Cuddalore. L’assistance quotidienne à la messe, la visite au Saint-Sacrement, la confession et la communion fréquente sont autant de pratiques chères à ses ouailles.
« L’Ecole Sainte-Marie, qui progresse toujours, compte près de 150 enfants ; l’inspecteur réclame l’ouverture de trois nouvelles classes : le programme complet embrasserait ainsi huit années d’études.
« Le P. François-Régis a complètement renouvelé l’esprit de la paroisse de Koorombagaram ; il a réussi à ramener à la pratique de la religion un certain nombre de chrétiens que l’indifférence ou le respect humain en avait tenus éloignés durant de longues années. Il a, surtout, instruit les tout petits, les a admis au Banquet Eucharistique, et, par eux, a gagné les parents à la communion quotidienne. Une petite retraite de trois ou quatre jours, tantôt pour les hommes tantôt pour les femmes, donnée en temps opportun, contribue à maintenir les uns et les autres dans les meilleures dispositions.
« M. Veaux, que la maladie a obligé d’abandonner la cathédrale, a pris momentanément charge de trois ou quatre villages rattachés à Karikal, ce qui a déchargé un peu M. Combes, curé de cette ville, et son excellent vicaire, M. Leblanc. Le travail de la paroisse n’en reste pas moins très considérable et au-dessus des forces de nos deux Confrères.
« M. Bruyère trouve que ses parias de Kôvilmôdou sont plus fidèles à l’assistance à la messe du dimanche et à la fréquentation des sacrements. Lorsque la peste a fait son apparition sur les montagnes, les chrétiens se sont imposés un jour de jeûne ; ils ont fait une procession en l’honneur de saint Roch et de saint Sébastien ; ils ont d’abord purifié leur âme dans le bain salutaire de la pénitence et se sont approchés dévotement de la Table sainte. Leurs supplications ont été entendues. Aucun n’a été attaqué, tandis que dans le village de Longlypet, à quelques centaines de mètres de chez eux, de nombreux décès se sont produits.

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« M. Leroy, titulaire du poste d’Eraiyur, rend à Dieu et à la sainte Vierge de particulières actions de grâces pour le bien qui s’est opéré dans son district. Il nous raconte ce qui s’est fait pour la première communion des petits de sept ans, nous parle de ses écoles et de ses difficultés avec une bande de jeunes gens qui voulaient jouer la comédie. Il regrette le manque de récolte occasionné par la sécheresse. « Un jour, dit-il, voyant mes pauvres gens désolés, « je fis prier les enfants du couvent, qui venaient de se confesser ; le soir même, une bonne « pluie arrosait les terres desséchées.
« La chapelle que je construis à Sojanandibouram, ajoute-t-il, est dédiée à Notre-Dame de « Lourdes : elle sera bientôt terminée. Mes Otters sont admirables de dévouement pour « l’achèvement de ce long travail. Je vais souvent dans ce village pour visiter les travaux ; « chaque fois, ces pauvres gens, qui, jadis, se confessaient à peine une fois l’an, s’approchent « nombreux des sacrements. » Ce cher Confrère raconte ensuite ses luttes pour amener ses Otters à la tempérance et nous dit la promesse qu’ils lui ont faite de s’abstenir désormais d’alcool dans les principales cérémonies de la vie familiale ou sociale.
« Que de tristesses durant cette année ! écrit de Mêlsittamur M. Chavanol. Elles viennent « surtout de l’indifférence de mes chrétiens, qui, en dépit de mes exhortations, ne viennent pas « régulièrement à la messe et se soucient trop peu de l’éducation et de l’instruction religieuse « de leurs enfants. Elles viennent encore du fait de l’émigration d’un grand nombre d’entre « eux, En avril et mai derniers, une véritable nuée de Kanganis s’est abattue sur mon district « et a réussi à emmener de 60 à 70 jeunes filles ou jeunes gens, récemment mariés ou sur le « point de l’être. Combien de ces fugitifs, de ces déracinés, resteront chrétiens ? Si cet exode « continue quelques années encore, ce sera la fin de mon district. »

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« Le Grand Séminaire est confié aux bons soins de M. Gayet, de la Mission de Pondichéry, et de MM. Tabourel et Trembleau, des Missions de Mysore et de Coïmbatore. Ils sont contents de leur communauté, tout en déplorant le peu de moyens de quelques élèves. Nos jeunes clercs ont bon esprit, observent la règle et font de louables efforts pour étudier avec fruit.
« Le nom de Petit Séminaire n’est pas précisément celui qui convient à l’établissement auquel est appliquée cette appellation. Sans doute, nos petits séminaristes y suivent les cours d’anglais ; mais le plus grand nombre des enfants qui le fréquentent étudient, soit en vue du certificat d’études, soit en vue du brevet, soit même en vue du baccalauréat. La section anglaise, nombreuse également, est fréquentée surtout par les musulmans.
« M. Escande, assisté de MM. Rodhain, Renoux, Blaise, Noël, sans parler de nos deux procureurs, MM. Pinel et Capelle, et de deux anciens Frères de Saint-Gabriel, s’ingénie pour assurer la bonne marche de cette école cosmopolite.
« La chapelle du Petit Séminaire sert provisoirement d’église aux chrétiens de caste, et les confessions donnent un surcroît de travail à MM. les Professeurs.
« M. Mette, directeur de l’Ecole des catéchistes, a 16 élèves, dont deux appartiennent au diocèse de Coïmbatore, deux à Kumbakonam, et douze à Pondichéry. L’esprit de ces jeunes gens est bon : deux d’entre eux suivent les cours de l’Ecole normale, tandis que les autres s’y préparent tout en faisant leur cours de catéchisme.
« Former des catéchistes et des maîtres d’école, écrit M. Mette, est fort bien ; mais il « faudrait aussi songer à leur donner plus tard un salaire suffisant à les faire vivre avec leur « famille. » C’est la solution de ce grave problème que cherche notre Confrère.
« A l’Ecole Saint-Joseph, les exigences de l’Université nous ont forcés de supprimer les deux classes supérieures, préparatoires aux deux années d’études du baccalauréat. Comme nos élèves chrétiens ne poussent généralement pas leurs études si loin, notre Institution, même découronnée, suffit à nos besoins. Le nombre de nos pensionnaires est d’environ 200.
« MM. Verdure, supérieur, Fahrer, Morin, Escande et Trideau, ses assistants, sont satisfaits de la conduite et de l’esprit de leurs élèves ; la communion fréquente, quotidienne même, est en honneur chez eux. Cette année, ils ont eu le beau chiffre de 24.200 communions
« L’Ecole industrielle de Tindivanam dirigée par les Frères de Saint-Gabriel est toujours prospère. M. Pungier enseigne le catéchisme à tout leur petit monde et aux élèves des Sœurs chargées de l’orphelinat des filles et du dispensaire. Les chers Frères ont inauguré un Noviciat pour les indigènes : deux professions ont été reçues.

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« Les Sœurs de Saint-Joseph de Cluny ont, à Pondichéry, une école libre, où les meilleures familles envoient leurs enfants. Le nombre des élèves varie de 50 à 70.
« Elles tiennent encore : un atelier de couture et de broderie, où 70 jeunes filles topazines trouvent le logis depuis l’âge de cinq ou six ans jusqu’à leur mariage ; l’Hospice Desbassins, pour les vieillards des deux sexes ; le Refuge où règne Sœur Anselme ; un atelier de dentelle pour les jeunes filles parias, et, enfin, l’Orphelinat du Bon-Secours pour les orphelines de caste.
« A Karikal, ces Religieuses ont une école, un orphelinat et un hospice ; à Tindivanam un dispensaire, une petite école mixte et un orphelinat. Des établissements divers sont dirigés par elles à Arni, Cheyur et Alladhy, Chandernagor, Yercaud, Mahé et Cuddalore.
« La Congrégation indigène des Sœurs du Saint-Cœur de Marie compte aujourd’hui près de 300 membres, dans les diocèses de Pondichéry, Kumbakonam et Quilon. Leur but est l’éducation des jeunes filles. A Cuddalore, elles ont une école normale. Elles viennent de fonder deux nouveaux couvents, l’un à Cuddalore (old town), l’autre à Pudur, ce qui porte à 13 le nombre de leurs maisons dans le diocèse.
« Les Sœurs indigènes de Saint-Louis de Gonzague ont un orphelinat à Pondichéry et un autre à Vellore, pour les orphelines parias. Elles ont fondé une autre maison à Mogaiyur. Nombreux sont les villages où une bonne école tenue par les Religieuses serait nécessaire.
« Nous remercions le bon Dieu, conclut Mgr Morel, des bénédictions qu’il a répandues et sur nos œuvres et sur tous nos collaborateurs, et nous Lui demandons de veiller sur la partie de sa vigne confiée à nos soins. »



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