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Rapport annuel des évêques

Année: 1918
Pays: Inde
Mission: Coïmbatour
Rédacteur:Mgr Roy

III. ― Coïmbatour

Population catholique 42.839
Baptêmes d’adultes païens 290
Baptêmes d’enfants de païens 921
Conversions d’hérétiques 54
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« Comme toujours, écrit Mgr Roy, les ouvriers apostoliques ont vaillamment rempli leurs devoirs et méritent de grands éloges, par malheur, quelques-uns d’entre eux sont tombés malades et ont dû passer quelques semaines à l’hôpital ou à la Mission.
« Le monde indien continue d’être travaillé par une presse mécontente et des tribuns qui promettent l’âge d’or ; les païens ne pensent plus guère qu’à l’utilitarisme pratique, en général, ils se croient bien supérieurs aux chrétiens. Aussi, dans le langage du pays, dit-on couramment d’un païen converti qu’il est « tombé » dans la religion.
« Comme l’an dernier, nos diverses institutions dirigées soit par le clergé, soit par les congrégations religieuses, donnent des résultats satisfaisants. Nos orphelinats sont prospères, mais le nombre des entrées tend à diminuer et n’arrive plus à combler tous les vides causés par les mariages ou les morts. Différentes épidémies nous ont occasionnés de nombreux décès. La grippe, en particulier, fait dans tout le diocèse, beaucoup plus de victimes que la peste, surtout parmi les filles.
« Dans les districts, l’administration s’est faite régulièrement et presque partout confessions et communions ont augmenté considérablement.
« La paroisse de Saint-Michel, la cathédrale, toujours sous la direction de M. Rondy, vicaire général, assisté du P. Ambroise, a été éprouvée par plusieurs épidémies et le nombre des morts y a dépassé celui des naissances. Les Missionnaires et prêtres indigènes ne sont non plus épargnés, il y en a encore six arrêtés par la maladie. M. Rondy a essayé au Sanatorium Saint-Théodore et à l’hôpital Sainte-Marthe un traitement qui est resté sans succès ; il en a pris son parti et s’est remis au travail.
« Le 2 juillet, a eu lieu la bénédiction du nouveau couvent, pensionnat et école Saint-François des Franciscaines Missionnaires de Marie ; c’est un beau monument construit sous la direction de M. Gaucher. Il est destiné aux œuvres anglaises, tandis que les œuvres indiennes restent à l’ancien couvent de l’Immaculée-Conception.
« L’église Saint-Antoine, située elle aussi dans les limites de la municipalité, à 3 kilomètres de la Cathédrale, a été abandonnée par son titulaire, le P. Aloysius, âgé de 85 ans et couvert d’infirmités, il s’est retiré au séminaire. J’ai confié provisoirement son poste au P. Michel, de Saveriarpalayam, qui le visite un ou deux jours par semaine et, de temps en temps, le dimanche, y célèbre la messe.
« M. Petite, comme d’habitude, a fait, à Podamur, une assez bonne récolte de conversions.
« En plus des quatre grandes paroisses des Nilgiris, j’ai visité les districts de Valipalayam, Kodiveri, Kollapulur, Nagleur, Hatur, Saveriarpalayam, Karur (ville) et Erode, ainsi qu’une station de ce dernier district. J’ai constaté avec bonheur que partout il y avait progrès, grâce au bon travail des Missionnaires et des prêtre indiens grâce aussi au bon esprit des chrétiens.
« M. Tignous, que ne découragent pas de cruels déboires, a construit, à Valparai, sur les montagnes des Anamalais, une petite chapelle dédiée au Sacré-Cœur. Quelques centaines de chrétiens occupés aux plantations vivent, sur ces hauteurs, au milieu de 15.000 païens. L’influenza y a exercé des ravages effrayants et les religieuses Franciscaines y ont établi un hôpital provisoire pendant l’épidémie.
« Sur les mont des Nilgiris, à Kéti, entre Ootacamund et Wellington, M. Foubert, toujours vaillant, malgré son âge, a élevé une résidence pour le prêtre et un vaste bâtiment, futur couvent et dispensaire qui, actuellement, sert de chapelle pour les militaires campés non loin de là et pour les Indiens.
« En attendant que je puisse donner un successeur au regretté M. Gudin pour l’évangélisation des Badagas, M. Foubert, en dépit de son travail d’aumônier au couvent de Nazareth, s’occupe courageusement de cette œuvre difficile et pénible. Les Badagas sont, en effet, très attachés à leur paganisme et, d’autre part, très travaillés par les protestants.
« Dans les environs de Kéti, les religieuses Franciscaines ont fait un grand nombre de baptêmes d’adultes in articulo mortis et plus encore d’enfants.
« A Wellington, où beaucoup de chrétiens du Sud viennent chercher du travail, M. Morin a administré 167 baptêmes d’enfants de chrétiens. C’est sans doute le chiffre le plus élevé qui ait été atteint depuis que Wellington existe. Il y a eu 20 baptêmes d’adultes. A Coonoor on en a enregistré 24 et à Ootacamund 47.
« Le p. joseph visite activement les chrétiens du centre, tandis que M. Kohler et moi », « écrit M. Bûchu, « visitons fréquemment les plantations les plus éloignées. Le district de « Kotagiri, que vous nous avez confié en attendant la fin de la guerre, n’est point du tout « négligé ; la messe y est célébrée chaque dimanche. Malheureusement l’esprit protestant y a « pris de fortes racines. La petite école confiée au district Board est loin d’être florissante et « populaire. Je préférerais qu’elle revint sous le contrôle direct et immédiat du prêtre. Cette « station de Kotagiri devient de plus en plus fréquentée ; il serait nécessaire, semble-t-il, d’y « développer bientôt les œuvres catholiques. Le bungaiow que la Mission vient d’acquérir « près de l’église, répondra aux besoins les plus urgents. Un petit couvent avec école et « dispensaire contribuerait beaucoup à neutraliser l’influence protestante. »



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