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MARIN Jean-Marie
(1842 - 1921)
[901] MARIN Jean-Marie, est né le 7 septembre 1842 à Gibles, dans le diocèse d'Autun (Saône et L.). Entré au Séminaire des Missions Étrangères le 20 septembre 1863, il fut ordonné prêtre le 23 décembre 1865 et partit le 14 février 1866 pour le Japon, où il s'initia à l'apostolat direct sous la direction du Père Mouhicou, dont il fit un juste éloge, lors de la mort de ce dernier à Kôbé en 1872.
Bientôt, il fut à même de parcourir l'intérieur du pays à la hauteur de Tokyo et au nord de la capitale. Moyennant un passeport, ses voyages lui permirent de constater les bonnes dispositions de quantité de Japonais et d'en baptiser un certain nombre après une instruction sérieuse.
À Numadzu, au sud-ouest de Tokyo, il fonda le poste qui a survécu. Mais après les Pères Mouhicou et Armbruster, qui plantèrent la Croix à Hakodate définitivement après le Père Mermet, c'est à lui qu'en 1868 revint l'honneur d'avoir acquis l'emplacement du poste de Motomachi à Hakodate. En 1876, il y construisit la première église de Hakodate, sur cet emplacement d'où l'on découvrait et dominait la vaste et magnifique rade de cette porte du Hokkaido (l'ancien Yézo) et auquel était contigu le terrain avec l'établissement des Soeurs de St Paul de Chartres, école et dispensaire, sc : la première fondation de ces religieuses au Japon. Cette église destinée à être incendiée en 1907, devait servir à partir de 1891 de cathédrale à Mgr. Berlioz, évêque de Hakodate (de 1891 à 1928, mort en 1929, après avoir été vicaire apostolique du 24.04. au 15.06 1891.
En 1879, le Père Marin dirigea l'impression d'un ouvrage sur l'origine divine du catholicisme et les commencements des schismes grec et russe, et du protestantisme, qui parut sous le titre de "Seikyô Bumparon", "Discussion sur les sectes religieuses" (4 vol. in-8 pp. 420). En 1880, il publia aussi une "Vie abrégée de N.S.J.C" = "Jesus genkô kirvaku" (4 vol. pp.338). Sous son nom parurent aussi en 1880 chez Calman-Levy, impr. Édit. à Paris, ses "Voyages dans le Nord du Japon" (1 vol. in-16 pp.302 : Publications de l'Écho du Japon).
Homme tout apostolique, le Père Marin, à l'occasion d'un sermon à Yokohama, ne craignit point alors de stigmatiser la persécution qui, en France, s'allumait contre les Ordres Religieux. À Paris, le Ministre de la Marine alla jusqu'à réclamer de la part du Supérieur du Séminaire convoqué, le changement du Père Marin.
En 1870, le Père Marin dans les "Missions Catholiques" avait relaté de sa plume experte l'enlèvement des chrétiens d'Urakami et la persécution de l'époque. Ne voulant point être une cause de difficultés pour la Société des M.E., cet ardent missionnaire, qui garda des relations et des sympathies spécialement respectueuses au Japon, se retira définitivement en 1881 de sa chère mission, et de la Société des M.E., puis, rentré en France, il se fit religieux à la Trappe de N.D. du Port Salut, à Entraunes (Mayenne) et c'est là qu'il rendit son âme à Dieu, le 21 mai 1921 dans sa 79ème année et la 56ème de son sacerdoce. Devenu Trappiste sous le nom de Frère Thomas d'Aquin après 1881.
Références bibliographiques
AME 1917-18 p. 5. 1938 p. 154. 1939 p. 105. CR 1872 p. 46. 1875 p. 9. 1876 p. 4 . 1879 p. 12. 1880 p. 14. 1903 p. 38. 1912 p. 317. 1930 p. 315. BME 1939 p. 625. 1959 p. 573. 575. 578. 581.
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