| Année: |
1892 |
| Pays: |
Japon |
| Mission: |
Hakodaté |
| Rédacteur: | Mgr BERLIOZ |
VI. — Hakodaté.
Population catholique 4.044
Baptêmes d’adultes 371
Conversions d’hérétiques ou de schismatiques 4
Baptêmes d’enfants de païens 236
____
LETTRE DE MGR BERLIOZ, ÉVÊQUE DE HAKODATÉ, A MM. LES
DIRECTEURS DU SÉMINAIRE DE PARIS.
Hakodaté, le 15 août 1892.
« Messieurs et vénérés Directeurs,
« Nous étions bien petits, l’année dernière, en commençant la nouvelle mission, mais Dieu a trouvé que nous ne l’étions pas encore assez. Le nombre des missionnaires en activité était alors de onze, et il a été réduit à huit ; plusieurs catéchistes ont été remerciés, et nous allons en perdre d’autres faute de ressources ; la faillite de l’Oriental Bank, où nous avions en dépôt quelques fonds pour les dépenses d’automne, nous a atteints assez sensiblement. Je ne parle pas des dégâts considérables causés par le typhon du 15 septembre 1891, tout cela a été relaté dans les Missions catholiques.
« Nous voilà certes bien amoindris, mais notre confiance en Dieu ne l’est pas, et maintenant comme à l’arrivée de chaque courrier de malheur, nous répétons : Etiamsi occiderit me in ipso sperabo. Nous n’oublions pas d’ailleurs que les commencements sont particulièrement difficiles, et que pour agir Dieu emploie de préférence ce qui est infirme au regard humain.
« La meilleure preuve que notre confiance n’est pas vaine, c’est que pendant cet exercice, avec de moindres moyens, notre modeste gerbe compte plus d’épis que celle de l’année précédente. Dieu soit béni !
Hakodaté (371 chrétiens, 96 baptêmes dont 63 d’enfants in articulo mortis). — « Le chiffre de la population catholique a diminué, parce que nous avons détaché de la chrétienté de la ville les fidèles des campagnes environnantes.
« Parmi les conversions obtenues à Hakodaté, je relaterai celle d’un médecin tourmenté par la question religieuse dès son jeune âge. Natif de Kaga, il s’était fait d’abord le disciple des ministres protestants de Kanazawa ; il étudia leurs livres de religion, apprit presque par cœur tout le Nouveau Testament, mais ne consentit jamais à se laisser baptiser, à cause d’un certain vide qu’il ressentait en voyant le genre de vie des prédicants si éloigné du sublime idéal de l’Évangile. Dans les voyages qu’il fit ensuite par les principales villes du Japon, il s’aboucha avec les membres les plus renommés du protestantisme, lesquels se trouvant en face d’un homme si zélé et si intelligent, le sollicitèrent de recevoir le baptême, mais ne réussirent pas à l’y décider. Étudier le catholicisme, il n’y songeait même pas, car on lui avait persuadé que notre sainte religion consistait tout entière en pratiques extérieures, entachées de superstitions, comme celles du bouddhisme, et il méprisait profondément le bouddhisme. Venu à Hakodaté pour y exercer la médecine, la Providence permit qu’il fût logé dans le voisinage d’un excellent chrétien qui me l’amena un soir, sans toutefois me mettre au courant de son histoire. La conversation roula sur l’existence de Dieu, mais le visiteur fit mine de rejeter mes arguments, en se réfugiant dans les cercles vicieux du bouddhisme. Ce n’était pas le fond de sa pensée, je l’ai su plus tard ; son dessein était bien plus de m’examiner que de faire sienne une thèse qu’il jugeait insoutenable. Au sortir de cet entretien qui dura deux heures, je dis à mes confrères que jamais encore je n’avais rencontré de païen aussi desséché et d’aussi mauvaise foi et que je regarderais sa conversion comme un miracle.
« On m’étonna fort, le dimanche suivant, quand on m’apprit que le médecin était venu à l’église et demandait à me voir. Je le trouvai changé mais non converti, car, pendant près de trois heures, il m’assiégea de mille questions, témoignant qu’il était bien loin de la vérité. Nous le désignâmes entre nous sous le nom de « docteur subtil » , et il justifia cette appellation par la suite. Peu à peu ses visites devinrent plus fréquentes (et non moins longues) ; il s’ouvrit à nous et enfin la vérité pleine brilla à ses yeux. Quinze jours avant Pâques, il demanda le baptême, mais il n’y fut admis que pour la Pentecôte. Il est tout à la joie, depuis qu’il est enfant de Dieu ; son plus grand désir est d’y associer ses amis païens et hérétiques, et déjà il nous a mis en relation avec quelques-uns d’entre eux. Dieu aidant, cette consolante conversion en amènera plusieurs autres.
DISTRICT DU YEZO (470 chrétiens, 51 baptêmes dont 13 d’enfants païens in articulo mortis). — « Dans le compte-rendu de l’exercice précédent, je vous ai fait part du projet audacieux des chrétiens de Sapporo de se bâtir une chapelle. Dieu a béni leur bonne volonté, le généreux projet a été heureusement mis à exécution. Sapporo a un oratoire et une habitation pour le missionnaire, et l’argent dépensé aux constructions a été souscrit en grande partie par les Japonais chrétiens et païens. Voilà qui en dit assez sur le bon esprit qui anime cette jeune chrétienté et sur l’estime dont elle jouit auprès des païens. M. Faurie, qui a su si bien profiter des avantages de la situation, nous laisse espérer qu’ils produiront d’autres fruits encore.
« Ce cher confrère m’annonce qu’enfin nous avons un pied-à-terre à Otaru, qui est le port principal de la côte ouest du Yezo. Là aussi, quoique moins qu’à Sapporo, les chrétiens ont fourni des secours pour l’installation de la chapelle.
« A Kamikawa (centre du Yezo) où l’on est en train de fonder la capitale du Nord (Hokkyo), la population augmente avec rapidité : on y a installé, dans le courant de l’année, deux corps de milice coloniale, comprenant 460 ménages chacun et un troisième va être envoyé prochainement. M. Faurie y a passé au mois de juin, et y a trouvé huit chrétiens qui formeront le premier noyau de la chrétienté de Kamikawa.
« Dans le reste du Yezo, le mouvement d’immigration, favorisé d’ailleurs par le gouvernement, s’accentue de plus en plus, et chaque flot d’immigrants apporte quelques chrétiens. C’est ainsi que, dans le courant de cet exercice, M. Faurie a vu s’accroître d’une cinquantaine le nombre de ses néophytes, et combien d’autres lui sont inconnus ! Ce district de Yezo est vraiment trop étendu pour un seul missionnaire.
DISTRICT DE L’AOMORI (175 chrétiens, 23 baptêmes, 1 conversion de schismatique). — « M. Christmann, qui joint l’administration de ce district à celle de l’Iwadé, m’écrit qu’il a pu à peine faire une fois la visite complète du département de l’Aomori, les distances à parcourir étant trop grandes et les chrétiens trop dispersés.
« Malgré le peu que j’ai vu, m’écrit ce cher confrère, je puis affirmer sans crainte de me « tromper qu’un missionnaire chargé seulement du district de l’Aomori aurait amplement de « quoi satisfaire son zèle apostolique. En outre, je crois que le champ est assez bien préparé « pour recevoir la semence et qu’un missionnaire aidé de deux catéchistes pourrait faire des « conversions assez nombreuses. »
« Au lieu de cela, hélas ! nous n’avons qu’un demi catéchiste à opposer à 12 catéchistes protestants, qui sont installés dans tous les centres principaux. Que la Providence nous envoie des ouvriers et des ressources !
DISTRICT DE L’IWADÉ (339 chrétiens, 20 baptêmes d’adultes, 1 conversion d’hérétique). — « M. Christmann m’écrit : « En général l’esprit des chrétiens de ce district est « excellent, et, même dans la chrétienté de Kamaishi, où pour la plupart ce sont des jeunes « gens de dix-huit à vingt ans, on peut dire qu’ils méritent d’être proposés comme modèles de « foi vive: chaque dimanche, ils se réunissent dans la maison du plus âgé d’entre eux et font « leurs prières. Quand le missionnaire arrive, ils vont au-devant de lui, à une lieue environ de « la ville, ils le nourrissent pendant son séjour au milieu d’eux, et quand il part ils tiennent à « payer eux-mêmes le prix du transport du bagage de messe jusqu’au relai suivant. »
DISTRICT DE MORIOKA (391 chrétiens, 165 baptêmes dont 72 d’enfants de païens in articulo mortis, 2 abjurations de schismatiques). — « M. Jacquet qui est chargé de ce district m’écrit :
« Je suis toujours content du poste de Morioka : la plupart des chrétiens pratiquent, et « même ceux qui ne viennent pas d’ordinaire font acte de présence, presque tous, pour les « grandes fêtes.
« Quoique la misère soit moins grande qu’autrefois, bon nombre de personnes et par le fait « même quelques chrétiens continuent à émigrer.
« Le principal événement de l’année est l’installation des sœurs de Saint-Paul de Chartres. « Elles ont été les bienvenues auprès des chrétiens et sont l’objet d’un grand respect de la part « des païens. Aussi je crois qu’avec le secours de Dieu, leur établissement prospérera. En « moins de cinq mois, elles ont fait 50 baptêmes in articulo mortis. C’est là un chiffre qui « parle assez par lui-même et je crois que ce nombre augmentera en proportion du nombre des « malades qui se confieront aux soins de la sœur infirmière.
« J’espère aussi que l’école des sœurs , malgré les tracasseries de l’école protestante, « marchera bien avec le temps. Elle sera inaugurée au mois de septembre. Déjà plusieurs « élèves se sont fait inscrire, mais la vraie rentrée ne pourra avoir lieu que l’année prochaine, « au mois de mai.
« Les schismatiques sont en baisse, malgré les efforts du pope japonais et de ses trois « catéchistes. Un d’eux me disait récemment que les croyants fréquentant actuellement leur « chapelle étaient beaucoup moins nombreux que les autres années.
« Quant aux protestants, avec leurs quatre catéchistes, leurs ministres américains et leurs « diaconnesses de même nationalité, ils n’ont pas l’air de faire merveille. Au dire de leurs « propres adeptes, leur nombre au lieu d’augmenter va en diminuant. Les quatre sectes réunies « ne comptent guère que de 30 à 40 individus. »
DISTRICT DU MYAGI (424 chrétiens, 17 baptêmes, dont 2 d’enfants païens in articulo mortis). — « M. Favier, qui a la charge de ce district, a été retenu la plus grande partie de l’année à Sendai, soit pour soigner le cher M. Maury tombé malade, soit pour le remplacer auprès de ses chrétiens, après son départ pour le Sanatorium de Hong-kong. On comprend que l’administration du district du Myagi ait eu à souffrir de ce contre-temps.
« Je lis dans le compte-rendu de M. Favier que, malgré la rareté de ses visites, les néophytes se sont montrés fidèles à l’accomplissement de leurs devoirs religieux, et il est en général très satisfait de leur bon esprit.
« Ce cher confrère termine son rapport par le récit suivant :
« Dans un de mes voyages, j’eus l’occasion de rencontrer à l’auberge un pauvre aveugle « chrétien qui, depuis plus de dix ans, avait été privé des sacrements. Son nom était bien en « effet inscrit dans le registre, il portait l’indication inconnu. Il fallut lui rapprendre les « prières et l’instruire sur les principaux mystères, ce qui prit une bonne partie de la nuit, mais « il y mit tant de bonne volonté que le lendemain, avec l’aide du catéchiste qui lui fit son « examen de conscience, il put se confesser et communier. « Comme je suis en paix « maintenant, répétait-il, j’ai cherché bien souvent à recevoir les sacrements, mais jamais « l’occasion ne s’est présentée. Père, si vous ne pouvez pas venir ici à l’avenir, j’irai moi-« même jusqu’à Sendai, car je ne veux plus rester sans sacrements, c’est trop pénible pour la « conscience. » Je lui promis de revenir à condition que de son côté, il travaillerait avec zèle à « la conversion des païens. »
DISTRICT DE SENDAI (408 chrétiens, 21baptêmes dont 1 enfant de païen in articulo mortis). — « A cause de la maladie de M. Maury et de son catéchiste, le progrès de ce poste a été enrayé, mais ce ne sera que momentané, nous l’espérons. Une fois que M. Lafon, le nouveau titulaire de Sendai, se sera rendu maître de la situation, une fois aussi que les démarches faites pour l’ouverture de l’école des sœurs auront abouti, il y a lieu de croire que cette importante chrétienté prendra un nouvel essor.
DISTRICT DU FUKUSHIMA (355 chrétiens, 49 baptêmes dont 4 d’enfants de païens in articulo mortis). — « Il v aurait eu 15 baptêmes de plus dans ce district, si le changement de M. Lafon n’était intervenu, mais on les retrouvera au prochain exercice, s’il plaît à Dieu, puisque les catéchumènes n’attendent que l’arrivée du missionnaire pour être régénérés.
« Je trouve dans le rapport de M. Lafon le trait suivant : « Un jeune chrétien, professeur « dans une école, a été sommé en même temps qu’un de ses collègues, schismatique russe, ou « d’abandonner la religion, ou de cesser son emploi. L’auteur de la sommation n’était qu’un « employé subalterne et n’a agi ainsi que par excès de zèle. Bref le Russe n’a fait aucune « difficulté et a même montré de l’empressement à apostasier, tandis que le catholiqne a « répondu qu’il était chrétien pour la vie : il fut remercié. Mais le préfet du département « instruit de l’affaire, a désavoué publiquement la conduite arbitraire de son subordonné et a « ordonné que le professeur catholique fût réintégré dans son emploi. »
DISTRICTS DE L’AKITA ET DU YAMAGATA (286 chrétiens, 20 baptêmes dont 5 d’enfants païens in articulo mortis). — « M. Dalibert continue à semer dans ces deux vastes districts, où les voyages sont si pénibles à cause des montagnes et des neiges. Il rencontre de la bienveillance de la part des auditeurs païens ; la religion est en général estimée, mais on la trouve trop parfaite, et ils sont si rares ceux qui aspirent à la perfection Et puis, lorsqu’il y en a, l’opposition de la parenté se dresse comme un véritable obstacle : on dirait que la tyrannie des mauvais jours s’est réfugiée dans ce milieu. M. Dalibert, me faisant part des difficultés qu’éprouvent de ce côté les catéchumènes de Sakata, s’exprime en ces termes : « Oh ! que le « respect humain et la parenté sont terribles ! J’ai connu un vieux curé qui disait : longe a « parentibus salus ! S’il était au Japon, il répèterait son mot tous les jours. »
« Du côté des chrétiens, notre confrère a bien des consolations : j’ai été très édifié à Tsurugaoka lors de la visite pastorale, en étant témoin de la piété et du bon esprit des fidèles de cette localité, qui a la faveur d’être la résidence habituelle du missionnaire.
DISTRICTS DE NIIGATA ET SADO (825 chrétiens, 206 baptêmes dont 95 d’idiots et 69 d’enfants de païens in articulo mortis). — « Les conférences que nous avons faites, ces mois « derniers, écrit M. Lecomte, ont ranimé la ferveur des chrétiens et relevé leurs espérances. « Plusieurs païens sont ébranlés et quelques-uns s’instruisent. Sans aucun doute, si j’avais le « personnel et les ressources nécessaires pour cultiver et ensemencer cet immense pays, il « donnerait de belles moissons. Hélas ! les ouvriers manquent, et ces conférences, ces voyages « entraînent trop de frais pour que je les continue régulièrement.
« La haine et les préventions sont toujours bien vives chez les païens. En voici deux « exemples :
« Un chef de famille, veuf avec trois enfants, reçoit le baptême et épouse une chrétienne. « Sa mère adoptive ne proteste pas dans les premiers jours. Ensuite, excitée par les bonzes, « elle renie son fils et menace de se laisser mourir de faim.
« Depuis deux ans, nous avions un maître d’école païen. A son arrivée, il se promit de faire « son devoir comme professeur, mais de ne pas paraître à l’église. Orgueilleux comme tous « les lettrés, quoique moins corrompu, il avait fixé irrévocablement ses principes et ses idées : « la religion est bonne pour le peuple, inutile aux savants ; le ciel, l’enfer, l’immortalité de « l’âme sont d’heureuses fictions. Au bout de quelque temps, il assista une fois ou deux à la « sainte messe, par curiosité ou par politesse, puis il me demanda des renseignements sur les « sciences et sur l’histoire ; enfin il me posa quelques objections sur la religion, avec « l’assurance d’une victoire facile. Il resta plus d’un an dans ces dispositions. Cependant ses « préjugés tombèrent ; la lumière se fit à son insu ; il en vint même à me dire qu’il recevrait « volontiers le baptême, s’il ne redoutait son père et ses amis. C’est là que la Providence « l’attendait.
« Il a un jeune frère d’une intelligence supérieure, l’orgueil de sa famille, l’élève le plus « distingué de l’Echigo. Ce jeune homme jusqu’alors plein de vie, aussi habile dans les « exercices du corps qu’intelligent pour les belles lettres et les sciences, tombe malade « subitement, cesse ses études, devient triste et silencieux. Les médecins ne découvrent pas « son mal ; il dépérit de jour en jour ; on l’interroge, il ignore lui-même l’origine de sa « maladie. Un os d’une jambe se détache et tombe, les médecins parlent de faire l’amputation « et tremblent pour la vie du patient.
« A ce moment, l’aîné, qui n’avait jamais prié et qui ne croyait pas à l’efficacité de la « prière, promet à Dieu de s’instruire sérieusement, assiste à la messe le dimanche et souvent « les jours de semaine, récite l’Angelus en public et le chapelet en secret. A peine a-t-il pris « ces mesures que son cher malade retrouve la gaieté et l’espoir, parle de sa guérison comme « d’une chose certaine, reprend des forces et guérit sans subir d’opération extraordinaire ni « contracter d’infirmité. Dans sa reconnaissance, l’aîné n’a plus hésité : il a demandé et reçu « le baptême. Ce que voyant, son père et sa femme sont entrés dans une fureur diabolique. « Son père l’a chassé et maudit, il lui a repris ses biens et lui a arraché son fils ; sa femme a « divorcé. Notre bon néophyte est plein de confiance en la miséricorde infinie de Dieu : il a « fait baptiser la petite fille qui lui a été laissée, et il espère la conversion de son père et de « toute sa famille. Quant à notre malade, il fondit en larmes en apprenant ce que son frère « avait fait pour lui ; il déclara que lui aussi serait chrétien, et même prêtre. Il ne sera pas « prêtre, il rencontre à cela des difficultés insurmontables, mais il sera chrétien. »
ÉTABLISSEMENT DES SŒURS DE SAINT-PAUL DE CHARTRES. — « Grâce à Dieu, les œuvres de nos chères Sœurs continuent à prospérer.
« Les trois pharmacies de Hakodaté, Niigata et Morioka enregistrent un nombre croissant de baptêmes de moribonds, et celle de Sendai, qui commence à fonctionner, réussira comme les autres, nous en avons la confiance.
« Les écoles établies se maintiennent au même niveau ; elles jouissent, dans le public, d’une excellente réputation de moralité, et il est permis de croire qu’elles acquerront une nouvelle importance, le jour où les maîtresses de classe seront des religieuses japonaises brevetées.
« Recevez...
« † ALEXANDRE.
« Év. de Hakodalé. »
<< Retour page précédente
|