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Rapport annuel des évêques

Année: 1898
Pays: Japon
Mission: Hakodaté
Rédacteur:Mgr Berlioz

VI. — Hakodaté.


Population catholique 4.643
Baptêmes d’adultes 348
Conversions d’hérétiques 3
Baptêmes d’enfants de païens 384
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Nous retrouvons très nettement exprimée, dans le compte rendu de Mgr Berlioz et les lettres de ses missionnaires, l’évolution que Mgr l’évêque d’Osaka signalait à la fin de son rapport. Eux aussi ont l’impression que l’avenir s’annonce sous un jour plus favorable pour le christianisme au Japon, et souhaitent d’avoir les moyens d’utiliser ce mouvement pour l’avancement du règne de Dieu dans les âmes.
« Ces moyens, dit Mgr de Hakodaté, nous les attendons toujours de l’inépuisable charité du monde catholique, qui a déjà opéré tant de prodiges par le passé. L’action du missionnaire, lorsqu’elle est isolée, n’a pas une grande portée ; mais combien elle est efficace, quand elle se sent soutenue par les innombrables chrétiens, qui, incessamment, demandent au Père céleste que son règne arrive, et qui, à la prière joignent une aumône pour la Propagation de la Foi !

« L’année dernière, continue Sa Grandeur, nous vous faisions part de l’heureuse installation des Religieux Cisterciens réformés. Cette année, au mois de mai, nous avons souhaité la bienvenue à leurs sœurs Cisterciennes, qui ont fondé, à deux lieues et demie de Hakodaté, un monastère sous le vocable de Notre-Dame des Anges. Dieu veuille que, par la vie héroïque de ces saintes âmes, notre pauvre Japon soit délivré de cette sorte de démons qui ne se chassent que par la prière et par le jeûne.
Quand les Trappistes firent leur prermière apparition en ce pays, plus d’un sceptique demanda s’ils trouveraient des imitateurs parmi les Japonais si passionnés pour l’indépendance et si peu amis du silence et de la régularité. L’expérience a déjà prouvé que les sceptiques s’étaient trompés. En moins d’un an, sept Japonais ont été admis, cinq parmi les religieux de chœur et deux parmi les frères convers. Actuellement, il y a encore trois nouvelles demandes d’admission.
« A chacune de mes visites au monastère, j’ai trouvé nos novices pleinement satisfaits et presque surpris de se trouver si bien d’un genre de vie qui, vu du siècle, leur avait semblé très difficile. La plupart d’entre eux ont été amenés à la vie religieuse par la lecture d’une intéressante brochure sur les Trappistes, que M. Ligneul, de Tokio, a publiée à la fin de l’année dernière. Il se prépare à en publier une autre sur les Cisterciennes, qui, elles aussi, verront affluer des sujets, dès qu’elles seront familiarisées avec le langage et les usages japonais.
« A la suite d’un commun accord entre les supérieures de France et du Japon, le noviciat des sœurs de Saint-Paul de Chartres a été transféré de Hakodaté à Tokio, où il y a plus de facilités pour l’obtention des différents diplômes exigés par les règlements officiels. Lorsque les maîtresses pourront être remplacées par des religieuses japonaises, l’influence chrétienne se fera sentir plus facilement, et de grandes économies pourront être réalisées. »


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M. Ribaud signale quelques conversions dans les campagnes qui avoisinent la ville de Kikonai, éloignée de quatre lieues du monastère de la Trappe. « Cet élan vers le catholicisme, « ajoute-t-il, est dû, sans doute, à la bienfaisante influence de ces chers religieux, à leurs « prières si ferventes et si continues. Il n’y a pas de doute que ce monastère ne soit destiné à « devenir un phare puissant dont les rayons illumineront bientôt de la vraie lumière cette terre « du Yezo si bien préparée à la recevoir. »
Le missionnaire de Sapporo, M. Lafon, rend un excellent témoignage à ses chrétiens de Hiroshima et de Yuni. Ceux de Sorachi-budo et de Kamikawa lui donnent moins de consolations, et cela à cause de l’insuffisance de leur instruction religieuse.
A Hiroshima, il aurait pu baptiser sept catéchumènes qui ont déjà passé très bien la majeure partie de leur examen, et pratiquent la religion comme de vieux et bons chrétiens ; mais il a préféré les faire attendre encore, parce que, dit-il, il a constaté qu’il n’y avait pas de défection parmi les personnes ainsi préparées.

M. Lafon s’étend surtout dans son rapport sur les résultats qu’il a obtenus grâce à ce qu’il appelle son école d’hiver. « Cette fondation, écrit-il, a été faite pour les enfants des « campagnes, qui, n’ayant pas d’école à proximité, sont dans l’impossibilité d’apprendre à lire « et à écrire, et auxquels par conséquent la connaissance de la religion devient extrêmement « difficile.
« Les parents seuls ne peuvent suppléer à cette lacune, attendu que, pour la plupart, ils ne « savent pas lire, et sauraient-ils lire, qu’ils n’auraient pas le loisir d’enseigner, étant pris « ordinairement par les durs travaux de défrichement.
« Notre école a donc commencé l’hiver dernier. Quinze enfants y ont pris part, bons « enfants à qui l’appétit physique ne manquait pas, mais chez qui, tout d’abord, l’appétit « spirituel était bien endormi. Ce qu’ils ont pâti, les pauvres enfants, pour se mettre à l’étude ! « Ils auraient préféré arracher des racines d’arbres. Heureusement, ils avaient bonne volonté et « ils étaient d’âge — quinze à dix-neuf ans — à comprendre que c’était pour leur bien. Aussi « s’y sont-ils mis de tout cœur et après deux ou trois mois, l’étude était devenue plus facile, « les progrès plus sensibles. A la fin, ils savaient bien leurs prières, possédaient presque tout « le catéchisme, étaient bien au courant de la manière de se confesser, et avaient appris un peu « à lire et à écrire. Après Pâques, on les rendit à leurs familles, confessés, contents de ce qu’ils « avaient apppris, et désirant revenir pour achever leur instruction, dont ils avaient compris « l’importance.
« Quelque temps après, on alla les visiter, et on fut agréablement surpris des éloges qu’ils « s’attiraient. Il n’était plus besoin de les pousser à faire leurs prières, pas plus qu’à obéir, et « d’eux-mêmes, dans leurs moments de loisir, ils instruisaient leurs frères et sœurs plus « jeunes. Dans une famille en particulier, les parents étaient si contents, qu’ils voulaient bâtir « aussitôt une petite chapelle, dussent-ils y consacrer tous leurs biens. Il fallut arrêter ce zèle « excessif, car la famille est nombreuse — dix personnes — et il faut d’abord vivre. On les « pria de construire simplement, en attendant qu’ils fussent plus fortunés, une chambre pour le « missionnaire, laquelle servirait en même temps de lieu de prière. Ces bons parents qui, tout « d’abord, n’étaient pas très chauds pour nous envoyer leurs enfants, à cause des services « qu’ils en tiraient, nous pressent maintenant de les reprendre, afin d’achever leur instruction, « surtout l’instruction religieuse. Ils ont compris que cela passe avant la fortune.
« Si l’on peut continuer cette classe encore pendant deux hivers, ces enfants, sans devenir « des savants, seront dans dix ans, les rois de leur village, et alors quels grands services ils « pourront rendre pour la diffusion de notre religion ! Ah ! combien je voudrais que cette « œuvre des enfants pût se développer. Elle est plus spécialement pratique dans ce pays-ci, où, « bien que le gouvernement Japonais ait fait beaucoup pour les écoles, il ne peut en établir « partout comme dans l’intérieur du Nippon. Des païens seraient heureux de nous confier « leurs enfants dans les mêmes conditions, mais il faut d’abord sauver les brebis d’lsraël « quand les ressources ne permettent pas de faire davantage. »

La visite de l’immense district du Yezo Nord et Est a été faite par M. Billiet. Il a pu administrer les sacrements à la plupart des chrétiens qu’il a rencontrés. Dans quelques localités, il a eu la consolation de laisser des catéchumènes, qu’il espère baptiser à sa prochaine visite.
L’œuvre des Aïno a été confiée à M. Rousseau, qui s’en occupera principalement, sinon exclusivement. On a constaté, en effet, que cette mesure s’imposait pour gagner la confiance de ces pauvres sauvages, car, d’instinct, ils se mettent au deuxième plan, lorsqu’ils se trouvent au milieu des Japonais, et ils se montrent d’une réserve telle qu’il n’est guère possible d’atteindre leur âme.
M. Rousseau a passé une partie de l’année à Notre-Dame du Phare pour la transmission de l’orphelinat agricole aux RR PP. Trappistes. Ils en ont la complète direction depuis le printemps dernier.
Grâce à la générosité de MM. Faurie et Monge, le chef-lieu du département de l’Aomori a été pourvu d’une résidence bien convenable et avantageusement située. La maison qu’ils ont achetée, était précédemment le siège d’une secte shintoïste de formation nouvelle, s’occupant de distribuer une eau merveilleuse, vraie panacée qui a dû tromper bien des simples. Mais un beau jour, la lumière s’est faite : on a découvert que l’eau miraculeuse n’était que de l’eau vulgaire. Plus de fidèles, plus d’offrandes et partant la faillite ! MM. Faurie et Monge en ont profité, et maintenant saint Joseph a son oratoire à Aomori.
M. Monge a principalement exercé son zèle à Hirosaki, la ville la plus populeuse du département, et qui a acquis une nouvelle importance depuis qu’une division militaire y est en garnison. La maison du missionnaire est journellement assiégée par une foule de païens, dont M. Monge a su gagner les sympathies. Plusieurs d’entre eux se préparent au baptême, et il y a lieu de croire que beaucoup d’autres les imiteront.

M. Deffrennes qui est toujours chargé du district de Morioka, a enregistré 8 baptêmes d’adultes, sans compter ceux administrés in articulo mortis. Il se réjouit de voir la piété croître de jour en jour parmi ses chrétiens. Les communions du premier dimanche du mois sont plus nombreuses que jamais, et bien consolants sont les progrès qu’il constate chez les néophytes, au point de vue de la formation chrétienne et de l’instruction religieuse.
Son école de garçons est prospère ; les enfants suivent fidèlement le cours de catéchisme. L’école des filles tenue par les Sœurs de Saint-Paul a supporté avec avantage la concurrence de l’école officielle. « Je ne puis, écrit-il, passer sous silence la grande perte que les Sœurs « ont faite en la personne de Sœur Honorine, leur vénérée supérieure. Sur dix-huit années « passées au Japon, elle en a consacré sept à la fondation et au développement de l’école de « Morioka et de la pharmacie qui y est annexée. D’une grande largeur d’esprit et d’un zèle « très actif, elle a pu mener à bien une œuvre aussi difficile et vaincre les obstacles multiples « lui s’opposaient à sa réussite.
« Permettez-moi, ajoute M. Deffrennes, de signaler un exemple que je trouve d’autant plus « beau qu’il nous est donné par un jeune homme dont le baptême n’a pas encore fait un « chrétien, mais qui en a tous les sentiments.
« Il est d’usage à Morioka de faire les enterrements des pauvres aux frais de la chrétienté. « Un dimanche, j’avertis les fidèles qu’une occasion se présentait de remplir cette œuvre de « miséricorde. Notre catéchumène, jeune étudiant dont la bourse n’était pas des plus garnies, « regrettant de ne pouvoir participer à la cotisation, prend une résolution des plus imprévues. « Il va emprunter les outils nécessaires pour creuser une fosse, et s’improvisant fossoyeur, il « travaille au cimetière, trois heures durant, au plus fort de la chaleur. Ayant achevé son « ouvrage, il revient me trouver tout joyeux et me dit : « J’aurai du moins fait quelque chose, « moi aussi ; la fosse étant creusée, les dépenses en sont diminuées d’autant. »

Dans l’Iwate, M. Marion constate qu’une de ses plus grandes difficultés est la question du mariage, à cause de la facilité avec laquelle le Japonais divorce. Il espère cependant qu’une application suivie du nouveau code civil contribuera beaucoup à faire disparaître ce désordre, d’autant plus que les Japonais se vantent dès maintenant de ne le céder au monde civilisé sous aucun rapport, au fur et à mesure qu’ils en observeront les lois. Puissent-ils obéir aussi à la Loi par excellence, la Loi promulguée par les missionnaires et sans laquelle tout progrès est impossible.
« Un autre sujet d’espérance, ajoute M. Marion, vient des relations plus intimes qui vont « exister désormais entre Japonais et étrangers, à la suite de l’ouverture du pays. Ce moment « est attendu avec impatience, et l’étude des langues est devenue à la mode. Pour ma part, « quoique résidant actuellement dans un petit village d’environ 500 habitants, j’ai plusieurs « élèves, tous païens, qui sont venus me demander avec instance de leur enseigner le français, « et tout cela pour se mettre en rapport avec les étrangers, lorsque les nouveaux traités seront « mis en vigueur.
« J’espère que nous y trouverons aussi notre avantage pour répandre de plus en plus notre « sainte religion. »

M. Jacquet est heureux de voir que la nouvelle église de Sendai a établi un courant bien prononcé de visiteurs païens, venant de la ville ou des campagnes environnantes. Le dimanche, en particulier, la procession est presque continuelle. En général, ils se montrent, respectueux, et il n’est pas rare d’en voir se prosterner devant l’autel, et jeter de la menue monnaie dans le sanctuaire ou sur les nattes. Une chose qui vaut mieux encore, c’est que ces visites ont été pour plusieurs l’occasion qui les a décidés à se convertir.
« L’heure actuelle semble propice pour l’évangélisation des campagnes, fait remarquer Mgr Berlioz. M. Jacquet voudrait en profiter pour travailler de ce côté, mais il est arrêté, comme tant d’autres, par la question des ressources. Les voyages sont coûteux, même lorsqu’on les fait sac au dos, car ce confrère s’est condamné, cette année, à porter lui-même son nécessaire de messe et ses effets, dans tout le département de Myagi. Bien que pour la nourriture et le logement, il faut dépenser plus d’un dollar par jour. Si l’humble viatique du missionnaire ne suffit déjà plus pour l’entretenir à domicile, comment suffirait-il pour voyager ? C’est une situation d’autant plus triste que nous voyons les protestants s’installer dans toutes les localités et y fonder des œuvres. Dans ces conditions, la résignation est bien douloureuse ; on voudrait s’endetter pour aller de l’avant quand même. S’endetter, est-ce permis, maintenant que les allocations vont en diminuant chaque année, et que le prix des denrées ne cesse de monter ? Encore un peu, et nous aurons tous les taux d’Amérique sans avoir le confortable qu’ils procurent, mais la Providence est là. »

« Les chiffres de mon administration, écrit M. Favier qui évangélise le district de « Fukushima, sont sensiblement les mêmes que ceux du précédent exercice ; mais je crois ne « pas m’illusionner en pronostiquant pour l’avenir des jours meilleurs que ceux que nous « venons de traverser. Les esprits se retournent vers l’idée religieuse. Bouddhisme, « shintoïsme, protestantisme et catholicisme sont étudiés, discutés, non seulement par les « journaux, mais par une foule de brochures à bon marché répandues un peu partout. Les « campagnes elles-mêmes semblent se remuer, et j’espère, avec la grâce de Dieu, trouver des « cœurs cherchant et désirant la vérité, dans la foule de ces discuteurs, de ces chercheurs de « religions nouvelles. »
Le missionnaire de Yamagata, M. Dalibert, partage les mêmes espérances que M. Favier. « Je suis, dit-il, beaucoup plus content de mon district que les années précédentes. Pourquoi ? « A cause de l’esprit général qui est plus tourné vers la religion, et d’un je ne sais quoi qui « vous dit que la semence est tombée, de-ci de-là, en bonne terre, qu’elle lève, et que si les « oiseaux en ont dévoré, néanmoins il y aura un jour une récolte à ramasser dans les greniers « du Père de famille.
« J’espère beaucoup aussi en Notre-Dame de la Délivrande, et lorsque je vois les foules « passer devant chez moi, je me dis tristement : Si j’avais une église pour attirer leur regard, « la moitié au moins de cette foule entrerait chez la Vierge et recevrait un germe pour la vie « éternelle. Hier, 27 septembre, plus de 30.000 personnes ont passé dans la rue, pour aller « voir ou adorer le Shônai-jinja. La pluie ne les arrêtait pas, et je rêvais aux fêtes de la Vierge « qui attireront ainsi les multitudes. »

A Niigata, nous retrouvons, cette année encore, M. Christmann qui rend ainsi compte de l’état de son district : « La gerbe de baptêmes que j’ai à offrir au bon Dieu pour le dernier « exercice n’est pas bien grosse, moins grosse même que je ne l’espérais. Je comptais encore « faire une dizaine de baptêmes le 15 août, mais les catéchumènes n’étant pas assez bien « préparés, je les ai remis à plus tard.
« Si les baptêmes ne sont pas très nombreux, en revanche l’esprit des chrétiens est « excellent. Tout le monde observe bien la loi du dimanche, et la communion mensuelle, « sinon hebdomadaire, est devenue une habitude dans la chrétienté.
« Je viens d’établir, dans la chapelle de Niigata, la pratique de la prière du soir en commun, « et j ai invité les chrétiens des environs à y assister. Cet exercice est bien suivi ; j’espère qu’il « sera une source de bénédictions et que Notre-Seigneur daignera un jour jeter ses regards « miséricordieux sur ce pauvre pays de l’Echigo, où malgré tout, on trouve encore de belles « âmes, puisqu’il a fourni un prêtre, un trappiste et deux religieuses de Saint-Paul de « Chartres. »

« M. Mathon a exercé son zèle, une grande partie de l’année, dans les campagnes du département de Niigata, et aussi dans l’île de Sado, où il a été remplacé par M. Pouget. Puis, au mois de juillet, il a été spécialement chargé de relever le poste d’Akita, qui n’a pas eu de titulaire fixe depuis la mort de M. Cussonneau (1890).
« Actuellement, M. Mathon est occupé à réparer la maison qui a eu beaucoup à souffrir des tremblements de terre de 1896. Dès que l’installation matérielle sera terminée, il va se mettre en relation avec la population d’Akita, et il espère reconstituer la chrétienté sur un pied durable.
« A Sado, où M. Pouget a été installé au printemps dernier, notre sainte religion jouit de l’estime générale. Les autorités locales viennent volontiers visiter le missionnaire, et même on les a vues assister au premier rang à une conférence religieuse à laquelle était convoquée toute la population. Plus de huit cents auditeurs sont venus et se sont montrés respectueux et sympathiques. On se demande comment tant de braves gens paraissant si bien disposés, ne se font pas catholiques.
Mais chaque année la moisson mûrit, et l’heure de la récolte sonnera bien un jour, nous en avons la même confiance. »



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