| Année: |
1903 |
| Pays: |
Japon |
| Mission: |
Osaka |
| Rédacteur: | Mgr Luneau |
III. — Osaka
Population catholique 3.926
Baptêmes d’adultes 205
Conversions d’hérétiques 8
Baptêmes d’enfants de païens 310
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« Parmi les causes qui ont retardé cette année les progrès de l’évangélisation, écrit M. Luneau, vicaire général d’Osaka, il faut mettre au premier rang les bruits de guerre avec la Russie. Le Japon a réclamé l’évacuation de la Mandchourie par les troupes russes ; or, tout le monde le dit ici, cette évacuation qui devait être complète le 8 octobre, n’était pas même commencée à cette date. Que va faire le Japon ? Un avenir très rapproché nous le dira. Daigne le bon Dieu nous préserver des maux de la guerre « Da pacem Domine.»
« Un événement qui, dans un autre ordre d’idées, a eu une influence plutôt nuisible sur le travail des missionnaires et des catéchistes, surtout dans la ville d’Osaka, c’est la cinquième Exposition nationale qui s’y est tenue du 1er mars au 31 juillet. Pendant cinq mois, l’Exposition a occupé l’attention du public japonais, et un peu aussi de tout l’Extrême-Orient. Dans les beaux jours, on a compté de 50 à 60.000 entrées. Les visiteurs étrangers, européens, américains, chinois ou coréens se chiffraient par centaines chaque jour.
« Les Japonais étaient fiers de contempler et surtout de montrer aux étrangers les progrès immenses réalisés par eux au cours des dernières années, dans toutes les branches de l’industrie. Mais, parmi cette foule de visiteurs japonais, combien peu ont dû se dire que toute cette civilisation matérielle leur est venue des pays où règne le christianisme ; qu’elle est, elle-même, chrétienne dans son origine, et que d’ailleurs, sans la vraie religion et la morale elle ne peut être pour un peuple qu’un ferment de décomposition ? Beaucoup d’autres, au contraire, se sont dit avec plus de chauvinisme que de logique : « En fait de « civilisation, nous sommes désormais à la hauteur des Européens et des Américains. Qui « donc nous fera croire que la civilisation ne peut exister sans le christianisme ? Laissons « aux étrangers leur religion et gardons la nôtre. » C’est, disons-le en passant, un raisonnement qu’on entend parfois dans la bouche de certains orateurs, voire même de certains ministres protestants japonais : seulement , en ce dernier cas, il est ainsi modifié : « Laissons aux étrangers leur christianisme à eux, et ayons notre christianisme à nous, un « christianisme japonais! »
« Les Japonais ont voulu profiter de l’Exposition pour célébrer l’union de leur jeune civilisation avec le vieux bouddhisme. Sans parler de la section des beaux-arts où se reflétait un peu partout l’inspiration des doctrines de Bouddha, on a voulu consacrer, par un monument religieux durable, le souvenir de l’Exposition. Justement, celle-ci se tenait aux portes du grand temple de Tennoji, le sanctuaire le plus ancien du bouddhisme japonais, bâti au sixième siècle de l’ère chrétienne, par le fameux prince Shotoku, que les bonzes du Japon ont parfois surnommé, avec un peu d’exagération, leur « Constantin ». On décida donc de fondre, pour le temple de Tennoji, une cloche colossale (la première du monde, disait-on). Cette cloche sonnerait l’ouverture de l’Exposition ; le jour de la consécration, environ 10.000 bonzes délégués par les diverses sectes bouddhistes devaient, parés de leurs ornements aux couleurs éclatantes, prendre part à la cérémonie, en présence d’une multitude innombrable de fidèles, accourus de tous les points du Japon. Le projet, on le voit, était beau. Un appel fut adressé aux fidèles bouddhistes ; les souscriptions se firent bien un peu attendre ; mais enfin elles arrivèrent et on fondit la cloche, un peu moins grande toutefois que ne le comportaient les premiers plans. Malheureusement, quand on la débarrassa de son gigantesque moule, on constata un défaut essentiel. Le temps, l’argent, tout manquait pour procéder à une nouvelle opération. Non seulement la fameuse cloche ne sonna pas l’ouverture de l’Exposition, mais elle ne sonnera jamais, et restera comme un monument de la déconfiture des bonzes, et aussi, à brève échéance, espérons-le du moins, de la mort du bouddhisme lui-même.
« Signalons, en outre, l’effort tenté, à cette occasion, par les sectes protestantes. D’un commun accord, elles ont loué à gros deniers, pour y faire le prêche, un local spacieux en face de la principale entrée de l’Exposition, et là, du 1er mars au 31 juillet, tous les jours, depuis le matin jusqu’au soir, des orateurs, députés à tour de rôle par les diverses sectes, ont prêché la doctrine aux païens. D’aucuns évaluent le nombre des auditeurs à une moyenne de 7 à 800 par jour. Hâtons-nous d’ajouter que les prédicateurs se sont bornés, à quelques rares exceptions près, à enseigner aux païens la vérité sans attaquer personne. L’existence de Dieu, de l’âme, la nécessité d’une révélation, d’une rédemption, la vérité du christianisme ont fait le fond de leurs sermons.
« N’importe, conclut M. Angles (sur la paroisse de qui avait lieu l’Exposition et qui nous a « donné dans son compte rendu les détails qui précédent), pourquoi faut-il que les « hérétiques ne soient jamais arrêtés par la question d’argent, alors que le manque de « ressources paralyse, la plupart du temps, le zèle des missionnaires catholiques ? Pour nous, « il nous a été impossible de rien tenter d’extraordinaire à l’occasion de l’Exposition. L’œuvre « de l’évangélisation s’est poursuivie dans les mêmes conditions que les années précédentes, « sauf peut-être que nous avons redoublé d’efforts pour les conférences aux païens et les « visites à domicile. Il s’en est suivi une légère augmentation du nombre des baptêmes, qui est « passé de 54 à 64. Ce résultat, si minime soit-il, est d’autant plus appréciable que l’attention « des esprits était absorbée par l’Exposition au détriment de notre ministère. »
« Pour donner un aperçu exact et complet de l’état de la mission, il faudrait, comme on l’a fait depuis plusieurs années, passer en revue les divers postes et voir chacun de nos confrères à l’œuvre. Cette fois, vous me permettrez d’être plus court, pour ne pas m’exposer à des répétitions fastidieuses. Dans la plupart de nos postes, en effet, les jours, les semaines et les mois se succèdent et se ressemblent. Je me bornerai donc à citer ici ce qui, chez certains confrères, est venu rompre un tant soit peu la monotonie de la vie et du travail de chaque jour.
« A Tsu, M. Birraux, toujours plein de confiance dans le succès final, a continué ses conférences. En attendant, la ferveur de ses chrétiens le récompense largement de la peine qu’il se donne : « Le 15 février, écrit-il, nous avons eu une petite fête dont les journaux de la « ville, qui d’ordinaire ne s’occupent point de nous, ont porté les échos jusqu’au fond de la « province d’Ise. Deux de mes chrétiens, les époux Tano, vénérables octogénaires, célébraient « leurs noces de diamant. Ce fut véritablement une fête de famille, car, parmi les chrétiens de « Tsu, qui donc n’est pas, plus ou moins, parents des époux Tano ? Mes bons vieillards sont « connus dans toute la ville, et plus loin encore. On sait qu’ils sont chrétiens ; on sait que, « depuis leur baptême, ils ont été chrétiens modèles. L’assistance fut nombreuse ; ma « chapelle ne pouvait la contenir. Trois confrères voisins se trouvèrent là, comme par hasard, « pour me prêter leur concours. Il y eut une messe chantée, sermon d’un prédicateur « extraordinaire, etc.; bref, flots d’harmonie et flots d’éloquence auxquels n’étaient guère « habitués les gens de ma paroisse. A la fin de la messe, une surprise était réservée aux deux « héros de la fête... Oh ! une surprise à laquelle personne ne s’attendait, tant le secret avait été « bien gardé. Un des Pères se leva et donna en japonais traduction de la lettre de notre « Procureur général à Rome, M. Cazenave, annonçant que S. S. Léon XIII accordait de tout « cœur la bénédiction apostolique aux deux vénérables jubilaires, dont les noces de diamant « coïncidaient avec son jubilé pontifical. »
« Ici s’arrête le récit de M. Birraux. Il ne nous dit pas qui avait osé faire porter par M. Cazenave jusqu’à S. S. Léon XIII le nom des époux Tano et solliciter pour eux la bénédiction apostolique. Mais, à Tsu, la question ne se pose même pas : on sait bien que M. Birraux ne recule devant aucune démarche, quand il s’agit de montrer à ses chrétiens qu’il a pour eux un cœur de père.
« D’Okayama, M. Duthu écrit : « Si je n’ai pas, cette année, la consolation d’enregistrer de « nombreuses conversions, du moins ai-je celle d’avoir fait entendre la parole de Dieu à un « grand nombre d’âmes. Quand j’ai choisi un jour propice pour une réunion, j’envoie à « chacun des païens de ma connaissance une invitation personnelle. Il est rare qu’ils ne se « fassent un devoir d’y répondre. J’ai ainsi parfois un auditoire de 2 à 300 infidèles. Ils « écoutent les conférences deux ou trois heures durant, sans mot dire, même quand ils « entendent certaines vérités peu agréables à leurs oreilles. Les chrétiens, eux-mêmes, aiment « beaucoup ces réunions et ne manquent jamais d’y amener leurs voisins ou amis. Ceux de « mes jeunes gens qui sont capables de prendre la parole en public, m’aident avec un vrai « dévouement à agrémenter les séances. Espérons qu’un jour ou l’autre cette semence « germera dans le cœur de tant d’hommes si dignes de connaître notre divin Maître ! »
« De l’intéressant compte rendu, envoyé par M. Roland, je ne cite qu’un fait où la Providence apparaît, comme toujours, admirable dans ses voies.
« Au mois de mai dernier, écrit-il, au cours d’une promenade à une lieue et demie de « Fukuyama, j’entrai dans la maison d’un paysan. C’est mon bon ange qui avait conduit mes « pas. La fille aînée de la famille, qui avait obtenu son diplôme à l’École normale, celle pour « qui on avait tant sacrifié, gémissait sur sa natte, en proie, depuis près d’un an, à une maladie « de poitrine. Tous les dieux bouddhistes et shintoïstes avaient leurs petits autels dans la « chambre de la malade ; des tablettes, des banderoles et autres objets superstitieux en « décoraient les murs. Bonzes et sorciers avaient indiqué divers remèdes, mais aucun d’eux « n’était venu rendre visite, ni apporter une parole d’encouragement à la pauvre malade. Les « amies d’autrefois avaient disparu, tant on craignait les microbes de la phtisie.
« Gagner la confiance d’une personne ainsi désabusée d’un monde égoïste et trompeur ne « fut pas difficile. Je lui fis bientôt comprendre qu’il n’y a qu’une vraie religion, celle qui « inspire la charité pour les malades et les délaissés. Un seul Dieu, Jésus-Christ mort sur la « croix pour nous sauver ; une âme immortelle, une éternité de bonheur... C’était une doctrine « toute nouvelle pour elle. Elle m’écouta avec admiration et la foi entra dans son âme. Elle « apprit le signe de la croix et quelques courtes prières. Le bon Dieu, pour l’encourager, « permit qu’un mieux subit se produisit. Elle put se lever et marcher, ce qu’elle n’avait pas « fait depuis de longs mois. Puis, les forces l’abandonnèrent de nouveau. Je lui administrai le « baptême sur sa demande et l’appelai Marie. Elle versa des larmes de joie en m’exprimant sa « reconnaissance. Notre-Dame de Lourdes ne lui obtint pas la guérison du corps, mais Elle « cueillit cette fleur pour la placer en paradis, avant que le péché n’en eut terni la beauté. « Trois jours après son baptême la malade me dit : Père, je vais mourir, priez bien pour moi. » « Et, rassemblant ses forces, elle esquissa le signe de la croix et rendit le dernier soupir en « murmurant les saints noms de Jésus et de Marie. »
« M. Marie écrit de Hiroshima : « L’évangélisation des païens s’organise ici petit à petit. « Elle n’a commencé dans des conditions convenables, qu’avec l’inauguration de notre salle « de conférences, c’est-à-dire au mois de juin. Quoi qu’il en soit, dans le courant de l’année, « les païens ont entendu la bonne parole bien près de cent fois, si je ne me trompe. Le soir de « l’inauguration du nouveau local, nous comptions 650 auditeurs, peut-être même davantage, « tous sympathiques. Depuis, deux autres réunions un peu extraordinaires nous ont amené une « assistance de 100 à 150 personnes ; nos autres réunions ont été plus modestes. Du moins, « nous avons pu prêcher, et c’est quelque chose. »
M. Cettour, toujours intrépide, frappant vingt et trente fois à la même porte sans jamais se décourager, écrit de Yamaguchi :
« Outre ma résidence, j’ai trois locaux pour conférences en ville. Avec mon catéchiste, je « donne des conférences deux fois la semaine, le jeudi et le dimanche soir. De plus, y a-t-il « quelque part une fête païenne ou autre cérémonie qui attire la foule, je m’y rends un des « premiers pour prêcher la parole de vérité. Mon plaisir est de forcer le démon à m’amener « lui-même des auditeurs, et, chose consolante, ils ne m’ont jamais manqué.
« Le 11 juillet dernier, j’ai fondé une société. Oh ! rassurez-vous ! il ne s’agit pas d’une « société exigeant, pour fonctionner, de gros capitaux. Il ne s’agit que de petites réunions à « jour et à heure fixes, où l’on cause en buvant l’indispensable thé. Voilà pourquoi ma société « s’intitule : Cha-wa-kwai (mot à mot : réunion où l’on cause en buvant le thé). Mon but est « d’entrer en rapport avec les fonctionnaires, professeurs et autres personnes plus difficiles à « atteindre. Le respect humain empêche généralement, on le sait, ces gens-là de venir écouter « nos conférences religieuses. Il faut donc, pour les avoir, essayer d’autres moyens ; c’est ce « que j’ai fait. Chacun est libre, dans notre Cha-wa-kwai, de prendre à son tour la parole sur « le sujet qu’il veut, excepté sur la politique. Je me réserve de donner mon appréciation « personnelle quand la conversation porte sur les questions religieuses.
« J’avais fait exactement 200 invitations ; 67 païens ont répondu en venant à l’heure « indiquée. Bon nombre se sont excusés de ne pouvoir venir, ce jour-là, promettant d’assister « à la prochaine réunion. Le maire, l’adjoint, plusieurs personnages importants de la ville sont « venus. Le préfet s’est fait excuser, pour une raison sérieuse ; je l’ai su le lendemain. »
A Hagi . M. Villion continue de se consacrer à l’œuvre qui lui tient tant à cœur, le retour à la foi des descendants des anciens chrétiens de la vallée de Shibuki, dont nous avons parlé l’année dernière : « Déjà, écrit-il, ils m’ont député, au mois de juillet, quatre chefs de famille « pour me demander des conférences régulières. — Deo gratia ! l’espoir augmente ! »
Dans l’île de Shikoku, à Kochi, M. Trintignac a baptisé un riche commerçant dont il nous raconte ainsi la conversion :
« Fervent bouddhiste, il avait fondé, il y a cinq ou six ans, un cercle de jeunes gens. Un « jour qu’il cherchait des recrues pour son cercle, il s’adressa (sans le savoir) à un chrétien. « Naturellement ce dernier s’excusa : « Je suis chrétien, lui dit-il, ma religion me défend de « coopérer à votre œuvre » et, ce disant, il lui mit sous les yeux notre Explication du « catéchisme. Le païen emprunta l’ouvrage et promit de revenir quelques jours plus tard avec « une réfutation en règle de la doctrine catholique. A une première lecture, aucun argument ne « se présenta à son esprit pour combattre notre sainte religion. Il relut donc l’ouvrage, et « cette fois, y trouva du bon. Enfin, à une troisième lecture, toutes ses objections tombèrent et « la lumière se fit dans son âme.
« Je le vis pour la première fois, il y a à peu près deux ans, et je me rappellerai toujours sa « première question : Comment faire, me demanda-t-il, pour que, pendant la récitation du « chapelet, tout en méditant sur les mystères, l’esprit ne soit pas distrait du sens des prières ? » « Et il m’avoua que déjà il trouvait un charme particulier à cette prière du chapelet, et qu’il le « récitait chaque jour depuis plusieurs mois.
« Au mois d’août 1902, il quitta sa famille et vint s’établir à quelque distance de la ville de « Kochi, dans une maison attachée au flanc de la montagne et d’où la vue s’étend au loin sur « la grande mer : « Là, me disait-il, je serai plus près du ciel. » Au bout de quatre mois et « demi de retraite consacrés à la prière et à l’étude de la doctrine, il reçut le baptême à Noël et « prit le nom de Michel. Le soir de ce grand jour, dans une charmante allocution aux « chrétiens, ses nouveaux frères, il exprima sa joie d’avoir trouvé la vérité, malgré les erreurs « et les préjugés au milieu desquels il avait été élevé. Daigne Marie Immaculée, l’étoile qui « l’a guidé vers nous, l’éclairer toujours et lui obtenir le don de la persévérance !
« Au printemps dernier, j’ai fait appel à plusieurs confrères, et nous avons donné, deux « soirs de suite, de grandes conférences. Le premier soir, plus de 1.000 auditeurs se pressaient « dans la grande salle louée pour la circonstance. Faute de place, un grand nombre de « personnes ne purent entrer. Le second soir, malgré une pluie battante et un vent qui faisait « rage, plus de 600 auditeurs étaient réunis à la mission. C’était tout ce que le local pouvait « contenir. Comme la veille, l’auditoire fut on ne peut plus sympathique. On sentait, à voir « l’attention soutenue des assistants, que le peuple Japonais cherche la vérité. Daigne Dieu la « lui faire enfin trouver. »
« Voilà, ajoute M. Luneau, les faits un peu saillants que j’ai pu glaner dans les comptes rendus particuliers de chaque confrère. Je dois faire remarquer que si dans cette revue trop sommaire, il n’est point fait mention de la plupart des postes, cette omission ne signifie pas que l’on y soit resté inactif. Chacun de nos confrères fait son possible ; mais il n’est pas donné à tout le monde d’avoir du nouveau à raconter.
« Quant aux écoles, orphelinats, ouvroirs et salles d’asile tenus par les religieuses du Saint-Enfant-Jésus de Chauffailles, ils ont tous fonctionné comme d’ordinaire et sont plutôt en voie de prospérité. Partout, les locaux deviennent trop étroits pour la jeunesse qui s’y presse.
« Nos chers Marianites jouissent ici d’une liberté qu’ils réclament en vain dans la mère patrie. Leur école de commerce est florissante : plus de 300 élèves en ont suivi les cours, cette année. »
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