| Année: |
1907 |
| Pays: |
Japon |
| Mission: |
Tokio |
| Rédacteur: | Mgr Mugabure |
CHAPITRE PREMIER
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GROUPE DES MISSIONS DU JAPON
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I. — Tokio
Population catholique 9.435
Baptêmes d’adultes 649
Baptêmes d’enfants de païens 235
Conversions d’hérétiques 7
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Mgr Mugabure, archevêque de Tokio, après avoir constaté l’augmentation du nombre des baptêmes, dans cet exercice, sur celui de l’année dernière, malgré les difficultés spéciales et bien connues que l’apostolat rencontre au Japon, nous retrace le tableau du missionnaire, déployant son activité et son zèle dans son travail quotidien, au milieu de la société païenne. Les religieux et religieuses sont des auxiliaires dévoués et puissants, qui imposent au peuple japonais le respect et l’admiration pour leurs œuvres de charité et leurs florissantes écoles.
Sa Grandeur, en jetant un regard sur les vastes provinces qui lui sont confiées, pousse aussi le cri de détresse : La moisson est grande et les ouvriers sont peu nombreux ! Les travaux de l’apostolat, les fatigues et les privations usent vite le missionnaire.
Dans tous les postes, l’administration s’est faite régulièrement. L’émigration continuelle, qui décapite trop souvent les chrétientés, est une source de peines pour les pasteurs, qui désireraient si ardemment voir leurs troupeaux se développer.
M. Bertrand, directeur de la léproserie de Gotemba, a reçu du gouvernement la médaille du Mérite. Les chrétiens de M. Brotelande ont célébré le vingt-cinquième anniversaire de son installation à Asakusa, importante paroisse de Tokio, avec une solennité bien consolante pour le cœur du vieux missionnaire, qui y a épuisé ses forces.
Les œuvres de la presse, si importantes au Japon, se maintiennent honorablement.
« Je suis donc heureux, écrit Mgr Mugabure, de rendre hommage au zèle et au dévouement de mes chers confrères, qui travaillent activement à soutenir et à étendre l’influence de notre sainte religion. Toujours sur la brèche, unis dans la même foi, la même espérance et le même amour des âmes, ils contribuent soit par les conférences publiques, soit par les conversations privées, soit par l’œuvre des livres et des journaux, à éclairer le peuple sur ses véritables intérêts et à le détourner des nombreux faux docteurs qui le pervertissent, en le conduisant à l’irréligion et à la ruine spirituelle. Dans ce travail, ils sont puissamment aidés par les religieux et les religieuses, qui attachent une si spéciale importance à l’enseignement de la jeunesse. En dépit de préjugés anciens, qui n’ont pas complètement disparu, les élèves des deux sexes sont de plus en plus nombreux dans nos écoles, où l’instruction est à la hauteur, non seulement des progrès actuels, mais aussi et surtout des besoins religieux de ce cher pays.
« Il est vrai que, malgré tous nos efforts, ce n’est pas apparemment la société elle-même comme société, mais les individus, les hommes de bonne volonté qui répondent à notre appel, et reçoivent la grâce et la vie surnaturelle que nous avons le devoir de distribuer. Mais n’en a-t-il pas toujours été ainsi, dans l’établissement du royaume de Dieu à travers les nations ? Quelques païens amenés à la foi, quelques pécheurs convertis, quelques chrétiens maintenus dans la pratique religieuse, c’est ce que Dieu attend de nous, et c’est ce que nous nous efforçons de lui donner, en lui demandant qu’il hâte l’établissement de son règne sur tous les hommes.
« La multiplicité de tous ces travaux et l’étendue du diocèse demanderaient des ouvriers aposto1iques plus nombreux. C’est toujours le pusillus grex, en comparaison de la légion innombrable de prédicants que l’hérésie envoie au Japon. Il n’est pas de bateau, venant surtout des États-Unis, qui n’amène quelques ministres des sectes anciennes ou nouvelles, pour répandre les théories de tout acabit dont l’incohérence fait songer à la tour de Babel.
« Si du moins les santés étaient bonnes ! Mais, hélas ! au moment où j’écris ce compte rendu, deux confrères sont en route pour la France, où ils espèrent recouvrer leurs forces, grâce au climat natal. Deux autres sont tenus à de grands ménagements, car de fréquentes indispositions les avertissent que leurs corps ne sont pas capables de supporter toute la somme de travail qu’ils voudraient leur imposer. Un cinquième est réduit, depuis plus d’un an, à garder sa chambre et à ne s’occuper de son importante paroisse, qu’en donnant à son vicaire les conseils dictés par sa longue expérience.
« L’administration des divers postes de la mission s’est faite d’une façon régulière, et les confrères n’ont eu à signaler aucun incident extraordinaire. L’impression générale laissée par la lecture des différents comptes rendus peut se résumer dans ces quelques lignes, que j’emprunte à l’un des missionnaires : « Je vois commencer le nouvel exercice avec plus de « confiance que je n’en avais l’année dernière, à pareille époque. Les chrétiens continuent à « bien pratiquer. Les conférences des hommes se maintiennent. Les femmes aussi sont fidèles « à leurs réunions. Les enfants se font une fête de venir à la mission, et chacun semble prendre « à cœur de contribuer aux frais du culte. En un mot, les résultats déjà acquis restent, ou plutôt « vont s’affirmant de plus en plus. D’un autre côté, chose qui ne m’était jamais arrivée « jusqu’ici, je vois assez souvent des gens graves venir spontanément me demander des livres « de religion. Bien des fois, je me suis laissé dire, même par des protestants et par des russes, « que l’opinion courante était que l’Église catholique est l’Église la plus sérieuse. Je ne « regrette plus les heures que j’ai gaspillées à faire épeler le français, car je suis sûr qu’en « faisant le phonographe, j’ai souvent, sans m’en apercevoir, fait de l’évangélisation. »
« Ce que je lis dans le compte rendu d’un autre confrère, c’est le regret qu’il éprouve, en constatant l’esprit nomade de ses chrétiens : « Si l’émigration, m’écrit-il, ne me faisait perdre « chaque année plusieurs familles, je serais en droit de compter une sérieuse augmentation « dans le nombre de mes ouailles, tandis que j’ai toujours de la peine à maintenir les chiffres « de l’année précédente. » La même plainte est exprimée par plusieurs missionnaires. Mais, grâce à Dieu, ces chrétiens ne sont pas perdus. Il est vrai que la pratique religieuse s’en ressent dans ce mouvement perpétuel. On n’est pas installé ; on ne connaît pas assez bien le prêtre, sur le district duquel on se trouve transplanté ; on est loin de l’église ; on traverse des circonstances difficiles. D’autres raisons encore, ou d’autres excuses empêchent ces pauvres gens de se montrer aussi réguliers que dans les paroisses qu’ils ont quittées. Mais la foi reste et peu à peu, sous l’influence de favorables occasions, elle reprend le dessus et regagne le temps perdu. En voici un exemple frappant :
« Sasa était un brave homme, original comme pas un, convaincu de posséder tous les dons de la nature, sans compter ceux de la grâce. Il serait difficile d’écrire en quelques pages l’histoire de sa vie. De combien de soucis et d’ennuis il a été la source permanente, pendant quinze ou vingt ans ? C’est un secret connu de Dieu et du missionnaire qui l’avait baptisé. Toujours en quête d’une nouvelle position sociale, mêlé à toutes sortes d’affaires, marchand, maître d’école, directeur d’un orphelinat fondé par lui-même, voyageur émérite, enfin l’homme le plus occupé de l’empire du Soleil-Levant ; tel était notre brave Sasa et autre chose encore, quand un jour, il arriva à la capitale, et se rendit chez le missionnaire, qui lui avait donné le baptême : « Père, lui dit-il, j’ai passablement roulé dans ma vie, et vous auriez bien « des raisons pour me dire que mes mouvements n’étaient pas toujours dans la bonne « direction. Je n’ai aucune difficulté à le reconnaître moi-même ; c’est même cette conviction « qui m’amène aujourd’hui près de vous. Sans aucun doute, vous vous rappelez la promesse « que je vous ai faite de me mettre en règle avec Dieu et avec les hommes, avec vous en « particulier, avant de faire le dernier mouvement qui aboutira au repos éternel. Eh bien, je « crois que cette heure-là n’est pas éloignée, et je vous demande de vouloir bien entendre ma « confession. »
« Le missionnaire, étonné et édifié en même temps (car il n’avait pas revu Sasa depuis plusieurs années), lui répondit : « Mon ami, je suis content de vous retrouver dans ces « sentiments, et je remercie Dieu de vous les avoir inspirés. Je suis aussi tout prêt à entendre « votre confession. Mais, avouez qu’il serait peut-être bon de vous préparer, avant d’aller au « saint tribunal. Car, après avoir roulé comme vous dites, plusieurs années au dehors de tout « commerce avec l’Église, il me semble que l’intégrité de la confession exige que vous fassiez « d’abord un examen sérieux de votre âme. Vous n’êtes pas malade. Vous me paraissez même « jouir d’une santé parfaite. Prenons donc notre temps. Revenez dans quelques jours. » Sasa admit sans aucune difficulté ces raisons et se retira. Une heure ne s’était pas écoulée, qu’un messager arriva chez le missionnaire, et lui dit : « Père, Sasa vous réclame instamment. Après « vous avoir quitté tout à l’heure il est allé chez sa sœur ; et là, il est tombé subitement. Nous « croyons que c’est un cas de paralysie. » Le missionnaire se rendit en toute hâte à la maison indiquée. « Eh bien, Père, lui dit Sasa, n’avais-je pas raison de vouloir mettre ordre à mes « affaires ? J’ai tout un côté paralysé ; mais la tête est encore intacte, grâce à Dieu ; et si vous « me le permettez, je me confesserai tout de suite, car on ne sait pas ce qui peut arriver. » Le brave homme fit, en pleine connaissance, la revue de toute sa vie, reçut l’absolution, et puis il dit au missionnaire en souriant : « Maintenant me voilà tranquille. J’ai tenu la promesse que je « vous avais faite. Je laisse le reste à la miséricorde et à la bonté de Dieu. »
« Dès le lendemain, ses parents venait chercher Sasa, pour le ramener chez lui. Il vécut encore deux jours, sans souffrance, uniquement occupé à remercier Dieu de la grâce dont il avait été l’objet. Avant sa mort, qui fut très calme, il était heureux d’affirmer, devant les nombreux païens qui l’entouraient, que, pendant sa vie aventureuse, il n’avait jamais perdu la foi de son baptême.
« Parmi les différentes manières de faire l’évangélisation, il y en a une qui attire tout spécialement l’attention des Japonais. C’est celle qu’emploie le cher M. Bertrand, dans son hôpital de lépreux de Gotemba. Il a beau vouloir cacher son dévouement infatigable, ses œuvres de charité parlent toutes seules et si haut, que le gouvernement japonais a voulu lui rendre un hommage public, sous la forme d’une décoration.
« M. Bertrand a été appelé au chef-lieu du département ; et là, le préfet de Shizuoka lui a remis la médaille du Mérite, que l’on décerne à ceux qui se sont distingués par les œuvres de philanthropie et de charité. Notre confrère aurait bien voulu se dérober à cet honneur. Mais il a eu affaire à un préfet éclairé et bienveillant, qui se fait gloire d’avoir un homme comme M. Bertrand parmi ses administrés. Aussi, est-ce avec la plus exquise délicatesse qu’il a complimenté le cher récipiendaire, en épinglant sur sa poitrine le signe de distinction qu’il avait sollicité pour lui. Les journaux ont fait de cette cérémonie un compte rendu très élogieux. Avec l’hôpital lui-même, dont la réputation est déjà si bien établie, la religion qui l’a fondé a gagné en estime et en sympathie auprès du public.
« Une autre circonstance où les sympathies de nos chrétiens et de bon nombre de païens se sont encore manifestées, c’est la fête célébrée dans le poste d’Asakusa, à l’occasion du 25e anniversaire de l’entrée en fonctions de M. Brotelande, comme curé de cette importante paroisse de Tokio. Le programme était aussi intéressant que varié, et, quand la journée a été finie, missionnaires et chrétiens se sont retirés en emportant dans leur cœur l’impression très douce d’une fête de famille, où la joie, la reconnaissance, la vénération s’étaient donné rendez-vous pour célébrer le fécond ministère du cher jubilaire.
« A 9 heures du matin, l’église d’Asakusa était remplie d’une foule recueillie et endimanchée. Malgré la fatigue, provenant d’une infirmité de vieille date, M. Brotelande put chanter la grand’messe, avec deux de ses anciens vicaires remplissant les fonctions de diacre et sous-diacre. A midi, des agapes fraternelles réunissaient tous les missionnaires, tandis que les chrétiens se divisaient par petits groupes, dans la salle des conférences, pour prendre part au repas de famille, préparé à leur intention. De part et d’autre, discours, compliments, tout fut à la hauteur de la fête, qui devait se continuer dans le jardin du poste par des exercices récréatifs, dont la direction avait été confiée aux meilleurs artistes. A la tombée de la nuit, il y eut une séance de lanterne magique, où l’on vit défiler les portraits de tous les curés et vicaires du poste, les vues de l’ancienne chapelle et divers groupes des premiers chrétiens, pendant que des orateurs de choix faisaient l’historique de la belle paroisse depuis son origine. De fréquents applaudissements prouvaient que l’immense auditoire s’associait de tout cœur aux sentiments du vénérable pasteur, qui rappelait si délicatement les travaux de ses prédécesseurs. Il fut récompensé lui-même par l’explosion d’enthousiasme qui accueillit le portrait, où on le voyait représenté tel qu’il était vingt-cinq ans auparavant. L’orateur du moment, dans un mouvement très heureux et en termes exquis, dit que si le corps de notre cher jubilaire avait changé, son cœur était resté toujours jeune. La fête, comme il convenait, finit par ce mot du cœur, que le Père et les enfants surent comprendre à merveille.
« C’est avec une très grande joie que je constate les progrès continus des collèges fondés par nos chers Marianistes. Sous l’habile direction de leur digne provincial, les Frères de Marie marchent de succès en succès, et leur réputation est tellement bien assise à Tokio, que leurs établissements passent, aux yeux des Japonais eux-mêmes, pour les meilleurs modèles de maisons d’éducation.
« L’école de l’Étoile du Matin, à la capitale, compte plus de 700 élèves, et les demandes d’admission sont si nombreuses que l’achat d’un autre terrain et la construction d’un nouveau bâtiment s’imposent absolument. Les négociations sont entamées dans ce but et promettent d’être couronnées de succès, grâce à l’aimable concours de plusieurs ministres d’État et des hommes les plus marquants de la haute société. Ces messieurs, et en particulier les militaires et les marins, se font un plaisir de dire tout haut qu’au milieu des devoirs et des affaires qui les empêchent de s’occuper de l’éducation de leurs fils, ils s’en remettent tranquillement au zèle et au dévouement des Marianistes. On pourrait même citer à l’appui de ce témoignage la parole d’un amiral qui, avec une rondeur très caractéristique, chargeait les professeurs de l’école de faire de son enfant « un homme et un citoyen ». Un amiral est probablement en germe à l’Étoile du Matin.
« Il va sans dire que l’instruction religieuse est donnée avec le plus grand soin aux élèves qui en manifestent le désir ; et nombreux sont déjà ceux qui ont reçu, à l’école, la grâce du baptême.
« Le collège de Yokohama, tenu par les mêmes Frères, jouit aussi d’une excellente réputation. Il ne reçoit que des Européens, tandis que dans celui de Tokio on n’admet que des Japonais.
« L’éducation des jeunes filles est confiée aux Dames de Saint-Maur et aux Sœurs de Saint-Paul de Chartres.
« Les Sœurs de Saint-PauI ont, à Tokio, une école primaire, un cours de langues et un pensionnat où a été élevée la fille du président du Conseil. Cette jeune dame a gardé la plus grande sympathie pour ses anciennes maîtresses, et on la voit quelquefois assister, en compagnie de son noble père, aux fêtes de charité que l’on donne à l’école.
« Les Dames de Saint-Maur, de leur côté, ont aussi une école primaire, un pensionnat et un cours de langues, à la paroisse de la cathédrale, et un cours supérieur pour les jeunes filles de la haute société, dans un quartier aristocratique de Tokio, près de l’école des Nobles. Le succès de ce cours a dépassé toutes les espérances, et il est à désirer que le personnel des maîtresses augmente à proportion du nombre des élèves, dont le chiffre atteint 200.
« A Yokohama, les Dames de Saint-Maur continuent avec un égal succès les œuvres commencées il y a plus de trente ans. Je suis heureux en particulier de constater les fruits consolants, produits dans cette ville par l’établissement d’un cours destiné aux jeunes filles des familles aisées. Ce cours est d’institution assez récente. Mais le bon accueil qu’on lui a fait n’a pas été trompé. Sous le rapport de l’instruction et de l’éducation, il donne aux parents les meilleures garanties et les plus grandes satisfactions.
« La ville de Shizuoka a aussi son école, tenue par les Dames de Saint-Maur. Les commencements ont été un peu difficiles, à cause des nombreuses écoles publiques ou privées qui se sont ouvertes dans cette charmante localité. Mais, grâce à la constance et à l’énergie des Sœurs ; grâce aussi aux eucouragements donnés par le préfet du département et par le maire de la ville, les cours ont pris une telle extension depuis l’année dernière, qu’on est obligé de construire un nouveau bâtiment, à côté de la maison où les jeunes filles se réunissaient jusqu’à présent. Le préfet avait été bon prophète, lorsque, parlant devant un auditoire distingué, le jour de la distribution des prix, il disait que les dignes maîtresses ne tarderaient pas à gagner la confiance de la population. C’est déjà fait.
« L’œuvre de la presse continue à donner de très bons résultats. Dans un pays où le livre et le journal sont entre les mains de tout le monde, il faut nécessairement avoir recours aux mêmes armes que les ennemis, pour les combattre. Une revue japonaise, la Voix, une revue française, les Mélanges, des livres, des tracts, où sont traités toutes les questions théologiques, philosophiques, historiques, etc., etc., voilà le travail auquel plusieurs missionnaires se dévouent avec un zèle au-dessus de tout éloge, sans négliger pour cela les devoirs du saint ministère. Je me fais un devoir de les remercier tous, en la personne de M. Lemoine, qui a la plus grande part dans cette œuvre éminemment utile de la presse. J’ajoute avec plaisir que la revue catholique la Voix est souvent citée, avec une bienveillance très marquée, par le directeur de la Revue de la Presse japonaise, dans les articles qu’il publie, toutes les semaines, dans un des plus grands journaux de Tokio. Plaise à Dieu que toutes ces œuvres se maintiennent et s’étendent encore davantage, pour l’honneur de notre sainte religion !
« Je ne veux pas finir ce compte rendu sans rappeler le souvenir du très cher et très regretté Mgr Osouf. A la fin de l’année dernière, les chrétiens de la paroisse de la cathédrale formèrent un comité qui adressa à tous les postes du diocèse un appel, pour l’érection d’un monument à la mémoire du premier archevêque de Tokio. Les souscriptions ont dépassé de beaucoup le prix du monument, et le surplus a été affecté à la publication des ouvrages de propagande. Le 27 juin de cette année, jour anniversaire de la mort de Mgr Osouf, une foule considérable s’est réunie au cimetière afin de prier pour le cher défunt et d’assister à l’inauguration du monument. Avec quel bonheur nous avons constaté que nos chrétiens, à l’instar des missionnaires, gardent fidèlement le culte de ce saint, qui fut pour nous un Père très aimant et très aimé. In memoria œterna erit justus.»
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