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Rapport annuel des évêques

Année: 1910
Pays: Japon
Mission: Tôkiô

CHAPITRE PREMIER
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GROUPE DES MISSIONS DU JAPON

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I. ─ Tôkiô


Population catholique 9.700
Baptêmes d’adultes 924
Baptêmes d’enfants de païens 234
Conversions d’hérétiques 2
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« La pensée se reporte d’elle-même, au commencement du compte rendu de cette Mission, vers la douce et sympathique figure du regretté Mgr Mugabure, archevêque de Tôkiô, que la mort a ravi, loin de la terre qu’il avait évangélisée. La Providence a voulu lui imposer ce dernier sacrifice. Les missionnaires et les fidèles de son diocèse l’ont partagé, car ils ont été privés de l’honneur de lui rendre les derniers devoirs. Ils ont trouvé un adoucissement à leur douleur, en faisant monter vers Dieu de ferventes prières pour le repos de l’âme de leur bien-aimé Pasteur, heureux de lui témoigner, dans la mesure où ils le pouvaient, leur vénération et leurs regrets.
« Durant ses 36 années d’apostolat, dont 30 comme missionnaire, et 7 comme coadjuteur ou archevêque de Tôkiô, Mgr Mugabure a toujours été sur la brèche, toujours prêt à se transporter là où l’appelait le bien des âmes. Il ne vivait que pour sa Mission ; aussi, sa dernière pensée a-t-elle été pour elle. Au ciel il intercédera pour nous tous, et obtiendra aux chrétiens des grâces de persévérance, d’union et de paix, et aux païens, des grâces de conversion.
« Un autre deuil, depuis longtemps prévu, est encore venu nous attrister. M. Daumer a quitté ce monde, loin de sa Mission également, après une longue et cruelle maladie, très chrétiennement supportée. Son souvenir vivra longtemps dans le cœur de ceux qui l’ont connu. Et, comme si nos épreuves n’étaient pas suffisantes, le bon Dieu a rappelé à lui un de nos bons prêtres Japonais, M. Paul Kunisada Yahei. Il n’avait que dix ans de sacerdoce. Homme de devoir, de règle et de zèle, il avait relevé la chrétienté de Honjo, si cruellement éprouvée lors de l’émeute de Tôkiô, au commencement de septembre 1905. Les soins attentifs que lui ont prodigués ses paroissiens, pendant les trois mois qu’a duré sa maladie, ont été un témoignage éclatant du respect et de l’affection que tous lui portaient. Il repose maintenant dans le cimetière de sa paroisse, au milieu de ceux qui l’y ont précédé.

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« Après ce souvenir donné à nos chers défunts, ajoute M. Evrard, supérieur intérimaire de la Mission, voici quelques détails sur l’état général du diocèse, et sur les résultats des travaux de mes chers Confrères et de leurs coopérateurs.
« Tout modeste qu’il est, le chiffre des baptêmes d’adultes est le fruit de bien des fatigues et de bien des visites. Les conversions se font surtout, ici, par les relations privées. Les grandes conférences sont le coup de tambour qui assemble les foules ; malheureusement, il ne faut pas compter les prendre à grands coups de filet. Nous pêchons à la ligne, et c’est une à une que nous amenons à Dieu les âmes que la grâce a touchées. Il faut beaucoup de savoir-faire et beaucoup de patience. L’instruction et la préparation au baptême des catéchumènes exige un travail considérable ; car le missionnaire n’est pas libre dans son action : non pas qu’il y ait des entraves à la liberté religieuse, mais sa qualité d’étranger lui ferme les portes, s’il n’est pas officiellement introduit. Sans cette formalité, c’est avec réserve, avec froideur même qu’il est reçu. Aussi, est-il obligé, le plus souvent, d’attendre que les âmes viennent à lui.
« Pour remédier à cette difficulté, la Mission emploie des catéchistes japonais. Eux, du moins, peuvent se présenter partout, même sous de futiles prétextes, et nouer ainsi des relations qui leur permettent de parler de religion, et de mettre les gens en contact avec le missionnaire. Mais ces catéchistes doivent vivre honorablement et, avec nos faibles ressources, nous ne pouvons en entretenir que vingt-cinq, alors qu’il nous en faudrait deux ou trois fois ce nombre. Et encore, sommes-nous à nous demander, chaque année, si nous pourrons les maintenir, l’année suivante. Quel bien ils feraient, soit en instruisant les enfants, soit en recrutant les catéchumènes, dans les localités où le missionnaire ne peut aller que deux ou trois fois par an !
« Ne pouvant s’adonner à leur gré à l’œuvre des conversions, les ouvriers de l’Évangile consacrent leurs efforts à la formation chrétienne des fidèles dans les postes où ils résident en permanence. C’est avec plaisir que j’ai constaté, à la lecture des comptes rendus de chaque district, que nos chrétiens s’affermissent de plus en plus dans la vie spirituelle. Plusieurs de ces rapports accusent des chiffres fort consolants de communions de dévotion ; c’est une preuve du zèle des Confrères à mettre en pratique les instructions du Souverain Pontife. Il est certain que ce mouvement se propagerait davantage, si les fidèles étaient moins éloignés des églises et des chapelles, ou si le manque de ressources, en hommes et en argent, ne nous empêchait pas de dédoubler les districts plus étendus, ou même de subvenir aux frais de plus fréquents voyages.
« Il est agréable encore de constater que, là où les missionnaires ont peiné pour l’instruction religieuse, tant des grandes personnes que des enfants, leurs efforts ont été couronnés de succès : « J’ai ici le catéchisme des enfants le dimanche et en semaine, écrit M. « Lissarrague, qui est chargé du district d’Asakusa. Ils sont 90 inscrits ; j’ai réussi à obtenir « l’assistance presque complète du groupe à chaque séance. Mon ministère auprès des fidèles « attiédis m’a procuré 50 communions pascales de plus que l’année précédente. » Ce cher Confrère rend un juste témoignage au zèle de ses chrétiens, qui se font un devoir de mettre leur paroisse en état de faire face à ses besoins matériels et spirituels. Un triduum pour jeunes gens a précédé la fête du Saint-Sacrement ; plus de cinquante d’entre eux se sont approchés de la sainte Table, le jour de la clôture.
« A Kanda, M. Chérel, qui a donné une mission à sa paroisse, a eu la grande consolation d’en voir les exercices suivis par une nombreuse assistance.
« M. Tulpin est heureux de rendre témoignage à la piété et au bon esprit de ses chrétiens d’Azabu. Ils assistent régulièrement aux offices, aiment à s’approcher des sacrements et font preuve d’une grande générosité. Son église, agrandie il y a seulement trois ans, est déjà trop petite. Un mouvement a été lancé pour recueillir les fonds nécessaires à un nouvel agrandissement.
« La paroisse de Honjo, confiée à M. Honjô, prêtre japonais, se fait remarquer par l’admirable union de tous ses membres. Chaque jour, au moins trois personnes doivent assister à la messe, au nom de la paroisse, et recevoir la sainte communion. Nombreux d’ailleurs sont les fidèles des deux sexes qui communient chaque dimanche. Cet amour pour Jésus-Hostie développe chez eux un zèle tout particulier pour la conversion de leurs frères païens. Aussi les catéchumènes y sont-ils nombreux.
« A Sekiguchi, écrit M. Drouart de Lezey les chrétiens, tout en faisant l’édification du « missionnaire par leur piété, leur régularité aux offices et le nombre toujours croissant de « leurs communions, manquent malheureusement de zèle pour la propagation de la Religion, « de sorte que la population catholique n’augmente pas. Au mois d’octobre, ajoute ce « Confrère, j’établirai l’Apostolat de la Prière dans ma paroisse ; j’espère que le Sacré-Cœur « touchera les âmes de mes chrétiens et les transformera en apôtres. »
« M. Chabagno écrit de Yokohama, que son troupeau lui donne plus de joies que d’ennuis. Ne pouvant pas aisément réunir les enfants à l’église pour leur apprendre le catéchisme, il s’est astreint à faire ce travail dans les familles. Cette méthode obtient quelque succès.
« Le district de Hachiôji, formé de villages pris sur trois départements différents, comprend plusieurs bonnes chrétientés. M. Mayrand, qui en est chargé, est en tournée pendant huit mois de l’année. Il est heureux de déclarer que la vie chrétienne se fortifie. Les familles aiment à s’instruire des vérités de la Religion, et les longues veillées d’hiver sont consacrées à l’étude du catéchisme, sur lequel le missionnaire fait passer, chaque année, un examen général. Les notes sont rendues publiques. Dans l’ensemble du district, la communion fréquente est en grand honneur.
« M. Billing, chargé de Numazu, a peu de consolations dans son ministère auprès des païens. Il se dédommage par des conférences, qui, en procurant à ses ouailles une connaissance plus approfondie des dogmes de la Foi, les excitent à plus de ferveur pour la réception des sacrements.
« Le grand événement de l’année pour la chrétienté de Shizuoka, écrit M. Lemaréchal, a « été la construction d’une église, longtemps désirée et impatiemment attendue. La sainte « Vierge a écarté tous les obstacles. Mgr Mugabure fit la bénédiction solennelle de la « première pierre, au commencement de septembre 1909. La consolation de bénir le nouvel « édifice a été refusée à notre regretté Archevêque. Mgr Berlioz a bien voulu présider cette « cérémonie, qui fut fixée au 17 mars, 45e anniversaire de la découverte, à Nagasaki, des « descendants des anciens chrétiens du dix-septième siècle. L’église, de style gothique, copie « d’une autre église due au talent et au bon goût de Mgr Osouf, ne laisse rien à désirer au « point de vue architectural. C’est, à l’heure actuelle, le monument le plus remarqué de la « ville.
« A l’occasion de la bénédiction, plusieurs catéchumènes reçurent le baptême, et la « confirmation fut donnée à une quinzaine de néophytes.
« Les chrétientés de Fujieda et de Hamamatsu, desservies par M. Tonooka, se sont « signalées par une ferveur particulière. Dans cette dernière ville, grâce à la générosité de M. « Ferrand, une gracieuse réduction de la grotte de Lourdes, avec statue de la sainte Vierge, a « été offerte à la piété des fidèles qui aiment à venir s’agenouiller et prier aux pieds de leur « Mère du Ciel. »
« Le district de Kanazawa, sous la direction d’un Missionnaire du Verbe Divin, celui de Matsumoto, sous la direction de M. Cesselin, et le nouveau district de Maebashi, sous celle de M. Giraudias, continuent à progresser lentement. Notons seulement, en passant, qu’un cimetière réservé aux catholiques a été acquis par les soins de M. Cesselin.
« Pour compléter ce voyage à travers la Mission, il est nécessaire d’ajouter que, dans la plupart des paroisses, des congrégations ou associations pieuses, soit de jeunes gens, soit de jeunes filles, sont établies pour le plus grand profit des âmes. Elles sont l’objet d’une particulière sollicitude de la part des chefs de district : et la peine qu’ils se donnent, à l’occasion des réunions et des instructions, est largement récompensée par les avantages spirituels qu’y trouvent les membres de ces groupes.
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« Plusieurs Confrères s’occupent aussi, parallèlement à leur ministère apostolique, d’œuvres de presse. Grâce à eux, le Koe, Revue catholique mensuelle, et l’Oshie no sono, petite Revue pour les enfants, ne se sont pas seulement maintenus, mais ils ont vu le nombre de leurs abonnés s’élever notablement. Durant l’année, un grand nombre de brochures de propagande, de tracts, etc., ont été édités et largement distribués. Ces Confrères et parmi eux, plus particulièrement, Messieurs Drouart de Lezey, Ligneul et Lemoine, ont droit à toute notre reconnaissance.
« Pour bien comprendre l’importance et l’utilité de la tâche qu’ils remplissent, il faut connaître la mentalité de nos chers Japonais. Il est vrai que la Constitution reconnaît la liberté religieuse. Mais que de préjugés contre le christianisme ! Quelles appréhensions aussi exagérées que mal fondées ! Fiers, et à bon droit, de leurs succès militaires, les Japonais ont une foi invincible dans les destinées glorieuses de leur pays. Or, un Dieu suprême, un Dieu personnel, un Pontife souverain et infaillible ne seraient-Ils pas des obstacles à la réalisation de leurs rêves ? Les masses ignorantes sont portées à le croire.
« D’autre part, des savants et des philosophes, que préoccupe le grand problème religieux, s’absorbent dans les plus étranges contradictions. La Religion catholique, avec ses dogmes immuables et sa morale qui met un frein aux passions et aux appétits de la nature humaine, leur paraît trop sévère, et ils rêvent d’une certaine religion, ou plutôt d’une sorte d’éclectisme religieux, qui harmoniserait la doctrine chrétienne avec les élucubrations bouddhistes : telle devrait être, leur semble-t-il, la religion nationale.
« Montrer aux foules ignorantes, mais avides de connaître, l’inanité de leurs craintes et la fausseté de leurs préjugés ; prouver aux savants, par les témoignages de l’histoire et les arguments de raison et d’autorité, que seul le catholicisme est capable d’inspirer les mâles vertus et de faire les hommes forts et les grands peuples, que, seul aussi, il est capable de satisfaire leur soif de savoir et de connaître les mystères de l’au-delà, c’est assurément une noble et excellente tâche, qui, accomplie avec des vues surnaturelles, est de nature à produire les plus heureux résultats.

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« Nos précieux et dévoués auxiliaires, les Marianistes, instruisent, dans leurs établissements de Tôkiô et de Yokohama, près d’un millier de jeunes gens, qui se destinent aux carrières supérieures. Faute de local suffisant, ils se voient obligés, à leur grand regret, de refuser des élèves ; c’est une marque de la haute estime en laquelle leurs écoles sont tenues ; elles la doivent à la supériorité de leur enseignement et à l’excellence de leur discipline.
« Les RR. Pères Jésuites se préparent, dans l’étude, le silence et la prière, à entreprendre l’œuvre que Dieu leur demandera et que la connaissance des besoins du pays indiquera à leur zèle apostolique.
« Les Dames de Saint-Maur ont réalisé, à Tôkiô, un projet depuis longtemps poursuivi. Elles se sont installées dans un quartier plus central, sur un terrain plus vaste, qui leur permettra d’ouvrir des cours complets d’enseignement, depuis les classes d’enfants jusqu’aux leçons spéciales de langues étrangères. Une moitié à peine des bâtiments est disponible : l’inauguration en a été faite le 1er avril ; l’école, reconnue officiellement, abrite 354 élèves, petites et grandes.
« Leur établissement de Yokohama reçoit des jeunes filles de toutes les classes de la société, distribuées en différentes sections. Toutes y trouvent l’instruction et l’éducation appropriées à leur condition sociale. A côté des classes supérieures et des classes primaires est un orphelinat, avec un ouvroir et un dispensaire.
« Leur maison de Shizuoka continue à prospérer merveilleusement. Le nombre des élèves augmente ; c’est une preuve de l’estime et de la confiance des familles. Les sacrifices et le dévouement des Religieuses sont récompensés par l’excellent esprit de leurs jeunes filles, dont plusieurs se sentent vivement portées vers notre sainte Religion.
« Les Sœurs de Saint-Paul de Chartres maintiennent la bonne réputation de leur établissement de Tôkiô. Grâce à une nouvelle organisation des hautes classes, elles jouissent maintenant des privilèges accordés aux écoles supérieures de filles. Les cours sont fréquentés par 557 élèves. L’établissement comprend, en outre, un orphelinat, un ouvroir et un dispensaire bien connu.
« Les Dames du Sacré-Cœur ont pu ouvrir leur pensionnat, l’automne de l’année dernière. Une éducation complète y est donnée. La maison possède une école maternelle, une école primaire, une école supérieure et un cours pour demoiselles. Quoique à peine ouverte, elle compte déjà 60 élèves de tout âge.
« Les succès de ces écoles nous sont un grand sujet de joie et d’espérance pour un avenir prochain. Sans doute, dans toutes, la majorité des élèves est encore païenne. Mais maîtres et maîtresses d’école ne tarissent pas d’éloges sur leur bon esprit. Tous ces jeunes gens, toutes ces jeunes filles prennent contact avec le catholicisme ; les préjugés disparaissent. De retour dans leurs familles, les uns et les autres gardent l’estime d’une religion qu’ils connaissent dans ses doctrines comme dans les vertus qu’elle inspire. C’est un bienfait inappréciable qu’un exemple mettra en lumière.
« Une jeune personne avait suivi le cours de langues étrangères chez les Dames de Saint-Maur et l’avait terminé sans demander le baptême. Elle connaissait pourtant bien notre Religion. Peu de temps après son mariage, son mari fut atteint de phtisie. Elle le soignait avec dévouement, lorsque sa famille et son mari lui-même, craignant pour sa vie, l’engagèrent à ne pas s’exposer. Avant de prendre une décision, elle consulta son ancienne maîtresse et lui demanda ce que ferait une chrétienne, en pareil cas. « Elle demeurerait avec son mari, lui fut-« il répondu ; elle lui donnerait ses soins : si elle venait à mourir, ce serait pour avoir fait son « devoir. » Elle suivit cette ligne de conduite. Son mari est mort. La jeune femme, atteinte à son tour de la terrible maladie, a fait appeler sa maîtresse et a demandé à recevoir le baptême. Avant de mourir, elle a exprimé sa volonté d’être enterrée religieusement. Son père, quoique païen, surpris de la joie et du bonheur de sa fille à ses derniers moments, n’a pas refusé son consentement.
« Les autres œuvres établies dans le diocèse, en particulier, l’orphelinat de la Sainte-Enfance, la léproserie de Gotemba, les maisons de famille pour étudiants de Kanda et de Kanazawa, continuent à faire le bien sans bruit, uniquement pour établir davantage le règne de Dieu sur la terre. Toujours le même esprit de dévouement, couronné par les mêmes succès.
« En terminant ce compte rendu, je me plais à mentionner, ajoute M. Évrard, l’établissement canonique de l’Apostolat de la Prière. Après s’être développée dans l’ombre, au Collège Saint-Joseph, à Yokohama, où elle produisait une augmentation de foi et de piété parmi les enfants, l’Association s’est étendue au dehors, parmi les anciens élèves qui ont voué un culte spécial au Sacré-Cœur de Jésus. Le moment a paru favorable pour l’établir suivant les règles prescrites et lui donner un directeur diocésain. Depuis le commencement de l’année, l’œuvre est régulièrement organisée ; elle est établie dans les diverses communautés religieuses et dans les écoles des deux sexes, ainsi que dans les paroisses de Yokohama, de Shizuoka et de Matsumoto. Son avantage immédiat est de développer l’amour de la prière et du sacrifice, d’exciter à l’action les âmes pusillanimes et de favoriser ainsi la prospérité de nos œuvres. Louanges au divin Cœur de Jésus ! »



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