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Rapport annuel des évêques

Année: 1922
Pays: Japon
Mission: Osaka
Rédacteur:Mgr Bousquet

III. — Osaka.

Population catholique 4.694
Baptêmes d’adultes 204
Baptêmes d’enfants de païens 384
Conversions d’hérétiques 5


Il semble qu’au Japon nous assistions, en ce moment, à la faillite de ce matérialisme qu’il y a quelques années, la classe instruite jugeait de bon ton d’afficher à tout propos. L’athéisme, la vanité de toute préoccupation religieuse, étaient les thèses favorites de qui voulait paraître civilisé. Or, depuis quelque temps, on remarque un renouveau religieux, non pas encore bien étendu ni bien profond, mais cependant bien réel.
Ce renouveau est visible, surtout dans le monde des intellectuels. Là, on dirait que l’on commence à soupçonner quelque chose cette profondeur de vie morale qui distingue le christianisme.
Le catholicisme a sa part dans ce renouveau de curiosité religieuse qui agite le monde qui réfléchit. Un de nos jeunes catholiques vient de publier un ouvrage sur les Martyrs japonais du XVIe et du XVIIe siècles. Ce livre a eu un vrai succès ; on le trouve à l’étalage de toutes les librairies. Il a été beaucoup lu dans le monde non chrétien.
D’ailleurs, tout ce qui touche à la première évangélisation du Japon est étudié en ce moment avec une vraie sympathie. La curiosité des érudits et, dans la grande presse, l’amour de l’inédit, nous ont valu, ces derniers temps, maintes études sérieuses sur cette lointaine époque, toujours si attachante pour nos cœurs catholiques. Et ce qui est remarquable, ce qui prouve un grand changement dans les dispositions du monde savant à l’égard de notre sainte Religion, c’est que nos érudits, tout païens qu’ils soient, apportent à leur travail une réelle probité scientifique, un vrai souci de comprendre cette religion dont ils étudient les héros. Il est inévitable que quelques erreurs leur échappent ; malgré cela, leurs études demeurent toujours un hommage, involontaire sans doute mais pourtant réel, à la transcendance du catholicisme. Jamais, je crois, pareil phénomène ne s’était produit et il mérite d’être signalé.
Un autre signe de progrès dans la mentalité de nos japonais, c’est que, depuis quelque temps, on remarque dans la presse une campagne menée par des intellectuels contre ce qu’ils appellent les basses superstitions et, en réalité, contre le culte de certaines divinités qui flattent les passions de la pauvre humanité et qui malheureusement sont encore trop populaires. Quels que soient les résultats de cette campagne, elle dénote au moins un louable souci de décence morale qui doit nous réjouir.
Ainsi, les idées chrétiennes s’emparent, tous les jours un peu plus, de l’attention publique, et le christianisme, qui ne fut longtemps que la religion de l’étranger, s’acclimate peu à peu au Japon. Quand, dans leurs discours ou leurs écrits, nos Japonais veulent énumérer les religions de leur pays, le christianisme est toujours nommé.
D’après le recensement fait le 15 août 1922, la Mission d’Osaka compte actuellement 4.694 catholiques. Au cours de cette dernière année, il y a eu 2.439 communions pascales, et 82.429 communions de dévotion. De plus, 720 baptêmes ont été administrés, dont 209 d’adultes, 384 d’enfants à l’article de la mort et 127 d’enfants de chrétiens. Si modestes soient-ils, ces chiffres sont notablement supérieurs à ceux de l’an dernier ; aussi nous signalons ce petit progrès avec d’autant plus de joie que nous avions tout lieu de craindre un recul. En effet, l’année que nous clôturons a été tout particulièrement une année d’épreuves. Le bon Dieu nous a pris M. Daridon, au mois de décembre 1921, et M. Marie au mois de mai 1922. Ces deux confrères étaient encore dans toute la plénitude de leurs forces, et paraissaient devoir fournir encore une longue carrière. De leur côté, nos dévoués auxiliaires, les Religieux de la Société de Marie, ont perdu, le 1er novembre dernier, le digne aumônier de leur grande école d’Osaka, M. L’abbé Henry. Il achevait de préparer une instruction pour ses jeunes néophytes premiers communiants, en ce beau jour de la Toussaint. On le trouva dans sa cellule, frappé d’apoplexie. Sur son bureau était ouvert le cahier où il avait écrit ses notes en japonais, avec le titre seul en français : « le Ciel ». Dieu l’avait appelé à la récompense de toute une vie dépensée au service des âmes. Il Lui avait plu de lui montrer sans retard le Ciel, sur lequel il méditait.
Devant toutes ces morts, nous n’avons qu’à nous incliner humblement sous la main de Dieu qui nous frappe. On l’a dit : Dieu n’a pas besoin des hommes, il ne demande que des sacrifices. Ces bons ouvriers, tombés dans le sillon, nous laissent le souvenir réconfortant de leur vie, qui fut toute de dévouement, et de la plus édifiante des morts. Et nous espérons bien que, de là-Haut, ils nous aideront, nous les survivants, à récolter ce qu’ils ont semé.

Le compte rendu de l’an dernier annonçait la prochaine division du diocèse d’Osaka et la décision prise par la S. C. de la Propagande de confier aux Pères Jésuites la nouvelle mission de Hiroshima. Cette importante décision est entrée cette année dans la voie de la réalisation. En effet, le 21 février 1922, sont arrivés au Japon Sa Grandeur Mgr Dœring, supérieur de cette future mission, et quatre Pères Jésuites. Pour se former un peu aux us et coutumes du pays, et pour commencer à apprendre le Japonais, ces nouveaux missionnaires ont passé d’abord quelques mois chez leurs confrères de l’Institut Catholique de Tokio. Après les fêtes de Pâques, c’est-à-dire pendant la dernière quinzaine du mois d’avril, Mgr d’Osaka a fait visiter à Mgr Dœring tous les postes de notre diocèse qui doivent lui être cédés tôt ou tard. Ensuite, ces deux Supérieurs de Mission ont fixé d’un commun accord les postes où les quatre premiers missionnaires Jésuites s’installeraient, et l’époque à laquelle ils viendraient les occuper. Enfin, depuis le 30 juin dernier, les Pères Jésuites ont pris la charge de trois postes seulement : ceux de Hiroshima et de Tottori, demeurés vacants depuis la mort des Pères Marie et Daridon, et celui de Matsué que leur a cédé M. Deruy. Ce dernier confrère a été envoyé à Kyoto, où il prêtera main forte à M. Aurientis qui, jusqu’à ce jour, était surchargé de travail. Pour aider ces nouveaux missionnaires au début de leur ministère au Japon, Mgr d’Osaka leur a prêté deux de ses prêtres indigènes. Ces dévoués auxiliaires doivent rester auprès des Pères Jésuites autant de mois que leurs services seront jugés nécessaires.
Pour que la nouvelle Mission de Hiroshima puisse être érigée d’une façon indépendante, il faut que nos successeurs dans l’ouest soient assez nombreux pour occuper tous les postes qui doivent leur être cédés, et surtout que, selon le désir de la Sacrée-Congrégation de la Propagande, les Pères Jésuites connaissent assez la langue du pays et soient suffisamment initiés au ministère auprès des Japonais, pour être capables de voler de leurs propres ailes. On espère bien que toutes ces conditions seront remplies vers la fin de l’année prochaine.
Nous connaissons les raisons de haute sagesse qui ont décidé la Sacrée-Congrégation de la Propagande à confier la nouvelle Mission à une autre Société de missionnaires. Cette mesure s’imposait, dans un diocèse qui comprend une population païenne d’environ quinze millions, et qui ne compte actuellement que vingt-deux missionnaires et trois prêtres japonais. C’était d’ailleurs le désir de Benoît XV, le Pape des Missions, de voir ces immenses territoires païens se subdiviser, et de nouvelles missions plus limitées se former, pour rendre l’évangélisation plus rapide et plus efficace.
N’ayant pour but que l’avancement du Royaume de Dieu, et toujours soumis d’esprit et de cœur aux décisions qui viennent du Saint-Siège, les missionnaires de la Société des Missions-Étrangères cèdent volontiers aux nouveaux venus cette portion de leur champ d’apostolat. Mais comme une mère s’est attachée à ses enfants d’autant pus fortement que ceux-ci lui ont coûté plus de douleurs et de soucis, ce n’est pas sans émotion que la Mission d’Osaka voit passer en d’autres mains ces petites mais intéressantes chrétientés, où tant de bons et zélés missionnaires ont longtemps travaillé en silence, au milieu de difficultés que ne soupçonneront jamais ceux qui ne les ont pas rencontrées eux-mêmes.
Les limites de ce compte rendu ne nous permettent pas de donner un souvenir à chacun des postes que nous nous préparons à quitter. Nous nous contenterons donc de rappeler brièvement l’histoire du poste d’Okayama, qui est le premier fondé dans toute la région que nous allons céder, et qui en est aujourd’hui le plus prospère et le mieux installé.

Jusqu’à la fin de 1879, les missionnaires n’avaient pas encore pu pénétrer dans toute la partie de notre diocèse qui formera la nouvelle Mission de Hiroshima. Renfermés dans les ports ouverts par les traités aux étrangers, il leur fallait, pour pénétrer à l’intérieur du pays, obtenir du gouvernement central, des passeports qui n’étaient accordés qu’avec difficulté.
A la fin de cette année 1879, une occasion providentielle se présenta. Un jeune païen de vingt-sept ans vint à Osaka trouver M. Cousin qui était alors le Provicaire de la Mission. Ce jeune homme était d’Okayama, et venait chercher un professeur de français pour une école qu’il se proposait d’ouvrir dans cette ville. Il offrait de contracter un engagement de trois ans, grâce auquel le missionnaire catholique obtiendrait du gouvernement le droit de résider à Okayama.
Mgr Petitjean vit dans cette démarche le doigt de la Providence, ouvrant, au moyen de la langue française, la voie à l’Évangile, dans une province qui, au XVIe siècle, avait donné à l’Église saint Jacques Kizaemon, un des vingt-six martyrs japonais canonisés par Pie IX. Il fallait pour cette fondation un homme prudent, capable de se concilier les bonnes grâces de tous et de prendre racine dans le pays. M. Vasselon, jeune missionnaire arrivé en 1877 et qui était parvenu à parler le japonais avec une rare perfection, fut choisi et l’engagement fut signé sans retard.
Avec un jeune chrétien qui devait lui servir de catéchiste, M. Vasselon débarqua à Okayama, dans la matinée du 5 février 1880, en la fête des 26 Martyrs Japonais. Le 11 mai suivant, il avait la joie de pouvoir enfin administrer son premier baptême à un enfant moribond. Quand M. Vasselon, qui devait mourir évêque d’Osaka en 1896, fut rappelé à Osaka en 1885, il avait pu, au milieu de difficultés de toute sorte, établir sur des bases solides, la chrétienté d’Okayama. Il avait même réussi à former une autre chrétienté à huit lieues à l’ouest, dans la ville de Tamashima. Un peu plus loin, son catéchiste avait eu la joie de convertir sa nombreuse parenté, qui forma plus tard la chrétienté d’Oda Ebara. Enfin, à Yamano, village perdu dans les montagnes, une troisième chrétienté avait été fondée. Pendant les cinq années passées à Okayama, M. Vasselon avait administré le baptême à 173 infidèles.
Son successeur, M. Luneau, (mort en 1914 Vicaire général d’Osaka mit tout son zèle à développer l’œuvre si bien commencée. Le jour de Noël de l’année 1885, il eut la joie de baptiser toute la famille du Préfet de l’endroit. Cet exemple venu de haut eut du retentissement et les conversions se multiplièrent. La fille du préfet voulant doter Okayama d’une école de jeunes filles, réussit à y faire venir les Religieuses du Saint-Enfant Jésus, qu’elle avait connues à Kobé. Les Sœurs s’établirent à Okayama en 1886, et leur école, après maintes transformations, est devenue, depuis 1905, un lycée de filles qui compte aujourd’hui 380 élèves. Pendant que se fondait l’école des Sœurs, M. Luneau avait découvert dans un petit village, situé à trois lieues au Nord-Ouest d’Okayama, les descendants du martyr saint Jacques Kizaemon, et à la fête de Noël 1885, il eut la consolation de les baptiser.
Dès 1889, Mgr Midon, évêque d’Osaka, voyant les progrès de la foi dans la ville d’Okayama, avait projeté d’y bâtir une église et, dans ce but, Sa Grandeur avait même fait l’acquisition d’un vaste terrain. Ce ne fut cependant qu’en 1899 que ce projet put être réalisé. Aujourd’hui, une belle église, dédiée à saint Jacques Kizaemon, s’y élève, et le poste d’Okayama se trouve solidement établi, aussi bien au point de vue matériel qu’au point de vue spirituel.
Ce rapide coup d’œil jeté sur un des postes que nous allons quitter, suffira pour donner une idée de la somme de dévouement et d’effort qu’a nécessitée la fondation des divers postes, dont les Pères Jésuites vont bientôt prendre la charge. On peut dire qu’au point de vue matériel, ces postes sont installés déjà d’une façon convenable. Quant aux intéressantes chrétientés qui s’y trouvent, elles ont été fondées presque toutes en un temps où le Japon était loin d’avoir les facilités de nos jours. Pour les anciens missionnaires, les longs et pénibles voyages et la résidence dans de pauvres maisons japonaises étaient toujours l’occasion de durs sacrifices. Sans doute, pour Dieu et les âmes, les missionnaires acceptaient tout de grand cœur, cependant, nous ne pouvons oublier que plusieurs de nos confrères y ont trouvé une mort prématurée ou y ont ruiné leur santé. Aussi, nous devons leur rendre le témoignage qu’ils ont magnifiquement préparé le terrain et qu’ils y ont jeté à pleines mains la bonne semence. Sûrement elle fructifiera un jour abondamment, et cela dans un avenir qui est peut-être prochain. Nos successeurs auront pour cueillir la moisson les ouvriers apostoliques qui précisément nous font défaut en ce moment.
Pendant ce dernier exercice, les missionnaires d’Osaka ont continué leur travail ordinaire auprès de leurs chrétiens, avec le même zèle que par le passé. La sanctification des chrétiens, par la fréquentation des Sacrements, l’instruction des fidèles et la formation de la jeunesse restent leur souci de tous les instants. La conversion des païens n’est pas non plus oubliée. Mais là surtout ils ont besoin d’être aidés par les catéchistes ; aussi les confrères qui en ont bons à leur service, s’estiment heureux. Malheureusement, l’entretien de ces précieux auxiliaires coûte très cher au Japon, et nos modestes ressources ne nous permettent d’en avoir qu’un nombre trop limité : 31 seulement pour toute la Mission, dont 19 catéchistes hommes et 12 catéchistes femmes ou baptiseuses.
La prochaine création de la nouvelle mission de Hiroshima nous permettra de fonder de nouveaux postes sur le territoire restreint du diocèse d’Osaka. Le besoin s’en fait vivement sentir. Aussi, dès cette année, nous avons commencé. Au mois de novembre dernier, M. Duthu a été rappelé d’Okayama, et a été nommé curé de la paroisse de Kitano, à Osaka, à la place de M. Bousquet qui a été chargé de fonder un nouveau poste à Nishinomiya. C’est une jolie petite ville, située à mi-chemin entre Kobé et Osaka, au centre d’une région qui s’est couverte rapidement de maisons d’habitation, depuis l’ouverture récente de plusieurs lignes de tramways. En s’installant dans son nouveau poste, ce zélé missionnaire y a trouvé déjà un groupe de 106 chrétiens, dont quelques-uns sont même particulièrement fervents. Le fait suivant suffit à le prouver. « Les enfants d’une famille qui habite à une vingtaine de minutes de la mission, écrit M. Bousquet, ont attiré l’attention des païens, en se rendant tous les matins à la messe de six heures, même en plein hiver. Ils venaient accompagnés de leur mère qui veut à tout prix obtenir la conversion de son mari païen, professeur de l’Université. Pour arriver à ce but, disait-elle un jour, le Bon Dieu me demandera peut-être le sacrifice de deux ou trois de mes enfants, mais je le ferai de bon cœur, si la conversion demandée peut être obtenue à ce prix. » Avec des fidèles de cette Foi, il faut espérer que cette petite chrétienté augmentera rapidement.
Cette année, au mois d’août, nous avons vu passer à Osaka deux groupes d’orphelins polonais, que la Société de la Croix Rouge japonaise fait transporter à ses frais de Sibérie en Pologne. En attendant le départ pour l’Europe des deux bateaux sur lesquels ils devaient s’embarquer, ces enfants ont séjourné quelque temps à Osaka. Ils étaient logés dans un vaste bâtiment de la Croix Rouge. Au nombre de 400 environ, ces pauvres petits étaient placés sous la surveillance d’un prêtre catholique polonais, qu’aidaient un certain nombre de grandes personnes. La Mission s’est empressée de fournir à l’aumônier tout ce qui était nécessaire pour la célébration de la Messe dans une salle des bâtiments qui abritaient ces orphelins. Cependant chaque dimanche, pendant leur séjour ici, les plus âgés de ces enfants venaient encore assister à la messe de la paroisse de Tamatsukuri, qui se trouvait la plus rapprochée de leur résidence passagère. Depuis le premier jour de leur arrivée ici jusqu’au moment où ils se sont embarqués au port de Kobé, les jeunes gens catholiques d’Osaka se sont mis au service de ces pauvres orphelins et n’ont reculé devant aucun sacrifice pour leur venir en aide. De leur côté, nos fidèles, et même les élèves des écoles catholiques d’Osaka, ont fait généreusement l’aumône à ces enfants polonais, d’autant plus dignes de pitié qu’ils ont été successivement victimes de la grande guerre et du bolchevisme. Le dévouement si délicat et si désintéressé de nos catholiques a été grandement apprécié, et même a profondément touché tous ceux qui en ont été les témoins. Aussitôt après le départ des orphelins, le docteur Jakobkévich, vice-président du Comité de secours aux orphelins polonais, M. le Vicomte Sakamoto, membre de la Chambre des Pairs et vice-président de la Société de la Croix Rouge Japonaise, et un délégué du Ministre de Pologne à Tokio sont venus successivement à l’évêché d’Osaka, offrir officiellement leurs remerciements à Monseigneur l’Evêque pour l’admirable dévouement que les catholiques ont montré à l’égard des enfants polonais, pendant leur séjour à Osaka.
Quinze mois seulement se sont écoulés depuis l’arrivée au Japon des Sœurs de Nevers. Aussi, faut-il se réjouir de constater que l’Institut Notre-Dame qu’elles ont ouvert à Osaka compte déjà 45 élèves.
Quant aux diverses écoles catholiques, que dirigent dans notre diocèse les Frères Marianistes et les Sœurs du Saint-Enfant Jésus, elles sont toutes en pleine prospérité. Cette année, à la rentrée des classes, elles ont dû refuser des centaines d’élèves, faute de place.
Ici, comme ailleurs, le temps et la Providence font leur œuvre peu à peu. La mentalité du peuple que nous évangélisons se transforme visiblement, et tous les ans le Japon se rapproche un peu de nous. L’avenir se montre à nous plein de promesses. Les jeunes peuvent venir, leur aînés leur ont préparé du travail.


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