| Année: |
1924 |
| Pays: |
Japon |
| Mission: |
Hakodaté |
| Rédacteur: | Mgr Berlioz |
IV. – Hakodaté
Population catholique 2.790
Baptêmes d’adultes 135
Baptêmes d’enfants de païens 202
Conversions d’hérétiques 4
Mgr Berlioz nous donne, pour ce compte rendu, le « développement », écrit-il, des notes communiquées à l’Œuvre Pontificale de la Propagation de la Foi ; notes très intéressantes sur l’état actuel du diocèse d’Hakodaté et les événements qui s’y sont déroulés durant cet exercice.
Population catholique. – « Quoique cette année le chiffre de la population catholique soit légèrement augmenté, il faut avouer d’une manière générale, du moins dans les circonstances actuelles, que ce chiffre a une tendance à rester plutôt stationnaire. La raison en est que dans nos pauvres provinces du Nord-Est de la grande Ile Nippon, on est ordinairement presque gêné pour vivre ; parfois c’est la disette et même la famine proprement dite, comme on en a fait l’expérience en 1904-1905. Cette incertitude de l’avenir, de même que la vie soi-disant facile et lucrative des grands centres entretiennent un mouvement constant d’émigration. Nos chrétiens, hélas ! n’échappent pas à cette tentation. Aussi est-ce le regret unanime des missionnaires lorsqu’ils établissent la statistique de leurs fidèles et catéchumènes. Sic vos non vobis mellificatis apes !
« Et ce regret, quoique provenant d’un motif différent, s’étend aussi à la catégorie si intéressante des étudiants qui eux, certes, ne se soucient guère de la pénurie matérielle. Leurs cours du degré secondaire terminés, la plupart sortent du nid, qui pour aller à l’Université ou à une Ecole spéciale, qui pour s’engager dans une Compagnie industrielle ou commerciale. Dieu merci, tous ne sont pas perdus pour cela ; il est même consolant de voir ceux qui ont suivi les cours du catéchisme de persévérance prendre rang dans l’élite des chrétientés là où ils ont émigré. La Mission-Mère n’en regrette pas moins de se sentir privée d’un si grand nombre de ses enfants. »
Catéchistes. – « Pour l’exercice 1923-24, il n’y a eu d’inscrits que 13 catéchistes et actuellement il n’en reste que 11. Faut-il ajouter que, malgré leur bonne volonté, ils ne sont plus guère à même de remplir toutes les fonctions attachées à leur titre. Ils sont pour la plupart de la vieille école, de cet heureux temps où le Japon était encore lui-même et partant, ils ne sympathisent pas avec la génération actuelle qui de son côté les trouve un peu… archaïques. Du reste, aujourd’hui, pour qu’un missionnaire puisse négocier l’engagement d’un catéchiste à la hauteur, il devrait lui offrir de 60 à 80 yen par mois, sinon davantage, puisque les manœuvres eux-mêmes touchent presque tous plus de 100 yen… Bref, cette impossibilité a fait naître en nous l’idée d’imiter les Missions qui ont des communautés de Sœurs indigènes. Bien formées, fortement disciplinées, et sous la tutelle temporaire d’un Institut approuvé par le Saint-Siège, ces Sœurs auxiliaires pourraient remplacer les catéchistes hommes, sinon pour les relations d’ordre public, du moins pour la visite des familles, pour catéchiser à domicile les femmes et les enfants, en un mot, pour tenir le missionnaire en contact avec les âmes afin qu’il puisse remédier, sans retard, aux indices de nature à porter atteinte à la vie chrétienne. »
Personnel de la Mission. – « Le dimanche 14 octobre, à l’occasion de la réunion de la Retraite, nous avons eu la consolation de fêter les noces d’argent de prêtrise de deux excellents confrères : MM. Hutt et Montagu. Puissent-ils mériter encore, après ce quart de siècle de fidélité à leur vocation, cette autre magnifique promesse de Notre-Seigneur : Et si venerit in secundâ vigiliâ, et si in tertiâ vigitiâ venerit, et ita invenerit, beati sunt servi illi ! »
Le 6 novembre, M. Pouget prenait le chemin des hirondelles pour aller refaire sa santé ébranlée, au Sanatorium de Béthanie. Il pensait dans la première moitié de juin faire honneur à une gracieuse invitation de Mgr Bois, qui avait à cœur de faire visiter la colonie japonaise établie dans la Mandchourie Méridionale, mais le Docteur l’obligea à prolonger son séjour à Hongkong. Enfin, au commencement de septembre, M. Pouget était à la Mission japonaise de Dalny où, pendant une quinzaine il exerça le saint ministère. Pas n’est besoin d’ajouter qu’il y fut l’objet du plus aimable accueil, surtout de la part des émigrés de notre Mission. Après Dalny, ce furent d’autres localités le long de la ligne du chemin de fer. Puis Moukden où, sous le bienveillant patronage de Mgr Blois et des Pères du centre de la Mission, les catholiques venus du Japon peuvent remplir tous leurs devoirs religieux.
Troisième Centenaire du martyre du Bienheureux Didace Carvalho. – « Parmi les deux cent cinq martyrs béatifiés en 1867 par le Pape Pie IX, un des plus illustres confessa la Foi dans notre bonne ville de Sendai. Léon Pagès en décrit les circonstances, au chapitre de l’année 1624 de son Histoire de la Religion Chrétienne au Japon. Il y fait une mention très spéciale et édifiante d’un nommé Jean Goto, qui fut également victime de la persécution en cette même année. Or ce Jean Goto a aussi son histoire dans les Annales du pays. Fils du daimyo « Kasai », qui avait son château à l’embouchure du grand fleuve de notre région, dans la ville d’Ishinomaki, il avait excité une sédition qui se termina mal pour lui. Il ne dut son salut qu’à la fuite qui le poussa jusque dans les îles Goto du diocèse de Nagasaki. Ce fut son chemin de Damas… Une fois chrétien, il échangea son nom de daimyo contre celui de Goto. Plus tard, quand les circonstances lui permirent de revenir dans le Nord, il y apporta une âme de Paul embrasée de zèle, se mit au service du Bienheureux Carvalho, avec un fiel dévouement que la Compagnie de Jésus lui décerna un diplôme d’affiliation, le jour de l’Epiphanie 1624, honneur qu’éclipsa la même année l’héroïque sacrifice qu’il fit de sa vie pour rester fidèle à son Dieu. L’histoire locale dit qu’il se suicida, c’est-à-dire qu’il mourut de la mort des braves. Le samurai, chargé de donner le coup de grâce au moment du « harakiri », avait laissé supposer, après avoir coupé la tête de Jean Goto, que celui-ci avait fait le premier geste d’un homme décidé à s’ouvrir le ventre.
« L’histoire locale dit encore que pendant les années qui précédèrent son trépas, il conçut le projet de changer en rizières l’immense plaine inculte qui nourrit aujourd’hui des centaines de mille d’habitants, au moyen d’une prise d’eau qu’il ferait canaliser de manière à arroser toute l’étendue des terres à exploiter. Alors, dit la légende, Goto recourut à la magie chrétienne (Kirishitan maho) et, l’argent affluant, le canal put être mené à bonne fin. Aujourd’hui encore on l’appelle « canal de Juan » (Zuan-Zeki) et Juan est considéré comme le grand bienfaiteur de toute cette partie du département d’Iwate, portant le nom de « Izawa gun ».
« Or, cette année 1924, des honneurs posthumes devant être décernés à l’occasion du mariage du Prince Régent, les municipalités de l’Izawagun, désireuses de glorifier le nom de leur bienfaiteur de 1624, firent une pétition à cet effet. Un employé du ministère de l’Intérieur vint sur les lieux pour faire une enquête qui eut pour résultat de confirmer la pétition, et de faire accorder les honneurs posthumes, les mêmes qui sont décernés aux Préfets bien méritants. Mais cet employé du Ministère découvrit dans le village où était située la maison de Goto, des médailles que les paysans vénéraient dans leurs petits autels domestiques, sous le nom de « Kan-non », la déesse des miséricordes. Tout païen qu’il était, le délégué du Ministère comprit du premier coup que cette soi-disant « Kan-non » était, en réalité, l’effigie de la Mère du Christ. Semblable découverte avait été faite à trois lieues de là en 1876, toujours dans la région du « canal de Juan », et si l’on pouvait faire des perquisitions parmi les dieux lares des vieilles maisons de paysans, il est probable que l’on y trouverait des objets religieux remontant à l’époque du Bienheureux Carvalho et de son illustre catéchiste volontaire, car nombreux étaient les chrétiens sur les domaines du daimyo Masamune, (celui qui envoya une ambassade au pape Paul V). Que sortira-t-il des vestiges que l’on y découvre aujourd’hui ? Fili hominis putas ne vivent ossa ista ? Il semble que la Providence miséricordieuse renouvellera ici le miracle révélé à Ezéchiel. Une respectueuse et salutaire curiosité pousse aujourd’hui le monde officiel et les savants à s’intéresser aux antiquités chrétiennes, et bientôt provoquera, espérons-le, le Divin Sauveur à dire : Ecce ego intromittam in vos spiritum et vivetis.
« Le Bienheureux Carvalho, qui illustra de son martyre la ville de Sendai et la Compagnie de Jésus, devait être doublement fêté : Mgr Doering, Vicaire Apostolique de Hiroshima, accompagné du R. P. Hoffmann, tous deux S. J., daigna s’associer à ce glorieux centenaire. A la messe pontificale qu’il célébra, l’église était pleine de fidèles, quelques-uns venus de loin. Dans l’après-midi, nouvelle réunion dans le lit du fleuve où le Bienheureux resta exposé nu, durant près de douze heures. Sur une hauteur du rivage opposé, domine le sombre lucus de cryptomerias qui encadre le tombeau du daimyo persécuteur ; notre croix processionnelle s’y détache radieuse pendant la récitation du chapelet et semble nous inviter à dire : Christus vincit. Le soir, après le Salut du Saint Sacrement, l’église est comble. Parmi nos fidèles, attendent respectueux nombre de païens, attirés par ce qu’ils ont lu dans les journaux de Sendai : on y remarque des Professeurs de l’Université, beaucoup d’étudiants et même deux ministres protestants. C’est que la presse a annoncé la conférence du R. P. Hoffmann bien connu, et jusqu’à Sendai, dans le monde des savants. D’une manière magistrale et comme s’il se trouvait dans sa chaire de l’Université, il expose les différents systèmes de philosophie qui ont influé en bien ou en mal sur la mentalité humaine et il conclut avec une logique rigoureuse par le « et non est in atio aliquo salus » de saint Pierre.
« L’écho de notre humble fête retentit jusqu’à Rome et nous valut une très édifiante lettre du Révme P. Général de la Compagnie de Jésus. Qu’il soit béni d’avoir daigné ordonner la célébration de trois cents messes à notre intention. Rien ne pouvait nous être plus utile ni plus agréable pour nous aider à marcher sur les traces du Bienheureux Didace Carvalho. »
Visites de Son Excellence Mgr Giardini, Délégué Apostolique. – « A mon retour des Etats-Unis, le 24 août 1923, Son Excellence m’avait annoncé qu’elle visiterait notre Mission à l’automne de la même année. La catastrophe du 1er septembre et ses terribles conséquences y mirent obstacle. Se fut le 8 juin de l’année suivante, fête de la Pentecôte et anniversaire de la canonisation en 1862 des XXVI martyrs japonais, qu’il nous fut donné de rendre nos hommages au digne Représentant du Saint-Père. Notre nouvelle cathédrale avait été dégagée la veille de ses derniers échafaudages pour être cette fois inaugurée solennellement. Le vénéré P. Prieur de Notre-Dame du Phare, le Rév. P. Aumônier des Trappistines sont des nôtres, et M. Anchen, venu du faubourg Nord pour compléter notre personnel, a amené à la cathédrale un bon nombre de ses fidèles, de sorte qu’il n’y avait pas de place pour les curieux. Aussi, fut-ce dans le recueillement du Cénacle que 40 confirmands furent présentés à Son Excellence avant la Messe pontificale. Dans l’après-midi, Mgr Giardini se prêta avec la grâce qui le distingue à la réception que lui firent les chrétiens.
« Par respect pour notre programme religieux devant remplir toute la journée du dimanche, les autorités civiles, Lieutenant-Gouverneur, Maire, Chef de la Police et autres, avaient fixé au lundi de la Pentecôte leurs rendez-vous avec le Représentant du Saint-Père. Tous se montrèrent d’une délicatesse exquise, la Mairie se faisant un honneur de mettre son automobile à notre disposition, le Lieutenant-Gouverneur s’intéressant vivement à l’inauguration de la nouvelle église et y passant un temps très long pour s’en faire expliquer les détails, ceux surtout des beaux autels et du Chemin de Croix dus à la munificence du Pape Benoît XV et admirablement sculptés par un artiste tyrolien.
« Charmante aussi fut la visite à l’église du faubourg de Kameda, où M. Anchen présenta ses chrétiens. Kameda va cesser d’être faubourg ; la population s’y porte de plus en plus ; la ligne du chemin de fer qui le séparait de la ville a dû modifier son tracé pour ne pas intercepter le va-et-vient ; depuis l’incendie de 1921, on a construit tout un nouveau quartier à l’Est de Kameda ; et le tramway électrique y étend ses réseaux. La Mission possède au faubourg de Kameda deux grands terrains presque contigus et offrant une base suffisante aux possibilités de l’avenir. Daigne saint Michel, le Patron de cette chrétienté, nous aider à utiliser cette précieuse base pour la plus grande gloire de Dieu et le salut des âmes ! La visite de Son Excellence y contribuera efficacement, nous aimons à le croire. »
Morioka. – « Mgr Giardini n’osait s’engager à faire d’autres visites qui celles d’Hakodaté et de Sendai : les suites de la catastrophe de même que les travaux préparatoires au Concile national ne lui laissaient guère de latitude. Mais les dispositions prises par les missionnaires et les fidèles de Morioka décidèrent Son Excellence à s’y arrêter au retour de Hakodaté. Le Directeur d’un journal local, ami de M. Dossier, déploya tout son savoir-faire pour intéresser le public à une si honorable visite, comme aussi pour aider à l’exécution du programme qui avait été arrêté. Arrivée le samedi soir, Son Excellence voulut bien nous promettre de célébrer la messe pontificale le lendemain. C’était le 15 juin, trente-troisième anniversaire de l’établissement de la hiérarchie au Japon et aussi, hélas ! le vingt-huitième du désastreux raz de marée dans lequel disparut notre cher P. Rispal, avec plus de 50.000 victimes.
« Pour la réception des chrétiens, catéchumènes et amis de la Mission, on eut l’heureuse idée d’en fixer le local dans une grande salle de l’Ecole des Sœurs de Saint-Paul de Chartres. Aussi la réunion eut-elle un caractère plus solennel que dans les autres postes, et l’assistance, composée, comme elle l’était, de notables non encore catholiques encadrant le personnel de cette fervente chrétienté, exigeait le déploiement d’un décor proportionné à la circonstance. Rien ne fut négligé pour cela. A la Préfecture comme à la Mairie, les autorités se montrèrent d’une correction parfaite. Le Maire, quoique fervent bouddhiste, alla même jusqu’à dire à Son Excellence que lui, personnellement, regrettait le refus du crédit demandé à la Chambre pour la représentation du Japon auprès du Saint-Siège.
« Vis-à-vis du public, le succès fut complet. On le vit bien lorsque Mgr le Délégué prononça le discours qu’on lui avait demandé. Prononcé en français et traduit en japonais par le P. Hayasata, il produisit un véritable enthousiasme devant un auditoire d’élite de plus de 1.200 personnes. M. Dossier ne perdit pas cette belle occasion de semer la bonne semence dans un terrain si bien préparé. Somme toute, cette journée de conférences publiques fut un événement pour Morioka. Aussi Son Excellence voulut-elle témoigner sa haute satisfaction aux Missionnaires, aux Religieuses et aux Chrétiens, en offrant un don généreux de 200 yen, destiné à leur église du Très Pur Cœur de Marie. »
Sendai. – « Le dimanche suivant, solennité du Très Saint Sacrement, Son Excellence visita Sendai. Dans cette ville, plus souvent qu’à Morioka, on a à recevoir de hauts personnages. Ce jour-là, c’était le Gouverneur Général de la Corée qu’on y fêtait. Cependant, le Maire de Sendai était là pour recevoir Mgr Giardini et le conduire jusqu’au portico de l’église, dans son automobile ; il se rendit ensuite en toute hâte au banquet offert au Gouverneur de la Corée. Deux jours après, il eut la délicate attention de faire transporter au salon de la Mairie le fac-similé, exécuté à Rome par ordre de Benoît XV, des objets envoyés au page Paul V par le daimyo de Sendai. On devine la joie de Mgr le Délégué qui put lire le texte latin de la lettre présentée par l’intermédiaire du Bienheureux Louis Sotelo, O. F. M., lequel était l’interprète de l’ambassade.
« C’est le Commandant en chef de la Gendarmerie, excellent catholique et descendant d’anciens chrétiens de Nagasaki, qui fut le porte-voix des fidèles de Sendai. En sa qualité de gardien de la ville, il parla de l’ordre social et fit ressortir l’importance comme la haute sagesse de la publication du P. Ligneul sur les Sociétés secrètes « Himitsu Kessha », ouvrage resté dans l’oubli pendant bien des années et aujourd’hui d’une actualité reconnue, même dans le monde officiel. Le brave Commandant voit dans ces pages une prophétie de ce que le Japon récolterait de l’orientation athée et matérialiste de l’Instruction publique.
« De toutes ces visites, le Délégué Apostolique gardera l’impression que l’âme japonaise apprécie la Religion et sent de plus en plus le besoin des avantages qu’elle seule est à même de procurer. La génération future des Ouvriers apostoliques aura des succès, dont n’aura pas joui celle des pionniers de la première heure. »
Sœurs de Saint-Paul de Chartres. – « Nos braves Religieuses peuvent constater que leur influence, à l’instar du grain de sénevé, étend de plus en plus ses rameaux bienfaisants. Outre les 800 demoiselles qui fréquentent leurs écoles de Hakodaté, Sendrai et Morioka, il y a la légion des anciennes qui leur gardent une reconnaissante sympathie. Toutes n’ont pas les mêmes dispositions, il est vrai, mais un lien intime les tient rattachées à leur « alma mater ». Ont-elles des enfants ? c’est à l’école des Sœurs qu’elles les envoient de préférence. D’autres sont-elles sur leur lit de mort ? elles demandent avec instances à leur entourage la visite des anges consolateurs de leur chère école. Cette année, la fille d’un des plus grands marchands de Sendai a réussi à triompher du respect humain comme des objections de ses parents, pour entrer dans la Religion de ses anciennes maîtresses. Que d’autres consolants résultats on pourrait constater, malgré la funeste influence des classiques obligatoires en matière de philosophie et d’histoire ! Mais cette tyrannie intellectuelle aura bientôt son terme, espérons-le.
« L’Œuvre des malades se maintient dans des conditions satisfaisantes, malgré le nombre croissant des médecins qui se disputent la clientèle. Outre les avantages matériels qu’on en retire, il y a la consolation, ambitionnée avant tout, de conférer de nombreux baptêmes comme aussi de faire ressortir les bienfaits des institutions catholiques. »
Monastères Cistersiens. – « Grande joie, cette année, à Notre-Dame du Phare : un religieux japonais a été élevé à la dignité du sacerdoce. C’est le premier-né ; il est originaire de Nagasaki et descendant d’anciens chrétiens.
« La visite canonique du T. R. P. Dom Louis Brun, Abbé de la Trappe de Pékin, a été aussi l’occasion de bénédictions de choix, aussi bien pour Notre-Dame du Phare que pour les trappistines de Notre-Dame des Anges. L’aumônier de ce dernier couvent écrivait que jamais visite n’avait été aussi fructueuse. Cette visite aura eu pour résultat d’affermir la stabilité de ces deux couvents qui, après leurs noces d’argent, jouissaient déjà d’une haute réputation dans tout l’Empire. »
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