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Rapport annuel des évêques

Année: 1903
Pays: Thaïlande
Mission: Siam
Rédacteur:Mgr Vey

CHAPITRE VII
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GROUPE DES MISSIONS DE
L’INDO-CHINE OCCIDENTALE

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I. — Siam


Population catholique 22. 300
Baptêmes d’adultes 409
Conversions d’hérétiques 20
Baptêmes d’enfants de païens 960
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« Obtenir des conversions au catholicisme, dans un pays où se rencontrent toutes les sectes religieuses qui se partagent la pauvre humanité, est chose bien difficile, écrit Mgr Vey. Les enseignements d’une secte sont en opposition avec les enseignements de l’autre, et l’individu ne se sentant pas capable de démêler le vrai du faux au milieu de ces doctrines contradictoires, demeure ce qu’il est, en fait de religion. Il ne sent pas le besoin de raisonner sa foi, parce que trop de croyances opposées les unes aux autres lui sont prêchées en même temps.
« Telle est la situation à Siam, où domine le bouddhisme, mais où presque tous les systèmes religieux, inventés par les hommes depuis l’époque de la tour de Babel, se sont donné rendez-vous et se coudoient journellement. Cette multiplicité des sectes constitue un très grand obstacle à la propagation de la foi catholique, et cet obstacle serait insurmontable si la grâce de Dieu ne venait choisir, par l’intermédiaire du missionnaire, les âmes prédestinées à faire partie du petit troupeau, pusillus grex, que le Père céleste appelle à posséder son royaume.
« Lorsque le missionnaire catholique apparaît dans une localité, il est un objet de curiosité, on s’attroupe même autour de lui et on l’interroge parce que son habit de prêtre est connu : on sait qu’il est ministre de la religion de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Au courant des usages et connaissant suffisamment la langue du pays, le missionnaire profite de l’occasion pour démontrer qu’il faut pratiquer la seule religion vraie, venant du Dieu Créateur de toutes choses, etc... Ses interlocuteurs l’écoutent d’abord ; les plus intelligents du groupe hasardent quelques objections tirées de leur croyance personnelle ; ensuite, à bout d’arguments, ils avouent assez volontiers que le missionnaire leur paraît être un savant qui fournit d’excellentes raisons en faveur de sa religion ; « mais, ajoutent-ils, il y a beaucoup d’autres « savants que vous, et ces autres savants ne croient pas, ne prêchent pas la même doctrine que « vous ; si votre doctrine est la seule vraie, pourquoi tous les savants ne sont-ils pas de votre « avis ? »
« C’est là, sans doute, un raisonnement qui ne détruit pas l’obligation de rechercher la bonne religion ; mais il prouve clairement que, pour obtenir des conversions, il faut la grâce de Dieu. Aussi l’éloquence humaine compte pour bien peu dans l’œuvre des conversions. C’est la grâce de Dieu qui les opère par l’entremise du missionnaire, dans notre pays de Siam comme ailleurs, parce qu’elles sont de vrais miracles.
« Si, en d’autres pays païens, à sectes religieuses moins mélangées, les ministres protestants, d’après certaines relations, gagnent beaucoup d’adeptes, je dois à la vérité de dire que, à Siam, malgré leurs efforts, malgré les ressources considérables dont ils disposent, ils ne sont pas encore venus à fonder une seule station permanente de convertis ; ils n’ont pas un temple dans l’intérieur du pays. Si quelques païens, par motif d’intérêt, viennent à eux, ce n’est jamais que pour un temps bien court. En un mot, les protestants n’obtiennent point de résultats durables, sous le rapport de la propagande religieuse, parmi la population indigène ; ils n’ont pas avec eux la grâce de Dieu.
« Toutefois, ils nous portent préjudice, parce que, étant professeurs dans les écoles où l’on enseigne l’anglais, leurs élèves entendent d’eux bien des idées qui les éloignent de la religion catholique. Contradiction flagrante vraiment ! les protestants admettent que, dans la religion catholique, on peut opérer son salut éternel ; et néanmoins ils cherchent à en détourner même les païens.

« Grâce à Dieu, malgré les nombreux obstacles que nos missionnaires rencontrent, ils ont fait des chrétiens par leur zèle, par leur dévouement, par leurs bons exemples ; ils continuent d’en faire, et le troupeau de Notre-Seigneur augmente de jour en jour.
« Si nos confrères travaillent de leur mieux à étendre le royaume de Jésus-Christ parmi les païens, ils n’oublient pas que les néophytes, pour devenir de vrais disciples de Notre- Scigneur, doivent se pénétrer de l’esprit vraiment chrétien. C’est cet esprit qui assure la durée et le développement graduel de nos paroisses. C’est aussi cet esprit qui, répandu dans le cœur des fidèles, fait la consolation du missionnaire, en attendant qu’il soit pour lui une cause de récompense au ciel.
« A Siam, comme partout, le missionnaire sème dans les larmes et les tribulations, mais il me plaît de relever ici succinctement ce qui fait sa consolation, à savoir : la pratique exemplaire des devoirs religieux parmi ses chrétiens. Prenons pour exemple la paroisse de Bang-xang dont l’église est sous l’heureux vocable de la Nativité de la sainte Vierge. La fondation de cette chrétienté date de cinquante-six ans ; c’est la première qui ait été établie dans les provinces intérieures du royaume, si l’on excepte celles de Juthia et de Chanthabun, débris de l’ancienne mission qui fut presque anéantie par l’invasion birmane (1767). Bang-xang et les postes secondaires qui en dépendent comptent aujourd’hui 3.200 chrétiens. Assistons à leur arrivée à l’église pour entendre la sainte messe, le dimanche ; ils débouchent de tous les côtés ; la plupart arrivent en barque, les autres à pied. Beaucoup viennent de deux ou trois lieues de loin, et à moins d’impossibilité réelle, tous sont présents ; il ne reste à la maison que les personnes qui sont de garde.
« Une longue prière en commun précède la sainte messe ; d’autres prières se récitent avec une dévotion vraiment édifiante pendant le saint sacrifice, à moins que la messe ne soit chantée. Le sermon est écouté avec une attention soutenue. Ceux d’entre les fidèles que des raisons graves n’obligent pas à regagner leur logis immédiatement après la sainte messe, se réunissent de nouveau à l’église, pour réciter le chapelet et recevoir la bénédiction du Saint-Sacrement, le soir, quand la solennité du jour permet de la donner. La veille des principales fêtes de l’année est un jour de fatigue pour le missionnaire, qui, malgré la chaleur accablante du climat, doit entendre les confessions d’une foule de chrétiens ; car, hormis quelques rares exceptions, tous se confessent plusieurs fois l’an. Beaucoup s’approchent des sacrements tous les mois.
« Pendant plus de la moitié de l’année, les travaux des champs et des jardins sont moins urgents ; alors, les enfants, garçons et filles, fréquentent l’école, apprennent à lire et assistent au catéchisme, jusqu’à ce qu’ils soient bien instruits et qu’ils comprennent qu’il faut être, coûte que coûte, bon chrétien, pour atteindre heureusement la fin dernière à laquelle Dieu nous destine par les mérites de Notre-Seigneur.
« La prière en commun, matin et soir, étant un des meilleurs moyens de faire pénétrer et d’entretenir l’esprit chrétien au foyer domestique, les missionnaires insistent beaucoup sur ce point.
« La principale dévotion de nos chrétiens est la dévotion à la sainte Vierge. Le nom de Marie est si habituel dans leur bouche, que les païens eux-mêmes le leur entendent souvent invoquer. A l’occasion de quelque grand malheur qui a épargné les fidèles, d’un violent incendie, par exemple, il n’est pas rare d’apprendre des païens qu’ils ont vu la sainte Vierge, préservant elle-même contre le feu, soit les maisons des chrétiens, soit, surtout les églises.
« Meklong est un poste secondaire administré par le missionnaire de Bang-xang. Située à l’embouchure de la rivière de Ratburi, qui vient des montagnes séparant le Siam de la Birmanie, cette petite chrétienté est composée principalement de pêcheurs chinois, originaires des régions maritimes du sud de la Chine. Ils sont généralement grossiers, incultes, sans aucune connaissance des livres. Habitués à la vie vagabonde du pêcheur, qui s’en va tantôt sur une plage, tantôt sur une autre, ils ne s’astreignent pas volontiers aux pratiques chrétiennes.
« Un second poste, qui dépend aussi de Bang-xang, est celui de Khok Mot Tanoi fondé tout récemment. Là sont des Laotiens descendants des anciens prisonniers de guerre, amenés des régions du Laos en 1828, lors de la révolt.e du roi de Vien Chin contre son suzerain de Bangkok . Cette station a grandi rapidement ; elle compte en ce moment 100 catéchumènes laotiens qui s’instruisent, et nous espérons que beaucoup de leurs compatriotes suivront leurs exemples. M. Salmon construit à Khok Mot Tanoi une église qui sera bientôt achevée.

« Sur une branche de la rivière de Ratburi, à l’ouest de l’église de la Nativité, se trouve la chrétienté de Vat Phleng, dédiée au Sacré-Cœur de Jésus. Il y a vingt ans, M. Petit avait construit là une église en bois : il a voulu faire mieux, et aujourd’hui sa belle église en briques est presque terminée. Cette année, à Vat Phleng, 96 personnes ont été confirmées. Le nombre des chrétiens, y compris Ban Lao, station secondaire, est de 680.

« Plus au nord, dans la même vallée de Ratburi, est Donkabuang, dont l’église est dédiée à saint Michel archange. M. Tardivel, aidé d’un prêtre indigène, administre cette chrétienté avec les postes secondaires de Ban-jang, Nong Hin et de Thung-noi. Comme M. Petit, il s’est imposé la lourde charge de reconstruire l’église principale, devenue trop étroite pour contenir tous les chrétiens. Il y a eu, cette année, à Donkabuang, 95 confirmations, le nombre des chrétiens du district s’élève à 882.

« La quatrième chrétienté, située sur la même rivière, est celle de Vai-niau confiée au zèle de M. Houille. Les chrétiens sont presque tous planteurs de tabac ; malheureusement les terrains rapprochés de l’église s’épuisent peu à peu. Déjà plusieurs familles ont dû abandonner leurs anciens terrains et aller en défricher d’autres dans la forêt voisine. Pour venir entendre la sainte messe, elles sont obligées de faire une longue route. D’autres familles devront bientôt suivre leur exemple. Je vois à cela un grand inconvénient, surtout pour les enfants qui doivent fréquenter l’école.
« Tha Muang, situé plus au nord et administré par M. Houille, est de fondation récente. La confirmation a eu lieu à Vai-niau cette année : les confirmands étaient au nombre de 107. La totalité des chrétiens du district est de 1.050.

« Passons maintenant aux chrétientés situées dans la vallée de Tha Chin. Les fidèles y sont un peu moins nombreux que dans la vallée du Ratburi ; néanmoins, depuis Tha Chin jusqu’au nord de la province de Suphan, le nom chrétien est connu partout. La totalité des néophytes, dans cette vallée, atteint le chiffre de 3.500. Cette année également, il y a eu confirmation à Nakhonxaisi et à Song-phi-nong ; en tout 190 confirmands.

« Sur le Ménam, la chrétienté la plus au nord est celle de Pak-nam-pho, au confluent des deux grandes branches du fleuve, dont l’une descend de Muang-nan, l’autre de Xieng Mai. C’est M. Quentric qui a fondé ce poste avancé et y a construit une église, destinée au début, à être le point de ralliement d’un bon nombre de chrétiens annamites, établis dans toutes les directions, le long des canaux et des étangs où ils font la pêche. De Pak-nam-pho, il nous faudrait monter plus haut vers le nord, soit du côté de Muang-nan, soit du côté de Xieng Mai, afin de jeter les bases d’un futur vicariat apostolique.
« En 1881, les missionnaires de Siam se dirigèrent pour la première fois vers les régions laotiennes, du côté de l’est, pour y planter la croix de Notre-Seigneur. Leurs efforts furent couronnés de succès. Depuis quatre ans, le Laos est érigé en vicariat apostolique ; espérons qu’après avoir donné naissance à cette vaillante mission qui évangélise les régions de l’est, le vicariat apostolique de Siam en enfantera une autre non moins vaillante, qui évangélisera les populations du nord. Les circonstances actuelles ne nous permettent point de travailler encore à la réalisation de ce projet.
« Ban Peng, résidence principale de M. Quentric, a été dotée par lui d’une nouvelle église, qui remplacera l’ancienne fortement endommagée par les terribles fourmis blanches, et, d’ailleurs, devenue trop étroite. Que Dieu récompense au centuple notre zélé confrère pour toutes les peines, les préoccupations, les tracasseries que lui a occasionnées la construction d’une église en pays de mission ! La population chrétienne de son district est de 950 âmes.

« A la chrétienté de Juthia (église Saint-Joseph) se rattachent les postes secondaires de Don Phut, dans la province de Phra-bat, de Keng-khoi, dans la province de Saraburi, de Ban-khun, Ban-deng, Ban-dab, Ban-khadi, Ban-kathing, dans la province même de Juthia. Tout ce grand district est confié à M. Besrest, aidé de M. Carrié. Le nombre des chrétiens s’élève au chiffre de 1.100.
« Dans la même province de Juthia sont encore trois chrétientés : Ban-chao-chet, Ban Khanon Chin, Ban-plai-na, confiées au P. Michel, doyen de nos prêtres indigènes.

« Il resterait maintenant à dire un mot des chrétientés de Nakhonnajok, Hua-khuai, Lam-sai, Pakhim, Khok Vat, Tha-kien, Pak-khlong, Petriou, Hua-phai, Muang-phanat, Ban-pla-soi, Chanthabun, Pak-nam de Chanthabun, Thamai, Van-jiau, sans oublier les églises de Bangkok et des environs, mais cela nous mènerait trop loin. Ces chrétientés feront l’objet du compte rendu de l’exercice prochain.

« En terminant, je crois devoir ajouter quelques détails sur nos écoles de Bangkok.
« Dans chaque paroisse, il y a, comme dans les divers postes de nos districts, des écoles pour instruire les enfants, garçons et filles, dans Ieur langue maternelle. Jusqu’en 1880, nous n’en avions pas d’autres ; mais, dès cette époque, les Européens étaient devenus nombreux à Bangkok ; leurs enfants commençaient à grandir ; il fallait donc que la mission catholique s’occupât de la jeunesse dans la mesure du possible. De plus, les relations du Siam avec les pays étrangers avaient donné lieu à des transactions commerciales, qui ne devaient qu’augmenter. On sentait le besoin d’une école, où seraient enseignés le français et l’anglais, comme langues étrangères : le français, à cause du voisinage immédiat de la Cochinchine ; l’anglais, parce que c’est la langue du commerce. Le collège de l’Assomption fut donc fondé, dans le but de répondre à ce besoin qu’avait fait naître la nouvelle situation. Que de soucis, que de peines pour MM. Colombet et Ganton, qui en furent les fondateurs ! La divine Providence couronna leurs efforts. Depuis deux ans, les Frères de Saint-Gabriel sont venus nous prêter leur concours ; le bon fonctionnement de l’institution se continue.
« Les anciens élèves, devenus capables d’occuper une place, travaillent maintenant, les uns, dans les maisons de commerce, les autres, dans les différents ministères : affaires étrangères, intérieur, chemins de fer, postes ou douanes, etc., etc.
« Ces jeunes gens qui doivent leur situation au collège de l’Assomption, ne sont pas tous chrétiens, tant s’en faut ; mais tous ont conservé estime et respect pour leurs anciens maîtres. Sans avoir été instruits à proprement parler de notre sainte religion, les jeunes païens n’en ont pas moins acquis, par le seul fait de la fréquentation de notre établissement, les notions suffisantes pour savoir que l’homme vient de Dieu et qu’il doit retourner à Dieu.

« L’école des Sœurs de Saint-Maur donne aussi ses fruits ; elle répond aux besoins de la situation actuelle. Cependant, l’école des garçons et celle des filles devront se développer encore, car les enfants d’Européens deviennent de plus en plus nombreux. Ils doivent être l’objet de notre sollicitude ; malheureusement, ces pauvres enfants, presque tous nés d’unions illégitimes, appartiennent à leurs mères païennes. Jusqu’à ces dernières années, le père, quand il n’était pas tout à fait dénaturé, prenait les dispositions nécessaires pour assurer l’éducation chrétienne de ses enfants : la mère païenne ignorait encore son droit absolu sur sa progéniture ; mais, depuis quelque temps, les consuls ont donné des décisions d’après lesquelles, vu l’illégitimité des unions, partus sequitur ventrem. Depuis lors, la mère païenne ne veut plus rien céder de son droit. Elle sait que son enfant lui appartient ; elle l’élévera dans la religion bouddhique ; et cet enfant vivra et mourra païen. L’argent serait un puissant moyen pour arracher au paganisme ces petites créatures du bon Dieu ; mais où prendre les ressources qu’il faudrait pour gagner les mères, en nous chargeant de l’éducation de leurs enfants ?

« L’hôpital Saint-Louis donne peu de résultats, si l’on ne considère que le côté du salut immédiat des âmes, par le baptême à l’article de la mort. Ni les protestants, ni les mahométans, ni les bouddhistes, etc., ne songent à se convertir, même au moment suprême. Toutefois, notre hôpital produit un bien réel, que l’on est porté à ne pas apprécier suffisamment.
« Le monde est loin d’être tout chrétien, et il a fallu des siècles pour que le nombre des vrais chrétiens atteigne le chiffre qui le représente aujourd’hui : or, c’est surtout par l’exemple de la charité que les ministres du Seigneur et les religieux de tout institut ont, avec la grâce de Dieu, propagé peu à peu le règne du Christ. Ce n’est pas là une œuvre de quelques années : il faut semer d’abord, et longtemps, dans les larmes, pour que d’autres moissonnent dans l’allégresse.
« Que d’ignorances et de préjugés nos Sœurs de l’hôpital Saint-Louis n’ont-elles pas déjà dissipés par leur dévouement désintéressé, leur charité admirable, connue maintenant dans notre grande cité de Bangkok ! Moi-même, j’ai entendu (venant de très haut) des réflexions comme celle-ci : « Elle est vraiment étrange la vie des religieuses à l’hôpital Saint-Louis ; « toujours soigner des malades, et jamais par intérêt personnel ; vraiment il n’y a que la « religion catholique qui soit capable d’inspirer d’aussi louables sentiments. »

« Les prières de tous nos chrétiens se sont unies à celles de l’Église universelle pour demander à Dieu de placer de suite, et bien haut, dans le séjour des bienheureux l’âme de N. T. S. P. Léon XIII, le grand pape. C’est aussi avec empressement qu’ils ont remercié Dieu de lui avoir donné un si digne successeur, dans la personne de Pie X.
« La mort nous a enlevé, cette année, les deux doyens de notre clergé indigène, le P. Simon, âgé de soixante-seize ans, et le P. Joseph, âgé de soixante et onze : deux bons prêtres, qui ont passé, comme Notre-Seigneur, en faisant le bien. Requiescant in pace ! »









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