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GUENNOU JEAN
VIETNAM
3641. Guennou Jean est né le 20 avril 1915 à Quimerc'h, commune actuelle de Pont-de-Buis, dans le Finistère. Après ses études secondaires au petit séminaire de Pont-Croix puis au grand séminaire de Quimper, il est entré au séminaire des Missions Etrangères en 1937. Il y est ordonné prêtre deux ans plus tard, le 29 juin 1939, et est destiné au vicariat apostolique de Vinh au Vietnam.
Mais au moment où il s'apprête à rejoindre sa mission deux mois plus tard, il reçoit son ordre de mobilisation pour la guerre. Recruté comme infirmier, il est bientôt fait prisonnier. Il réussit cependant à s'évader l'année suivante et va désormais occuper dans la clandestinité un poste de professeur de philosophie au Collège Godefroy-de-Bouillon, à Clermont-Ferrand.
Il peu enfin rejoindre sa mission en 1946, et est nommé professeur au grand séminaire de Xa-doai, mais deux mois après son arrivée éclate au Vietnam la guerre de libération. Il partage alors le sort de 32 autres confrères. Avec eux, il est interné par les Viet-minh au presbytère de Vinh, et sera détenu pendant 7 ans, jusqu'à la fin de la guerre en 1953. Après sa libération il est rappelé en France.
Pendant 4 ans, il assure les cours de Théologie ascétique et mystique aux séminaires de Paris et de Bièvres, puis, en 1958, après le décès du P. Monjean, il est nommé archiviste de la Société. Il va occuper cette fonction jusqu'en 1981. De 1967 à 1977, il assure en même temps le cours d'Histoire des missions modernes à l'Institut catholique de Paris.
En 1981, il laisse sa place d'archiviste à Jean-Baptiste Vérinaud et consacre jusqu'en 1996 toute son activité au service "Recherche et publications" de la Société. Il sent alors ses forces faiblir et sa mémoire défaillir, et se rend compte aussi que ses recherches n'avancent plus. Il prend alors sereinement mais avec courage la décision d'arrêter ses recherches. Il remet au service des Archives toutes ces notes et ses travaux en cours, et quitte la rue du Bac pour se retirer chez les petites Soeurs des Pauvres, puis à la maison de retraite des Invalides, où il meurt le 7 janvier 2002.
Licencié ès Lettres, diplômé de l'Ecole pratique des Hautes Etudes et docteur en théologie,
Jean Guennou a publié plusieurs livres, notamment : - "La couturière mystique de Paris" (Paris 159),
- une "Spiritualité missionnaire. Le bienheureux Jean-Martin Moÿe, 1730-1793" (Paris, 1970),
- les "Missions Etrangères de Paris" (Paris, 1986).
Il a apporté aussi sa collaboration à de nombreuses publications, particulièrement : Catholicisme, Dictionnaire de Spiritualité, La Vie spirituelle, Dictionnaire d'histoire et de géographie ecclésiastiques, Bulletin de la Société des Missions Etrangères, Echos de la rue du Bac etc...
Dans la fonction qu'il a occupée le plus longtemps, celle d'archiviste, Jean Gennou a continué le travail minutieux de sauvegarde et de classification des archives, entrepris par ses prédécesseurs, mais il a voulu surtout exploiter le fonds considérable des Archives de la Société, pour mieux comprendre et faire connaître l'Histoire de la Société des Missions Etrangères et l'Histoire des Missions en Asie. L'Histoire de la Société le passionne spécialement. Il rédige de nombreux articles sur la vie, l'action et la spiritualité des premiers vicaires apostoliques, François Pallu, Pierre Lambert de la Motte, Louis Laneau, et sur quelques personnages plus marquants comme Mgr Langer ou Mgr Luquet, qui ont apporté une contribution importante à l'Oeuvre d'évangélisation en Asie. Dans ses écrits, il se fait aussi un ardent défenseur de la Société, dont le rôle, lui semble-t-il, a été trop ignoré et n'a pas toujours été bien compris. Son livre sur "Les Missions Etrangères" notamment montre comment la Société a rempli avec diligence et succès la mission qui lui a été confiée par le Saint-Siège : non seulement elle a su éviter le piège de s'installer en pays conquis, mais a réussi à promouvoir de nombreuses et solides Eglises locales, grâce au rayonnement religieux, à l'humilité, au détachement de ses missionnaires, qui n'ont pas hésité quand il l fallait à faire le sacrifice de leur vie.
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