| Année: |
1889 |
| Pays: |
Vietnam |
| Mission: |
Cochinchine Occidentale |
| Rédacteur: | Mgr Mgr colombert |
II. – Cochinchine Occidentale.
Population catholique 56.000
Baptêmes de païens 1.578
Baptêmes d’enfants de païens 4.910
Mgr colombert signale 1889 comme une année de « beaucoup d’épreuves et de quelques consolations » pour sa mission.
Ces épreuves sont d’abord la mort de trois missionnaires, et la maladie qui en a forcé plusieurs autres à cesser tout travail, pour aller demander des soins au sanatorium de Hong-kong. Ces absences forcées font naturellement retomber sur les autres un surcroît de travail. Plusieurs confrères se trouvent gravement fatigués ; de plus, des prêtres indigènes, vieux ou infirmes, devront être prochainement mis à la retraite. « Ajoutez à cela , écrit Sa Grandeur, que, depuis 1887, je n’ai pu ordonner aucun prêtre indigène.
« Une autre épreuve, commune en ce moment à bien des Missions, est une grande disette dans la colonie. D’après les rapports officiels, il y a 50 % de pertes sur la dernière moisson. La prochaine récole paraît très compromise, par suite du retard ou de l’insuffisance des pluies. Aussi, le prix actuel du riz est excessif, et, depuis 25 ans, il n’a jamais été si élevé. Si le peuple des campagnes souffre beaucoup, celui des villes et des banlieues n’est pas plus à l’aise : tous les travaux publics, en particulier, sont arrêtés, des milliers d’ouvriers sont assis sur leur natte ; quelques-uns plus heureux travaillent trois jours par semaine.
« Les Européens participent à la gêne commune ; le commerce ne va plus du tout, les banqueroutes se multiplient ; enfin des Francais, mis à pied, ou venant du Tonkin, mendient dans les rues et chez les Annamites, ce qu’on n’avait jamais vu. Quant à l’Annamite, il est enfant et imprévoyant ; s’il a gagné une bonne semaine, il a tout dépensé en huit jours, très souvent auparavant. Jamais il ne place rien à la caisse d’épargne ; si, par un acte de vertu remarquable, il a mis quelque chose de côté, cet argent lui brûle le gousser, il faut qu’il le pense, à n’importe quoi. S’il a eu la bonne pensée de confier ses réserves à une personne amie, il n’ose les lui réclamer, sans motif acceptable ; mais il va faire des emprunts, garantis par son dépôt. C’est un grand enfant, toute sa vie. Advienne le chômage, il se trouve au dépourvu, il se lamente, va emprunter à des taux ruineux, ou bien a recours à la rapine et au brigandage. En ce moment, les vols sont plus nombreux et plus audacieux que jamais à Saïgon.
« Tel est l’état actuel des villes et des banlieues ; dans les campagnes, c’est la misère noire. On n’y meurt pas de faim, à la terre ; mais on y meurt de la fièvre de la faim, de la nourriture, de l’anémie et de toutes les maladies de la pauvreté. Pour ne citer qu’une ou deux chrétientés, à Da-trang, les enfants viennent à l’école sans avoir mangé le matin ; s’ils peuvent trouver quelques tubercules dans la forêt, ils se bourrent de cet aliment indigeste. D’autres n’ont pas la force de venir au catéchisme de la première communion; ils restent chez eux, étendus sur une planche, esayant de dormir pour tromper leur faim.
« Une vieille femme, âgée de soixante-dix-ans, attendait vainement, depuis huit jours, le retour de son gendre, qui était allé chercher fortune dans la forêt. Elle n’avait pas mangé depuis deux jours, et vint au presbytère, demandant en grâce un bol de riz. Un pauvre homme, père de cinq enfants, vient à son tour, pâle comme la mort, s’excuser de ne pas envoyer son garçon à l’école. « Nous sommes tous malades à la maison, dit-il, mes enfants ont la fièvre, et rien à manger, ma femme aussi a la fièvre, et ne peut nourrir son petit nouveau-né. » Dans le Phuoc-loc, fortunata sors, des païens malheureux ne mangent du riz que deux ou trois fois par semaine, le reste du temps, ils grignotent du maïs, ou ce qu’ils peuvent trouver dans leur jardin.
« Sans doute, il y a encore du riz dans le pays, mais le pauvre n’a pas d’argent pour en acheter, et le propriétaire ne vend pas à crédit ; il sait bien qu’il ne serait pas payé. C’est donc partout la fièvre de la faim, et la misère noire chez le plus grand nombre des chrétiens, pourtant relativement secourus. Alors, que se passe-t-il donc chez les païens, qui sont encore plus mal partagés que les chrétiens ?
« Cette ruine générale, dans une colonie prospère jusqu’à présent, est due à la mauvaise récole de 1888-89, et à la subvention exorbitante de onze millions, prélevée sur les recettes de la Cochinchine, au profit du budget de l’Annam et du Tonkin.
« Il y a donc actuellement une très grande misère dans cette mission, et les demandes exceptionnelles de secours pécuniaires m’arrivent chaque jour, soit pour les néophytes pauvres, soit pour les païens affamés qui, trouvant porte close chez leurs coréligionnaires, viennent frapper à la porte de la charité chrétienne. Une aumône, si à propos placée dans leur main, serait une prédication excellente, et plus persuasive que les meilleurs arguments de la théologie : Primum quod est animale. Malheureusement, la bourse de la Mission subit le sort commun ; nous n’avons aucune réserve du passé, car nous vivons tout juste au jour le jour. C’est donc avec une profonde tristesse que je suis obligé de refuser les aumône qui, de tous côtés, me sont demandées avec instance.
« Comme un malheur n’arrive jamais seul, la Mission a éprouvé, cette année, une perte considérable. Dans le courant de juillet, le vapeur Anadyr, des Messageries maritimes, a sombré dans la date d’Aden, avec toute sa cargaison. La Mission avait à bord pour plus de 10,000 francs de matériel (7 cloches, 1,000 kilogrammes de cire, livres, ornements, etc..). tout est absolument perdu, les colis de la mission n’étant pas assurés. C’est un dommage aussi imprévu que sensible. Pour éviter à l’avenir une semblable perte, les colis de la Mission seront assurés pour leur valeur réelle.
« Je passe maintenant à l’état détaillé de la mission. Comme je l’ai déjà dit, le personnel en service a diminué de neuf prêtres, dans le courant de cette année. C’est plus d’un sur six. Le nombre de nos chrétiens reste à peu près stationnaire. Si nous avons 8,552 baptêmes, nous comptons 6,621 décès constatés, en dehors de ceux qui nous échappent.
« Une épidémie de choléra et la misère ont causé cette grande mortalité. Le 5 juin, le choléra est tombé, comme la foudre, sur le Carmel, et a emporté trois religieuses annamites en 24 heures. Ce fut comme le coup de grâce de l’épidémie, qui s’arrêta à partir de ce moment.
« Malgré bien des difficultés de plus d’un genre, le nombre de nos baptêmes d’adultes dépasse de 300 celui de l’an dernier. Ce résultat est dû au zèle déployé, dans plusieurs districts, par les Pères et par nos élèves de théologie, qui vont gagner leurs galons dans les fonctions de catéchistes.
« Le district de Vinh-long, continuant les bonnes traditions du passé, est en tête de ligne, avec 201 baptêmes d’adultes. En février dernier, j’ai parcouru ce district, et j’y ai constaté un véritable mouvement religieux. Trois villages notables en tête, offraient plus de 100 catéchumènes. On a pu y glaner quelques gerbes, mais ce n’est qu’une partie de la moisson qui se présentait. Il eût fallu plusieurs autres prêtres expérimentés et zélés, beaucoup de bons catéchistes, qui prêchent également et par la parole et par l’exemple, et aussi beaucoup d’argent, car il faut tout faire dans ces chrétientés nouvelles. D’abord, ce sont généralement les pauvres qui viennent à l’Évangile, la misère et la faim les ont mis sur le chemin de la charité et de la vérité : le plus souvent il faut les nourrir pendant le catéchuménat. Ensuite, les voyages et l’entretien des catéchistes, les installations provisoires, les achats des terrains pour ces installations, exigent toujours des dépenses relativement considérables. Ceux qui, ailleurs, sans ressources abondantes et sans personnel instruit, zélé et édifiant, font de nombreux et solides néophytes, excitent toujours mon admiration et mon envie.
« Cependant, malgré notre pénurie, on a obtenu, dans le district Vinh-long, un résultat qui donne bon courage pour l’avenir. Les districts de Mi-tho, de Thi-nghe et de Cho-lon ont fourni leur contingent habituel, grâce aux hôpitaux des Sœurs de Saint-Paul, où l’on a baptisé 525 adultes, la plupart in extremis.
« Le district de Luong-hoa a pris un élan exceptionnel, en donnant 145 baptêmes. Celui de Cai-mong se maintient au niveau du passé, et ceux de Mac-bac, de Tam-ky, de Cho-dui et de Phuoc-loc, sont en excellent chemin. Puissent tous les autres districts entrer dans la même voie, et augmenter progressivement, chaque année, le total de nos baptêmes d’adultes. Si, en effet, nous rencontrons ici les obstacles ordinaires à la prédication de l’Évangile, l’attachement aux biens et aux plaisirs, le mauvais exemple ou l’indifférence religieuse, nous avons du moins un grand avantage, la liberté d’action.
« Le nombre des baptêmes d’enfants de païens a augmenté notablement, cette année ; il est de 4,910, et dépasse de 1,500 celui de l’an dernier. Cho-lon en compte 870, Lai-thieu 464, Vinh-long 435, Mi-tho 403, Cai-mong 238, Mac-bac 210, Giong-rum 203, Bien-hoa 199, Cai-be 198, Cai-nhum 169, Thi-nghe 169, Cho-dui 157, etc. Cette œuvre est désormais en bonne voie, et progressera certainement, si nous trouvons des baptiseurs ambulants, animés de l’esprit de foi, et vraiment vertueux. Il convient de citer le nombre de 915 enfants de païens, adoptés et élevés par les familles chrétiennes, sans aucun frais pour l’Œuvre de la Sainte-Enfance.
« Nos 150 mille communions et nos 132 mille confessions attestent que le noyau principal de nos chrétiens est fidèle à la pratique des Sacrements. Les confréries, les mois de Marie et du Saint-Rosaire, l’Adoration dominicale du Saint-Sacrement, contribuent à entretenir la ferveur parmi eux.
« Je n’ai rien de nouveau à vous dire au sujet de mon séminaire. Les confrères dévoués à cette œuvre principale, travaillent persévérammant à former un clergé indigène, doué de l’esprit de foi, du zèle des âmes et de la pureté des mœurs.
« Le 1er janvier 1890, l’institution Taberd sera remise à la direction des Frères des écoles chrétiennes. Les dix Frères destinés à cet établissement, sont déjà en route pour Saïgon. J’ai d’avance la certitude que l’expérience de ces nouveaux maîtres, mettra l’École Taberd à la tête de tous les établissements scolaires de la colonie. Son installation matérielle est terminée, et quasi trop belle. La faveur de l’administration et du puplic ne lui fait pas défaut.
« Les écoles primaires des chrétientés sont en progrès ; elles comptent environ 500 élèves de plus que l’an dernier. Ce n’est guère que par ces écoles primaires, que nous établissons une base vraiment chrétienne dans la famille annamite. Aussi nous avons tous à cœur de les multiplier et de les améliorer.
« La subvention coloniale, dont notre part est de 40,000 francs, est entièrement consacrée à cette œuvre. C’est notre unique ressource, et, si elle était supprimée, il faudrait fermer les trois quarts de nos écoles primaires. L’ensemble des écoles chrétiennes dans la mission arrive au chiffre de 7,700 élèves.
« Les douze établissements des Sœurs de Saint-Paul de Chartres, et leur bataillon de 175 cornettes blanches, disent assez l’importance de leurs œuvres dans cette mission. Elles ont 184 élèves à leur pensionnat à Saïgon. J’ai voulu faire une comparaison avec l’école municipale laïque de filles, qui compte trois professeurs, huit directrices, institutrices, surveillantes, et 65 élèves (Annuaire de 1889). Voulant connaître les dépenses de cette école, j’ai lu le Budget de la ville pour 1889 ; j’ai fait une addition et une division, et j’ai trouvé que chaque élève revient à 1,300 fr. par an. Messieurs les municipaux eux-mêmes trouvent que leur école coûte un peu cher. Ils ont tort, car c’est le prix courant à Saïgon, pour les écoles administratives.
« Un conseiller colonial, qui sait ses quatres règles,et surtout l’addition, me disait, il y a quelques mois, que, si l’instruction publique coûtait aussi cher en France qu’en Cochinchine, tout le budget ne suffirait pas au seul ministre de l’instrucion publique. C’est pour cela, sans doute, et parce qu’il n’est point inférieur à l’enseignement laïque, que l’enseignement clérical n’est pas trop mal vu en Cochichine.
« Le nombre de orphelins des deux sexes, élevés par les Sœurs de Saint-Paul, varie entre 750 et 800. Elles font la classe à plus de 1,200 élèves annamites, et prodiguent leurs soins intelligents et chrétiens à environ 1,000 malades, européens ou asiatiques. En outre, elles donnent refuge à 84 femmes annamites, qu’elles entretiennent, et réhabilitent avec le temps.
« Enfin, elles construisent, en ce moment, un hospice pour les dames européennes, qui ne savent où se faire soigner dans leurs maladies. La colonie et la municipalité ont, à diverses reprises, mis en avant divers projets pour fonder un hospice civil pour les dames. Ces projets sont toujours restés dans les cartons, et ils y resteront définitivement, les Sœurs ayant fait cette bonne œuvre, pour leur compte et à leur charge. On leur sait d’avance, les plus fieffées libres-penseuses seront les premières à venir se faire soigner à l’hospice des Sœurs. Les bons soins, d’où qu’ils viennent, sont toujours les bons soins. C’était bien l’avis de la fameuse doctoresse de Paul Bert, qui est morte entre les bras des Sœurs de Quang-yen.
« Vous connaissez la révocation du gouverneur général de l’Indo-chine, M. Richaud, et sa mort foudroyante dans le détroit de Malacca. Malgré bien des défauts, M. Richaud était un homme de tête de de cœur, il n’avait pas l’esprit d’un valet, et comprenait fort bien nos intérêts nationaux, et même religieux , en Indo-Chine.
« A-t-il pourvu au salut de son âme à son dernier moment ? Je n’ai pu le savoir au juste. On m’a dit d’abord que, se voyant perdu, il avait spontanément appelé un prêtre espagnol qui était à bord, et qu’il avait reçu les sacrements en plein connaissance. Puis on m’a affirmé qu’il avait repoussé les avances de ce prêtre. J’aime à croire que la première version est la vraie.
« Le 25 mai, il assistait à un service religieux célébré à la cathédrale de Saïgon, sur sa demande, pour le repos de l’âme de M. Céloran de Blainville, son directeur du service local, mort à Yokohama, où il était en congé. Et tout juste quinze jours après, nous célébrions un service pour M. Richaud lui-même, sur la demande de M. Piquet, son successeur. Puisse la foi de la jeunese, qui fut chrétienne, sa bienvieillance pour les missionnaires, le repentir et une bonne absolution, avoir mis son âme dans le vestibule du paradis !
« En finissant, je veux vous communiquer une notice, qui m’a été remise par M.Laurent, sur la vie et la mort d’un de ces chrétiens de vieille race, qui disparaisse peu à peu, sans laisser beaucoup d’imitateurs après eux.
« Paul Vien appartenait à une ancienne famille chrétienne de la paroisse de Tha-la, où il exerça les fonctions de catéchiste, avant l’occupation française. Hardi et dévoué, il rendit de très grands services pendant la persécution, en allant chercher les Pères, les cachant chez lui, et risquant ainsi sa tête, sa famille et ses biens. On dit que le P. Pernot, fuyant devant ses persécuteurs, fut caché une fois chez lui pendant plusieurs semaines.
« A l’arrivée des Français, il fut emprisonné comme suspect, avec un grand nombre de chrétiens, dans le fort de Thuan-kieu, centre de résistance des mandarins annamites. Il y confessa sa foi, et tint ferme, malgré les coups de rotin ; mais il eut la douleur de voir son frère, vaincu par la torture, apostasier de bouche. La défaite, à Chi-hoa de Nguyen-tri-phuong, généralissime annamite, lui rendit la liberté ; et il se mit aussitôt à la suite des Français, auxquels il rendit de grands services, en les guidant dans la région de Trang-bang et de Tay-ninh, qu’il connaissait parfaitement bien. Il en fut récompensé par la dignité de chef de canton de Trang-bang, où il sut gouverner avec autorité. Il ne dirigea pas moins bien ses affaires personnelles, et acquit, à cette époque, une certaine aisance, en faisant le commerce des bœufs. Plus tard, il fut nommé sous-préfet à Trang-bang, et en remplit les fonctions jusqu’à sa démission, en 1879.
« C’était un cœur généreux. Quand, il y a quelques années, il fut question de reconstruire l’église de Tha-la, sa paroisse, il donna 8,000 francs, soit environ les deux tiers de ses bénéfices, pour cette œuvre. Plus tard, il donna encore 4,000 francs pour achever les travaux de l’église et pour acheter une cloche, sur laquelle il voulait faire mouler son nom et celui de sa femme. L’église terminée, il attendait cette cloche avec impatience, quand, quelques semaines avant sa mort, il eut le chagrin d’apprendre qu’elle avait sombré, avec deux autres, dans le golfe d’Aden. Ce brave homme,qui n’avait pas d’enfants, a consacré en bonnes œuvres tout le bien qu’il avait acquis. Ne s’étant presque rien réservé, il végétait dans ses dernières années, et n’a laissé qu’un avoir modique à sa veuve, qui vit modestement d’un petit commerce qu’elle fait à Trang-bang.
« Paul Vien était strict observateur du devoir. Il savait se gêner pour le remplir, et n’écoutait pas les conseils de la paresse. Dans ses dernières années, malgré sa faiblesse, par le soleil ou par la pluie, il faisait, chaque dimanche, quatre kilomètres, pour venir assister à la sainte messe. Quelque temps avant sa mort, il se fit construire à Tha-la une petite case, d’où on le transportait à l’église pour assister à la messe, qu’il entendait, étendu sur une chaise longue. Il était homme de règle, et avait très grand peur de ne pas recevoir les derniers sacrements. Dieu lui a accordé la grâce qu’il désirait, et pour laquelle surtout il s’était rapproché de l’église. Il est mort tout doucement, presque sans souffrances, entre les bras du P. Frison, le 25 août dernier.
« Il repose dans un des bas côtés de l’église de Tha-la, qu’il a contribué à construire pour la moitié au moins ; et, un mois après, la chrétienté de Tha-la célébrait un magnifique service pour le repos de son âme. »
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