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Rapport annuel des évêques

Année: 1903
Pays: Vietnam
Mission: Tonkin méridional
Rédacteur:Mgr Pineau

II. — Tonkin méridional


Population catholique 125.205
Baptêmes d’adultes 727
Baptêmes d’enfants de païens 2.361
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Les résultats obtenus cette année, au Tonkin méridional, sont meilleurs que ceux du précédent exercice : en effet le nombre des baptêmes d’adultes est monté de 503 à 727 et celui des enfants de païens de 1.587 à 2.361.
« Tout en remerciant Dieu de ces résultats, écrit Mgr Pineau, j’avoue qu’ils sont loin de répondre à nos désirs, puisque dans cette seule mission, le nombre des infidèles qui croupissent encore dans les ténèbres de l’idolâtrie s’élève à près de deux millions. Les conversions, malheureusement, deviennent de plus en plus difficiles. Au fur et à mesure que l’élément européen s’implante dans le pays, l’indifférence augmente d’une façon considérable parmi les indigènes.
« Si j’avais eu sous la main des ouvriers plus nombreux, il y a une dizaine d’années, nous aurions pu facilement enregistrer quelques milliers de chrétiens de plus ; car, à cette époque, les païens venaient en foule se jeter d’eux-mêmes dans nos bras. Aujourd’hui les choses ont bien changé. Il est rare que nous voyions, comme autrefois, des villages entiers demander à embrasser notre sainte religion. En maint endroit, le missionnaire ne peut que glaner, par-ci, par-là, quelques épis : dans certains postes, assez rares néanmoins, son rôle se borne presque à conserver les positions acquises.
« Les riches, pour la plupart, ne cherchent qu’à satisfaire leur sensualité et leurs passions ; beaucoup tiennent à imiter certains Européens dont la conduite n’est rien moins qu’édifiante, bien peu songent à une autre vie et demandent à se convertir.
« La classe pauvre, grevée d’impôts, surchargée de corvées, n’est préoccupée que du combat pour la vie.
« Enfin, les événements qui se passent en France ont leur retentissement jusqu’au Tonkin. Il suit de là que nous n’avons plus, auprès de l’Annamite, le même prestige ni la même influence que par le passé.
« Mais passons en revue les différents districts qui composent la mission du Tonkin méridional, afin de nous rendre compte des résultats obtenus dans les uns et des espérances que peuvent donner les autres.
« Il y a actuellement treize districts sous la direction des missionnaires ; chaque district comprend un certain nombre de paroisses, à la tête de chacune desquelles est un prêtre indigène.

« Le district le plus important est celui du Binh-chinh, situé au sud de la mission. Il comprend 26.204 chrétiens répartis dans 15 paroisses, composées de 110 chrétientés.
« M. Roux, qui a été chargé jusqu’à présent de la direction de ce district, m’écrivait à la date du 1er juillet :
« Nous avons été très éprouvés cette année ; le choléra nous a enlevé plus de 300 chrétiens « en très peu de temps. Un de nos prêtres, le P. Ngoc atteint par l’épidémie en administrant « les cholériques, a été emporté en un rien de temps. Le fléau, il faut l’avouer, a été pour nos « chrétiens un prédicateur des plus éloquents ; chez les uns, il a réveillé la foi endormie ; chez « les autres, il a excité la ferveur. Les confessionnaux étaient assiégés du matin au soir, cha« cun voulant mettre ordre à sa conscience le plus promptement possible. On cite le fait d’un « bon chrétien, père d’un de nos séminaristes, qui usa de ce subterfuge pour entrer au « confessionnal avant les autres. « Laissez-moi vite entrer, dit-il, car je ressens déjà les « étreintes du choléra et, dans quelques heures, je ne serai plus. » Il ne disait que trop vrai, « car, la nuit suivante, il fut atteint et n’eut que le temps de recevoir les derniers sacrements « avant de paraître devant Dieu.
« Un nouveau chrétien, chef de son village, est mort dans des sentiments de foi qui ont « grandement édifié ceux qui en ont été témoins. Quand on ouvrit son testament, on trouva, « inscrite sur une feuille séparée, la date du baptême de chacun des membres de sa famille, « avec ces mots : « Voilà les jours anniversaires que chacun de nous devra célébrer à l’avenir, « et les saints que nous devrons invoquer d’une manière toute spéciale » ; montrant ainsi qu’il « avait rompu avec toute pratique païenne. »
« Le dernier exercice donne, pour le district du Binh-chinh, 930 baptêmes d’enfants de chrétiens, 35 baptêmes d’adultes, 336 baptêmes d’enfants de païens in articulo mortis, 133 confirmations, 21.857 confessions, 21.518 communions, 284 mariages, 233 viatiques, 503 extrêmes-onctions.
« Il y a à Huong-phuong, chef-lieu du district, un établissement de la Sainte-Enfance et un couvent de religieuses Amantes de la Croix, habité par trente-deux religieuses.

« En suivant, la direction du sud au nord, c’est le district de Dinh-cau, dans la province de Ha-tinh, qui vient immédiatement après celui du Binh-chinh. M. Pallaget en a la direction. Il ne comprend que deux paroisses. C’est à peine si la population chrétienne d’aujourd’hui dépasse le nombre qu’elle atteignait avant les massacres de 1885.
M. Pallaget compte 33 baptêmes d’enfants de chrétiens, 16 baptêmes d’adultes, 2 baptêmes d’enfants de païens in articulo mortis, I.708 confessions, 1.721 communions, 20 mariages, 18 viatiques, 19 extrêmes-onctions. La population totale des deux paroisses est de 1.657 chrétiens.
« Une des grandes préoccupations de notre confrère, depuis un an, est la construction d’une église où il puisse conserver le Saint-Sacrement. Cette partie de la mission, quand le divin Maître daignera faire sa demeure dans la nouvelle église, donnera sans doute des résultats plus consolants et, chaque année, nous verrons augmenter le nombre des chrétiens.

« Après Dinh-cau vient le district de Van-hanh, qui comprend la partie centrale de la province de Ha-tinh. C’est M. Blanc qui en est chargé. Il a, pour l’aider, MM. Delalex et Duwez. Les chrétiens du district sont répartis en six paroisses.
« M. Blanc accuse 614 baptêmes d’enfants de chrétiens, 27 d’adultes, 228 d’enfants de païens in articulo mortis, 59 confirmations, 12.500 confessions, 12.253 communions, 125 mariages, 86 viatiques, 150 extrêmes-onctions.
« L’année dernière, M. Blanc a pu mettre la dernière main à la construction de l’église de Van-hanh exécutée en grande partie par notre regretté confrère, M. Magat, qui l’avait dédiée au Sacré-Cœur.

« Nous arrivons au district de Nghe-yen, situé également dans la province de Ha-tinh. Il comprend quatre paroisses. Sous l’habile direction de M. Nivet, aidé de M. Chauvet, ce district progresse chaque année. Le mouvement des conversions y est très accentué : 153 adultes ont été baptisés pendant le dernier exercice, et le nombre des catéchumènes qui étudient la doctrine est considérable.

« Au-dessus du district de Nghe-yen, nous trouvons le district de Ngan-sau, dont le centre est Lang-truong. Il compte trois paroisses et une population chrétienne de 8.736 âmes. Confié à M. Bonnet, ce district s’est ressenti, en ces derniers temps, de l’absence de son chef, obligé d’aller rétablir au sanatorium de Hong-kong sa santé tout à fait délabrée.

« Jusqu’ici nos confrères du Laos, très éprouvés déjà par le climat meurtrier du pays qu’ils habitent, souffraient davantage encore du manque de consolations spirituelles. Grâce à Dieu, depuis quelques mois, les pauvres Laotiens semblent enfin sortir de leur torpeur. En effet, à la date du 12 juillet, M. Guignard m’écrivait : « J’ai, en ce moment, une vingtaine de Laotiens « qui étudient la doctrine, et je pense que d’autres suivront en assez grand nombre, mais il « faudra les nourrir un certain temps. La famine actuelle est sans contredit une grâce du bon « Dieu, car elle oblige ces pauvres malheureux, d’ordinaire indifférents, à réfléchir et à se « préoccuper de leur éternité. »
« Le 22 juillet, le même confrère m’écrivait :
« Je n’ai pu baptiser encore qu’une seule personne, mais les conversions s’annoncent assez nombreuses. Dans ma dernière lettre je vous parlais d’une vingtaine ; aujourd’hui, il y en a plus de quarante. Le village de Canh-trap est donc, à peu près, tout chrétien. Il ne reste plus que six familles qui ne soient pas encore décidées, mais, sur les six, deux et même trois viendront très probablement à nous ; quant aux trois autres, j’avoue que, tout en désirant leur conversion, je ne tiens pas beaucoup à elles ; j’ai mes raisons pour cela.
« Je suis heureux des conversions obtenues parce qu’elles sont un encouragement pour les « anciens chrétiens qui se croyaient condamnés à être toujours le pusil1us grex. Ils en sont « eux-mêmes aussi heureux que moi, et ils le prouvent par un redoublement de ferveur et par « une plus grande à la messe et à la prière, les jours ordinaires. »
« M. Leborgne, spécialement chargé des chrétiens établis sur les rives du Nam-neune, espère, lui aussi, pouvoir augmenter prochainement son petit troupeau.

« En aval de ces deux districts, habités exclusivement par des Laotiens, nous trouvons le district de Dang, administré par M. Combettes. Les chrétiens, au nombre de 5.521, sont répartis dans cinq paroisses.
« En 1885, les chrétientés qui composaient ces cinq paroisses furent presque entièrement détruites ; 1.500 chrétiens, deux prêtres indigènes et un missionnaire, M. Satre, y furent mis à mort.
« Je viens d’établir un nouveau poste dans ce district, et tout fait prévoir qu’il acquerra bientôt une importance considérable.

« Le district de Bao-nham. confié à M. Klingler aîné, a donné le nombre le plus élevé d’enfants de païens baptisés in articulo mortis.

« M. Eloy, aidé de M. Denis, dirige le district de Dong-thanh. De toute la mission, c’est le district qui compte le plus de catéchumènes. On y a baptisé 110 adultes pendant le dernier exercice, et le nombre de ceux qui étudient la doctrine est d’environ 200. Il est divisé en trois paroisses, dont la population totale s’élève à 5.958 âmes. Comme il a été très éprouvé par la disette l’année dernière, les païens, pressés par la faim, se sont tournés vers le protecteur naturel des malheureux, le missionnaire, pour obtenir quelque soulagement à leur misère et apprendre le chemin du ciel.
« Dernièrement, m’écrivait M. Denis, l’action bienfaisante de la Providence envers les « nouveaux chrétiens s’est fait voir clairement en plusieurs circonstances ; je ne citerai que les « deux faits suivants :
« Le chef d’un village païen vint me trouver, demandant à embrasser la religion chrétienne. « Il amenait avec lui une dizaine de familles et se promettait bien d’en amener d’autres « encore. Heureux de l’accueil que je lui fis et plein d’espérance pour l’avenir, ce bon vieux, « retourné chez lui, étudiait avec ardeur, mais soudain il tomba gravement malade et fut « bientôt à toute extrémité. C’était la nuit, et ceux qui l’entouraient, nouveaux convertis « comme lui, ne savaient pas encore baptiser. Le catéchiste, qui les instruisait, était parti la « veille au soir pour aller entendre la messe le lendemain dans le lieu de ma résidence. Tout « paraissait désespéré ; le pauvre homme allait mourir sans baptême. On courut en toute hâte « chercher le catéchiste, mais, quand il arriva, le vieux chef était mort… baptisé. Par qui ? Pas « par un ange, mais par un envoyé de Dieu. Un chrétien était venu voir un de ses parents « nouvellemment converti, et se trouvait de passage dans le village. On l’introduisit auprès du « moribond, qui avait encore toute sa connaissance, et il le baptisa. Quelques instants après, le « néophyte partait pour le ciel.
« Dans un autre endroit, écrit le même missionnaire, les païens d’un village désiraient se « convertir. Leur chef, homme influent, paraissait tout disposé lui-même à quitter ses idoles « pour se faire chrétien ; mais un obstacle insurmontable s’opposait à sa conversion : le « malheureux avait deux femmes, et sa seconde femme avait un fils, ce qui rendait la « séparation à peu près impossible.
« Le chef, ne se convertissant pas, il était à craindre que ses subordonnés, qui lui étaient « redevables à plus d’un titre, ne suivissent son exemple. Le missionnaire sut la chose : il pria « et fit prier pour que le bon Dieu aplanit toute difficulté. Deux mois après, c’était fait. « D’abord, l’enfant de la seconde femme était tombé malade et était mort baptisé. La mère « elle-même, jusque-là très robuste, était tombée malade à son tour ; on l’avait instruite de la « religion et elle était morte baptisée. Tous les obstacles avaient donc disparu ; le village et « son chef pouvaient désormais se convertir. Vraiment la Providence est admirable dans ses « voies. »
« A la suite du district de Dong-thanh, dans la direction du nord, vient celui du M. Cudrey, aidé de M. Geoffroy, l’administre depuis une vingtaine d’années. Il n’y a que deux paroisses dans le district, mais l’une d’elles est considérable ; elle ne compte pas moins de 7.269 chrétiens.
« Le dernier exercice a donné pour ce district 271 baptêmes d’enfants de chrétiens, 21 d’adultes, 67 d’enfants de païens in articulo mortis, 9.218 confessions, 8.917 communions, 54 mariages, 44 viatiques, 90 extrêmes-Onctions.
« Au mois de juillet dernier, M. Geoffroy m’écrivait : « Je viens de faire l’administration « du village de Manh-son et de celui de Phu-yen, fondé autrefois par Mgr Retord. Je « remarque, avec plaisir, que ces deux chrétientés augmentent à vue d’œil, depuis quelques « années. Les naissances y sont nombreuses et les décès fort rares. Nul doute que cette « bénédiction du ciel ne soit la récompense de la conduite vraiment exemplaire des chrétiens ; « non seulement personne, parmi eux, n’oserait manquer au devoir pascal, mais il y en a « encore un bon nombre qui s’approchent des sacrements les dimanches et les jours de fête.
« L’enseignement des catéchistes que Votre Grandeur a ordonné aux prêtres indigènes « d’établir dans chaque chrétienté, produit d’excellents résultats. Quand nous allons faire « l’administration, le catéchiste explique les principales vérités de la réligion, remet en « mémoire la manière de se préparer à la réception des sacrements ; le missionnaire complète « l’instruction, et nos chrétiens, jeunes et vieux, reçoivent avec fruit les sacrements de « pénitence et d’eucharistie. »

« Dans la nuit du 10 au 11 juillet, vers 4 heures du matin, sur toute l’étendue de la province du Nghe-an, on a éprouvé une forte secousse de tremblement de terre, mais c’est dans le district du Quinh-luu qu’elle s’est fait sentir avec le plus d’intensité. L’église de Thuan-ngai, patrie du Bienheureux Khoa, a été gravement endommagée et menace ruine. Daignent les âmes généreuses, dont la charité inépuisable sait compatir à tous les besoins, venir en aide à M. Cudrey pour réparer l’édifice ou même pour en élever un autre plus digne d’abriter les restes de notre glorieux martyr.
« Le district de Cau-ram, qui a pour centre le chef-lieu de la province du Nghe-an, comprend cinq paroisses, toutes de fondation récente. M. Abgrall, qui le dirigeait jusqu’à ces derniers temps, m’écrivait au mois de juillet :
« Le district fournit cette année 62 baptêmes d’adultes, recueillis, en grande partie, parmi « les païens qui restaient encore dans nos jeunes chrétientés. Il ne s’est point formé de « nouveaux groupes, cette année. Dernièrement j’en avais un en vue, mais il m’a échappé au « moment où je croyais sa formation assurée. L’œuvre de la conversion des païens devient de « plus en plus difficile ; aussi je ne compte plus, à moins d’événements imprévus ou de grâces « extraordinaires, sur des conversions nombreuses. Même dans nos chrétientés, l’influence du « missionnaire n’est plus ce qu’elle était autrefois. Plaise à Dieu de faire luire pour nous des « jours meilleurs !
« L’Œuvre de la Sainte-Enfance a donné des résultats bien consolants, 173 enfants ont été recueillis au cours du dernier exercice, et les trois quarts se sont déjà envolés vers le ciel, où ils jouissent du bonheur éternel et intercèdent pour leurs bienfaiteurs.
« J’ai enregistré 162 baptêmes d’enfants moribonds dans les différentes paroisses du « district. »

« Il reste encore un district dont il n’a pas été question dans ce compte rendu, c’est celui de Xa-doai où réside le vicaire apostolique de la mission. Il compte huit paroisses avec une population de 18.984 chrétiens. Le dernier exercice a donné 770 baptêmes d’enfants de chrétiens, 152 d’adultes, 269 d’enfants de païens in articulo mortis, 415 confirmations, 25.619 confessions, 26.323 communions, 163 mariages, 241 viatiques et 360 extrêmes-onctions.
« Actuellement nous avons des catéchumènes en six endroits différents. Des catéchistes, sortis du petit séminaire, après y avoir terminé leurs études, sont chargés de les instruire. Puisse le nombre de ces néophytes augmenter rapidement et former bientôt des chrétientés nombreuses et ferventes !

« Notre petit et notre grand séminaire ont été très éprouvés. L’année dernière la sécheresse fut telle que le manque d’eau nous contraignit de retarder de deux mois la rentrée des classes. Cette année, au contraire, les pluies ont été continuelles et l’humidité de l’atmosphère a beaucoup contribué à développer une maladie assez commune sous les tropiques, le béri-béri. Plusieurs élèves du petit séminaire en sont morts. D’un autre côté, avons dû renvoyer chez eux pendant quelque temps les élèves du grand séminaire.
« Le nombre des paroisses de la mission s’est augmenté d’une unité, cette année, et, depuis quelques mois, nous pouvons conserver les saintes Espèces dans trois nouveaux centres, ce qui porte à vingt le nombre des églises de la mission où réside Notre-Seigneur Jésus-Christ.
« Xa-doai, centre de la mission, est le lieu de réunion pour les retraites. Sans parler des retraites d’ordination, nous avons eu la retraite des missionnaires au mois de janvier, celle des prêtres indigènes au mois de février et celle des catéchistes au mois de juillet. Toutes sont précédées d’un examen sur les matières qui sont de la compétence des retraitants.

« Tel est, Messieurs et chers Confrères, le résumé de nos travaux pendant l’exercice 1902-1903. Permettez-moi, en terminant, de recommander notre chère mission et son vieil évêque à vos pieux suffrages, et aux prières de ceux qui s’intéressent à l’évangélisation des infidèles et qui liront ces lignes. Pour que nous puissions continuer à étendre le royaume de Dieu dans ce pays, deux choses nous sont indispensables : la prière et les aumônes. »

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