| Année: |
1907 |
| Pays: |
Vietnam |
| Mission: |
Tonkin méridional |
| Rédacteur: | Mgr Pineau |
II. — Tonkin méridional
Population catholique 136.584
Baptêmes d’adultes 683
Baptêmes d’enfants de païens 2.623
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Le recensement de 1907, fait avec la plus grande exactitude possible, donne, pour la mission du Tonkin méridional, une population catholique de 136.584. Dans le dernier exercice, elle était de 134.635. C’est un accroissement de près de 2.000 dû aux baptêmes d’adultes et à l’excès des naissances sur les décès. Le nombre des catéchumènes qui ont été régénérés est supérieur de 40 à celui de l’an passé. Si Sa Grandeur Mgr Pineau, comme il nous le fait remarquer lui-même, avait eu à sa disposition les moyens nécessaires pour les instruire, plusieurs villages auraient pu se préparer au baptême et multiplier le chiffre de ces nouveaux enfants de l’Église.
Les missionnaires se sont dépensés au delà de leurs forces. Plusieurs sont tombés malades et ont dû, pour un temps, quitter la mission, afin d’aller refaire leur santé au sanatorium de Hong-kong. Quatre prêtres indigènes sont partis pour le ciel. L’un deux était ordonné depuis six mois seulement.
Si nous jetons un regard en arrière, l’œuvre de la divine Providence nous apparaît dans tout son éclat. Les fidèles, au Tonkin méridional, ont doublé en vingt ans. Le sol est semé de paroisses modèles, où l’ensemble des chrétiens pratiquent leurs devoirs religieux avec une perfection dont les exemples tendent à disparaître dans les vieux pays catholiques. Les œuvres s’y multiplient. Le clergé indigène y est représenté par 80 prêtres, qui font honneur au sacerdoce et à ceux qui les ont formés. Leur nombre augmenterait rapidement, si la mission était assez riche pour subvenir aux frais de la première formation, et à leur entretien plus tard. Il y a là un obstacle pratique de premier ordre, qui échappe trop souvent à ceux qui veulent traiter la question du clergé indigène à vol d’oiseau.
Ce travail d’évangélisation, toujours trop lent pour le zèle du missionnaire, sera contrecarré par la faiblesse des hommes, la malice du démon et de ses suppôts, jusqu’à la fin des temps. Ils ont de multiples agents qu’ils mettent en jeu, selon les circonstances et de mille manières, pour atteindre leur but. Au Tonkin, cette année, ces agents sont : la misère extrême, les corvées écrasantes, les impôts de plus en plus lourds. Le peuple est tout préoccupé des maux de l’heure présente. Il oublie ses intérêts spirituels. Il est tellement affolé par les vexations auxquelles il est soumis, que, pour y échapper, des familles entières quittent leurs villages et s’expatrient.
Ces souffrances du peuple, la famine, les secours qu’il a fallu distribuer, l’entretien au moins partiel des catéchumènes, durant le temps de leur instruction, tout concourt à augmenter les charges de la mission et à diminuer les ressources intérieures.
Dans les comptes rendus des années précédentes, Mgr Pineau a exposé cet état de détresse, avec un accent d’angoisse profonde. C’étaient un pressant appel à la générosité des catholiques. Les malheurs des temps, la multiplicité des œuvres n’ont pas permis à ceux en qui Sa Grandeur mettait toute sa confiance, de répondre à des désirs si légitimes, à des besoins si réels, autant qu’ils l’auraient eux-mêmes voulu.
« Le supplément de cette année, écrit Monseigneur, n’est pas même suffisant pour l’achat du vin et de la farine nécessaires à la célébration des saints mystères. Dans ces conditions, c’est un arrêt forcé que nous subissons pour toutes nos œuvres . Nous avons dû licencier le grand et le petit séminaire, pour un an. Le grand séminaire seul a pu rentrer au mois d’août dernier. »
Mgr Pineau continue : « Le P. Adolphe Klingler, qui a baptisé 161 adultes, pendant ce dernier exercice, m’écrivait en m’envoyant le résultat de son administration : « J’aurais pu « avoir, cette année, le double certainement, sinon le triple de conversions, si les ressources ne « m’avaient pas fait défaut.
« Il est d’autant plus regrettable qu’on ne puisse pas accepter tous ceux qui demandent à se « convertir, que la nouvelle d’un refus se transmet promptement et ralentit ainsi le mouvement « des conversions. Daigne le divin Maître toucher le cœur de ceux qui peuvent nous venir en « aide, afin que nous puissions, malgré les efforts multiplés de l’esprit infernal, faire fructifier « la vigne qu’il nous a confiée ! »
Pour clore cet exposé des difficultés et des épreuves, il faut ajouter un mot sur les ravages du tigre dans certaines parties de la mission. C’est M. Combettes qui nous en donne le récit : « La moisson du cinquième mois a été un peu moins mauvaise que les précédentes. Mais, les « habitants de notre région osent à peine sortir pour la récolter. Ils sont en quelque sorte « prisonniers chez eux, à cause des ravages causés par le tigre. Personne ne veut s’éloigner du « village pour aller dans les champs. Bientôt chacun craindra de quitter sa maison. « Ordinairement ces mangeurs de chair humaine ne pénètrent dans les villages et ne forcent « l’entrée des maisons que pendant la nuit. Maintenant, c’est en plein jour et jusqu’au centre « des villages, qu’ils vont ravir leurs victimes. Six personnes viennent d’être ainsi enlevées « dans la chrétienté de Phu-lé. Le nombre des malheureux dévorés par les tigres, dans les « villages voisins de mon habitation, dépasse la soixantaine. Pour labourer les champs et faire « le repiquage du riz au dixième mois, c’est une vraie misère. Pendant que les uns travaillent, « les autres doivent se tenir tout près d’eux la lance en arrêt, pour les protéger contre ces « fauves.
« Même avec ces précautions, bon nombre de champs resteront abandonnés, car personne « n’ose aller à la montagne, chercher les matériaux nécessaires à la construction des norias, « indispensables instruments pour faire l’irrigation des rizières. »
Mgr Pineau a parcouru cette année une grande partie de son vicariat. Trois visites pastorales successives, en carême, au mois de mai et fin de juin, ont permis à Sa Grandeur de voir de plus près les souffrances de son peuple, mais aussi de jouir de la vivacité de sa foi et de son attachement à son premier pasteur. Le sacrement de confirmation a été administré à 4.329 personnes.
La première tournée pastorale « s’est faite dans le district du Ngan-câ, que dirige M. Belleville. Il se compose de cinq paroisses, à la tête de chacune desquelles est un prêtre indigène. La population catholique s’élève à 6.095, répartie dans plusieurs hameaux ou villages. »
« Nous quittions l’évêché, le P. Bayle et moi, continue Monseigneur, le 28 février au soir, et, le 2 mars au matin, nous arrivions à Van-lôc, chef-lieu de la première paroisse, que nous nous proposions de visiter. Les notables, montés sur des barques, étaient descendus au-devant de nous, à une distance d’environ deux heures. Aussitôt que nous fûmes en vue, commencèrent les démonstrations de joie, tant aimées des Annamites : tambours de toute taille, cimbales, musique, pétards, rien n’y manquait. Pendant trois semaines, il me faudra subir cette musique assourdissante. Mais le tapage est dans les goûts de ce bon peuple. Il est tout à la joie. J’en prends mon parti. Il faut le laisser faire.
« A 6 h. ½ nous mettions pied à terre pour nous diriger vers l’église. Le curé nous attendait à la porte, et nous reçut selon le cérémonial accoutumé. Une demi-heure après, nous célébrions la sainte messe. Aussitôt l’action de grâce achevée et le modeste déjeuner fini, commencent la réception des notables, l’examen et les confessions de ceux qui devaient être confirmés le lendemain.
« Le 3 mars, je fis la bénédiction solennelle de l’église de Van-lôc, qu’on venait de terminer. Elle est vaste, élevée et bien aérée. Les rosaces sont d’un bel effet. La cure, construite à la hâte après l’incendie de l’ancienne, laisse bien à désirer. Près de la moitié de la paroisse de Van-lôc est composée de nouveaux chrétiens. Le mouvement des conversions s’y est ralenti, néanmoins chaque année rapporte quelques bonnes recrues.
« Le 5 mars au matin, nous quittons Van-lôc, pour nous rendre à Qui-chinh. Après une petite heure de barque, nous descendons en face de la préfecture. Le mandarin, pour qui en d’autres temps, nous eussions été une capture de choix, nous attendait sur la berge. Après les saluts d’usage, nous nous séparons en nous souhaitant réciproquement mille félicités.
« Nous traversons des villages tout païens, échelonnés sur la route de quatre kilomètres, qui conduit du fleuve à la chrétienté de Qui-chinh. Les chrétiens ont voulu saisir cette bonne occasion de manifester leur foi et de se poser devant les païens. Aussi ont-ils tenu à nous faire accomplir ce trajet dans la plus grande pompe possible. La population, accourue sur notre passage, se montrait saisie d’étonnement à la vue de cette longue procession de fidèles entourant leur évêque, qui semblait prendre possession de cette terre encore toute idolâtre.
« L’église de Qui-chinh est grande et spacieuse. Malheureusement, elle reste inachevée. Pour la terminer, il faudrait encore 2.000 à 3.000 francs. Quelle douce consolation ce serait pour moi, pour le bon curé et tous ses paroissiens, d’y voir un bel autel, orné de son tabernacle où le Saint-Sacrement serait conservé ! Puisse la divine Providence entendre nos vœux et nous donner d’achever bientôt cette œuvre !
« Le prêtre chargé de Qui-chinh, soucieux d’augmenter le nombre d’intercesseurs au ciel pour toutes les nécessités de sa paroisse, s’intéresse tout spécialement à l’œuvre de la SainteEnfance. « Ces petits-là, me disait-il, sont plus sûrs que les adultes. Car la plupart d’entre eux « montent droit là-haut, avant d’avoir perdu l’innocence baptismale. » Mais je puis lui rendre ce témoignage, c’est que son zèle pour le salut des enfants ne paralyse en rien l’activité qu’il déploie pour la conversion des adultes.
« Le 10 mars, nous remontons l’affluent du Ngan-ca, où le regretté M. Tortuyaux s’est noyé en 1891. Après deux jours de navigation, nous arrivons à Mô-vinh. chef-lieu de la troisième paroisse du district. Mô-vinh n’a plus que 734 chrétiens. La moitié de sa population fut massacrée lors des troubles de 1885. L’église, la cure sont encore à l’état provisoire.
« Les lettrés sont légion dans cette contrée, la plus remuante que je connaisse. Tous les troubles dont j’ai été témoin depuis quarante ans ont pris leur origine dans ce pays. Aussi notre sainte religion y progresse plus lentement que partout ailleurs.
« De Mô-vinh, nous montons à Trung-hoa. Le voyage s’accomplit au milieu de mille péripéties. Trung-hoa a beaucoup souffert des agitations de 1885. Toutes ses chrétientés ont été pillées et incendiées. Un grand nombre de fidèles ont été mis à mort. On m’a montré plusieurs endroits plus profonds de la rivière, où les païens jetaient leurs victimes, pieds et mains liés, comme de viles bêtes de somme. Les chrétiens y sont encore 820.
« L’église de cette paroisse est due au zèle et à l’habileté de M. Combettes, qui a eu la charge de ce district pendant plusieurs années. Elle est solidement construite et suffisamment grande pour le chiffre actuel des fidèles. Mais elle attend un autel plus digne de l’hôte divin qu’elle abrite. Sur la demande de M. Belleville, j’en ai fait la bénédiction solennelle.
« C’est le 16 mars que nous faisons nos adieux à cette fervente chrétienté, pour nous rendre à Bôt-dà, résidence actuelle du missionnaire. Sa situation en fait un poste stratégique avantageux dans les circonstances difficiles. C’est un pied-à-terre pour les confrères qui montent au Laos, ou en descendent. Il a fallu beaucoup de diplomatie pour s’y installer. Mais les peines qu’on s’est données pour arriver à ce but ne sont pas à regretter. M. Belleville se complaît à le nommer Bôt-dà l’Avenir. C’est un point d’appui pour entamer plus tard les immenses villages qui l’avoisinent.
« Jusqu’à présent il n’y avait à Bôt-dà que 180 chrétiens, mais je viens d’y rattacher un nouveau groupe d’environ 200 âmes, qui ne relevait encore d’aucune paroisse. L’habitation du missionnaire est suffisante pour le moment. Mais l’église n’est encore qu’une pauvre paillote, ouverte à tous les vents. Daignent les personnes fortunées qui liront ces lignes, me procurer les moyens d’élever ici une église convenable, que je dédierai à Notre-Dame de Lourdes, pour faire pièce à l’ignoble bonzerie, située tout près de là et où sont entassées une quarantaine de statues de Bouddha, aux figures grimaçantes et hideuses ! Que ne puis-je à ces inventions de la sottise humaine, opposer une gracieuse statue de Notre-Dame de Lourdes, placée sur un joli trône, et dans une belle chapelle !
« Malgré la cordiale hospitalité du P. Belleville, nous nous séparons de lui et de ses chrétiens, en lui souhaitant que bientôt Bôt-dà brille comme un phare au milieu des villages qui l’entourent, et qui sont encore tous plongés dans les ténèbres de l’idolâtrie. Notre barque prend la direction de Lang, chef-lieu de la dernière paroisse annamite. Elle comprend huit chrétientés de moyenne importance, avec un total de 1.084 fidèles.
« Ce n’est pas sans une émotion profonde que nous avons mis pied à terre sur ce sol, en pensant au massacre dont le village a été le théâtre jadis : 1.100 chrétiens y furent décapités en haine de la France et de notre sainte religion. Souvent ruinée par les inondations, le pillage et les incendies, cette chrétienté s’est toujours assez promptement relevée, grâce à la fertilité exceptionnelle de son sol et à l’immigration constante de familles, qui viennent de la plaine pour s’y installer. Un certain nombre de maisons sont à l’aise. Mais elles ont peu d’enfants. Cette remarque s’étend à toute la région montagneuse de ce pays. La natalité ne semble pas être inférieure toutefois à celle des villages situés plus bas. C’est la terrible maladie du carreau qui enlève les enfants.
« Les chrétiens de Lang m’ont promis de s’entendre pour faire quelques sacrifices afin de terminer, cette année même, leur église restée trop longtemps inachevée. »
La première tournée pastorale touche à sa fin. Après la visite des différents groupes de fidèles qui se rattachent à Lang, Mgr Pineau reprend la direction de la résidence épiscopale, pour se préparer aux cérémonies de la semaine sainte et aux fêtes de Pâques.
Vers le milieu de mai, les visites de l’évêque sont pour le district de Dong-thanh, confié aux soins de M. Denis. Il y a 8.192 chrétiens, répartis en trois paroisses, en dehors du poste de fondation récente, qui est la résidence habituelle du missionnaire. Chaque paroisse a un prêtre annamite à sa tête.
« La première paroisse, écrit Sa Grandeur, qu’on rencontre en allant de Xa-doai vers le nord, est celle de Phu-linh. Elle compte dix chrétientés et 2.067 fidèles. Le prêtre, qui en est chargé, a baptisé 9 adultes et 28 enfants de païens in articulo mortis. L’église est basse et trop petite pour la population. Le village a depuis longtemps l’intention d’en construire une plus convenable. Malheureusement, depuis qu’on a mis un impôt sur le bois, le prix en a triplé. Les autres matériaux, la main-d’œuvre , tout a augmenté dans des proportions extraordinaires, qui paralysent les bonnes volontés.
« Plusieurs villages des environs de Phu-linh ont demandé à s’instruire. Nous avons dû les renvoyer à plus tard, toujours pour le même motif : les ressources nécessaires à cette œuvre nous font défaut. La pensée, dans ces circonstances, se reporte d’elle-même vers les riches de la terre, dont les revenus d’un jour suffiraient amplement pour nous permettre de transformer en enfants du bon Dieu tant de pauvres adorateurs du démon.
« Phi-Ioc, la seconde paroisse que je me proposais de visiter, est la plus importante par le nombre de ses chrétiens, qui s’élève à 5.527. La cure est bien pauvre, et l’église, construite à la hâte pendant les troubles qui ont ensanglanté la région, il y a une vingtaine d’années, ne tient debout qu’en vertu de l’habitude acquise. Avant de penser à en ériger une autre, je voudrais pouvoir diviser la paroisse ; car plusieurs groupes de néophytes se trouvent trop éloignés de ce centre. Les routes qui y conduisent sont par ailleurs impraticables pendant six mois de l’année. L’assistance à la messe et aux instructions devient nécessairement difficile et rare. Le prêtre rencontre trop d’obstacles pour procurer à temps aux malades les dernières consolations de la religion.
« Pendant mon séjour à la cure de Phi-loc, j’ai reçu une députation, composée du chef de canton et du maire d’un village païen, qui demandait à se convertir. Il me fallut encore, à mon très grand regret, remettre à plus tard la réponse à leur désir. Il y avait cependant la chance de jeter là un bon coup de filet. Car, sans compter les autres familles, au nombre d’environ 35, le chef de canton à lui seul a 12 gros garçons, bien portants, qui promettent de faire souche. Puisse le P. Denis, chargé de ce district, pouvoir accepter sans trop de retard la requête de ces braves païens !
« La visite de Phi-loc terminée, nous montons à Duc-lân, paroisse dont l’érection date de 1888. La population catholique est de 608 fidèles, formant plusieurs chrétientés, dont quelques-unes sont perdues dans les montagnes, et d’un difficile accès. Une pluie diluvienne et la fièvre qui me tourmente m’ont empêché de les visiter. »
Mgr Pineau rentre à Xa-doai en passant par Dông-thap. C’est dans ce district que M. Éloy a développé toute sa science architecturale et a bâti plusieurs belles églises, qui tranchent sur le vieux style annamite en vogue jusque-là dans cette région.
« Ma troisième tournée de confirmation, reprend Monseigneur, date du mois de juin. J’ai visité trois chrétientés importantes, Mau-lâm, My-yen et Trai-gao ou Dông-nghiâ, toutes trois comprises dans le district de Xa-doai.
« Un mot, en passant, sur Xa-doai, le centre de la mission. C’est là que sont ses principaux établissements. C’est également le chef-lieu de la paroisse, desservie par quatre prêtres indigènes. L’assiduité des fidèles à assister à la messe le dimanche, à écouter la parole de Dieu et l’explication du catéchisme, en fait une paroisse exemplaire, qui donne beaucoup de consolation à ceux qui la dirigent.
« Le district de Xa-doai comprend 8 paroisses, 36 chrétientés et 16.000 fidèles. »
Sa Grandeur Mgr Pineau termine son compte rendu en recommandant sa mission aux prières de ses pieux lecteurs, « afin que le bon Dieu la préserve du péril qui la menace, dit-il, et nous procure les moyens de travailler de plus en plus à l’extension de son royaume sur cette terre, malgré les difficultés de l’heure présente. Adveniat regnum tuum ! »
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