| Année: |
1908 |
| Pays: |
Vietnam |
| Mission: |
Tonkin occidental |
| Rédacteur: | Mgr Gendreau |
CHAPITRE V
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GROUPE DES MISSIONS DU TONKIN
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I. Tonkin occidental
Population catholique 140.379
Baptêmes d’adultes 1.510
Baptêmes d’enfants de païens 26.115
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« Je vous ai parlé, l’an dernier, écrit Mgr Gendreau, vicaire apostolique du Tonkin occidental, des appréhensions que nous éprouvions, en constatant le mécontentement de plus en plus accentué des Annamites contre le gouvernement du Protectorat. Ces appréhensions n’étaient pas vaines, et les faits sont trop tôt venus les justifier.
« Au mois d’avril, des manifestations bruyantes se produisaient dans plusieurs provinces de l’Annam. Les populations s’agitaient, réclamaient une diminution d’impôts et venaient protester jusqu’en face des résidents français.
« Au Tonkin, nous n’avons rien vu de pareil, mais la tactique employée était plus perfide et plus dangereuse. Les meneurs agissaient dans l’ombre et cherchaient à gagner les troupes indigènes afin d’arriver plus facilement à un soulèvement général.
« Le 27 juin, la première partie du plan s’exécutait. Au repas du soir, deux compagnies françaises de la garnison de Hanoï étaient victimes d’un empoisonnement criminel, qui aurait pu leur coûter la vie. Par bonheur, la dose avait été mal calculée. Après quelques heures de vives souffrances, tous les malades étaient rétablis, et en même temps l’autorité militaire prenait ses dispositions pour écraser tout mouvement suspect, qui serait signalé. Voyant l’affaire manquée, personne ne bougea et l’ordre ne fut pas troublé. Cependant, comme on le sut plus tard, le danger avait été grand, car, si l’empoisonnement avait réussi, des bandes se tenaient prêtes à envahir la ville et à y massacrer les Européens.
« Dieu ne l’a pas permis : bien plus, il s’est servi de cet abominable attentat pour montrer à tous la gravité de la situation.
« En effet, dès la première enquête faite le lendemain, on reconnut l’existence d’un complot, préparé depuis longtemps et dont le réseau s’étendait loin et haut. C’était l’œuvre de certaines sociétés ou mutualités indigènes que l’autorité, trop confiante, avait approuvées et qui en profitaient pour organiser la trahison et la révolte.
« Déjà en novembre 1907, des renseignements précis m’avaient permis de signaler les agissements louches de ces sociétés.
« Quelques jours avant l’empoisonnement du 27 juin, j’attirais encore l’attention de nos gouvernants sur les menées qui se tramaient au sein de la garnison de Hanoï. Enfin, le 27, un missionnaires, averti de l’attentat en voie d’exécution, se hâtait de mettre les chefs militaires au courant.
« Nous ferons de même à l’avenir, et quelle que soit l’attitude de l’autorité à notre égard, nous continuerons à servir de notre mieux les intérêts communs.
« Mon dernier rapport annonçait que nous étions menacés d’avoir à subir le droit d’accroissement et la taxe sur le revenu, établis en France. C’est fait, et les lois en question sont entrées en vigueur au mois de mars dernier, comme nous en avait prévenus une lettre de l’enregistrement ainsi conçue :
« Afin d’éviter toute méprise, j’ai l’honneur de vous faire connaître qu’un arrêté de M. le « Gouverneur général de l’Indo-Chine, en date du 7 juin 1907, rend applicables dans la « colonie, à dater du 1er juillet, les lois du 28 décembre 1880 et 30 décembre 1884. Ces lois « assujettissent au paiement de la taxe de 4% sur le revenu toutes les congrégations, « communautés et associations religieuses autorisées et non autorisées. Elles instituent « également un droit d’accroissement qui, provisoirement, ne sera exigible qu’en cas de « retraite volontaire ou d’exclusion d’un membre de ces associations, les droits de mutation « n’existant pas en Indo-Chine.
« En ce qui concerne la taxe de 4% , elle est payable dans les trois premiers mois de « chaque année. Vous voudrez bien, par suite, me fournir pendant cette période une « déclaration détaillée, faisant connaître distinctement la consistance et la valeur des biens « meubles et immeubles possédés et occupés par la mission dont vous êtes le représentant. »
« Ainsi que le dit cette lettre, ces taxes atteignent donc tous nos établissements, séminaires, écoles, et fondations quelconques, sans excepter les orphelinats ou les hôpitaux créés pour recueillir les enfants abandonnés et les malades.
« Malgré tout, ces événements si regrettables n’ont pas, grâce à Dieu, entravé sensiblement les travaux du saint ministère, ni la marche normale des œuvres de la mission. Chacun a accompli sa tâche de son mieux. De leur côté, nos chrétiens ne se sont pas laissé troubler par les bruits menaçants que l’on colportait autour d’eux, et leur fidélité à leurs devoirs religieux n’en a pas souffert.
« Le chiffre des confessions et des communions s’accroît d’année en année. L’exercise courant dépassse de près de 40.000 celui de 1907. Nous enregistrons 115.973 confessions durant le temps pascal et 221.758 pendant le reste de l’année. Les communions ont été respectivement de 129.376 et 262.303. La sainte et fructueuse pratique de la communion fréquente s’étend peu à peu dans toutes les paroisses ; et si quelques prêtres indigènes se montrent encore hésitants, beaucoup d’autres, à l’exemple des missionnaires des districts, marchent résolument dans la voie nouvelle tracée par le Saint-Père.
« Peut-être ne sera-t-it pas inutile, au risque de quelque longueur, de descendre cette année dans les détails, afin de donner au vicariat toute sa physionomie. D’ailleurs, un aperçu sommaire des districts suffira. Commençons par ceux de la paroisse de Nam-dinh.
« C’est dans cette région que notre cher doyen, M. Cadro réside, toujours au même poste, depuis trente-six ans. Fréquemment éprouvé par la maladie, il n’en continue pas moins à mener de front la surveillance de ses quatre paroisses et la composition de ses ouvrages de piété, si utiles à notre personnel et aux chrétiens. En ce moment, il en a préparé deux, qui attendent leur tour d’impression. L’un est la Vie du Bienheureux curé d’Ars.
« A Nam-dinh même, grâce à la sympathie que s’est rapidement acquise M. Renault, le clocher possède trois superbes cloches dont la bénédiction a eu lieu le 30 janvier, avec le concours d’un nombreux clergé et en présence des premières autorités de la province. Français et Annamites remplissaient l’église et tous paraissaient également heureux d’entendre ces voix majestueuses et puissantes, dues à leur commune générosité. L’on a appelé Nam-dinh la « Ville sainte » du Tonkin. Ce nom est mérité, car son champ d’exécution a bu le sang de milliers de martyrs : 25 de ces vaillants athlètes de la foi ont déjà été couronnés de l’auréole des Bienheureux : deux autres, Paul Tinh et Agnès Ba-Dê, recevront bientôt les mêmes honneurs. Autant de puissants protecteurs qui, au ciel, n’oublient pas le théâtre de leurs combats et de leur triomphe.
« Serait-il téméraire de leur attribuer les conversions qui se sont produites non loin de là, sur le territoire de la paroisse de Kè-trinh, confiée avec deux autres au zèle de M. Dépaulis ? Ce cher confrère se plaint de l’inconstance de certains de ses convertis : mais les anciens chrétiens l’encouragent et le consolent par leur pieuse assiduité à la sainte table. Il a eu cette année plus de 20.000 communions.
« Son voisin, M. Coste, possède dans son district la plus importante de nos chrétientés, Dong-chuoi-ha, qui compte plus de 2.000 âmes. Les persécutions y avaient fait beaucoup de mal. Presque tout le monde était retourné au culte païen. Avec la liberté religieuse, les conversions commencèrent. Depuis une vingtaine d’années surtout, la chrétienté a changé de face. Les renégats n’y forment plus qu’une infime minorité et encore la plupart d’entre eux conservent-ils l’habitude très excellente de faire baptiser leurs enfants. Il faudrait remplacer l’église devenue par trop insuffisante. Le missionnaire s’en occupe et s’en préoccupe : puisse-t-il aboutir au succès !
« Cette année, M. Coste a organisé à Kè-tang une très belle procession du Saint-Sacrement, qui a fait sensation dans la contrée : décorations, défilé, reposoirs, tout était superbe.
« Kè-tang est la patrie du personnage connu sous le nom de « Joseph fils », dont le commandant Garnier, chef de l’expédition française de 1873, fit son principal lieutenant pour ramener l’ordre dans les provinces conquises. Joseph fils y réussit : mais, au retour des mandarins de Tu-Duc, il eut toutes les peines du monde à échapper à leur vengeance. Lui et son père avaient, aux temps des persécutions, rendu d’importants services à la mission. Son fils continue ces traditions de famille, et M. Coste trouve en lui un auxiliaire généreux et dévoué.
« Dans les comptes rendus précédents, il a été plusieurs fois question du vaste district de Nam-Xang, et des nombreuses sollicitudes qu’il donne à M. Chalve, à cause des difficultés nouvellement soulevées par les païens. Notre confrère heureusement ne s’en laisse pas imposer, et finalement le bon droit triomphe.
« En face de chez lui, le zèle vigilant de M. Boquel s’exerce depuis quinze ans à An-mông, dont il a fait l’une des plus ferventes chrétientés de nouveaux convertis. Un élégant oratoire, dédié à la sainte Vierge, un asile construit pour les miséreux y fortifient encore l’esprit religieux et attirent sur le pasteur et le troupeau la protection de Marie avec les bénédictions de son divin Fils
« De son côté, M. Lauvergnat se multiplie dans ses cinq paroisses pour combattre « l’homme ennemi » qui voudrait empêcher la bonne semence de germer et de croître.. Son district lui offre pour soutenir son courage de précieux souvenirs. C’est à Kè-beo que fut arrêté le Vénérable Vénard. C’est à But-son qu’un autre martyr, le Bienheureux Hermozilla, reçut en cachette, des mains de Mgr Retord, la consécration épiscopale. Les habitants de But-son étaient dévoués corps et âme aux missionnaires. Il avaient organisé un système de surveillance permanente. Postés sur un « mirador » qui dominait toute la plaine, des sentinelles y montaient la garde jour et nuit, afin de signaler tout ce qui paraîtrait suspect. Au moindre danger, les proscrits gagnaient les montagnes voisines et se réfugiaient dans des antres impossibles à découvrir. Les mandarins étaient au courant, mais malgré toutes leurs recherches et toutes leurs ruses, les missionnaires cachés à But-son réussirent toujours à leur échapper.
« A la suite de M. Hébrard, nous pénétrons dans la province de Hanoï. Son district est le plus riche en couvents de religieuses. Il en compte cinq, parmi lesquels celui de Bai-vang, le plus ancien du Tonkin, fondé, paraît-il, vers l’an 1640. De notre confrère dépend aussi la chrétienté de Kè-chuon, dont les habitants fabriquent les belles incrustations de nacre si appréciées partout.
« Un peu plus loin, nous rencontrons le village de Tan-dô, où le P. Titaud installa jadis la première imprimerie de la mission en caractères annamites, et où M. Vibert s’applique présentement à former une chrétienté modèle : cérémonies, chants, bonne tenue à l’église, et surtout fréquentation des sacrements, il veille à ce que rien ne laisse à désirer. Tout cela excite bien un peu l’envie de Kè-tru, la chrétienté rivale. Ses habitants auraient pourtant tort de se plaindre. C’est chez eux qu’eut lieu le sacre si émouvant de Mgr Theurel, où les évêques assistants étaient remplacés par deux prêtres annamites, et où l’on n’avait pu se procurer pour les insignes du nouveau prélat qu’une crosse en bambou et un anneau en verre, taillé dans le goulot d’une bouteille de vin de messe. C’est à eux que fut plus tard confiée la tête du P. Vénard. Ils possèdent la seule relique existante ici de notre glorieux martyr.
« Kè-tru faisait jadis partie du district de Son-miêng, premier poste de Mgr Retord. M. Glouton, son successeur à 60 ans de distance, est un de nos plus intrépides marcheurs. Ni mauvais temps, ni longs chemins ne peuvent l’arrêter, dès qu’il s’agit de rendre service à ses chrétiens ou de faire plaisir à un confrère. D’un côté il voisine avec MM. Brisson et de Cooman, et de l’autre avec M. Lepage.
« Les deux premiers construisent en ce moment une église au sud du lac Thô, afin de faciliter la visite des chrétientés. Mais ce projet gênant certains chefs, le travail traîne en longueur. Il faut s’armer de patience et attendre.
« Chez M. Lepage au contraire, chaque village voudrait sa chapelle. Thuong-lâm possède déjà la sienne qui sert d’église paroissiale. Je suis allé en octobre y passer quelques jours. Depuis notre arrivée jusqu’au départ, nous avons reçu des visites. Les chrétientés même les plus éloignées ont tenu à venir demander la bénédiction de leur évêque. Le 27, nous avons baptisé 114 catéchumènes de Dong-mit, très bien préparés. Ce sont les prémices de la paroisse naissante.
« Avant ce voyage à Thuong-lâm, j’avais fait une tournée de cinq semaines dans le district de M. Aubert, le plus rapproché de Hanoï. A Phung-khoang, sa résidence habituelle, où la fréquente communion est en grand honneur, je présidai l’adoration des Quarante-Heures, qui fut précédée d’une retraite de 3 jours. Tout le monde voulut s’approcher des sacrements. Chaque matin, la sainte Table était assiégée, et, du 26 au 30 septembre, il y eut 900 communions. Le total de l’année, pour cette population de 500 âmes, arrive à 11.000.
« De là nous nous rendîmes à Kè-bac, où nous devions célébrer la fête du Rosaire. Nos chrétiens aiment beaucoup cette fête, car le chapelet est leur dévotion favorite, et ils savent quelles riches indulgences sont attachées aux églises de la confrérie. Aussi y a-t-il, dans les chefs-lieux de paroisse, à partir du jeudi, affluence perpétuelle au confessionnal, afin de pouvoir communier et y gagner l’indulgence toties quoties le jour de la fête. Le spectacle de cet empressement est d’autant plus édifiant à Kè-bac, que nous nous trouvions dans une chrétienté revenue de bien loin à la pratique de la religion. Lors de la persécution de 1838, tous les hommes avaient apostasié : l’église, la cure avaient été détruites et toute pratique religieuse proscrite dans le village : seules quelques vaillantes femmes, pusillus grex, refusèrent de se soumettre et persistèrent à agir en chrétiennes. Le samedi et la veille des fêtes, elles partaient en pleine nuit, à travers la brousse, pour aller assister à la messe. Chez elles, elles priaient et apprenaient à leurs enfants à prier. Leurs pères et leurs maris les maudissaient, les accablaient de mauvais traitements, essayaient tous les moyens pour vaincre leur résistance. Elles lassaient par leur patience et restaient inébranlables.
« Cela dura plus de trente ans. Enfin leur constance toucha le cœur de Dieu. Un prêtre zélé parvint à s’installer dans le village. Peu à peu, les apostats consentirent à l’écouter, et la grâce eut raison de leur endurcissement. Au bout de quinze ans d’efforts, toute la population était redevenue chrétienne comme avant l’apostasie.
« Nous voici à Hanoï, capitale du Tonkin, dont les traités ont fait une ville française, régie par les lois et les règlements français.
« En raison de cette situation spéciale, l’exercice du saint ministère y rencontre des difficultés de tout genre. Le prêtre a besoin de s’entourer de prudence et de patience, de peur de compromettre les intérêts dont il a la garde et le but qu’il veut atteindre. C’est une nécessité qui s’impose tout particulièrement aux confrères chargés du service si délicat des hôpitaux. MM. Dronet et Fillastre le savent. Mais ils constatent en même temps que Dieu les assiste au milieu de ces obstacles, et qu’Il daigne, par leur intermédiaire, sauver bien des âmes, qui sans eux étaient perdues à jamais.
« Il y a à peine quelques jours, M. Dronet, traversant une salle, aperçut un malade qu’on venait d’apporter. Presque d’instinct il approche et interroge. C’était un jeune homme, venu de loin et ayant commencé chez lui à étudier la religion. Comme il était mourant, vite le missionnaire le prépare et le baptise : ô mystère des décrets divins !
« Opus Dei facio, a dit l’apôtre. C’est à cette œuvre qu’en union avec leurs confrères des districts travaillent, eux aussi, les missionnaires des communautés, qui rendent de si précieux services au vicariat.
« En ce moment, M. Schlicklin, supérieur de grand séminaire de Kèso, tout en donnant ses soins assidus à la formation morale de ses élèves, s’occupe de compléter, suivant les directions pontificales, les cours de théologie dogmatique, commencés autrefois par M. Mollard.
« M. Bigollet, tout ensemble économe de la communauté et professeur de théologie morale, trouve encore du temps pour travailler à une Vie des Saints en douze volumes, dont neuf ont déjà paru. Nous possédons bien une vieille Vie des Saints, écrite à la main, qu’on lit dans nos établissements, mais ce sont de courtes notices d’un style monotone et peu clair. L’œuvre de M.Bigollet les remplacera avantageusement sous tous les rapports.
« Ces ouvrages sont imprimés selon leur destination en caractères latins, ou en caractères annamites, par l’une ou l’autre de nos deux imprimeries de Kèso. La plus ancienne a pour directeur M. Godard qui occupe ce poste depuis son arrivée au Tonkin en 1871. C’est à lui que nous devons tous les livres en caractères latins, existant dans la mission. La seconde avec son outillage de caractères annamites, fondus à Nazareth, a été organisée par M. Dupin, il y a une dizaine d’années. Ces deux imprimeries nous servent non seulement à imprimer les ouvrages nouveaux, mais encore à rééditer les anciens, jadis imprimés avec des caractères gravés sur planches. Aussi, fonctionnent-elles tout le long de l’année.
« Au petit séminaire de Hoang-nguyên, M. Tardy a achevé la réparation des ravages causés par le terrible incendie de 1904. Afin d’éviter tout danger à l’avenir, l’on a renoncé aux toitures en paillotes, et les nouvelles constructions sont couvertes en tuiles. Comme le nombre des élèves a été porté à 250, il a fallu peu à peu agrandir les bâtiments et séparer chaque classe en deux sections. Cette division n’a pu encore se faire ni pour la rhétorique ni pour la seconde. Aussi MM. Lebourdais et Chaize, chargés de ces deux cours, sont-ils très surmenés. Puisse leur santé y résister !
« Nous avons cette année couronné nos travaux par le nouveau triduum institué en l’honneur du Saint-Sacrement. Nous l’avons célébré le plus solennellement possible, la semaine de la Fête-Dieu, et, bien qu’on fût en pleine moisson, la plupart des paroisses ont voulu faire un triduum complet. L’entrain a été admirable et les communions très nombreuses.
« A Hanoï, où je me trouvais, il y a eu de plus 2.000. D’ailleurs, les habitants de Hanoï montrent un goût très vif pour les choses religieuses, et, depuis quelques années, les communions fréquentes, sous l’impulsion de MM. Lecornu et Dronet, ont pris parmi eux un essort merveilleux. Pour ne parler que des communions distribuées à la cathédrale, on en a compté 37.773 en 1906, 51.532 en 1907 et 68.390 en 1908. Si l’on ajoute celles distribuées au Carmel, chez les Frères, chez les Sœurs de Saint-Paul de Chartres et à la chapelle de saint Antoine, on arrive à un total de 100.000.
« O Jésus-Eucharistie, pqr Votre Sacré-Cœur et le Cœur Immaculé de Marie, Reine du Rosaire, daignez protéger maintenant et toujours le Tonkin et la France ! »
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